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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Chômage et vote extrême
Chômage et vote extrême

La carte du chômage en France est corrélée d'une façon assez nette avec le vote Front National et l’augmentation du chômage provoque bien une augmentation du vote pour ce parti. On me dit, en Espagne où le chômage est encore plus important, cela n'a pas le même effet. Oui, car la corrélation n’est pas avec l’extrême droite seulement, mais d’une façon plus générale avec les extrêmes ! Ce que l’on appelle le populisme peut être aussi bien de droite que de gauche suivant les particularités des pays. Il est d’abord l’expression du mécontentement d’une population qui se sent exclue et pour laquelle les partis traditionnels n’apportent pas de solution.

La réaction a été la même après la grande crise de 1929. La situation, aujourd’hui, n’est pas aussi dramatique, mais d’autres facteurs remettent en cause la stabilité de nos sociétés, en particulier la mondialisation qui suppose des adaptations profondes de nos sociétés occidentales habituées à régner sans partage. Certains pays ont fait ou sont entrain de faire des réformes douloureuses mais positives. La France n’a fait qu’effleurer le problème. Sans indication courageuse du diagnostic et de l’orientation à prendre ceux qui se sentent exclus parce qu’ils n’ont pas de travail ou qui ont un travail mais qui succombent sous des charges excessives, ou qui ne reconnaissent plus le monde dans lequel ils ont vécu, se reportent vers les extrêmes. Puisqu’on a tout essayé et que rien ne marche, pourquoi ne pas essayer Syriza se disent les grecs, Podemos se disent les espagnols, Orban se disent les hongrois, la Ligue du Nord se disent les italiens, Kaczynski se disent les polonais, Donald Trump se disent les américains, et…..Le Front National se disent les français !

Tous ces mouvements sont plutôt nationalistes et vantent le retour à des valeurs nationales, à une langue nationale, à une religion nationale, à une consommation nationale….ce qui contribue finalement à monter les nations contre les nations avec les risques que l’on sait !.....

En définitive, le risque écologique serait peut-être l’élément fédérateur ? Le changement climatique concerne tout le monde ! Or on sait que dans le passé les modifications du climat ont eu une influence significative sur l’évolution des sociétés humaines et des empires (par exemple chute de l'empire romain, invasions wiking, et même révolution française,...). Lutter contre un ennemi commun est peut-être une façon de redonner une certaine unité à notre monde ? Dans l’immédiat, l'urgence consiste à remettre l’économie en état de marche, c’est à dire capable d’affronter la concurrence sans augmenter les dégâts à la nature et plutôt même en les diminuant.

La solution ne dépend pas que des politiques qui sont souvent désignés comme bouc émissaire, elle dépend tout autant des citoyens qui ne sont ni meilleurs ni pires que leurs élus. En démocratie, les politiques sont une expression assez exacte des citoyens et les sondages montrent (contrairement aux déclarations péremptoires de certains) que si les abstentionnistes votaient cela ne changerait rien, mais voulons-nous vraiment changer ou seulement chercher une échappatoire de plus, puis avoir ensuite le plaisir pervers, de gueuler contre l'immobilisme ?

Chômage et vote extrême
Chômage et vote extrême

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ana 02/03/2017 20:57

Je suis triste d`apprendre que vos "écologistes" ont besoin de guillemets. Notre parti "vert" au Mexique, il est une vrai honte! Je suis desolée Alain mais, les nôtres, nos "verts", Ils sont vraiment les pires des politicards!!

alain BARRE 02/03/2017 22:12

Si Montesquieu était encore en vie, il nous dirait que la démocratie est un système politique où l'on se dispute beaucoup, mais je pense, ana, que tous les autres systèmes sont pire !
alainB

alain 16/12/2015 08:59

Ce qui manque le plus à notre époque, c'est un projet clair pour l'avenir qu'on souhaite. A chaque élection, on nous abreuve de promesses intenables et de clichés passéistes. Une vraie mutation écologique est la seule alternative viable à l'impasse dans laquelle nous sommes engagés. Mais qui peut la diriger ? Surement pas les partis "écologistes" qui se révèlent les pires des politicards.

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