Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 06:40

Vous l’avez compris, il fait souvent chaud et humide sur le lac majeur ! Rien de tel pour respirer mieux que de prendre un peu de hauteur. Au-dessus de STRESA, la ville située en face des îles Borromées, se dressent les pentes du Mottarone. En hiver on y fait du ski et en été des promenades en forêt. Pour y accéder on peut utiliser la route mais ce serait se priver du plaisir du trajet en téléférique qui offre de spendides vues sur le lac !

Du sommet, la vue est extraordinaire. On peut se promener dans la forêt ou au-dessus des pacages où paissent moutons et chèvres.

On peut aussi s’arrêter à mi-pente et boire un verre dans le petit bistrot de montagne ou à la terrasse de l’hôtel qui accueille skieurs et randonneurs en hiver.

Une petite chapelle veille sur le Mottarone. De son parvis, le spectacle est magnifique. On peut y voir une fresque dans un style moderne et naïf...

Les amateurs de VTT se régalent sur les pentes du Mottarone. On les retrouve, en fin d'après-midi, dans la cabine du téléférique fatigué et heureux.

Par alain barré - Publié dans : Lac MAJEUR
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 06:03

Les jardins sont situés à l’extrémité opposée du palais. On passe directement de l’un à l’autre, tellement l’île est petite. Entre les deux, un entrelacs de ruelles, de placettes, de quais…. Tout est en réduction dans l’île ! Bien sûr, on n’y trouve pas de véhicules !..

À la pointe de l’île, les jardins forment une sorte de pyramide sur le sommet de laquelle trône le cheval à la licorne, symbole de la famille Borromée. On retrouve ce symbole partout (ainsi que les trois anneaux borroméens). La statue d’un petit amour potelé, le porte à bout de bras...

Tourné vers l’intérieur de l’île, une fontaine baroque attire inévitablement le regard. Des têtes pensives émergent à peine de l’envahissante floraison des jasminoïdes…

Un paon, pose parmi les fleurs... sous l’objectif attentif d’un jeune reporter…

On peut passer des heures sur Isola Bella, dans son palais, ses jardins, ses petites boutiques et son quai minuscule. Un exemple parfaitement réussi de la grâce et de l’art de vivre à l’italienne….

Par alain barré - Publié dans : Lac MAJEUR
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Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 06:39

Isola Bella est située à proximité de la côte. Il faut prendre le bateau pour l’atteindre. Pas de problème, de nombreuses embarcations font le va-et-vient…

C’est une île minuscule : quelques centaines de mètres. Au XVIIème siècle, les princes de Borromées firent construire un palais et un jardin aux deux extrémités de l’île, redessinant ainsi un somptueux vaisseau. Le site n’a jamais été laissé à l’abandon. De nombreux architectes se sont succédé au cours des siècles pour améliorer le projet, jusqu’en 1952.

La visite commence par le palais. Les fenêtres de celui-ci donnent directement sur le lac. On y trouve des toiles et des statues de valeur mais, pour moi, le plus intéressant c’est l’atmosphère qui se dégage de ces bâtiments. Pour s’en imprégner il suffit de se promener, sans guide papier à la main ni audio guide branché sur l’oreille… Lors de ma visite les choses ont été largement facilitées car une réception allait se tenir, le soir même. Plus de 200 invités étaient attendus et les fleuristes disposaient les bouquets... les serveuses préparaient les tables, des bulles de couleur pétillaient déjà dans les verres... La vie qui manque souvent aux monuments anciens faisait irruption dans les salles où s’est tenue, en 1935, la conférence de Stresa qui devait garantir la paix européenne (entre Mussolini, Laval et Mac Donald) et où notre inévitable Napoléon a séjourné avec Joséphine.

La déco est souvent de style baroque, un peu superficielle, mais souvent pleine de légèreté et de charme… Les statues, font plus ou moins référence à des scènes mythologiques... Leur but réel est d’exalter la beauté des corps…

Par alain barré - Publié dans : Lac MAJEUR
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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 06:37

La première nuit, sans clim, est pénible. Heureusement je trouve une « albergo d’agriturismo » (une sorte de gîte rural) sur la montagne « Il Monterosso », au-dessus de Verbania. La vue sur le lac et sur les sommets environnants est superbe !...

Le repas est réalisé avec les produits bio récoltés sur place, le petit déjeuner est royal (à vrai dire c’est un repas) et le réveil s’effectue au son des clochettes des vaches locales… Un petit paradis ! mais il y a un hic, comme tous les paradis, le Monterosso doit se mériter  : 80 virages sur 6 Km, à côté desquels les épingles à cheveux semblent être des lignes droites. Je dois faire des manœuvres à plusieurs reprises, tout en priant que personne ne vienne en face !...

