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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
L'orgueil des "gens de gauche" est-il justifié ?

J’entends souvent des réflexions méprisantes de la part de “gens de gauche” envers des “gens de droite”. L’inverse existe mais est plus rare. Pourtant leurs résultats politiques ne présentent pas tant de différences que cette arrogance soit justifiée ! Alors quelles en sont les raisons ?

Les gens de gauche se réclament de grandes valeurs généreuses et humanistes : solidarité, aide aux plus démunis, croyance que ce sont les conditions sociales qui rendent les hommes mauvais et  qu’en changeant celles-ci on résoudra les problèmes de violence et de criminalités, etc…

Les “gens de gauche” pensent qu’ils sont les seuls à porter ces valeurs et que les autres, les affreux “gens de droite” ne sont que des égoïstes, des “gros” avides de profit, indifférents à la détresse des autres...

Qu’en est-il dans la réalité ? La réalité est qu’une fois arrivé au pouvoir la générosité des “gens de gauche” se transforme en impôts supplémentaire, en taxes, en restriction des libertés et autoritarisme centralisateur qui vont à l’encontre de leurs désirs et  accroissent le chômage et la misère !

Alors pourquoi continuent-ils d’être de gauche ? Demandez à quelqu’un s’il vaut mieux être beau que moche, généreux qu’égoïste, fraternel qu’indifférent ? Tout le monde aime se présenter sous son meilleur jour et, me semble-t-il, une des motivations essentielle et souvent inconsciente des “gens de gauche” est d’avoir une haute image d’eux-mêmes en revendiquant un merveilleux idéal de générosité ! Quand les résultats ne sont pas à la hauteur il leur reste toujours la possibilité de se consoler en se disant : “notre but était juste mais la droite nous a mis des batons dans les roues ou les circonstances nous ont été défavorables, etc...”. Certains en rajoutent dans la surenchère en clamant : “On n’en a pas fait assez, il faut aller encore plus loin, les mesures n’étaient pas assez radicales !”

Les “gens de droite” sont plus terre à terre. Ils savent que l’homme n’est pas parfait et n’aspirent pas tant à changer sa nature qu’à en faire un usage profitable et à en limiter les effets pervers. Ce n’est pas très glorieux, mais, comme on dit, c’est déjà ça !

Qui a raison ? Les deux camps semblent irréconciliables car leurs conceptions de la vie, donc de la politique, sont fondées sur des sentiments et non pas sur la raison : aspiration vers un idéal pour les uns, gestion de la réalité pour les autres. Mais dans les faits, quand les uns ou les autres arrivent au pouvoir, la raison rattrape les sentiments et les sentiments en rabattent un peu à la raison et en définitive, leurs politiques présentent des différences mais sont rarement contradictoires. C’est une bonne chose ! Les problèmes surgissent quand les jusqu'au-boutistes de l’un ou l’autre camp s’emparent du pouvoir à la faveur d’une situation critique. Le siècle dernier a connu plusieurs de ces épisodes dramatiques. Il est clair que notre siècle n’en sera pas exempt.  Les jusqu'au-boutistes peuvent alors faire dériver le pays vers une dictature de gauche ou de droite avec la guerre au bout du chemin… Quelques milliers, quelques millions ou dizaines de millions (ou centaines de millions) de morts plus loin, la vie normale reprend son cours, laissant des cicatrices longues à guérir...

Le problème écologique dans notre siècle changera peut-être un peu la donne car nous avons un ennemi commun : le réchauffement climatique, ce qui incite à une certaine unité qui est, pour l’instant, surtout une unité de façade. Mais il ne faut pas se faire d’illusions, les motifs de guerres entre les jusqu’au-boutistes d'un bord ou de l'autre ne manqueront pas : querelles de prestige, de territoire, guerres de l’eau, guerres pour le pétrole ou pour d'autres ressources...

C’est quand les va-t-en guerre sont au pouvoir que l’on regrette les “gens de gauche” "normaux" et  les “gens de droite” "normaux", "normaux", c'est-à-dire, un peu ternes, éloignés des extrêmes.On réalise alors que leurs différences ne sont que de tempérament et que les qualités des uns peuvent corriger les défauts des autres et inversement. Une chose est certaine, il n'y a pas d'orgueil ni de sentiment de supériorité à avoir quand on est dans un camp ou dans l'autre !...

L'orgueil des "gens de gauche" est-il justifié ?

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