Jeudi 9 octobre 2008 4 09 /10 /Oct /2008 06:48

Cela signifie-t-il que les gènes ne jouent plus aucun rôle ? Bien sûr que non.

L’ADN est impliqué d’une façon plus ou moins importante selon les problèmes envisagés.

- Dans le cas de la Mucoviscidose, qui se manifeste par de graves troubles respiratoires et qui est mieux connue aujourd’hui du public grâce aux « virades de l’espoir », la maladie est causée par un seul gène. Quand les deux parents sont porteurs, elle se déclenche dans 100 % des cas.

- Dans l’autisme, une quinzaine de gènes sont impliqués et, contrairement à ce qu’ont affirmé les psychanalystes pendant des années en culpabilisant les mères, la transmission héréditaire est très importante.

- Pour la schizophrénie également (60% pour des vrais jumeaux et seulement 10% pour les faux jumeaux).

- Les dépressions bipolaires seraient également influencées par les gènes, les dépressions unipolaires (les plus courantes) le seraient moins.

- Les gènes sont également impliqués, pour une part plus ou moins importante (variable en fonction de facteurs environnementaux que l’épigénétique essaie justement de mettre à jour) dans les addictions, l’expression de la violence, l’obésité, le Quotient Intellectuel (QI), les tendances suicidaires, certains cancers, etc…

A quoi ces recherches vont-elles servir ? D’abord à comprendre comment nous fonctionnons, comment s’articulent les relations entre l’inné qui nous est transmis par les gènes, et l’acquis qui dépend de ce que nous faisons et de l’environnement dans lequel nous vivons. Parallèlement, sur un plan pratique, dans les dix prochaines années, de nouvelles pistes de traitement de maladies qui dépendent fortement de l’environnement, devraient être dégagées, en particulier pour les diverses formes de cancer. Au lieu d’intervenir directement sur l’ADN par thérapie génique, particulièrement complexe à mettre en œuvre, on pourrait intervenir par un biais détourné, en utilisant une thérapie épigénétique avec des enzymes.

L’épigénétique pourrait être aussi source de traitements nouveaux dans les maladies liées à l’environnement : alimentation, tabac, alcool, pollution,…

Des équipes sont au travail partout dans le monde, en France y compris.

Pour en savoir plus : numéro 733 de mars 2008 de Sciences et Avenir, dossier « les gènes n’expliquent pas tout ». Ce document peut être consulté également sur le site du nouvel observateur, en suivant le lien : http://sciencesetavenirmensuel.nouvelobs.com/hebdo/sea/p733/dossier/a367310-les_limites_du_toutg%C3%A9n%C3%A9tique.html

 

Par alain barré - Publié dans : journal des bonnes nouvelles
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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 /10 /Oct /2008 06:37

L’épigénétique s’écrit sous nos yeux. Si la génétique cherche à établir la relation entre les gènes et l’hérédité, l’épigénétique étudie comment l’environnement (ce que nous faisons, ce que nous mangeons, les comportements que nous avons, la façon dont nous éduquons nos enfants, les relations avec les autres),… interagit avec l’ADN des gènes (qui transmet les caractères héréditaires) pour modifier la façon dont ils s’expriment.

Exemple : des recherches récentes semblent montrer que les pères qui ont commencé à fumer avant leur puberté ont des fils plus sujets à l’obésité ! Donc l’environnement (le fait de fumer pour un père) aurait une action sur les gènes transmis au fils ! (Incroyable mes chers Watson & Crick ! Damned !)

Un autre exemple avec l’animal de prédilection des labos, le rat. On sélectionne des rats génétiquement prédisposés à l’anxiété et au stress. On aménage l’environnement au mieux pour que leurs mères puissent leur prodiguer des soins de qualité. Les jeunes rats ainsi traités arrêtent de surproduire des hormones de stress et ce changement serait transmissible, dans une certaine proportion, à la génération suivante (re incroyable mes chers Watson et Crick !).

Par alain barré - Publié dans : journal des bonnes nouvelles
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 06:30

La génétique s’intéresse à la transmission des caractères héréditaires entre les parents et leurs descendants. Quelques dates :

   - En 1865, le moine autrichien Grégoire MENDEL énonce les lois de l’hérédité en expérimentant sur des petits pois.

   - En 1953 Watson et Crick découvrent le modèle en double hélice de l’ADN qui porte l’information et dont la duplication transmet les caractères héréditaires.

   - En 1958, un Français, le professeur Jérôme Lejeune découvre l’existence d’un chromosome en trop sur la 21e paire, lors de l’examen des chromosomes d’un enfant dit « mongolien.

   - Le 14 avril 2003 : fin du séquençage du génome humain.

