Dans l'encart du journal Ouest-France du mardi 9 septembre, 24 pages sur "La France face à la poussée des OGM". Un bon dossier, à lire si l'on souhaite en
savoir plus sur le sujet. Les OGM progressentpartout dans le monde sauf en Europe. Ils gagnent du terrain en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, Inde et Chine, en Afrique du Sud. La
recherche agronomique en France, qui était à la pointe de la recherche mondiale, est actuellement distancée et le plus grand groupe semencier français (un groupe coopératif auvergnat, quatrième
sur le plan mondial) est bloqué dans sa recherche par les faucheurs d'OGM et délocalise ses travaux dans d'autres pays. En clair, les semences du futur, ne seront pas françaises
et le semencier américain concurrent : Monsanto, a le terrain libre pour
imposer sa vision des choses, des brevets bien verrouillés sur les semences, au détriment d'une vision européenne plus ouverte !
Le public est-il bien informé ? Les lobbys anti-OGM et les lobbys pro-OGM falsifient le débat en tordant la réalité dans le sens qui leur convient et le semencier
américain Monsanto, est diabolisé par les anti-OGM sans que l'on puisse faire le tri entre les arguments valables et les falsifications idéologiques. Le dossier de Ouest-France est prudent et ne
prend pas position mais il a au moins le mérite d'apporter des informations fiables sur les enjeux actuels.
Après les démagos d’extrème droite, les démagos d’extrème gauche ! Le nouveau parti de Besancenot vaut-il mieux que le
parti de Le Pen ? Tous deux trouvent leurs références théoriques dans les dictatures du passé et tous deux s’inventent des ennemis, capables selon eux, en fédérant les haines, de
rassembler le peuple pour prendre le pouvoir. Pour Le Pen, l’ennemi c’était l’immigré, pour Besancenot, l’ennemi c’est le patronnat. Ils sont « contre», mais on ne
comprend pas très bien ensuite quel est l’aspect constructif de leur programme. Le Pen aspire à une vague révolution nationale (nationale-socialiste sûrement ?), Besancenot déclare en
créant son nouveau parti, lors de l’université d’été des trotskystes, qu’il nous faut « une bonne vieille révolution », marxiste-léniniste évidemment !
Les recettes changent mais les ambitions des démagos sont toujours les mêmes : exploiter la peur, le
mécontentement, les haines, la part sombre de ce qui est en nous, pour arriver à leur fin : le pouvoir. Besancenot va faire du neuf avec du vieux nous
promet-il : avec les vieilles recettes de Marx, Lénine et de Trotsky on va créer un nouveau paradis socialiste !
De la même façon que le PS, à l’époque de Mitterrand, avait favorisé l’éclosion du parti de Le Pen, l’UMP de l’actuel
président se réjouit et favorise l’éclosion du NPA (le Nouveau Parti Anticapitaliste).
Le Pen était convaincant par sa hargne et par sa tcatche, Besancenot l’est plutôt par sa tchatche et par son air d’angelo.
L’un cherchait à séduire les électeurs conservateurs en quète d’un père autoritaire, l’autre cherche à séduire des idéalistes orphelins de la révolution. Cela ne les empêche pas
d’avoir une base commune de mécontents de toutes sortes !...
Les démagos nous prennent toujours pour des gogos, pour eux, comme pour Goebbels, le ministre de la propagande à l’époque
nazi, « plus le mensonge est gros, plus les gens y croient ! ». On ne peut pas discuter raisonnablement avec les démagos. Ils ne s’appuient pas sur la
raison mais sur la haine et la passion. C’est en devenant aussi démago que le PC que Mitterrand avait réduit son influence et c’est en étant aussi démago que Le Pen que Sarkozy a réduit le
Front National.
La démagogie a déjà bien payé pour Besancenot puisqu’il a été invité à l’émission de Drucker, « Vivement dimanche »
il y a quelques mois. Quel succès ! Imagine-t-on Drucker inviter Le Pen a une telle émission ?
Les prochaines élections nous donneront bientôt une idée du nombre de gogos que le nouveau démago Besancenot est capable de
mener en bateau !
En été, à Pornic, alors que les autres fleurs commencent à manquer, la bignone déborde des murs des jardins et
déploie ses fleurs orange, en forme de trompette, dans les rues et les venelles de la ville haute.
