PePoPo (Petite Politique de Poche)

Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 08:52

Bien avant l'élection d'OBAMA, un autre empire, l'empire romain, menacé de décadence, a fait appel à des élites issues des bordures de l'empire.

Les caisses sont vides, la révolte gronde, le désordre se développe. Le 31 décembre 192 le règne désastreux de l'empereur Commode se termine par son assassinat. Les prétendants se déchirent, le risque d'éclatement est grand pour la plus grande puissance du monde. C'est alors que l'empire se dote d'un empereur barbare : un africain d'origine berbère, citoyen de la lointaine Lepcis Magna (actuelle Lybye) : Lucius Septimus Severus. En cette année 193, Septime est stationné avec ses légions dans le nord de l'empire sur le bord du Danube. Ses troupes le poussent à s'emparer de la couronne de César. Le 9 juin 193, il cerne Rome, désarme les prétoriens et devient empereur.

La décadence de Rome est retardée pour quelques siècles encore. Septime Sévère restaure la gloire de l'empire, renforce son armée et le pouvoir civil, entreprend de nouvelles conquêtes qui renflouent les caisses de l'empire. Il meurt le 4 février 211, lors d'une campagne militaire en déclarant : « Maintenez la concorde, enrichissez les soldats et moquez-vous du reste ».

L'empire américain est ébranlé par la poussée des puissances émergentes et ses défaites militaires. Le président des Etats Unis, quel qu'il soit, défend d'abord les intérêts de ses concitoyens à l'intérieur et à l'extérieur. Il ne vise pas le bonheur des autres peuples, ou seulement accessoirement quand cela correspond aux intérêts de son pays (ce qu'il déclare, avec force, dans son discours). La victoire d'Obama suscite un enthousiasme qui me semble bien naïf. Les américains savent être antiracistes, comme les romains l'ont été 19 siècles auparavant, quand leurs intérêts vitaux sont en jeu ! Espérons que la victoire du tout nouveau, tout beau, jeune président, ne sera pas que le triomphe de la real politic à la romaine !

Pour en savoir plus sur le règne de Septime Sévère vous pouvez consulter l'article de Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Septime_S%C3%A9v%C3%A8re


Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 08:33

« Le communisme est une superbe idée, dommage qu'elle n'ait pas été appliquée à la bonne espèce ! » disait Edgar O WILSON, un grand spécialiste des fourmis. On pourrait dire la même chose du libéralisme. Le dirigisme d'état où le laisser-faire du marché sont les deux grandes théories économiques opposées, qui ne marchent bien « qu'en théorie », mais pas en pratique ! Les hommes sont trop impurs, possèdent trop de duplicité, de goût immodéré pour le pouvoir ou pour l'argent, pour qu'elles fonctionnent. Nous ne sommes pas des êtres rationnels, ou plus exactement, seulement  rationnels, une grande part de nos pensées et de nos actions est dictée par des forces inconscientes et les plus belles théories achoppent sur cette réalité humaine. « Qui veut faire l'ange, fait la bête » disait le philosophe PASCAL.

Assez fait la bête ! Nos dirigeants, sous la houlette de Sarkozy, reprennent la situation en main. Partout on entend dire que « l'on assiste à un retour de l'état ». En réalité l'état, ou plus précisément le capitalisme d'état, n'a jamais cessé d'intervenir, y compris aux USA. Les politiciens ne peuvent s'empêcher de favoriser ceux qui les ont élus et de faire des cadeaux à leurs amis de droite et de gauche ! Cela porte un nom : le clientélisme. Il est à l'origine de la crise des subprimes aux USA. C'est ainsi que les politiciens américains (en premier lieu les démocrates) ont favorisé l'accès à la maison individuelle pour des gens qui n'en avaient pas les moyens. C'était une manière de se faire des alliés poilitques dans les classes populaires et de faire tourner (artificiellement) l'économie.

Une régulation est donc nécessaire, mais elle ne peut pas être appliquée seulement au niveau d'un état. L'interdépendance de nos économies est telle, qu'elle doit l'être au niveau européen. C'est donc plus d'Europe qu'il nous faut dans un premier temps !

