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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat : Charles Sibiril et ses amis ont sauvé les chênes centenaires de la Mossardière
La chronique de Michel Bordat : Charles Sibiril et ses amis ont sauvé les chênes centenaires de la Mossardière
La chronique de Michel Bordat : Charles Sibiril et ses amis ont sauvé les chênes centenaires de la Mossardière

Menacés il y a trois décennies les majestueux arbres de la Mossardière ont résisté et apportent toujours leur charme discret à un quartier sympathique.

Quand Charles Sibiril et ses amis m’avaient appelé, il y a pratiquement une trentaine d’années, pour qu’on préserve les chênes de la Mossardière j’avais répondu immédiatement présent. En effet, depuis ma plus jeune enfance j’étais très sensibilisé par la nature et particulièrement par les forêts, d’où ma réaction spontanée. J’avais 6 ans quand mes parents avaient fait installer une grande « guitoune » arabe dans une région montagneuse et très boisée de l’Atlas marocain. Si les lions, comme le racontait avec saveur Alphonse Daudet avec son Tartarin, avaient totalement été éliminés, les magots, ces macaques marocains, singes dépourvus de queue, vivaient avec bonheur dans les forêts si denses de l’Atlas. Ils étaient si espiègles que, durant toute une nuit, ils avaient sauté et galopé sur le toit de notre guitoune, semant une véritable panique.

J’ai de très nombreux souvenirs, plus ou moins amusants, avec les forêts. Deux fois je me suis réellement perdu (chaque fois plus de 3 heures).Une première fois dans une forêt du Morvan en cherchant des girolles et une deuxième fois dans les montagnes d’Auvergne, en cueillant des myrtilles.

Mais c’est il y a 40 ans que pour la première fois on m’avait demandé (j’habitais alors au nord Loire), comme pour la Mossardière, d’intervenir pour sauver 11 hectares de bois et taillis qui allaient disparaître pour créer un vaste lotissement « forestier ».Avec plusieurs amis nous avions décidé de sauver ce bois. À cette époque le président Giscard d’Estaing avait créé dans chaque préfecture le poste d’un responsable de défense de la nature (un écologiste dirions-nous aujourd’hui). J’ai eu l’adresse de ce responsable et lui ai demandé un rendez-vous qu’il m’accorda immédiatement. C’était aussi le directeur du jardin des plantes de Nantes !!Je lui ai expliqué le problème et il m’a dit qu’il était très intéressé : ‘’C’est ma première affaire depuis que j’ai pris mes fonctions. Je téléphone immédiatement au préfet. Prenez l’écouteur !’’ J’ai entendu toute la conversation. Le préfet s’était engagé à étudier le dossier et en attendant il gelait (par sursis à statuer) l’opération ! En réalité elle a été définitivement stoppée avec une légère compensation :seuls 3 hectares pourront être lotis, les 8 autres devront être entièrement préservés. D’autre part le lotisseur devra s’engager à offrir à la commune une certaine surface pour créer un parc .

Ce qui est très amusant c’est qu’il y a 15 jours, alors que je faisais mes courses au Netto du Clion, une jeune femme m’a abordé :’’Bonjour Monsieur Bordat !Vous ne me reconnaissez pas ?Mes parents habitent le Bois Renard que vous aviez défendu !’’Tout de suite j’ai réagi : ’’Après 40 ans, est-ce que les arbres ont été préservés ?’’La réponse m’a beaucoup ému !I’’On les a tous conservés !!’’Incroyable ! Quel bonheur !

Revenons à la Mossardière. Qu’ils avaient raison ses habitants ! Il y a une trentaine d’années les chênes centenaires formaient une superbe allée presque en forme de tunnel, pleine de caractère. Une opération de construction de lotissements faisant disparaître de nombreux chênes était sur toutes les lèvres. Il fallait vite agir. Ses habitants m’avaient demandé de faire « écho » dans Ouest-France. J’ai fait mon enquête et j’ai interrogé Pierre Hériaud, un natif de Sainte-Marie et maire délégué. Pierre a très bien réagi et a décrété le sursis à statuer. Le résultat a été totalement bénéfique. Les chênes centenaires ont été sauvés. Ces arbres étaient majestueux, chacun arborant ses larges bras, noueux , tous tordus vers le ciel. Leurs formes étaient extrêmement variées et permettaient toutes sortes d’interprétations imagées. Pour le photographe c’était un puits de formes et de sujets pour réussir des clichés inédits. Si de très rares arbres ont été décapités pour des raisons de bien-être ou de sécurité, chaque arbre a gardé son caractère. Ici Monsieur Bourru, là Madame la Goulue, façon Toulouse-Lautrec. Mais d’autres étaient plus paisibles tel le Prince Charmant ou tout simplement Blanche Neige et ses sept nains. Ce qui est sûr c’est que les dessinateurs pouvaient et peuvent toujours trouver leurs modèles. Pourquoi ne pas organiser un concours de dessin ? Souhaitons longue vie encore à ces chênes qui embellissent un si charmant quartier et lui donnent une âme.

Il ya une trentaine d’années, quand il s’était avéré que les chênes étaient sauvés, le quartier de la Mossardière, à deux pas du château portant le même nom, a fait la fête en faisant rôtir à la broche un mouton et en découvrant un excellent vin du midi, un savoureux Gigondas des Côtes du Rhône.

A Pornic il existe d’autre lieux boisés très attractifs tels l’allée qui descend aux Grandes Vallées ou la vieille partie du golf quand il était à 9 trous avec ses magnifiques arbres centenaires.

La chronique de Michel Bordat : Charles Sibiril et ses amis ont sauvé les chênes centenaires de la Mossardière
La chronique de Michel Bordat : Charles Sibiril et ses amis ont sauvé les chênes centenaires de la Mossardière
La chronique de Michel Bordat : Charles Sibiril et ses amis ont sauvé les chênes centenaires de la Mossardière
La chronique de Michel Bordat : Charles Sibiril et ses amis ont sauvé les chênes centenaires de la Mossardière

Commenter cet article

Amynome 14/01/2017 15:01

Et quand est il de la Tocnaye ??

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