 

On découvre ainsi que de nombreuses maladies sont déterminées par des gènes, y compris certaines maladies mentales. Certains établissent même un lien direct entre nos gènes et ce que nous sommes, comme si notre destin était gravé dans ces petits éléments que nous transmettons de génération en génération. Des sites internet commencent à proposer aux particuliers, contre monnaie sonnante et trébuchante, le séquençage de leur génome sensé les informer des maladies qui vont les frapper.

Un film, précurseur (paru en 1997) a cherché à mettre en garde le public tout en le divertissant : « Bienvenue à Gattaca ». Dans un futur proche, les élites sont sélectionnées sur test ADN prouvant qu’elles ne sont pas susceptibles d’être affectées par des maladies physiques ou mentales qui diminueraient leurs capacités de réussite…. Une oeuvre de fiction bien utile pour mieux comprendre la réalité du monde dans lequel nous vivons ! http://www.cdiscount.com/dvd/dvd-pas-cher/dvd-bienvenue-a-gattaca/f-1040507-8712609064520.html


Heureusement les choses ne sont pas aussi simples que ce qui nous est présenté dans ce film !...

La génétique a révolutionné notre compréhension de l’hérédité et du vivant mais une nouvelle science apparaît qui va révolutionner la génétique : l’épignétique…

Par alain barré - Publié dans : journal des bonnes nouvelles
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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 06:33

Entre la darne de saumon qui est toujours trop épaisse et la cuillerée de pâtes de quinoa qui est toujours trop grosse, mémé égraine ses souvenirs des années de guerre. En 44, il a fallu héberger 2 soldats allemands. Ils arrivaient le soir et ils repartaient le lendemain matin. Ils étaient propres et n’ont pas fait de dégâts. Mémé à commencer à apprendre un peu d’allemand. Les cours ont été vite interrompus au moment du débarquement. Un chef est venu, a fait un petit discours et, 5 mn après, les 2 soldats étaient partis, emportant tous leurs bagages. Tous leurs bagages ?... Non, pas tout à fait. Ils ont laissé 5 Kg de sucre, mémé s’en souvient très bien. Un vrai bonheur en ces temps de disette !

Après, il a fallu creuser un trou pas trop loin de la maison car les Américains bombardaient la gare située à 1,5 KM. La gare n’a jamais été touchée mais les alentours ont été copieusement arrosés. Résultat : une mère de famille tuée et des vaches crevées, se décomposant, les pattes en l’air !

"Encore un bombardement, vite dans le refuge… ne ferme pas les fenêtres dit le père ! Mais la maman est trop consciencieuse et elle ferme tout avant de partir. Alors, commente mémé, après, on ne pouvait plus rien fermer !..."

Ensuite on est parti se réfugier dans la famille de nos voisins, à la campagne et des soldats canadiens se sont installés dans notre maison… Ils n’ont rien cassé ni volé, mais quand on est revenu, qu’est-ce que c’était sale !...
Pendant que mémé raconte les dernières nouvelles du front, le saumon disparaît, les arêtes et la peau sont bien rangés le long de l’assiette…Bien motivée, mémé sait aussi faire les plats nets !

Par alain barré - Publié dans : Mémé
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 06:48

Revu, il y a quelques jours, le beau film de Rappeneau, tiré d’un roman de Giono : Le hussard sur le toit. Juliette Binoche y est superbe. Une allure et un port de reine. S’il faut s’habituer à l’idée qu’un couple royal s’installe à la tête de notre république, tout compte fait, je préfère que ce soit plutôt la Binoche que la Carla qui occupe le trône !

Le film se passe dans une Provence dévastée par la peste, traversée par un Olivier Martinez en Garibaldiste survolté, pourchassé par des tueurs à la solde de l’Autriche. Son destin croise celui de Juliette Binoche, bien décidée à traverser le pays pour rejoindre son mari, malgré l’épidémie. Le danger est partout, Martinez virevolte, Juliette est émouvante et les paysages irradient d’une douce lumière indifférente aux drames des humains…

Le film existe également en DVD.

Par alain barré - Publié dans : Lectures, cinéma, citations,...
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 06:25

Depuis la révolution, les reines ne sont plus de droit divin, elles doivent leur titre aux médias et, en particulier, aujourd’hui, à la presse people et à la télé Il y a quelques jours, Carla était invitée sur canal +. Les reines vivent des médias, mais les médias vivent aussi des reines !  Canal + était, ce soir-là, expert en ronds de jambes !  La République avait quitté son bonnet phrygien pour se parer de la perruque poudrée.

Le bon peuple de couillons que nous sommes, à besoin de modèles éclatants de réussite et de beauté. Ces modèles rassemblent en eux les aspirations et les désirs inassouvis du plus grand nombre. De ce point de vue le culte adressé à la reine Diana a atteint des sommets (celui envers The King Elvis Presley, n’était pas mal non plus !). La reine Carla rejoindra-t-elle ces figures mythiques dans la légende ? Pas sur ! Contrairement à ce qui se passe à la cour anglaise, en France nous avons l’habitude de couper régulièrement les têtes qui dépassent et, bien que la reine Carla aient une belle voix, elle ne fait pas vibrer les foules comme Elvis !...

