Mardi 24 juin 2008

Cette vérité scientifique est difficile à admettre pour certains. Les adeptes du « dessein intelligent », voudraient qu’une volonté supérieure (dieu) se cache derrière cette sélection et l’oriente. Ils considèrent que tout concourt à faire apparaître l’homme et, dans l’homme ce qu’il y a de meilleur.

La science n’apporte aucun argument en faveur de leur théorie, bien au contraire ! La psychologie évolutionniste, dont le plus brillant représentant est un chercheur canadien : Steven PINKER, va même exactement à l'encontre de leurs affirmations.

Pinker, démolit trois mythes qui hantent notre culture : le mythe du bon sauvage, le mythe de la table rase et celui du fantôme dans la machine.

Le mythe du bon sauvage a été popularisé par JJ ROUSSEAU pour qui l’éducation peut tout si elle est menée d’une façon naturelle ( « l’Emile ou de l’éducation ») et que la bonté native de l’homme est pervertie par la société. En réalité, nous dit Pinker, après Darwin, l’évolution ne sélectionne ni ce qui est bon ni ce qui est mauvais mais seulement ce qui réussit. On peut la comparer aux mécanismes du marché, il ne sélectionne ni ce qui est le meilleur pour les gens ni ce qui est le plus esthétique ou le plus sain pour l’environnement, mais ce qu’ils achètent le plus !

Notre nature n’est donc ni bonne ni mauvaise, à nous d’élaborer les règles et les lois qui nous conviennent (cela, JJ Rousseau l’avait très bien compris). Cependant, ces lois et règles ne peuvent pas être arbitraires et déconnectées de notre nature humaine, sinon elles resteront sans effet (par exemple, on ne peut pas décréter que l’alcool au volant est « mauvais » et compter sur la bonne volonté des conducteurs pour s'en passer, on peut seulement imposer une loi sanctionnant un taux d’alcoolémie dépassant 50 g/l, et encore, cette loi est-elle dépendante du contexte, elle est acceptée aujourd’hui, elle ne l’aurait pas été il y a 50 ans ).

par alain barré publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Lundi 23 juin 2008

Parmi les grands mythes du vingtième siècle, l’un a soulevé l’adhésion de nombreux penseurs, particulièrement en France où il garde encore une influence exagérée. Pour beaucoup de penseurs français nous naissons libres et égaux, non seulement de droit mais aussi de fait donc nos pensées et nos actes ne sont sont déterminés que par notre environnement et notre éducation. L'un des précurseurs de cette pensée est J.J. ROUSSEAU pour qui l’homme est naturellement bon : «  La nature a fait l'homme heureux et bon, mais ... la société le déprave et le rend misérable. » Et l’on voudrait continuer à croire avec lui, en cette bonté naturelle de l’homme qui ne serait pervertie que par les effets d’une mauvaise éducation. On retrouve cette illusion chez un certain nombre d’écologistes pour qui, tout ce qui vient de la nature est forcément bon et ce qui résulte de l’industrie humaine forcément suspect ou mauvais (d’où le récent « principe de précaution » par exemple).

Dans un cas comme dans l’autre, l’erreur est profonde. La nature n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’a que faire de nos désirs et il serait bien naïf de croire qu’il en va autrement pour la nature humaine. Ce débat a souvent été résumé sous les termes nature/culture ou inné/acquis. Entre ces deux termes, dans les pays latins, la balance a souvent penché du côté de la culture et de l’acquis. Dans les pays de langue anglaise, elle penche plutôt du côté de la nature et de l’inné. Pour ces derniers, le chercheur qui a révolutionné la conception de l’homme est DARWIN. Son ouvrage sur « l’origine des espèces » est parue en 1859. Il soutient que les espèces évoluent au cours des temps et que la sélection naturelle, opérant sur des mutations spontanées, choisit les plus aptes dans un environnement donné. Remarquons que les plus aptes » ne signifient pas qu’il s’agit des « meilleurs »...(à suivre)

par alain barré publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Dimanche 22 juin 2008
Après plusieurs semaines sous la grisaille, le soleil était particulièrement bienvenu pour la fête de la musique !
Bien avant la nuit, les bateleurs sont déjà en place. J'ai particulièrement admiré 2 jeunes qui jouent les statues, représentant le peintre dans son atelier. Après la petite pièce et la photo ils me remettent un "parchemin contenant ces mots de Modigliani : "Ton devoir réel est de sauver ton rêve."
A côté d'eux, le groupe jazz de l'école de musique joue de superbes morceaux, modernes, sans dérouter trop l'oreille...