La bignone est une liane, vivace, touffue dont les fleurs en bouquet n’apparaissent qu’en juillet et août au nord de
la Loire.
Elle s’accroche aux vieux murs de pierres, aux poutres d’une pergola, aux gouttières, mais elle peut aussi se développer à
même le sol et devenir ainsi une plante couvrante du plus bel effet. En théorie c’est une plante du soleil maiselle s’épanouit sans problème, malgré un été particulièrement pourri cette année, sur
les côtes du pays de Retz.
De préférence il faut la planter au pied d’un mur exposé au sud, mais j’en ai vu dans toutes sortes d’expositions.
Je n’y étais pas, je n’ai rien vu, rien lu et seulement un peu entendu. Hélas pour les peuples chinois, la dictature au
pouvoir n’a pas œuvré d’abord pour le bien des citoyens mais pour son propre prestige. Faut-il être naïf pour croire les bonnes paroles et les bonnes intentions des dictateurs ! Ils ont
roulé dans la farine nos dirigeants qui se croyaient si malins, président en tête.
Il était naturel que les sportifs participent à cette compétition mais c’était une erreur et même une faute politique que nos
politiciens se pressentd’obtempérer à l’invitation lourde de menaces et de sous-entendus des potentats communistes.
Il fallait refuser pour défendre le Tibet dont les médias nous ont rebattus les oreilles, mais aussi pour les autres
nationalités opprimées dont on parle si peu, je pense aux Ouigours en particulier.
Les politiciens français mais aussi les patrons et une partie de l’intelligentsia, sont éblouis par la Chine. Ils voient
les chiffres sensationnel de la croissance, les fortunes qui s’accumulent. Ils veulent une part du gâteau. Ils n’ont pas compris que les Chinois sont plus habiles qu’eux pour
plumer le canard laqué !
Il faut sûrement relativiser les chiffres de la croissance en Chine. Pour l’instant, elle n’invente pas, elle copie
comme le Japon au début de sa croissance, cela explique son apparente réussite. Elle le fait en appliquant les pires règles du capitalisme et du communisme. Il ne s’agit pas de
libéralisme. C’en est même le contraire : pas de liberté réelle d’entreprendre : il faut l’aval du parti ; pas de liberté du marché : le parti contrôle les prix ; pas de liberté de
la société : les citoyens sont espionnés y compris (et surtout) sur internet !
La fascination qu’exerce la Chine sur beaucoup d’intellectuels tient peut-être à l’impression de puissance,
d’ordre, qui émane de ces masses (apparemment) disciplinées qui défilent impeccablement dans une féerie d’innovations technologiques et informatiques ?...
Pour ma part, je n’irai pas en Chine cette année, je préfère aller à la découverte du pays voisin dont le taux de
croissance est aussi fort mais qui fait moins rêver les foules : l’INDE. L’Inde s’est éveillée, mais son milliard de citoyens n’est pas muselé, la presse est libre, on vote aux élections et
pas pour un candidat unique !...
L’Inde a choisi le libéralisme et la démocratie. L’un des critères essentiels de la démocratie n’est pas
seulement que l’on puisse élire des candidats – les dictatures communistes savent très bien le faire- mais surtout que l’on puisse le choisir et le révoquer quand il ne plaît
plus !
L’Inde : un continent à découvrir !....
ci-dessous une vidéo d'un concert de Hari Prasad Chaurasia, un merveilleux flûtiste indien qui ne pourra jamais jouer dans un défilé de type
militaire à la chinoise ! On peut trouver ces CD pour quelques euros sur internet.
La photographie numérique se répand et l'on voit de plus en plus de gens, sur les plages, au spectacle, qui prennent des photos en
tenant à bout de bras de petits appareil numériques, simples à manipuler, efficaces, élégants. Alors pourquoi se casser la tête (et casser sa tirelire) pour acheter un gros reflex lourd,
complexe et plutôt moche ?
S'il s'agit de prendre des portraits, la raison tient en un seul mot un peu barbare : le bokeh !
La photographie est un art -et un art très populaire- dans le sens où elle a
pris la suite de ce qui fut l'occupation principale des artistes peintres pendant des siècles : peindre des personnages pour les faire connaître et reconnaître et donner à voir leur puissance,
leur gloire ou leur beauté !
