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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Chacun porte en soi le désir d’être connu et reconnu, c’est une condition indispensable pour exister. Être aimé en est le versant individuel, être reconnu, le versant social. Facebook et les autres réseaux sociaux modernes sont la manifestation éclatante de ce besoin.

Pour les jeunes quand ils deviennent adolescents, la façon d’obtenir cette reconnaissance par la société est souvent de « s’opposer pour s’imposer », ce qui se manifeste par la crise d’adolescence.

L’intégration dans le monde du travail permet ensuite à chacun de se battre pour obtenir la juste place qui lui revient.

Le jeu est faussé d’abord par le chômage. Il laisse sans espoir une génération de jeunes français dont beaucoup d’enfants d’immigrés. Mais leur besoin de s’accomplir est toujours présents et certains l’investissent dans la constitution de bandes rivales où l’enjeu est de gagner le « respect » c’est-à-dire une autre variante de reconnaissance sociale (par les autres bandes rivales pour le moins). On peut aussi partir pour le djihad, autre façon de devenir un « caïd », donc d’être reconnu !

Le fait qu’il existe une nature humaine est nié par certains qui pensent naïvement que tout est question d’éducation. Les phénomènes de bandes, les révoltes, les centaines (plus d’un millier) de jeunes qui s’engagent avec les terroristes islamistes, démontre l'insuffisance de leur croyance. Ces jeunes n’ont pas besoin de plus « d’éducation » - elle leur est déjà largement offerte – ils ont besoin d’un travail ! C’est la condition indispensable pour que leurs espoirs de réussite, d’être connus, reconnus, d’avoir une utilité sociale, d’être respecté, d'être aimé et d’aimer puisse se réaliser.

Ce n’est pas non plus, plus de flics ou de caméras qu’il leur faut, mais une réforme de notre société qui doit se décider à faire les sacrifices pour retrouver sa place dans le monde. Accepter la mondialisation et s’insérer dans la compétition internationale en augmentant sa compétitivité, en diminuant les dépenses publiques, en augmentant l’âge de la retraite, en investissant dans la recherche, le développement et l'écologie… Tout cela des gouvernements de droite ou de gauche peuvent le mener à bien mais certainement pas la droite ni la gauche extrêmes dont les solutions en apparence révolutionnaires, sont profondément réactionnaires les unes et les autres.

L’ennemi ce n’est pas l’islam ni même l’islamisme, ce n’est pas non plus « la finance » ni les entrepreneurs, c’est l’ennemi intérieur que nous portons en chacun de nous qui nous fait nous accrocher à des « acquis » et des habitudes de gaspillage - parfoi justifiés en leur temps-  mais qui sont des boulets aujourd’hui.

En psychothérapie on connaît aussi ce moment où les gens entrevoient la solution mais par peur du changement, s’accrochent aux vieilles habitudes qui les ont rendu malades !

 

 

Chômeurs : ni connus ni reconnus…

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