Dans l'enceinte d'un jardin écologique, un trio d'amis joue du bon vieux jazz folk à la guitare sèche et à l'harmonica....
Sur la place du Mole, en face du casino, la chorale La Frégate enchante le public avec des chants de marins...

Sur le vieux port, la lumière commence à décliner. Le château des ducs de Retz se détache en contre jour...
Sur la place du petit Nice, près de la Fraiseraie, on danse africain...
Sur le podium une autre chorale a pris le relai...
...tandis que dans les rues, une chorale chic et choc fait rire les passants...
Dans le fond d'un bistrot, près des vieilles halles, un groupe de jeunes rockers, sans faire d'esbrouffe, joue un excellent rock rythmé....
La nuit est tombée, la foule bon enfant, déambule sur le quai...

Les vendeurs de niniches, chichis et autres barbes à papa sont évidemment de la partie....
La nuit est tombée depuis longtemps....
Les ruelles qui montent vers la ville haute, grouillent de monde...
Les reflets des lumières de la fête scintillent sur l'eau du port.... Oui, vraimment belle, belle soirée....


par alain barré publié dans : journal des bonnes nouvelles
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Vendredi 20 juin 2008
Elles sont belles mes fraises, elles sont belles et elles sont chères ! De 5 à 10 € le kilo et la saveur n'est pas toujours au rendez-vous ! Heureusement, il y a la Fraiseraie, où l'on peut aller les cueillir soi-même. Le prix est plus raisonnable : de 3,10€ à 3,40€ le Kilo : http://www.lafraiseraie.com/

Cueillette le lundi matin, le mercredi matin et le samedi matin...en principe...si les fraisiers sont d'accord ! N'oubliez pas votre panier !
par alain barré publié dans : Récits
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Jeudi 19 juin 2008
les pavots du jardin de Françoise....

Le jardin de Françoise illustre bien cette remarque de Christian Bobin : "Le bout du monde et le fond du jardin contiennent la même quantité de merveilles !..."
par alain barré publié dans : Récits
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Mercredi 18 juin 2008
Françoise aime les pavots, les bourdons aiment les pavots de Françoise, j'aime prendre en photo les pavots et les bourdons qui butinent les pavots de Françoise !....
En voici quelques uns en liberté, pris en photo par une matinée ensoleillée....

par alain barré publié dans : Récits
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Mardi 17 juin 2008

Au début du IVème millénaire avant JC le niveau de la mer était de 6 à 8 m au-dessous du niveau actuel. Il faut donc imaginer un rivage bien différent de celui que l’on voit aujourd’hui. La mer ne venait pas jusqu’au pied des falaises actuelles. Elle en était peut-être à 2 ou 3 Km ? Pornic n’était séparé de Noirmoutier (qui n’était pas une île) que par une petite étendue d’eau. On peut supposer que les villages étaient situés près de la mer, dans des zones, aujourd’hui recouvertes et que les habitants vivaient encore de la pèche, du ramassage des coquillages mais aussi de l’agriculture apportée par les migrants venus du Moyen-Orient.

Les monuments mégalithiques ont donc été construits, en retrait, sur les lieux élevés que représentent les falaises (aujourd’hui à une trentaine de m au-dessus du niveau de la mer). La petite rivière de la Haute-perche ne disposait pas d'un estuaire aussi important qu’aujourd’hui,  elle était nettement plus encaissée. L’ampleur de la ria actuelle est une conséquence de la remontée de la mer.

Les poteries, vases à fond rond, brûle-parfum,… que l’on a trouvé dans le tumulus des Mousseaux, permettent de le dater vers 3500 ans avant JC. Il est érigé précisément sur le point le plus élevé de Pornic.

