Nous passons la plus grande partie de notre vie à agir poussé par des forces plus ou moins conscientes et quand, avec le grand âge, la « sagesse » arrive (parfois), c’est que le feu de nos passions décroit ! Après coup, souvent bien des années plus tard, ou jamais, nous nous rendons compte que nos choix ont été influencés par des forces que nous ne soupçonnions pas. Cela ne doit pas nous inquiéter et n’est pas une anomalie. L’évolution a doté, au fil du temps, les espèces humaines (la nôtre et celles qui nous ont précédés) d’une conscience de plus en plus performante non pas pour faire de la philosophie mais pour disposer d’un meilleur moyen de survie.
Notre espèce (homo sapiens) en avait bien besoin car elle a failli disparaître il y a 40 000 ans (La population de nos ancêtres est tombée à un seuil critique de quelques dizaines de milliers de sujets !). Si cela avait été le cas, plus aucun représentant des hominidés ne serait encore sur terre : l’homme de Cromagnon ayant disparu il y a 30 000 ans et l’homme de Florensis, il y a 12000 ans ! La conscience a donc d’abord un rôle foncièrement utilitaire et celle qui nous sert à examiner notre nombril est une décoration un peu superflue, un appendice accessoire !... Dans ce cas il n’est pas étonnant que l’essentiel de nos pensées (ou pour être plus précis, de l’activité de notre cerveau), soit inconscient comme chez les autres espèces qui nous sont proches. Les chimpanzés, mais aussi d’autres espèces moins proches de nous comme les chiens, disposent certainement d’une conscience, moins développée que la nôtre, mais conscience tout de même.
Le problème apparaît quand notre fonctionnement conscient et notre fonctionnement inconscient entrent en contradiction. Dans ce cas, notre orgueil d’animal « pensant et raisonnable » nous incite à n’écouter que « notre conscience » au lieu d’écouter également « notre inconscience ». Or cette conscience est relativement neuve et résulte d’un bricolage évolutif approximatif !... Alors comment gérer les contradictions entre ces deux parties de notre cerveau : conscient et inconscient ? Nous en reparlerons demain…
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Partager
Je m'étais toujours demandé où Luc Besson était allé chercher l'inspiration pour les décors du palace flottant dans l'espace et de la salle d'opéra du film "Le cinquième élément".
A l'intérieur, sous la pyramide, il fait chaud, les visiteurs, vont et viennent, trottent, papotent, grignotent, se prennent en photo...
La visite s'arrête là pour ce soir. Il est temps d'aller dîner. Le Louvre se passera de moi, de toutes façons avec Napoléon et Louis XIV à l'entrée, la Joconde est bien gardée !
Ne vous y méprenez pas, nous ne sommes pas revenus au "musée d'art moderne" de Paris, nous sommes bien toujours à l'Orangerie et pourtant ceci est une œuvre d'avant-garde ! Elle date du début du 20ème siècle. Elle a remporté un énorme succès populaire. Elle orne les murs de nos cités, de nos maisons, de nos bâtiments publics et les halls récemment restaurés de l'Orangerie : c’est un morceau de béton. Le béton est utile, il peut être beau. Voici pourquoi, en prime à cette visite du musée de l’Orangerie vous allez avoir, en exclusivité mondiale sur ce blog, la visite des escaliers en béton du musée.
(Mise au point sur le sein gauche, le visage est également à peu près net et tout le reste est traité en dégradé de flou jusqu'au bras et à la jambe droite qui sont très flous).
L’Orangerie n’est pas dédiée seulement aux nymphéas de Monet, on y trouve les œuvres de nombreux autres artistes majeurs. Renoir est bien représenté par quelques somptueux tableaux reproduisant des nus. Autant Monet se complait dans des compositions gigantesques autant Renoir est intimiste ! Il a commencé sa carrière en peignant de fines porcelaines et ses tableaux ont gardé la délicatesse et la précision que requérait son premier travail. Renoir est le peintre de la gaieté, de la beauté, de la jeunesse.
De toutes les peintures de Renoir se dégagent un hymne à la beauté, à la quiétude, au goût de la vie. Quelque chose de sain et naturel...
