En me baladant dans les rues de Jamnagar, je remarque une scène typique de l'Inde : une maman, pour gagner sa vie ou ajouter un petit plus à son
quotidien, s'est installée sur une place, assise en position du lotus, son bébé contre elle. Elle vend quelques menues bricoles. Son bébé tient un peigne, presque aussi grand que
lui.
Je l'achète et lui demande la permission de la prendre en photo. Elle
sourit gentiment. Elle est superbe ! son visage est presque ovale et très harmonieux, les yeux nettement bridés, les sourcils légèrement arqués, les lèvres bien dessinées. Elle
porte peu de bijoux : un bindi délicat sur le front, des boucles fines et un collier avec quelques perles bleues...
Ses plus grandes richesses sont là, avec elle : son bébé et son sourire ! C'est peu pour un occidental habitué à une pléthore d'objets et de gadgets, mais elle semble heureuse et contente de son sort...
Nous passons quelques instants sans rien dire à échanger des sourires et je la quitte à regret...
Un peu plus loin, une femme sur le seuil de sa porte, lave sa vaisselle...ça, je connais, moi aussi je lave à la main !...On se fait un petit signe de
la main, entre connaisseurs !
Une dame passe sous un petit autel dédié à un saint homme local...Peut-être s'agit-il d'un « PIR », un saint homme musulman, une sorte de guide
spirituel !
Nous sommes dans le Gujarat où les musulmans sont nombreux,
entre autres les soufis, que l'on rencontre également en grand nombre en Turquie. Le soufisme prêche l'amour, il est tolérant, tout l'opposé des imams doctrinaires payés par l'Arabie
saoudite qui essaient de s'imposer en Inde. L'islam a plusieurs visages. Celui du soufisme, traditionnel en Inde, me semble, de loin, le plus intéressant.
Sur une porte, un svastika...
ce signe
traditionnel en Inde et dans toute l'Asie mais aussi en Mésopotamie, d'où il est originaire, est souvent dessiné sur les portes, les seuils, les étoffes, comme porte-bonheur ou
pour éloigner les mauvais esprits. Les Européens sont souvent choqués car les nazis l'ont récupéré (pour signifier leur soi-disant origine aryenne) mais en inversant le sens de la roue
(c'était prémonitoire : ils allaient contre le sens de l'histoire !).
(pour en savoir plus sur le svastika : http://www.geocities.com/athens/forum/2359/qsvastik.html )
Je termine ma balade en passant par un petit marché : chouette, les légumes !...
KALIKO est
une artiste plasticienne. Elle expose à Ste Marie sur Mer jusqu'à dimanche soir, à la Maison du chapître (près de l'église) sous l'intitulé : "Journal intime d'une pierre noire". Horaires
d'ouverture : Le mercredi de 10h00 à 13h00 et nocturne de 15h30 à 21h00, le jeudi de 10h00 à 13h00 et de 14h30 à 18h00, les vendredi, samedi et dimanche de 10h00 à 13h00 et de 14h30 à
19h00,
On peut trouver plus de renseignements sur son site : www.kaliko.fr
NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des Enfants de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 8 février. Horaires d'ouverture du centre commercial.
Les jeunes reçoivent une éducation religieuse hindouiste, mais ils
sont formés également aux matières traditionnelles.
Un peu
plus loin, dans une cour, des jeunes jouent au cricket. Les indiens ont adopté ce jeu typiquement anglais et ils ont devenus de grands champions !
En partant, je
pense au mauvais élève du poème de Prévert. Ici, pas besoin de regarder par la fenêtre pour éprouver un sentiment de liberté...Mais c'est une autre histoire !...
Pas moyen de payer quoique ce soit...
le tchaï nous est offert, les cigarettes aussi, et nous avons toutes les peines du monde à refuser le repas !
Bientôt
En Inde, on est toujours étonné par l'astuce des artisans. On fait avec ce que l'on a, on ne jette rien, on répare tout !... l'atelier portatif du
réparateur m'épate un peu tout de même !...
les portefaix du Rungis local déchargent les camions. Je les prends en photo pendant
qu'un attroupement se forme autour de moi...
Les hommes, contrairement aux
femmes, ne portent jamais les charges sur leur tête, ils les tiennent sur l'épaule. Les marchandises qu'ils transportent sont relativement lourdes.
Je regarde un homme fabriquer un châlit en corde (j'ai oublié le nom de ces cadres
en bois, tendus de cordes tressées sur lesquels les indiens s'asseyent en lotus ou dorment ?).
Très vite un attroupement se forme !...
L'un d'eux porte une jupe traditionnelle bleue ...
...et de superbes boucles dans le haut des oreilles. A son collier est attaché un
pendentif en forme de bateau (les chantiers de Mandvi ne sont pas loin).
(NB : la couleur rougeâtre sur les dents est due au bétel que beaucoup d'indiens
mâchonnent comme une chique) d'autres adultes, intéressés par le spectacle, se rapprochent... Même un charretier qui conduit son chameau, a envie de s'arrêter !...
Les enfants m'ont repéré, eux aussi, et ils commencent à se rassembler...
...En route pour de nouvelles aventures !...
On lance le jeton à la main en utilisant les bordures, comme au
billard.
tant pis pour mon estomac, je croque à belles dents et je prends un
tchai brûlant par là-dessus !...
Ils m'accompagneront tout le long du
parcours et la petite troupe, bruyante et gaie, ne cessera de grossir !