Le village de Luria est situé dans la zone tribale du Kutch, près de la frontière pakistanaise.
Pour avoir le droit d'y venir, il a fallu attendre plusieurs heures dans un commissariat
de la ville de Bhuj que des fonctionnaires zélés et peu pressés, tamponnent des autorisations après avoir minutieusement vérifié nos passeport !... Notre accompagnateur, originaire du
Rajasthan voisin, mais qui ne parle pas la même langue (ici on parle le Gujarati), a réussi, au bout de 2 heures, a obtenir les précieux laissez-passer ! je plains les touristes
solitaires qui doivent s'affronter aux lenteurs et aux méandres de l'administration indienne !....
Le village de Luria est réputé pour ses broderies, en particulier les tuniques (plastrons) aux couleurs rouges et dorées éclatantes dont la vivacité est
encore rehaussée par l'inclusion de petits miroirs...
Le village est soutenu par Amartya SEN, le prix nobel d'économie qui enseigne à l'université de Harvard mais qui revient souvent dans son pays où il
conseille le parti social-démocrate (le parti du congrès).
Celui-ci s'est intéressé, en particulier, à la pauvreté et au développement. Il préconise de mesurer le progrès
non seulement en tenant compte du PIB mais également de la liberté individuelle et de la qualité des services et des institutions publics.
Dans ce village, les maisons sont restées traditionnelles : en argile, rondes comme des huttes, et décorées de motifs géométriques.
La maîtresse de maison nous offre le tchai (thé au lait) et nous fait l'article ! Son oreille et l'aile de son nez sont décorées
de superbes bijoux...
...que l'on retrouvera également chez certains hommes
(de taille un peu plus petite et placé au milieu ou en haut de l'oreille)....
Sa fillette, est restée à la porte et essaie, sans grand succès, de vendre des colifichets...
Une autre fille, en grande tenue, fait la vaisselle...
Des hommes assis sur le seuil de leur maison, regardent la scène en sirotant leur tchai...
Sitôt notre petit groupe parti, le village retournera à sa somnolence... Au retour, un ado nous demande de le déposer dans un village un peu plus animé...
NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie
marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées pendant 2 semaines.
Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
Certains villages se sont spécialisés dans le travail du cuir, d'autres, les plus
nombreux, s'adonnent à la broderie...
Une pâte colorée est déposée minutieusement sur le tissu, à l'aide d'un stylet de métal.
Le tissu est mis à sécher au soleil, la pâte s'effrite mais la teinte reste et impreigne le tissu...
heureusement quelques figures sympathiques et pittoresques lui préservent un
peu de vie!....
Pas de forme pour les accueillir, les étais sont rudimentaires, le matériel est réduit au minimum
et, malgré cela les chantiers construisent des bâtiments robustes et élégants de
plusieurs dizaines de mètres de longueurs !...
