Jeudi 12 novembre 2009

CHENGDE est situé à 250 Km au Nord de Pékin. C’est peu mais suffisant pour que l’été y soit moins étouffant (« Chengde » signifie en chinois « fuir la chaleur ») et qu’un empereur y fasse construire un immense palais d’été au début du XVIIIe siècle. En réalité, cette capitale d’été avait aussi une fonction politique majeure : le contrôle des minorités nationales. C’est pour cela que l’on trouve à Chengde des reproductions de bâtiments célèbres dans l’empire : la réplique du Potala (le palais tibétain de Lhassa) en est l’exemple le plus frappant.

En Chine, le train est un moyen de déplacement pratique, sûr et lent (4 H pour 250 Km). Deux classes comme en France, l’une avec des « places molles » et l’autre avec des « places dures ». Pour les trains couchettes, il en va de même.

Les effets de la modernisation, dans cette ville de 240 000 habitants, sont moins sensibles qu’à Pékin, parfois j’ai l’impression de me retrouver en Inde. Même nombreux petits commerçants, tôt levés et tard couchés, qui vendent des légumes sur le bord du trottoir des épis de maïs prêts à croquer, des brochettes diverses, de la viande,…

La plupart du temps, ces petits commerçants augmentent leurs prix pour les étrangers. Il faut alors négocier pour le ramener à un niveau raisonnable. Quand la transaction est conclue, sans qu’il y ait eu marché de dupes, tout le monde est content et ils ne sont pas avares de sourires !

On trouve aussi des rues anciennes, animées, envahies par un bric-à-brac indescriptible et des immeubles mal entretenus. On comprend que les Chinois aspirent à aller dans les constructions modernes qui se développent en périphérie de la ville.  Moins de poésie, mais plus de confort et de salubrité… Comme chez nous, les problèmes apparaîtront peut-être dans 20 ou 30 ans avec la prochaine génération qui n’aura pas connu les conditions de vie antérieure ?...

Le soir, dégustation d’un plat typique « la fondue mongole ». Une marmite de bouillon est installée au milieu de la table sur un réchaud. Des tranches fines de viande, du tofu (à base de soja), des légumes, des champignons, des pâtes sont mises à disposition des convives qui font cuire tous ces ingrédients dans la marmite, au fur et à mesure des besoins…  C’est délicieux, parfumé, plutôt léger (pas de matière grasse pour la cuisson) et très convivial !...

Après le repas, balade dans les rues : des gens dansent, jouent de la musique… sur une place, un petit opéra de Pékin s’est reconstitué avec musiciens et chanteurs,…

L’air est doux et saturé d’humidité…Quelques grosses gouttes de pluie font rentrer tout le monde à la maison !...

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Mercredi 11 novembre 2009

Dans l'opéra de Pékin, les sentiments ne sont pas exprimés par les expressions du visage mais par des attitudes codifiées et par la décoration même du visage.

Le maquillage prend donc une importance capitale. C'est tout un art (difficulté augmentée par le fait de travailler en miroir !). La séance dure longtemps. Les acteurs se maquillent eux-mêmes et ils acceptent qu'on les prenne en photo...

Les couleurs expriment le caractère du personnage. Le rouge, comme toujours en Chine, est valorisé. Il représente la bravoure, le courage, la fidélité. Le noir symbolise la vigueur et l’intelligence. Le jaune et le blanc symbolisent plutôt la méchanceté et la perfidie. Les couleurs or et argent représentent les dieux, le mystère. Le bleu et le vert sont les couleurs de la nature et du naturel.

Etant donné l’importance accordé au maquillage on comprend que la séance dure longtemps. Elle est ouverte au public et particulièrement passionnante à voir, surtout pour un photographe. A ne manquer sous aucun prétexte si vous passez un jour par Pékin !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Mardi 10 novembre 2009

L’opéra de Pékin  date de 2 ou 3 siècles seulement, mais il s’est appuyé sur un modèle plus ancien : l’opéra satirique mongol.

Tout est codifié, les gestes, les postures, les pas et, encore plus, les costumes et le maquillage. Deux grands types d’opéras : l’un qui s’intéresse plus à l’intrigue et l’autre plus au combat. Celui que l’on joue devant nous raconte l’histoire universelle d’une fille qui en pince pour un beau gars. Sa maman veut protéger sa vertu et s’assurer que le futur gendre est un beau parti !... Pas besoin de longues études en chinois classique pour comprendre. Il y a de la Commedia del arte dans l’opéra chinois !

Les costumes sont magnifiques, les couleurs chatoyantes.

Les rôles de femmes peuvent très bien être tenus par des hommes. La différence réside dans le ton aigu et même suraigu quand il s’agit d’une femme.  

Les instruments de musique jouet sur 5 notes (do, ré, mi, sol, fa, les touches noires du piano). Ils étirent les sons, d’une façon étonnante pour une oreille occidentale et sont interrompus par de fréqents coups de gongs, tambours, claquettes et autres cymbales qui font contraste avec le son filé des flûtes et orgues à bouche…

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Lundi 9 novembre 2009

La colline de charbon est une butte artificielle érigée avec les déblais de creusement des douves de la Cité interdite et des lacs artificiels qui l’entourent. Du sommet du temple qui la couronne on a une vue exceptionnelle sur la Cité interdite et sur la ville.