Mais l'Europe n'est pas isolée dans le monde et la régulation devra être appliquée à un niveau plus élevé encore, au niveau mondial. Elle nécessitera l'amorce d'une sorte de "gouvernance" mondiale.

Ainsi, non seulement la crise ne représente pas la fin de la mondialisation, mais elle en démontre la nécessité et l'accélère.  A l'échelon européen, malgré les hésitations de ces dernières années, des instances existent et ont fait preuve de leur efficacité (cela aurait-il été le cas si la présidence avait été entre les mains d'un petit pays ?). A l'échelon mondial, presque tout est à créer. On ne peut pas « réguler », éliminer les paradis fiscaux tout seul, pour soi, comme il n'est pas possible de désarmer unilatéralement. Cela doit être fait collectivement.

Cette crise nous met au pied du mur et nous indique la direction à suivre. Elle ne signe pas la fin du libéralisme ni du capitalisme, mais elle vient introduire un peu d'état, un peu de socialisme dans les rouages du marché. Les états vont donc réguler les marchés. Mais on sait bien que, dans ces conditions, la question fondamentale est : qui va réguler le régulateur ?

La réponse, nous la connaissons : la démocratie. Or, la démocratie est souvent dévoyée par l'inertie des citoyens et le clientélisme des politiciens et elle n'est pas partagée par tous les pays du monde, loin s'en faut ! Mais, comme le libéralisme, "la démocratie est le pire des systèmes à l'exclusion de tous les autres !" C'est encore une idée neuve dans le monde. Elle suppose d'abord plus de justice, plus d'égalité économique et politique, plus de fraternité... Un chantier immense qui s'ouvre pour tous ceux qui cherchent à consacrer leur vie à un bel idéal !


Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 06:59

L’édition du dimanche du journal Ouest-France est publiée sous forme de 4 cahiers, encartés les uns dans les autres. L’un porte sur les nouvelles nationales et régionales, un autre sur le sport, un autre sur les activités culturelles régionales et le dernier intitulé « familles » traite de sujets divers : santé, déco, psy, écologie, jeux, etc…

Dans le numéro du dimanche 5 octobre, un article, simple et bien fait, sur les ados : « l’ado, coincé entre son identité et celle du groupe », la présentation d’un DVD : « Thirteen » et un témoignage d’une ex-ado (nous l’avons tous été) qui a 39 ans aujourd’hui !

La lecture de ces 3 articles donnent à penser que la personnalité des ados est fortement influencée par le groupe, la bande, les pairs. L’opinion exprimée ici me semble assez largement partagée par la plupart des gens. C’est également l’opinion d’une psy : Judith  R HARRIS dans son livre : « Pourquoi les enfants deviennent ce qu’ils sont ».  Cet ouvrage a suscité une extraordinaire polémique aus USA, il y a quelques années. Il faut dire que Judith ni va pas par 4 chemins. A l’entendre, nos enfants sont influencés d’abord par les gènes que nous leurs transmettons, ensuite, quand ils sont jeunes, un peu par la façon dont nous les élevons, puis, très vite, ils subissent l’influence majeure du/des groupes dans lesquels ils vivent.

Cette influence du groupe sur les jeunes c'est, en définitive, ce que décrivent les articles de Ouest-France. Quand cela est dit par un journal populaire,personne n'est choqué, quand une psy sans renom universitaire (cas de J. Harris) l’écrit avec de nombreux arguments à la clé, cela fait hurler le petit monde des universitaires officiels et des médias « politiquement corrects » !

 Une dame qui attire autant de réactions véhémentes et peu argumentées, mérite sûrement que l’on s’y intéresse ! Après avoir pris connaissance de ses arguments, je dois dire que je ne la suivrais pas dans toutes ses conclusions, mais il me paraît clair qu’elle a raison sur un certain nombre de points, en particulier pour les enfants déjà grands et pour les ados. « Les enfants ne passent pas tout leur temps à essayer de ressembler de plus en plus à leurs parents. Ils s’efforcent d’être des enfants toujours meilleurs, des enfants qui fonctionnent bien dans leur propre société. » Or, plus ils grandissent, plus cette société est celle des autres jeunes de leur âge et non pas celle de leurs parents !