Il est arrondi et formé d’un muret à 3 étages superposés qui s’élève jusqu’au niveau des grandes pierres plates de l’allée couverte.
Il est du type transepté, c'est-à-dire que l’allée principale est traversée par une ou plusieurs allées perpendiculaires qui forment des chambres. Il comporte deux entrées et deux allées couvertes transeptées.

Contrairement au tumulus de la Joselière, il n’est pas complètement symétrique... L’allée sud posséde 4 chambres disposées de chaque côté de l’allée couverte mais l’allée nord est dyssimétrique, en forme de F. Peut-être a-t-il été remanié au cours des temps ?

Beaucoup de dolmens présentent des pierres sculptées (c'est le cas du célèbre tumulus de Gavrinis, près de Locmaraiquer). Ce n'est pas le cas pour les dolmens de Pornic (les signes gravés ont peut-être succombées à l'usure du temps ?). Cependant des inscriptions apparaissent sur l'une des pierres, dans la lumière du flash (première pierre, à gauche). Elles sont l'oeuvre de taggeurs modernes qui ont retrouvé, sans le savoir, les gestes de leurs ancêtres....

par alain barré publié dans : Récits
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Lundi 16 juin 2008

Le dolmen de la Joselière date du néolithique moyen, 3500 ans avant JC environ. Il fait partie d’un ensemble d’une dizaine de monuments néolithiques situés de part et d’autre de la ria de Pornic. Les dolmens de cette époque sont érigés, la plupart du temps, à proximité de la mer, peut-être pour des raisons religieuses, ou, plus simplement parce que les populations étaient plus nombreuses au bord de la mer ? Nos ancêtres néolithiques sont arrivés du Moyen-Orient ( du croissant fertile) vers le Vème millénaire avant JC et leurs tombes monumentales ont évolué, au cours des temps, d’une seule chambre funéraire à deux, quatre, huit…. Celle de la Joselière en comporte 4, distribuées de chaque côté d’un couloir central.

Le dolmen lui-même est d’une construction plutôt originale, il s’inscrit dans un carré de 11 à 12 m de côté. Un cairn de pierres le recouvre en partie. Peut-être l’ensemble était-il recouvert de terre pour former un tumulus ? Sa position au-dessus de la falaise en faisait un repère bien visible de la mer et de la terre. Le choix d’un tel emplacement était une façon d’honorer les personnages célèbres de la tribu mais aussi de faire une démonstration de force à l’usage des voisins et des étrangers.  Ce même emplacement a été choisi  par l'armée  allemande pour installer  un blochaus que l'on aperçoit entre les pierres disjointes du dolmen !

On  peut s’interroger sur ce qui a poussé nos ancêtres à édifier de tels monuments bien avant les premières pyramides d’Egypte ou d’Amérique du Sud.

Les changements apportés par l’agriculture et l’élevage sont à l’origine de communautés de plus en plus importantes. Les groupes humains passent de quelques dizaines de membres chez les chasseurs-cueilleurs, à plusieurs centaines, puis plusieurs milliers, et même quelques dizaines de milliers. Les femmes qui n’avaient qu’un enfant tous les 4 ou 5 ans, mieux nourries et moins soumises aux aléas de la vie nomade, en ont tous les deux ans. Les chefs, qui n’étaient pas inamovibles dans les petits groupes de chasseurs-cueilleurs, tendent à se pérenniser. Ils souhaitent transmettre leur fonction à leurs descendants, pour cela il faut sanctifier leur pouvoir et le rendre éclatant par des monuments impressionnants. On retrouve les manifestations de cette civilisation néolithique dans toute l’Europe et au-delà. Si les mégalithes de Bretagne sont les plus connus, ils ne sont pas forcément les plus nombreux. Il est vrai que ceux de Carnac et de Locmariaquer sont particulièrement remarquables. Ceux de Pornic ne sont pas très volumineux mais ils présentent une architecture originale. Celui des Mousseaux, situés en pleine ville est encore plus intéressant et particulièrement bien conservé….

par alain barré publié dans : Récits
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