Cependant, ne boudons pas notre plaisir !... Ci-dessus quelques expressions de la reine Carla prises sur le vif pendant cette émission.

Par alain barré - Publié dans : Récits
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 06:22

Comme on le voit, le mode d’intervention des TCC (Thérapies Cognitives et comportementales) est bien différent de celui de la psychanalyse. Nous ne sommes pas manipulés par un inconscient que seul le psychanlyste saurait interpréter. Pour les TCC, le trouble psychologique est un problème que l’on affronte à deux. Les séances ne se passent pas allongé sur un divan, mais côte à côte. La cure ne dure pas des années, elle s’étale, en général, sur 6 mois ou un an.

Les TCC n’ont pas la prétention de tout traiter. Chez l’adulte elles offrent de bons résultats pour les problèmes de dépression, de troubles anxieux généralisés, d’attaques de panique, de troubles obsessionnels compulsifs (TOC), de phobies, d’addiction au jeu, de manque d’affirmation de soi, de personnalité « borderline » et les schizophrénies.

Chez l’enfant, on utilise les TCC pour les troubles autistiques, l’hyperactivité avec déficit attentionnel (THADA), l’anxiété de séparation et le trouble oppositionnel.

En médecine comportementale, les TCC ont fait la preuve de leur utilité pour l’insomnie, la douleur chronique, l’alcoolisme.

En 2005, un rapport de l’INSERM montre que les TCC sont plus efficaces que les autres formes de thérapies pour 15 des 16 troubles psychologiques étudiés.

Malheureusement les thérapeutes capables d’utiliser cette forme de thérapie sont trop peu nombreux en France, de l’ordre d’un millier.


Pour en savoir plus :


Des sites :

       - Une association sur le thème de l’agoraphobie : http://mediagora.free.fr/

       - Le site de l’association française de TCC : http://www.aftcc.org/ . L’onglet « contact » permet d’accéder à une liste des psys  adhérents de l’AFTCC, par département.

       - Un article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale

 

Des livres pour approfondir :

       - Un mini-livre (60 pages) aux éditions « les essentiels Milan » : les thérapies cognitives et comportementales », Monestés et Boyer.

       - Un livre de référence : Les thérapies cognitives et comportementales, Jean Cottraux (éditions de Retz)

       - Sur l’enfant opposant : de l’enfant roi à l’enfant tyran, Didier Pleux (éd Odile Jacob)

       - Un bon ouvrage de vulgarisation : Les thétapies cognitives, Christophe André

           - Le rapport de L’inserm (il contient, entre autres, une bonne description des TCC) : http://ist.inserm.fr/basisrapports/psycho.html
Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 06:13

Les thérapeutes cognitivistes pensent que beaucoup de troubles psychologiques qui nous affectent ont été appris au cours de notre enfance, mais également à d'autres moments de notre vie. Aux apprentissages négatifs il faut substituer des apprentissages positifs. Par exemple pour une personne qui a restreint de plus en plus son périmètre de sortie jusqu’à finir par rester cloîtrée chez elle (agoraphobie), le thérapeute apprendra, d’abord en imagination et sous relaxation, à affronter une sortie près de chez elle, puis à pratiquer cette sortie réellement. Progressivement le périmètre et les lieux de sorties seront diversifiés jusqu’à ce que la personne se sente à l’aise.

En parallèle à cette forme d’intervention qui est de nature comportementale, le thérapeute analyse avec le patient les pensées, les images associés à l’agoraphobie. Pour cela on lui demande de noter les pensées automatiques qui surgissent dans son cerveau quand la peur ou toute autre émotion négative surgit. Exemple de pensées automatiques pendant une crise : « je vais perdre le contrôle de moi », « je vais devenir fou », je vais me mettre à hurler », « je vais me mettre à bafouiller ou à parler bizarrement »,….

On se rend compte progressivement que ces pensées, sont souvent organisées en un ou plusieurs grands schémas.

Nous portons tous en nous des « organisateurs de pensées » qui ne sont pas directement accessibles à la conscience. C’est l’observation de nos actes et des émotions que nous ressentons quand un problème surgit qui va nous renseigner sur leur teneur.

Avec l’aide du thérapeute, le patient va apprendre à modifier ces pensées automatiques et à assouplir les schémas inconscients.

Cette partie de la thérapie est cognitive. Elle cherche à agir sur les cognitions, c‘est à dire sur ce que nous nous disons et pas seulement sur nos comportements. Les deux interventions sont menées en parallèle et se complètent.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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