Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 06:37

Cette théorie s’appelle le connexionnisme (car elle privilégie l’importance des connexions dans notre cerveau plutôt que la capacité à raisonner, à calculer).

Il est fort probable que les deux théories, connexionnistes et symboliques aient toutes les deux raisons car elles s’appliquent à des niveaux différents du cerveau. Elles sont plutôt complémentaires que contradictoires.

La théorie connexionniste suppose que nos apprentissages s’impriment principalement grâce à de nombreuses répétitions et ajustements, mais une autre façon d'apprendre existe également. Une région spécifique de notre cerveau est équipée de neurones et de dendrites capables d'intégrer de nouvelles informations avec peu de répétitions et rapidement.

Certaines personnes ont des lésions du cerveau qui touchent spécifiquement cette zone des apprentissages rapides. Leurs souvenirs anciens ainsi que les compétences acquises antérieurement sont préservés mais elles n’arrivent pas à acquérir de nouvelles connaissances. Cette zone existe dans chaque hémisphère du cerveau. Si les deux zones sont complètement détruites, l’apprentissage rapide de nouveaux souvenirs devient une mission impossible. Si une seule zone est atteinte, il est seulement diminué !

Quel traitement peut-on envisager ? la stimulation peut être efficace quand la destruction n'est pas complète. Pour l’avenir, on peut penser que le recablâge chirurgical des zones atteintes deviendra une solution praticable ?

Pour progresser, les théoriciens ont besoin de modèles physiques qui permettent une expérimentation. L’ordinateur se prête assez bien à ce genre d’expérience. Au lieu de le faire travailler par traitement séquentiel (sériel), on le fait travailler en réseau. Pour qu’un tel ordinateur, par exemple, apprenne les participes passés, il n'est pas nécessaire de lui donner l’ensemble des règles grammaticales (ce serait le traitement séquentiel ou sériel), on lui fait seulement « pratiquer » les participes passés, comme un enfant qui apprend. Petit à petit, un tel ordinateur, fonctionnant avec un réseau de « neurones » informatiques, se crée son propre cheminement et ses propres règles. Les connexions entre les unités de traitement disposées en parallèle, deviennent de plus en plus solides. Ainsi, peu à peu, l’ordinateur connexionniste, apprend la grammaire comme le ferait un enfant et, ce qui est remarquable, il fait, au début, les mêmes erreurs que lui et succombe aux mêmes pièges !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 06:15

Comment fait-on pour se souvenir ? Comment fonctionne la mémoire ? Que se passe-t-il quand elle est en panne ?

Ces questions sont passionnantes et l’on commence depuis les années 1980 à y répondre.

L’une des hypothèses s’appuie sur les travaux de James MacClelland, un chercheur américain, qui s’est opposé à l’approche symbolique dominante de son époque. Pour la plupart des cognitivistes, le cerveau fonctionnait comme un ordinateur, c'est-à-dire d’une façon séquentielle, en traitant un problème après l’autre, comme nous le faisons lorsque nous classons des animaux par exemple : c’est un animal qui a des écailles, il vit en eau douce, c’est un poisson, etc… Les ordinateurs ont servi à comprendre le fonctionnement de notre intelligence et, dans un certain nombre de domaines ils sont devenus plus intelligents que nous ! C’est le cas pour ce jeu inventé par les Perses bien des années avant que l’ordinateur n’existe : le jeu d’échec ! À son grand désespoir, le champion du monde Kasparov, fut vaincu par Deep Blue, l’ordinateur d’IBM, en mai 1997 ! Jour de deuil pour l’humanité raisonneuse !!...

Heureusement nous ne sommes pas que des êtres de raison (ça se saurait !...), nous avons aussi des « tripes ». En l’occurrence, les tripes de l’intelligence ce sont nos neurones et l’incroyable réseau de connexions qu’ils forment entre eux !

Il faut imaginer un neurone comme un câble électrique qui se terminerait par un bouquet de fils, les dendrites, qui peuvent chacun se connecter à un ou plusieurs dendrites d’un autre neurone. Ainsi de relais en relais, l’information circule.

