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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes

J’ai connu Jean Geeraerts il y a 14 ans quand il a créé le 1er festival de la chanson de café à Pornic. J’étais enchanté et séduit et par le concept original de cette manifestation musicale mais aussi par l’enthousiasme, le talent et la gentillesse de Jean avec qui j’ai lié une grande amitié. Pendant plusieurs années j’avais couvert dans Ouest-France, avec bonheur, cette animation. Je témoignais alors le plaisir partagé par un vaste public. L’ambiance était festive et joyeuse. Tout comme le public je passais de bistrot en bistrot et découvrais bien des talents variés. Les mélomanes, attablés confortablement se régalaient et les artistes qui se produisaient, pour la plupart des jeunes pour qui c’était une première expérience grand public, étaient réjouis. Quand Jean a créé son festival j’ai tout de suite imaginé qu’il allait apporter beaucoup de bonheur aux amoureux de la musique populaire dans un cadre propice pour rendre chaleureuses plusieurs soirées pornicaises.

Aujourd’hui je vais faire le portrait de ce musicien au grand talent et que, tout comme moi-même, tout le monde admire et aime. Nous sommes tous étonnés par son incroyable parcours dans son univers musical. Petit enfant il baignait déjà dans la musique. Sa voie semblait tracée : il vivra dans un environnement de notes et de cordes de la guitare.

Dialogue

- Quelle est l’origine de ton nom ?

- Cela vient de mon père qui était Belge .Nous nous sommes installés à Mulhouse et moi je suis bien Français !

- Depuis quand date cette passion de la musique ?

- Tout a commencé à 5 ans et demi quand ma mère utilisait sa machine à coudre. Le bruit a déclenché une sorte de flash. Ce fut une révélation : je serai musicien !

- Quel a été le 1er contact avec la musique ?

- J’avais 10 ans. J’avais demandé à mon père une guitare. Il en a emprunté une à un ouvrier italien. Ensuite, j’avais alors 12 ans, je suis allé tout seul m’inscrire au Conservatoire de Musique. Dans la spécialité guitare classique.

- Quel a été ta progression ?

- En 3 ans j’ai passé tous mes accessits et j’avais alors 15 ans.

- Qu’écoutais-tu alors ?

- Rolling Stones, Satisfaction en 1 967.

- Faisais-tu parti d’un groupe ?

- Oui ! A Mulhouse. Puis je suis ensuite entré aux Beaux-Arts où j’ai suivi un beau parcours. J’avais créé une musique personnelle. j’étais un autodidacte. J’ai fait plus tard de nombreuses compositions influencées par Jimmy Hendricks, Led Zeppelin et même Jim Morrison. J’ai beaucoup lu aussi :Boris Vian, Jack London. Ma mère écoutait du jazz : Oscar Peterson, Ella Fitzgerald.

- à 19 ans où en étais-tu ?

- Reçu au concours, j’ai intégré la grande école Art Déco rue d’Ulm à Paris. J’y ai pris beaucoup de plaisir. J’ai obtenu un diplôme d’études supérieures. Cela m’a permis de travailler, à la sortie, 6 mois chez Publicis avec Jacques Ségala ! L’activité était plutôt graphique !Puis j’ai dit Adieu les Crayons et les Pinceaux et maintenant Vive la Musique !

- As-tu perfectionné ta technique musicale,

- Oui ! En 3 ans, de 19 à 22 ans, j’ai eu une formidable expérience. J’ai suivi les cours au CIM, c'est-à-dire au Centre d’Information Musicale. Avec des professeurs remarquables tel l’exceptionnel Pierre Cullaz responsable d’un double six dont 6 femmes qui chantaient le jazz.

- Et ensuite ?

- Je me suis installé à Nantes par amour de la mer. J’y ai monté le légendaire groupe DÜN avec les 5 meilleurs musiciens nantais dont Franck Herbert. Après 3 années de travail nous avons enregistré un album en Suisse, Érosion. Puis je suis parti aux USA, à Boston, pendant 3 ans et à Berkeley j’ai rencontré les meilleurs professeurs mondiaux. Retour en France, missionné par Jean-Marc Ayrault, j’ai monté une école de musique vivante.

- Et aujourd’hui ?

- Je travaille avec plusieurs formations et écris pour de jeunes musiciens. Actuellement, avec mon groupe de 7 musiciens, Transitzone que j’avais créé il y a 30 ans, nous avons achevé notre 3e album dont l’un soutenu par Laurent Voulzy. Depuis 4 ans je suis professeur d’harmonie et de composition au CFPM, le Centre de Formation de Professeur de Musique.

- D’où t’est venue l’idée du festival des chansons de café ?

- Complètement accroc de musique et habitant Pornic, il était évident que la concentration de cafés autour du port serait propice pour créer cette manifestation festive musicale et populaire. Tout le monde reconnaît que ce fut une réussite !

- Qu’adviendra-t-il de ce festival ?

- C’est la 14e année ! Ce sera aussi sans doute la dernière. J’ai eu des désagréments regrettables ! J’arrête et je conserve le label que j’ai créé.

La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes
La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes
La chronique de Michel Bordat : Créateur du festival de la chanson de café, Jean Geeraerts est né avec la musique dans ses gènes

Photos : Plusieurs m’ont été fournies par des amis. Une des photos a été prise par ma sympathique collègue Laurence Dalpayrat. Nous y sommes 3 personnages : en 2003, c’était la 1re mouture de la chanson de café et sur la photo on trouve André Beziau (dit DEDE) de l’ancien café du Port qui avait reçu tous les concurrents du 1er festival, mon ami Jean son créateur et, ce qui n’arrive pratiquement jamais, moi-même.

Le 14e festival de la chanson de café

Du vendredi 10 au dimanche 13 mars, 10 concurrents se produiront dans 11 établissements pornicais. Rendez-vous également à l’Espace Val Saint-Martin à 15 h dimanche, pour la proclamation des résultats.

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