Les jardins, comme d’habitude, sont magnifiques ! Les bonzaïs et les vieux cyprès que les chinois affectionnent tant abondent.

On y devise tranquillement en écoutant le bruissement des jets d'eau qui arrosent les pelouses...   Réconfort qui n'est pas superflu avant d'escalader les marches qui mènent au sommet !... ....Mais la récompense est là : se faire photographier avec  la Cité Interdite en arrière-plan!

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Dimanche 8 novembre 2009
Une mouette ?...Non, presque un aigle !


Si vous n'avez pas peur des outrances, allez voir
le film "le concert". L'orchestre du Bochoï se reconstitue 30 ans après dans la Russie d'aujourd'hui avec une équipe de bras cassés qui furent tous, autrefois, de grands musiciens....La critique officielle fait la moue, le public adore ! Le film se termine par dix minutes du concerto pour violon de Tchaïkovsky, sublime !...http://www.evene.fr/cinema/films/le-concert-23974.php 
Par alain barré - Publié dans : La playmouette du dimanche
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Samedi 7 novembre 2009

Le parc qui entoure le temple du Ciel est particulièrement plaisant. Les Pékinois y viennent pour se promener, mais aussi pour des activités de loisir et de détente.

Certains s’entraînent au diabolo

A des jeux de raquettes, élégants comme une danse

D’autres au maniement du sabre

On joue de l’accordéon

On chante

On danse

On y vient aussi, habillé en costume de son ethnie (la RPC en reconnaît une cinquantaine) et l’on se livre à de malicieuses danses en faisant frémir sa moustache et trembloter ses bijoux d’une provocante façon…

Vous l’avez compris, un lieu que je vous recommande si vous ne savez pas où allez vous promener un dimanche…

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Vendredi 6 novembre 2009

L’ensemble des bâtiments est construit suivant le modèle du rond dans le carré, le rond symbolisant le ciel et le carré, la terre (qui est plate et carrée comme chacun sait !) L’empereur se rendait de la terre au ciel pour procéder aux sacrifices sensés assurer de bonnes moissons et beaucoup d’autres bonnes choses qu’il négociait en direct avec les divinités !

Pour ce temple, le chiffre magique est le 9, symbole de longévité et de perfection. Ainsi pour composer les anneaux circulaires au sol, trouve-t-on, 9 dalles, 18 ou 81,…Un peu obsessionnel, mais longue vie assurée !...

Comme sur tous les sites, les Chinois adorent se faire photographier dans des poses impériales ou familières... Je me joins volontiers à eux. Ils sont souvent gais, rient facilement, et ne demandent qu'à entrer en contact. Cela les amuse et moi aussi !...


Réponse à la question d'hier : Shanghai est situé à la confluence des fleuves HUANGPU et YANG-TSEU-KIANG qui mesure 6300 Km.
Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Jeudi 5 novembre 2009

Le Temple du Ciel est situé à une dizaine de minutes en bus, au sud de la Cité Interdite. Il fut construit à des fins politiques et religieuses par un empereur Ming, en 1530. Le souverain y accomplissait, entre autres, des rites pour obtenir de « bonnes moissons ».  Comme tout ce qui a trait à la grandeur de l’empire et de son représentant, le site est truffé de symboles plus ou moins ésotériques. Ces symboles parlent-ils aux Chinois modernes ?  J’en doute !...Ou, plutôt, ni plus ni moins que les symboles du roi-soleil à Versailles, parlent aux Français d’aujourd'hui ! Quoi qu'il en soit, ils viennent nombreux s’y promener où y faire de la gym douce, activité sportive aussi répandue que notre jogging mais bien plus élégante !...

Les abords du Temple sont en chantier comme de nombreux quartiers de Pékin... Pékin a connu plus de transformations en 20 ans qu’en huit siècles (depuis les grands travaux entrepris par les Mongols) !…

Le Temple du Ciel est un lieu très fréquenté par les habitants du quartier si l’on en croit le nombre de vélos qui stationnent sur le parking !...

Hmmm ! Certains auront peut-être des surprises en revenant du parc !...

Entrée rouge et or, superbe !...

Mon attention est attirée par un groupe de « calligraphes de l’éphémère ». Ils sont en train de plier bagage (un petit sac, un pinceau et une bouteille d’eau leur suffisent)…

Je me dirige vers eux avec un sonore « Nihao » (bonjour) et je leur donne quelques photos de la tour Eiffel, de Pornic,… L’un d’entre eux reprend son pinceau de bonne grâce, et dessine, avec une fascinante habileté, un message de bienvenue… Petit problème, son message évoque la Tamise qui coule dans Paris… Une passante qui parle anglais, rectifie : « La Tamise coule à Londres, c’est la Seine qui coule à Paris !... » À vrai dire, vu d’ici, l’erreur est tout à fait excusable !...(Par exemple, savez-vous quel fleuve coule à Shanghai ?...Pour vous aider, un indice :  il mesure 6300 Km ; par comparaison, la Seine mesure 776 Km)

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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