A chaque fois qu’un circuit : neurone-dendrite-neurone-dendrite-… est activé, il laisse une empreinte, rendant ainsi plus facile l’activation suivante (comme des chemins dans l’herbe qui, au fur et à mesure des passages, deviennent plus visibles). Peu à peu se créent ainsi des réseaux, imprimés avec plus ou moins de vigueur. Par exemple, quand on refait un geste mille fois pour apprendre un accord de guitare, les réseaux des neurones et dendrites concernés, gardent une trace de plus en plus forte et de plus en plus précise. Notre mémoire , affirme  J MacLelland,  ne réside pas dans un endroit particulier du cerveau  mais dans  ces innombrables  réseaux qui s'entrecroisent et se superposent... (à suivre)

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 23 mai 2008 5 23 /05 /Mai /2008 06:12
Dernière chronique sur la Turquie...jusqu'au prochain voyage peut-être ?
La moisson des 2500 photos ramenées de ce voyage est loin d'être épuisée !
En voici quelques unes, en vrac, qui évoquent des aspects variés de la vie à Istanbul :
- Des gens (des hommes évidemment !!) qui jouent sur le trottoir... - Des éboueurs : Ceux-là, on peut dire que leur travail n'est pas de tout repos !!!...
- Les incontournables courageux porteurs de paquets et autres ballots...
- Une vitrine de magasin dans le quartier russe (les russes viennent y faire des achats qu'ils emballent dans des valises et paquets que l'on voit sur les trottoirs, devant les hôtels)...
- Des stanbouliotes pressés qui passent, au petit matin, devant l'aqueduc romain...
- des pubs de rêve pour des mariages de rêve...
- Et enfin, une pub de mannequin, derrière une grille, qui, sans le vouloir, résume assez bien le sort des femmes en Turquie...

Par alain barré - Publié dans : TURQUIE
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 06:20

Incredible ! incroyable ! umglaublisch ! il faut croire qu’une grande partie de la population d’istanbul s’est donnée rendez-vous dans l’Istiklal Caddesi (la rue de l’indépendance). La foule se presse, se disperse, ondule, ondoie, se sépare pour laisser passer l’invraissemblable et antique tramway qui circule au beau milieu de la rue, fendant littéralement la multitude. A travers les vitres, on peut deviner la tension et le stress du conducteur qui doit éviter tous ces piétons affairés ou distraits !...

On trouve de tout dans l’Istiklal, des hôtels, des cinémas, mais aussi des librairies, des coiffeurs et d’innombrables marchands de gâteaux, de petits pains,et même de billets de loto,… Il faut dire qu’elle fait plus d’un Km et que s’y déversent, comme des affluents, de nombreuses artères latérales.

Ici la foule est jeune, sans complexe ni voile sur la tête et tourne résolument ses regards vers l’occident !...

Par alain barré - Publié dans : TURQUIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /Mai /2008 05:45

La nuit venue, le trafic ne ralentit pas sur le Bosphore et les bateaux continuent de se croiser sous les ponts. Par certains côtés Istanbul fait penser à sa rivale de la période Byzantine : Venise. Le sort des deux villes est intimement lié à la mer. On se souvient peut-être que le très chrétien doge de Venise, au XIIIème siècle, détourna les très chrétiens chevaliers de la quatrième croisade de leur mission qui était de reprendre Jérusalem aux « infidèles » et les envoya conquérir la très chrétienne ville de Constantinople, pour réduire son influence et piller ses trésors !!! Pour la petite histoire, les chevaux de St Marc, actuellement à Venise, furent d’abord volés aux romains par les byzantins, puis ils furent volés par les vénitiens aux byzantins, puis Napoléon les vola aux vénitiens auxquels, ils furent rendus 18 ans après la défaite de Waterloo. On peut les voir aujourd’hui à l’intérieur de la basilique St Marc (à l’extérieur, c’est une copie).

Indifférents aux bateaux qui passent sous le pont, les pêcheurs continuent de traquer le menu fretin. Les paniers sont loin d’être pleins, mais ils sont sympathiques et ils ont l’air de bien s’amuser !

