La citadelle de Chittorgarh est un haut lieu de faits d'armes mythiques ! Tous les envahisseurs ont essayé de l'investir, y compris le célèbre Akbar...
Comme on le sait, la bravoure ou la folie des hommes n'ont pas de limites quand il s'agit de faire la guerre ! A Chittorgarh, celles des femmes est aussi
restée légendaire.
L'histoire retient que les épouses, les mères, les filles des soldats morts au combat, « préférèrent » se jeter dans un immense bûcher plutôt que de subir la servitude !
En 1534, quand Chittorgarh succomba, pour la deuxième fois, devant les armées du sultan du Gujarat, 10 000 femmes se précipitèrent de nouveau dans les bûchers, plutôt que de tomber entre les mains des musulmans !
Palais et temple sont en ruines. ... La tour de la victoire (seulement 157 marches !) a gardé fière allure !...
Le site est merveilleux. Il domine la plaine de ses 150 m. On peut s'y promener tranquillement, seul ou en famille...
...flâner sous le regard amusé et intéressé des singes qui nous regardent les
regardant.... Si bien que l'on ne sait qui tend un miroir à l'autre !....
Dans un coin du parc, des sâdhus font du camping sauvage... un photographe indien leur fait l'aumône. Ne dit-on pas que donner à un sâdhu c'est participer à sa
quête d'absolu ?... Dans la pratique, certains indiens semblent redouter aussi les mauvais sorts qu'ils pourraient prononcer et cela les incite à délier leur bourse !...
Pour redescendre en ville, un seul moyen : Le rickshaw ! Dans cette région, ils sont particulièrement colorés (« customisés »).
Sur le mien, la photo d'une moderne déesse de Bollywood, s'ajoute aux images censées protéger le conducteur... En Inde, encore plus qu'ailleurs, il n'y a que la foi qui sauve !...
...Tigre dans le hall, pour garder l'entrée de la
chambre, petit salon qui donne sur le jardin, suite et lit de 160 !...
heureux comme des maharadjas en pâte !... Un équivalent de nos relais-château...
une femme fait sa vaisselle...
une autre papote avec une passante....
sur une terrasse des enfants trient du maïs...
Si
je me suis accommodé des hôtels 2/3 étoiles, je ne suis pas sûr que j'aurais aimé coucher dans les hôtels bon marché : 4 ou 5 ou 6 lits à touche touche dans une chambre, et le va et vient
dans les couloirs une partie de la nuit !.... Hmm !!...dur dur !...
La jouissance nécessite un
partage équitable ! Cela est d'autant plus remarquable que le rôle de la femme dans la société traditionnelle indienne est second et subordonné à l'homme, comme dans toutes les
cultures anciennes.
Aujourd'hui, si l'on en croit le témoignage de Pal Sampat
(le gang des saris roses), les choses ont encore trop peu changé, en particulier dans les campagnes !
Un sculpteur occidental, à cette même époque, me semble avoir la vigueur et la hardiesse de ses contemporains indiens : maître CABESTANY dont on trouve
les étonnantes sculptures en Languedoc et Roussillon (à Saint PAPOUL, par exemple).
Parfois les artistes se tendent mystérieusement la main au-dessus de l'espace et des cultures...
On en trouve également beaucoup chargées de
sensualité et d'érotisme. Les femmes sont souvent représentées dans de lascifs mouvements de danse.
Elles sont sensuelles, les seins sont exagérément rebondis, le sexe féminin est souvent
souligné, le sexe masculin est également représenté, les scènes d'actes sexuels ne sont pas rares.
Cela surprend les touristes occidentaux. 20 siècles de culture chrétienne ont effacé de
nos mémoires les représentations souvent joyeuses de la sexualité chez les grecs et les romains.
Les anglais, au début du vingtième siècle, ont
essayé d'interdire ces pratiques choquantes pour les sujets de la puritaine Angleterre !
Quelques chars ouvrent la marche dont l'un représentant une vache qui fait pipi !... Dans un autre un homme se passe une flamme sur le bras,... Cela fait
penser à un carnaval comme nous en avons encore dans certaines de nos villes, ou plutôt à une mi-carême qui n'aurait pas perdu son caractère religieux !...
C'est la même que l'on retrouve pour animer les mariages, le soir dans les
rues !... Surprise ! Voici des cornemuses et des caisses claires... comme dans les fêtes celtiques (peut-être un héritage des anglais ?) !