Les alentours du lac sont occupés par de nombreuses petites villes et villages et l’on circule, à proximité des berges, à 50 Km/h maximum. Les villas (et hôtels), en particulier à Stresa, sont superbes. Ils sont construits dans ce style léger, qui semble se moquer des conventions architecturales et destiné au loisir, que l’on appelle le « style balnéaire ». De ce point de vue, je ne suis pas trop dépaysé, je retrouve des villas presque identiques à Pornic ! Juin, les jasminoïdes (ou jasmin des Indes) sont en fleurs, comme dans mon jardin. Ils embaument les promenades aux abords du lac….Un vrai bonheur ! Par contre les fameux lauriers roses qui, d’après le chanteur Mort Schuman « sont en pleurs », sont quasi introuvables ! Des jasminoïdes et encore des jasminoïdes dont l'odeur vous entoure de partout !....

Par alain barré - Publié dans : Lac MAJEUR
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 06:35

Le lac Majeur est situé à 50 Km au Nord de Milan. On peut y accéder, en venant de la France par Chamonix et le tunnel du Mont-Blanc ou en passant plus au Nord, par la Suisse, le tunnel du Gothard ou le col du Simplon et le lac Léman. Ces deux routes sont magnifiques et faciles pour la conduite.

Les lacs du Piémont sont d’origine glaciaire. Ils se sont créés lors du réchauffement climatique, il y a quelques dizaines de milliers d’années, sur l’emplacement de glaciers qui s’étiraient du Nord au Sud, cela explique leur configuration : de grandes langues d’eau, enchâssées entre les montagnes. Le lac majeur, « Lago Maggiore » est le plus réputé. Trois îles, les îles Borromés, du nom de la famille à qui elles appartiennent, retiennent particulièrement l’attention des touristes : Isola Bella, Isola dei Pescatori et Isola Madre.

Les Syndicats d’initiatives vous diront qu’il faut, bien sûr, visiter les trois. Le guide Vert recommande Isola Bella et le routard, dei Pescatori. Pour moi, c’est clair, photos à l’appui, « y’a pas photo !» Isola Bella est, de loin, la plus intéressante….

La partie Nord du Lac Majeur est Suisse et la partie sud, italienne. Bien que le climat soit partout le même : chaud et humide, l’ambiance est nettement différenciée. Dans la partie italienne l’on retrouve un style, une atmosphère qui fait parfois penser à Venise. Comme d’habitude, juillet et août sont les mois à éviter à cause de l’affluence et de la chaleur. Fin juin, il ne fait que 32° mais l’air est saturé d’humidité et difficile à supporter. Sur la route, j’ai rencontré des vénitiens qui fuyaient la lagune étouffante et qui m’ont demandé anxieusement « est-ce qu’il fait frais en France ? » Je les ai rassurés : Sur la côte atlantique, ils auront plus besoin de parapluie que de chapeaux !...

Par alain barré - Publié dans : Lac MAJEUR
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 06:39

On connaît Du Bellay par son fameux poème "Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage..." mais on connaît moins sa chanson du vanneur de blé, moins empreinte de nostalgie, légère, sautillant sur un rythme à six pieds, presque guillerette, ce qui est bien inhabituel chez ce poète angevin du XVIème siècle.

Ô vous troupe légère
Qui d'aile passagère
Par le monde volez,
Et d'un sifflant murmure
L'ombrageuse verdure
Doucement ébranlez,

J'offre ces violettes,
Ces lis et ces fleurettes,
Et ces roses ici,
Ces vermeillettes roses,
Tout fraîchement écloses,
Et ces oeillets aussi.

De votre douce haleine
Eventez cette plaine,
Eventez ce séjour;
Cependant que j'ahanne
A mon blé que je vanne
A la chaleur du jour.
Par alain barré - Publié dans : Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /Juil /2008 06:08

J’étais en Suisse il y a quelques jours. Voila un pays, grand comme quelques départements français, qui compte 26 cantons disposant d’une large autonomie concrétisée par des « votations » sur toutes sortes de sujets, qui parle 4 langues et se permet, malgré ce que l’on pourrait considérer comme des handicaps, d’afficher une santé économique remarquable !

Je me disais, en traversant ce petit pays, que plutôt que de lorgner du côté des Etats-Unis pour créer une constitution européenne, l’on ferait mieux de s’inspirer de notre voisin européen.

Les Suisses sont très individualistes, bien qu’ils aient la sensation d’appartenir à un même pays. En réalité, la géographie de vallées séparées par de hautes montagnes explique assez bien cela.