Le pont de Galata est l’endroit idéal pour observer la ville de nuit.

Les mosquées sont illuminées…

Et les minarets se dressent comme des phares dans la nuit….

Par alain barré - Publié dans : TURQUIE
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 06:31

Le pont d’Istanbul fait 2 fois 3 voies. Elles sont bloquées en permanence

Heureusement, de chaque côté le coup d’œil est intéressant !...

Le grand pont sur le Bosphore date de 1973. C’est l’un des 5 plus grands du monde.

Un deuxième pont a été construit par les Japonais en 1988, à l’endroit le plus étroit, exactement là où les armées de Darius traversèrent le Bosphore sur un pont flottant, il y a 2500 ans !

Nous voici à Istanbul ! D’un côté, la tour de Galata (le quartier de la célèbre équipe de foot de Galatasaray),

de l’autre des mosquées, le marché aux épices, la vie de la vieille ville… Entre les deux, le pont de Galata.

Partout des gens… des personnes pressées qui vont on ne sait où, des gens assis qui attendent le bus… On n’est rarement seul dans une ville de 14 millions d’habitants !...

Encore plus que dans les autres villes de Turquie, les petits métiers fleurissent :

Vendeur de graines pour donner aux pigeons

Les incontournables marchands de Simits…


Des vendeurs d’une autre variété de petits pains…

Des vendeurs de marrons grillés…

…j’ai même trouvé des marchands de sangsues…Je n’ai pas réussi à m’en faire expliquer l’usage (il me semble qu’il s’agit de sangsues officinales ?)

Par alain barré - Publié dans : TURQUIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 mai 2008 1 19 /05 /Mai /2008 06:44

La traversée de la mer de Marmara en ferry-boat présente deux avantages : elle raccourcit la distance pour rejoindre Istanbul et elle permet de discuter avec les autres passagers, des turcs essentiellement.

 


Comme d’habitude, en Turquie, on ne perd jamais l’occasion de faire du commerce. Un marchand de petits pains ronds (simits) circule entre les véhicules avec tout ce qu'il faut dans sa trousse de première urgence pour lutter contre la petite faim traitresse qui vous prend par surprise et risquerait de ne plus vous lacher pendant l'énorme demi-heure que dure la traversée !

 

Pendant que je discute avec un Turc, émigré en Belgique où il travaille dans la bijouterie, j’admire le vol des mouettes (et des goélands). Elles sont partout aussi belles et insolentes ! Elles ne quittent pas le bateau de l’œil

 

( qu'elles ont perçant) car elles savent que des passagers vont leur jeter des miettes…

Elles se livrent à de superbes acrobaties, glissando, virage sur l’aile, brusque retournement, looping…

…sans oublier la célèbre plumée du chef quand une subalterne a osé chiper la becquée réservée à la reine !

On approche de l’autre rive. Enfin on peut crier « terre, terre… ». Hmm… plutôt « immeubles…immeubles !... »

L’escadrille des oiseaux de mer nous abandonne (en attente du prochain bateau) non sans que la mouette en chef ait administrée une dernière royale plumée à la subalterne qui a osé lui chiper son déjeuner. Non, mais des fois, on n'est pas des sauvages !...

Par alain barré - Publié dans : TURQUIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 05:58
Ce week end ainsi que le suivant, je fais une exposition photos à Parigné-l'évêque, près du Mans, sur le thème "Une femme, deux regards".... ... avec le photographe Michel ZADROZYNSKY.
Le vernissage aura lieu le samedi 17 mai à 18H30, au centre des Glycines. Vous y êtes invités !

Cette même exposition, augmentée des photos du photographe allemand H Wolfgang HAERING, aura lieu également à la médiathèque de Bouguenais (près de Nantes) en juillet et août.

Près d'une cinquantaine de photos sont exposées à Parigné en format 40X60, tirage Fine Art contrecollé sur dibon (alu) pour M ZADROZYNSKY et en tirages classiques ou sur toile pour A. BARRE, dans des formats allant du 30X45 au 50X75.

Par alain barré - Publié dans : Ateliers d'artistes...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

LIENS

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés