« Les caisses sont vides ! » Les politiciens se font élire sur des mensonges, des
demi-vérités ou des omissions et ils se font rejeter quand ils avouent la vérité. L’actuel président a ébloui les français par une accumulation de promesses
impossibles à tenir quand il était candidat et maintenant qu’il est au pouvoir il ne peut que constater son impuissance. Pris d’un soudain accès de sincérité (c’est
une maladie qui touche rarement et seulement par inadvertance les politiciens) il a révélé, il y a quelques semaines, l’affreuse vérité : « Les caisses sont
vides ! ». Une façon de dire qu’il ne dispose pas des moyens pour accomplir ses belles promesses.
Rien d’étonnant à cela. L’économie ne se décrète pas. Ce n’est ni du pouvoir d’un président ni d’un gouvernement. Au mieux Ils peuvent gérer les difficultés d’une manière un peu plus de droite, un peu plus de gauche.
L’économie est le résultat de la vie des entreprises et de ceux qui y travaillent (employés et patrons), de l’insertion dans l’économie mondiale avec la poussée fantastique des pays qui émergent,de la révolution des NTIC et du jeu de la finance avec des mouvements instantanés de masses colossale d’argent.
Le rôle d’un gouvernement est de préparer le terrain pour que ceux qui produisent des richesses (entrepreneurs et salariés) s’adaptent au mieux à la nouvelle situation mondiale. Cela ne peut pas se faire en accumulant de belles promesses aux employeurs (droite) ou aux salariés (gauche) (ou un peu aux deux, comme l’a fait, avec l’habileté d’un bonimenteur de foire, l’actuel président, en saupoudrant les uns et les autres de promesses impossibles à tenir), mais en favorisant les mesures qui peuvent développer l’économie. Dans la situation actuelle ces mesures présentent forcément des aspects douloureux pour tout le monde. C’est toujours le cas lorsqu’il faut s’adapter à une situation nouvelle. Le rejet du changement, en refusant de remettre en cause des « avantages acquis » par exemple ou en refusant la démocratie dans l’entreprise, se fait alors au détriment de ceux qui ont le moins de pouvoir dans la société, les jeunes en particulier, pour lequel le chômage est massif.
Voilà notre président au pied du mur : les caisses sont vides et ses promesses sont creuses ! Le roi est nu….
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