Le célèbre pin parasol de la plage de Portmain qui avait déjà perdu l'une de ses branches maîtresses, lors de la tempête de 2004 et que les spécialistes s'accordaient à dire condamné, est toujours là. Il a résisté encore vaillamment à la dernière tempête. Il s'est battu comme un brave, s'arc-boutant contre les coups de boutoir du vent, laissant
couler les embruns sur son tronc rugueux et sur son front feuillus. Las, trois fois hélas, il a dû accepter de faire la part du vent et laisser à ce furieux l’une de ses branches secondaires. Malgré tout il est toujours vivant, dressant sa fière silhouette au-dessus de la côte dénudée. Seul de son espèce à résister dans ces territoires hostiles et arides battus par les vents. Brave petit soldat, pointe avancée du règne végétal face à l’immensité salée…Allez, courage, résiste encore… toutes nos pensées iront vers toi lors de la prochaine tempête !...
Deuxième bonne nouvelle : on a retrouvé la botte du capitaine Crochet ! Celle-ci gisait sur la plage à côté d’un gant dont on n’a pu identifier avec certitude qu’il lui ait également appartenu. La police
scientifique est sur l’affaire… Grâce à cette découverte on peut donc affirmer aujourd’hui, que le capitaine crochet chaussait du 47. Belle pointure pour un pirate ! Même après sa mort le capitaine crochet a essayé de se rendre utile. Il a hébergé dans sa botte une colonie de pousse-pieds (également appelés : anatifes). Héberger des pousse-pieds dans sa botte, il fallait y penser… sacré capitaine Crochet !
Petite note de rappel : Manger ces délicieux crustacés c’est comme si vous convoquiez la mer dans votre palais et dans votre mémoire. Si l’huître est un baiser de la mer, on peut dire que le pousse-pied est un bisou, plus gentil, plus doux, un peu moins passionné, mais quel bisou tout de même !... On peut les déguster crus mais aussi les jeter dans de l’eau bouillante (salée + qqs herbes, laurier,…). Cuisson : 10 à ou 20 secondes, pas plus. Pressez le pied dans votre bouche pour faire sortir la chair blanche, ou sucez le pied. C’est délicieux, le pied…bien sûr !
Nota Bene : Sur la plage, le même jour j'ai trouvé une semelle avec les ongles faits et bien taillés. La preuve que " l'on trouve de tout " sur la plage. On pourrait même y faire son marché pour pas un sou et l'on y est mieux que dans un grand magasin !...
Post Scriptum : Jean-Luc, lecteur averti de ce blog et connaisseur en botanique, rectifie une erreur de cette chronique. L'arbre célèbre de Portmain dont j'ai dit qu'il était un pin parasol n'est pas un pin parasol. Voici ce que Jean-Luc précise : "Quand tu parles du célèbre Pin parasol de la plage de Portmain, je vois un Cupressus microcarpa, vulgairement appelé Cyprès de Lambert, commun sur les rives atlantiques, de par la silhouette, le port de l'extrêmité de ses branches et non pas le Pinus pinea." Vérification faite, Jean-Luc a raison et de nombreus autres spécimens de cette espèce se tiennent en arrière garde, à l'abri des vents. Merci Jean-Luc !
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Ainsi commence le roman de Madame de Lafayette : "La princesse de Montpensier", premier écrit rompant radicalement avec le genre en usage à l'époque et créant un style littéraire appelé à un brillant avenir , le roman ! Un autre des romans de cette brillante écrivaine est plus connue et à été porté de nombreuses fois au cinéma : "La princesse de Clèves". Deux chef-d'oeuvre ! Le premier est cher à mon coeur car j'en possède l'édition originale de 1662, publiée "A PARIS chez Louis BILLAINE, au Palais, dans la grande salle, à la Palme et au grand Cefar, M. DC. LII. avec privilège du roi" dans un joli format 9X15 qui m'avait coûté, à l'époque, ma première paye ! Il y a des folies dans la vie que l'on regrette moins que des placements plus sages ! Je le lis et le relis toujours avec plaisir. Outre le contenu palpitant de l'histoire : les amours contrariées de la princesse de Montpensier, épouse du "cõtes" de Chabannes, pour le duc de Guise, le style est éblouissant !!! Dès la première phrase du premier chapitre de ce roman, premier dans le genre, le décor est planté : la guerre déchire les gens entre eux et l'amour déchire leurs coeurs... Formule qui sera continuellement reprise au sours des siècles suivants et qui fait également la trame de nombreux films.
âme, ce qui n’est un problème que pour certaines religions, mais de savoir si nous sommes de la même famille et quel est le degré de parenté ? Aurions-nous reçu à notre table notre presque contemporain, l’homme de Neandertal ? Pourtant, habillé à la mode d’aujourd’hui, il passerait pratiquement inaperçu dans les couloirs du métro. Et comment aurions-nous traité l’homme de Florensis, disparu il y a dix mille ans seulement dont la taille ne dépasse pas 1 mètre et dont le cerveau est gros comme un pamplemousse ?
reconstitués et que le lait soit recueilli le matin.
rencontre fortuite d’une femme dénommée Marie (Harel) fermière dans la commune de Camembert en Basse Normandie et de la semence du Penicillium camemberti. Aujourd’hui on utilise plutôt le Penicillium candidum ou des levains lactiques et fongiques. On en produit 680 millions chaque année en France.
heureuse d’avoir brillé sa part de lumière avant de retourner dans les ténèbres où rien ne se perd, tout se transforme !… Pour certains cela paraîtra bien peu. Cela n’empêche pas de s’engager dans des idéaux humains, lutter pour de grandes ou de petites causes, lutter pour un monde plus juste, s’engager dans des mouvements, des associations, des partis,etc..
de l'avoine, des balles, du beurre, des biftons, de la blanquette, des boules, de la braise, du carbure, du craisbi, des douilles, des fafiots, des fifrelins, du fourrage, de la fraîche, de la galette, de la galtouse, du grisbi, de la mornifle, des pépètes, des picaillons, du pognon, des thunes, etc...J'en passe et des meilleures ! C'est un dieu extrêmement populaire qui possède au moins 70 noms avec lesquels on peut l'invoquer, le supplier, le prier (d'après le dictionnaire de l'argot). Il a ses temples à tous les coins de rue : banques, palais de la bourse pour le gratin des privilégiés, mais surtout grands magasins pour le petit peuple des fidèles où l’on vient religieusement, dévotement, au moins une fois par semaine, déposer son obole en poussant son chariot, contre quelques nourritures assez peu spirituelles, au son de cantiques profanes préformatés (chansons à la mode pas très
compliquées, musique sirupeuse spécial antistress et anti maux de l’âme, et un peu de rythme de temps à autre pour accélérer le ballet des chariots…). C'est également l'occasion de rencontrer d'autres fidèles qui viennent prier, eux aussi, dans les rayons, l'occasion d'échanges fructueux qui ont tendance à s'éterniser, au croisement de deux allées... Il y a parfois des temps forts, des sortes "d'évènements" équivalents des grandes cérémonies d'autrefois : "semaine du blanc", "anniversaire", "liquidation", "prix fracassé", etc.. mais l'évènement qui attire les plus grandes foules est annoncé par un simple mot magique : S O L D E S. Ce jour-là, la folie religieuse s'empare des fidèles, tôt le matin les portes du temple sont déjà prises d'assaut, on s'agite, on se bouscule, tout le monde est émoustillé... Oui, ça on peut le dire, c'est un dieu qui sait y faire ! Il a de l'avenir ! D'ailleurs certains ne jurent que par lui et pensent qu'il va résoudre, comme par miracle, tous les problèmes de l'humanité. Pour cette religion comme pour les autres, la naïveté des croyants est parfois confondante ! Par contre il y a certains mots qu'il déteste et qui le font devenir instantanément tout rouge et grimaçant : dettes, impayés par exemple. Alors là il vous demande, illico presto, à coups de sommations, d'huissiers, d'expulsions, de rembourser intérêt et capital. Attention ! Si vous faites des fausses prières (chèques en bois) : gare aux agios ou pire à la case cachot ! Brrrr !.... En définitive c'est un dieu qui n'est peut-être pas si rigolo qu'il en a l'air ?...
son prophète, et encore moins le caricaturer, Nom d’un coran !). Le Coran n’a pas de mots assez durs pour fustiger ceux qui « assimilent à Dieu, le Messie, fils de Marie ». Il précise : « Dénégateurs sont bien ceux qui définissent Dieu comme le troisième d’une triade»