Quelques exemples :

- Les enfants d’immigrés dont les parents ne parlent pas bien le français, apprennent très vite à le parler parfaitement (c’est-à-dire avec le même accent et les mêmes mots que les autres enfants du quartier et non pas l’accent et le vocabulaire des parents !).

- La tyrannie des marques sur les jeunes relève de la même influence. Essayez-donc de faire enfiler à votre enfant des vêtements qui ne sont pas à la mode !

- Le DVD « Thirteen », présenté dans Ouest-France, montre également l’influence fondamentale qu’exercent les jeunes les uns sur les autres, en particulier ceux qui jouent un rôle de leader. Voici comment ce journal résume le film : « C’est le long combat d’une mère pour éviter la chute libre de sa fille. Cette dernière âgée de 13 ans, élève sérieuse et sage, voit sa vie bouleversée après la rencontre avec la fille la plus populaire du lycée. Pour être dans le coup, Tracy va voler dans les magasins, marquer son corps de tatouage et piercings… Bref, tout tenter pour être à la hauteur de son nouveau mentor et détenir, elle aussi, les clés de la popularité et de la séduction.  Sa mère arrivera-t-elle à la sortir de là ? »

J Harris a mis le doigt sur un point que tous les parents connaissent déjà mais qui était passé sous silence par les chercheurs patentés. Elle ne détient pas toute la vérité, mais elle montre que le roi est nu et que la psychologie populaire n’a pas toujours tort !

Présentation de l’ouvrage de J Harris : http://www.amazon.fr/Pourquoi-enfants-deviennent-quils-sont/dp/2221089146

 

 

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 06:59
Michel G m'envoie une BD sur les subprimes. Le dessin n'est pas extraordinaire mais le contenu est très clair. Alors pour ceux qui ont besoin d'un cours de rattrapage ....
http://picasaweb.google.com/rue89.com/Babasubprime?pli=1#

link

Rappelons que la crise des subprimes est l'élément déclencheur de la crise actuelle, mais que les causes profondes sont ailleurs (voir chronique de vendredi dernier : Vive la crise ! )
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 06:19

C’est entendu, les boursicoteurs, les traders, les ingénieurs de la finance qui ont essayé de faire de l’argent seulement avec de l’argent, ont une grande responsabilité dans la crise et il faudra introduire de nouvelles règles. Mais que l’on ne s’y trompe pas, les causes plus profondes sont ailleurs !

Il me semble que des éléments beaucoup plus importants sont en cause en arrière plan de cette crise.

- Le premier : La lutte contre le terrorisme, les guerres en Irak et Afghanistan qui s’éternisent, épuisent les ressources des Etats-Unis qui ont trouvé le moyen, avec les activités financières dérégulées, de maintenir artificiellement le niveau de leur économie.

- Le deuxième est la montée durable et irréversible, malgré quelques aléas conjoncturels, du prix de l'énergie et des matières premières.

 - Le troisième, encore plus fondamental, est le changement qui s’opère dans le monde. Grâce à la mondialisation, des pays de l’ancien tiers-monde arrivent sur la scène internationale et réclament leur part du gâteau et l’accès au leadership. Des milliard d’indiens, de chinois, de brésiliens, …aspirent au niveau de vie des occidentaux. Des centaines de millions y sont déjà partiellement parvenus et leurs pays entrent en concurrence frontale avec notre vieux monde.

Des pans entiers de l’industrie sont passés entre leurs mains et, les tâches plus élaborées qui étaient, il y a peu encore, réservées aux occidentaux, suivent le même chemin.

On assiste à un changement fondamental : l’accession d’une partie du tiers-monde au rôle de leadership ! Les vieilles civilisations sont concernées en premier : l’Inde, la Chine, l’Iran,… pour qui, dans l’histoire, la perte du rôle leader n’est qu’une parenthèse. Ces pays (y compris certains pays arabes), viennent se servir actuellement à la bourse. Ils font leur marché dans ce temple du marché ! Ainsi des secteurs clés de notre industrie vont passer entre leurs mains, accélérant ainsi l’accès aux savoir-faire qui leur manquaient.