Pour remplir cette tâche, les peintres
ont inventés plusieurs techniques. L'une d'entre elles consiste à mettre le personnage en valeur en l'isolant sur un fond de couleurs dégradées ou de flou. Ainsi le regard ne s'égare pas
sur la toile, il va droit au but !
Les appareils photos traditionnels
utilisaient une pellicule de 24X36 mm. Cela obligeait à avoir des optiques d'un diamètre important (c'est pour cela qu'il n'y avait pas d'appareils photos extra plat comme les
compacts modernes), ce type d'optique permet d'obtenir la netteté sur une profondeur (« la profondeur de champ ») très limitée, donc, en visant les yeux du
personnage, on obtient la netteté sur le visage et, ce qui est autour, devient flou rapidement. Ce flou s'appelle le « bokeh ». Il ressemble à l'effet que cherchait
certains peintres autrefois.
Les reflex numériques modernes
ont un capteur moitié plus petit que les pellicules 24X36 (depuis peu des reflex numériques sortent avec un capteur "plein format", càd 24X36, comme les anciens appareils argentiques).
Cela permet d'obtenir tout de même de très beaux bokehs. Les petits compacts ont un capteur minuscule. Grâce à cela leur système optique peut être considérablement miniaturisé et il deviennent
des « petits bijoux » qui tiennent dans un sac à main.
Autre conséquence : leur optique permet d'obtenir la netteté (profondeur de champ) de quelques cm à l'infini ! C'est souvent un avantage, mais pour obtenir l'effet de bokeh (le flou
autour du visage), c'est plutôt un handicap !
Alors, lequel choisir ? Si l'on souhaite faire de la photo souvenir, les petits compacts sont parfaits, si l'on souhaite faire de la photo plus artistique, il vaut mieux investir
dans un gros reflex ! Bien sûr, rien n'empêche d'avoir les deux types d'appareils que l'on utilise en fonction des occasions !
Cette chronique est illustrée de photos prises pendant les ESTIVALES de PORNIC avec un reflex
numérique et un objectif de 300 mm ouverture 2,8
Samedi dernier et dimanche se tenaient à Pornic les fêtes de la St Gilles, reprises d'une foire très prisée, datant du moyen-âge qui
attirait, à l'époque, les habitants du pays de Retz et de l'île de Noirmoutier (qui venaient en bateau).
Cette fête très populaire s'est maintenue presque sans interruption jusqu'en 1950. Le
cercle culturel breton l'a relancée en 1994.
Le samedi soir sur le môle, danses bretonnes et initiation des touristes ....mais la fête commence vraiment le dimanche matin.
D'abord, messe en plein air, sur le quai puis, événement très suivi, défilé des groupes dans les rues de la ville. Bagadous (un bagad, des bagadous en breton) et cercles celtiques se
succèdent faisant résonner bombardes et binious.
Les vêtements sont ornés de vives couleurs souvent brodées sur un fond de velours noir, les coiffes sont des petits chef d'oeuvres de dentelles !....
L'après-midi, tout le monde se retrouve sur le môle. Chaque groupe joue de la musique, danse ou fait les deux suivant sa
spécialité.
Habituellement la musique et les danses bretonnes sont, comme beaucoup de danses folkloriques, un peu répétitives et sans grande
créativité. Après le renouveau d'intérêt pour la culture bretonne dans les années 70, l'accent a été porté plutôt sur la redécouverte, l'extension que la créativité.
Aujourd'hui, la culture bretonne est de nouveau
reconnue et florissante. L'heure est venue de ne pas seulement répéter ce que les ancêtres ont créés mais d'inventer du nouveau.
On sent cette intention dans les prestations des cercles celtiques et bagadous invités. On ne se contente plus de danser en se
tenant par le petit doigt et en tapant du sabot.La danse est
organisée comme un ballet qui raconte une histoire, les pas sont inventifs, les instruments modernes s'ajoutent aux binious et bombardes....
En somme l'heure est à l'innovation ! On peut parler d'un renouveau dans le renouveau de la culture celtique !
La meilleure façon de respecter la culture
traditionnelle n'est pas de la répéter à l'identique indéfiniment, mais d'inventer à partir d'elle, de la renouveler !... bravo, les artistes et coup de chapeau (rond évidemment) aux bénévoles du
cercle culturel !