Malgré ce sentiment que l’on pourrait résumer par la devise « chacun chez soi et les vaches seront bien gardées », ils ont réussi, en dépit de difficultés extrêmes, à créer un réseau routier remarquablement unifié !  Donc, autonomie de chaque canton mais aussi remarquable travail en commun quand la situation l’impose malgré la lourdeur que suppose l'utilisation de 4 langues pour la confédération. Pour accéder au réseau autoroutier, chaque canton aurait pu faire payer son petit bout d’autoroute (26 cantons !) et multiplier les péages. Cela aurait été stupide évidemment mais on ne  se gêne pas de le faire en France, par exemple entre les Landes et Hendaye, vous mettez la main à la poche 3 fois pour payer des tronçons d’autoroute ! Les douaniers Suisse vous propose une vignette qui coûte environ 40 € et vous permet de sillonner le pays pendant toute une année !! Certains se diront que c’est cher. Par comparaison, un aller-retour NANTES-PARIS coûte à peu près le même prix, mais pour une journée, pas une année !

Le désarroi des électeurs européens qui disent non au projet de constitution trouverait peut être sa solution si, au lieu de lorgner sur la constitution américaine on se contentait d’exemples plus modestes, plus proches de nous et qui fonctionnent. Certains rêvent d’une Europe, à l’image et rivale des USA, avec une administration centralisée et forcément bureaucratique, une diplomatie unique et une armée en conséquence.  Cette Europe, me semble-t-il, est rejeté par beaucoup de citoyens, à commencer par la France et, dernièrement, l’Irlande. D’autres voudraient une « Europe sociale », vague utopie entretenue par les nostalgiques du communisme qui n'ont pas de projet concret à proposer. Ils sont "contre", "anti", antimondialiste, anti échanges commerciaux par l'intermédiaire du marché, "antilibéraux" comme ils se définissent eux-mêmes... Ne serait-il pas plus judicieux de revenir à l’état d’esprit des pères fondateurs : favoriser la paix entre nos nations par la communication, l’échange, c'est-à-dire le commerce ? Cela nous incitera, comme en Suisse, à développer des voix de communication, des contacts fructueux, sans développer une bureaucratie envahissante qui prétendrait tout régenter…de loin. L’ambition, modeste de cette vaste zone de libres échanges nous permettra alors d’intégrer d’autres pays sans que cela ne soit source de difficultés majeures et sans qu’il y ait besoin de référendum-barrière (comme on est entrain, hypocritement, d’en imaginer un pour repousser la Turquie). S’il s’agit de constituer un super état, on peut se poser la question du niveau économique, de la culture, de la religion,… mais s’il s’agit de mieux vivre ensemble ces questions n’ont plus lieu d’être. Ce n’est pas d’une constitution dont l’Europe a besoin, ni d’une pléthorique bureaucratie, ni d’une armée étatsunienne, mais de routes sans péage tous les dix Km et de voies ferrées qui se raccordent !... Voilà comment faire taire les désaccords !...

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 06:03

Les humains aiment les chats, les chats aiment-ils les humains ? Ils sont un demi-milliards sur terre et leur succès biologique est largement dû aux humains. Cette longue amitié a commencé il y a près de 10 000 ans lorsque les hommes se sont sédentarisés dans le croissant fertile, ce Moyen-Orient où est née la civilisation néolithique d’où nous sommes issus nous aussi ! A cette époque, nos ancêtres se fixent et découvrent l’agriculture. Ils accumulent des provisions, en particulier des céréales (comme le petit épeautre, ancêtres de nos variétés de blés actuels). Dès lors, un compagnon inséparable de toutes cités humaines s’installe également et prolifère : le rat ! Ce petit animal prolifique prélève sa dîme pour nourrir sa nombreuse famille (de ce point de vue, le film Ratatouille est réussi). Nos ancêtres, sûrement plus habiles pour chasser le gros gibier que le petit rongeur, ont été vite débordé. Heureusement pour eux, ils ont reçu une aide inattendue, celle des chats ! Ces petits félins se régalent des rongeurs de toutes sortes et, en particulier des rats, souris et autres campagnols, bien plus faciles à chasser que les oiseaux.

On peut imaginer que les chats ont commencé à rôder autour des villages humains, il y a au moins dix mille ans et que nos ancêtres ont rapidement réalisé l’aide qu’ils pouvaient leur apporter. Depuis cette époque, les rats et les chats sont devenus nos inséparables compagnons.

Les chats doivent leur succès auprès de notre espèce, grâce à leur incroyable plasticité génétique. Ils se sont adaptés subtilement à leur environnement humain, perdant une part importante de leur agressivité mais conservant une grande part de leur autonomie, ce qui fait tout leur charme : doux et caressants (et ronronnants) quand ils le décident mais jamais collés aux basques de leurs maîtres comme de vulgaires toutous !

Leur plasticité a été récemment mise en évidence par une biologiste qui a étudié la descendance d’un couple de chats, introduits dans les îles Kerguelen, par des scientifiques français, en 1950. Aujourd’hui, ils sont plus de 5000 qui se nourrissent de lapins et d’oiseaux marins !...Cha chest incroyable !

Par alain barré - Publié dans : Récits
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