Remarquons au passage que les 20 années de libéralisme que nous venons de connaître, ont enrichi les nations du monde, même si cela s'est fait d'une façon souvent inégalitaire, il est vrai. Les riches sont devenus plus riches, mais les pauvres sont devenus également moins pauvres. Un "signe extérieur de richesse" vient nous le rappeler : le nombre d'abonnés au téléphone mobile est de 4 milliards (dont 600 millions en Chine et 300 millions en Inde) !

(http://blog.culturemobile.net/index.php/2008/05/22/112-le-mobile-une-arme-contre-la-pauvrete) link

L’Europe, contrairement à ce qui est annoncé souvent dans nos médias, n’est pas bien équipée pour résister à ces bouleversements. Les USA ont des capacités pour rebondir bien meilleures que les nôtres. Ils ont, en particulier, une créativité, une capacité d’innovation qui devrait leur redonner la première place pour dix ou vingt ans encore, une fois la crise passée. Ce n’est pas le cas pour l’Europe, en particulier pour la France où la récession va affaiblir encore plus les capacités d’innovation et augmenter le chômage.

Les mesures prises par l’actuel président, qui n’a jamais été vraiment un libéral, sont de nature étatique. Elles visent à rassurer l’opinion (qui aime avoir un chef et savoir que ses petites économies seront garanties) et certains secteurs commerciaux. Il s’agit d’une sorte de dirigisme d’état, traditionnel dans le pays de Colbert. Elles sont de nature gaullienne, mais nous ne somme plus à l’époque de De Gaulle !…

La France et l’Europe ont surement leur partition à jouer dans le nouveau concert des nations tel qu’il se redessine, mais « les temps ont vraiment changé » comme le chantait Bob Dylan il y a déjà quelques dizaines d'années, et il faudra des hommes et des femmes (de gauche ou de droite) plus subtils que l'équipe actuellement au pouvoir, pour que nous ne soyons pas mis au ban de l’orchestre !

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 06:46

Une partie de la gauche en France et la totalité de l’extrème gauche imputent la crise financière américaine à l’ultralibéralisme et ricanent en constatant que l’état américain nationalise les 2 banques Fannie Mae et Freddie Mac.

Or il semble bien que ces deux banques aient reçu mission de l’état fédéral de garantir les prêts accordés aux défavorisés et surtout aux minorités, noires en particulier, pour l’achat de maisons (les "subprimes").

Où a-t-on vu, dans un système libéral, que des banques prêtent à des gens qui ne sont pas solvables ? Il est bien connu que les banques ne « prêtent qu’aux riches ! » Cette contradiction devrait mettre la puce à l’oreille !

Seules des banques comme la Grameen de Mohamed Younouss (http://www.yabiladi.com/forum/read-65-1170484.html ) prêtent aux pauvres, mais elles leur prêtent des petites sommes qu’ils sont tenus, bien entendu, de rembourser !

Ce n’est pas le cas de ces deux banques américaines qui ont eu obligation, du temps de Clinton en particulier, de prêter aux minorités pour l'achat de maisons, même si leur solvabilité était limite. Ceci pour des raisons politiques, pour favoriser leur intégration.

Cette façon de faire n’a rien de libérale ni de capitaliste, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à de l’intervention étatique.

Rappelons que ce qui différencie les USA de nos pays européens ce n’est pas l’ultralibéralisme – les interventions de l’état à des fins politiciennes y sont aussi nombreuses que chez nous – mais plutôt la capacité d’entreprendre qui est moins bridée par les taxes.

Contrairement à ce qu’annoncent de nombreux politiciens relayés par les médias, cette crise ne condamne pas les dérives ultralibérales du système libéral mais des dérives étatiques courantes dans toutes les démocraties où les politiciens ont tendance à faire passer leur intérêt électoral - tout en donnant l’impression d’œuvrer pour une bonne cause - avant le bon sens. Une banque ne peut prêter qu’à des gens qui sont solvables ou alors il faut inventer un autre système bancaire : le micro-crédit, mais celui-ci est solvable car il ne prend que des micro-risques et parce qu’il prête non pas pour consommer, mais pour produire !

