Si vous avez visité les grottes de Lascaux ou d’autres grottes préhistoriques vous avez sans doute remarqué que les figures représentées sont essentiellement animales : des vaches, des bisons, des cerfs, des chevaux à Lascaux, des phoques, des pingouins à Cosquer situé au bord de la mer, des lionnes et des rhinocéros dans la grotte Chauvet située en Ardèche. Les représentations humaines sont extrêmement rares. Il faudra attendre le néolithique (-10 000 environ) et l’invention de l’agriculture (rendue possible par la fin d’une période glaciaire et le début d’une période de réchauffement climatique) pour voir apparaître des représentations humaines.
L’abondance des représentations animales dans la première période souligne évidemment l’importance de la chasse (Cela ne signifie pas que la
chasse ait été la source principale de l’alimentation, elle était l’activité la plus prestigieuse mais pas celle qui apportait le plus de calories). Elle implique également une
profonde harmonie avec la nature. L’homme se sentait un vivant parmi d’autres vivants aussi respectables que lui. On peut penser qu’avant de tuer un animal, nos
ancêtres s’en excusaient auprès des forces de la vie comme on le voit faire à KHI, le chasseur-cueilleur Bushman, héros du merveilleux film : « Les dieux sont tombés sur la
tête ».
Pour nos ancêtres de cette époque, les religions du type de celles que nous connaissons aujourd’hui avec un chef (un « Seigneur ») suprême qui sait tout, qui voit tout comme un super imperator humain, n’avaient pas de sens. Ils n’avaient pas besoin d'inventer un ou des Dieu(x), la divinité était partout. La nature, les animaux étaient donc respectés comme étant une expression de la vie, des éléments privilégiés de la divinité...
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(voir le site : http://www.gireaud.net/reproduction.htm )
