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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Lutter contre la pauvreté chez nous mais aussi dans le monde

Pensez-vous qu’il faut lutter contre la pauvreté chez soi et dans le monde ? Eh bien, ce n’est pas l’avis des américains qui ont élu un président protectionniste, ce n’est pas non plus l’avis des anglais qui ont préféré se refermer sur leurs frontières et, en France, cet égoïsme nationaliste s'est installé durablement à l'extrême droite et chez certains à gauche et à droite !

Que se passe-t-il donc ?

La mondialisation a rebattu les cartes. Grâce à elle, des centaines de millions de personnes sont sorties de la pauvreté et de la misère et ce mouvement continue encore. Cela ne se fait pas exactement à notre détriment, nous en bénéficions beaucoup en particulier par une baisse des prix fantastiques sur de nombreux produits, mais cela nous oblige à changer nos modes de production. Ce que faisaient nos usines, les anciens pays du tiers-monde le font aussi bien que nous et à moindre coût. Il nous faut donc nous adapter à cette nouvelle donne et cela ne se passe pas bien pour ceux qui n’ont pas une formation suffisante pour ces nouvelles tâches et pour les entreprises, trop lourdement taxées, qui ne se renouvellent pas suffisamment pour faire face à la concurrence !

Dans ces conditions la tentation est grande de trouver un bouc émissaire : fermer plus ou moins les frontières pour “fabriquer français” et empêcher la concurrence, bouter les étrangers hors du pays ou bouter les riches en les taxant tellement qu’ils franchissent les frontières. A gauche et à droite des leaders charismatiques prennent chacun des postures de “sauveur du peuple” pour s’attirer les faveurs des électeurs.

La morale de cette histoire est que nous voulons bien donner une aumône pour des associations d’entraide avec les pays pauvres, mais nous ne supportons pas que le développement de ces mêmes pays, nous oblige à nous adapter, à faire un effort collectif pour changer. Allons-nous tomber aussi bas que les américains, les anglais, les polonais, les hongrois ?....

 

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Claude Barré 05/03/2017 12:31

Oui, vaste problème et vaste sujet. Changer, modifier, c'est mourir un peu, bousculer ses habitudes. Voir le souci venant des autres est beaucoup plus confortable qu'accepter que d'autres prennent une part dans les productions du monde. Sans dire que nous avons encore un oeil 'colonisateur' , nous avons encore sans doute une démarche comme.... vis à vis des Etats encore en développement. A qui appartiennent les richesses minières et les ressources d'Afrique, quelles sont les firmes mondiales qui les possèdent et quelle est la part qui revient à ces Etats ? Est-ce 'équitable' ? Quant à la filière 'bio' ou la volonté de produire 'français' ou quelque production intra-frontalière, il y aurait là aussi à prendre du recul. Certes produire avec plus de respect environnemental est à encourager et développer bien qu'il faille là aussi rester conscient que les plus gros pollueurs mondiaux restent les grandes firmes mondiales qui s'achètent le droit à pouvoir polluer en payant les taxes. Nos participations individuelles ou de petites entreprises sont et restent bien infimes à côté des pollutions de ces grosses firmes mais au moins elles nous éduquent à moins gaspiller, moins polluer...à notre petite échelle. D'autre part, la filière 'bio' devient aussi un 'business' sur lequel il conviendra aussi de se pencher, le 'bio' est plus cher et rapporte, il n'est pas que 'naturaliste' mais aussi économie ! Rien n'est simple dans notre monde mondialisé !!

alain BARRE 05/03/2017 14:14

Merci Claude pour ta contribution qui pose beaucoup de questions essentielles. Les réponses ne sont pas simples quand on ne les cherche pas dans une idéologie toute faite. Je souhaite seulement attirer l'attention sur le fait que cette mondialisation qui fait tellement peur chez certains à gauche et à droite est considérée positivement par plusieurs milliards de personnes. ..

MAG 23/02/2017 15:30

Sujet fort délicat.
Sans être protectionniste, il n'en demeure pas moins que manger local, acheter local, est respectueux pour le climat, la nature entretenue par les paysans, et le savoir-faire de nos artisans.
La baisse des prix, encouragée par les consommateurs, hormis des adaptations trop souvent néfastes, est favorisée par un travail intense et dans les pires conditions des pays du tiers monde.
Sujet délicat...

alain BARRE 23/02/2017 21:04

- Merci pour ton analyse Mag. Oui, manger local pour un certain nombre de produits, mais ils sont limités, sinon en Loire Atlantique nous ne mangerons pas d'abricots ni de pêches, ni d'oranges et encore moins de bananes, d'oranges, etc....
- Le sort des travailleurs des pays en développement est difficile au début -encore préfère-t-il cela que de mourir de faim - puis leurs salaires augmentent et leurs droits aussi. C'est ce qui se passe en Chine depuis 30 ans. Nous avons connus nous aussi ce genre d’évolution dans notre pays !...
- Voila pourquoi je ne suis pas contre la mondialisation. Malgré ses lourds inconvénients, ses avantages l'emportent de beaucoup ! C'est plutôt nous qui en "souffrons" malgré des prix plus bas, car les anciens pays pauvres font mieux et moins chers que nous. Cela nous oblige à changer et le changement est toujours difficile. D'où la tendance au repli à l'intérieur des frontières et au refus des étrangers de la part de 30% des électeurs de Le Pen et 10% de Mélenchon, dont les discours et les propositions se ressemblent en tout sauf sur l'objet de leur haine : les immigrés pour l'un, les riches pour l'autre !...

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