Les médias ne semblent pas s’intéresser à ces causes profondes de la crise financière. Il est beaucoup plus facile, comme d’habitude, de trouver un bouc émissaire. Cette vieille tactique évite de réfléchir et marche toujours ! L'actuel président ne s'y est pas trompé et il a su flatter l'opinion dans le sens du poil ! Le système financier devra sûrement être réformé. Cela est nécessaire et réalisable. Le comportement des politiciens devrait l’être aussi, et c’est déjà beaucoup plus compliqué !
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 06:41

Le Nouvel Oservateur propose, dans son numéro de cette semaine, un article : "dix clés pour comprendre la crise". C’est simple, bien écrit. On peut acheter le numéro, bien sûr,  mais l'article est également disponible sur internet, en suivant ce lien : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2290/dossier/a384252-10_cl%C3%A9s_pour_comprendre_la_crise.html

 

Le journal Paris-Match de cette semaine présente également un bon article, court, et peur-être plus clair encore. Il est signé Matthieu Pigasse. Paris match ne le met pas à disposition sur internet. Pour ce dernier auteur, nous sommes confrontés à une crise qui va durer et non pas à un krach boursier comme en 29.

Il évoque 3 raisons à cette crise :

1-     Depuis une vingtaine d’années, les taux d’intérêt bas ont favorisé la spéculation (c'est-à-dire des opérations financières ou commerciales qui réalisent des plus-values en anticipant les fluctuations du marché mais sans qu’il y ait production de biens réels ; l’argent produit de l’argent mais sans produire des biens concrets)

2-     Les organismes financiers qui ont distribué des crédits ont échappé au risque normal que prend tout prêteur : celui de ne pas se faire rembourser, en vendant leurs crédits à d’autres banques sous forme de titres (= la fameuse titrisation). Ainsi le risque est dilué, ce qui explique que des banques du monde entier soient touchées !

3-     Les ingénieurs de la finance ont inventé des façons de faire astucieuses mais très risquées

 

Pourquoi la crise sera-t-elle durable (cela signifie au moins un ou deux ans) ? Parceque le taux de croissance de l’argent et le taux de croissance de l’économie réelle étaient découplés. L’un tournait autour de 10 à 15% et l’autre autour de 2 à 6%. La richesse reposait sur du sable.

Pour s'en sortir, 3 orientations à privilégier :

-          Plus d’innovations pour contrer la concurrence des pays émergents

-          Plus d’exportations en particulier vers les pays où la croissance est forte

-          Une Europe plus forte

 

Fini de jouer au casino, il faut bosser !...

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 06:09

Sur la chaîne télé du sénat, retransmission de l’audition de Tapie. On dirait que c’est lui qui préside la commission, il écrase les autres par sa présence, sa carrure, sa gestuelle et ses mimiques quand les autres ont la parole.  La commission semble être composée de petits écoliers qui se font engueuler par le prof. Ils ne posent pas de questions, ou ne savent pas poser les bonnes, ils connaissent mal le dossier et cela se voit… l'un d’entre eux essaie bien d’attaquer Tapie, mais il se fait renvoyer dans les cordes sans ménagement et, semble-t-il, à juste titre !

Bayrou est tout rouge et fuyant... les autres, dont je ne connais pas les noms ont franchement l’air de regretter d'être venus !  Un certain De Courson résiste un peu mieux mais seulement sur les points de détail, sur le fond, comme les autres, il adopte profil bas… Tapie a-t-il raison ? Je crois avoir compris que Tapie s’est fait rouler par le Crédit Lyonnais qui a fait une plus-value énorme en revendant Adidas puis s’est arrangé pour ne pas payer d’impôt sur la plus-value ? La banque ne pourrait donc claironner le montant de cette plus-value douteuse ?...

Les adversaires de Tapie ne m’ont pas convaincu et j’en ressors avec le sentiment que Bayrou serait bien incapable de faire un chef d’État !

Quant à Tapie, je ne lui confierais pas mon argent, mais je lui confierais volontiers mes dettes, je crois qu’il saurait comment les faire disparaître !

En tout cas, s’il y avait une chaîne télé à regarder ce jour-là, c’était bien celle du Sénat. Peut-être un jour en fera-ton une pièce de théâtre ? Et qui plus est je crois Bernard Tapie capable d’y jouer son rôle et d’encaisser un cachet !.... Damned !

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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