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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Ateliers d'artistes...
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin

Le squelette du serpent imaginaire en aluminium installé au pied du pont de Saint-Nazaire mesure 130 mètres de long donc beaucoup moins que le pont dont il cherche à imiter l’ondulation qui, lui, mesure 3,3 Km. Cela n’empêche pas cette sculpture de Houang Yong Ping, né en Chine mais installé en France depuis 1989, d’être impressionnante.

Il occupe toute la zone de l’estran : sa queue est découverte seulement à marée basse et sa tête affleure à marée haute.

Cet artiste qui déclare s’inspirer de la tradition dadaïste occidentale et du taoïsme chinois, a réalisé, en fait une sorte de dragon sorti des eaux qui peut parler à l’imaginaire de ces deux cultures. De l’art moderne qui s’inscrit donc dans une tradition millénaire, c’est sans doute pour cela qu’il a fait une certaine unanimité !...

un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin
un dragon franco-chinois à Saint-Brévin

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Binh An 03/06/2017 21:03

Impressionnant, certainement. Mais eux et nous n'ont (n'avons) pas les mêmes unités de mesure !

alain BARRE 04/06/2017 09:30

Peut-être pas les mêmes unités de mesure, mais un imaginaire commun sur ce point : le dragon en Chine , mais aussi le dragon dans la culture occidentale. C'est pour cela que ce "dragon" de St-Brévin, plaît à un large public, contrtairement à d'autres oeuvres de l'estuaire. Le poète et dramaturge français, Racine l'évoque par exemple dans sa pièce "Phèdre" :
« Un effroyable cri, sorti du fond des flots,
Des airs en ce moment a troublé le repos ;
Et, du sein de la terre, une voix formidable
Répond en gémissant à ce cri redoutable.
Jusqu’au fond de nos cœurs notre sang s’est glacé ;
Des coursiers attentifs le crin s’est hérissé.
Cependant, sur le dos de la plaine liquide,
S’élève à gros bouillons une montagne humide ;
L’onde approche, se brise, et vomit à nos yeux,
Parmi des flots d’écume, un monstre furieux.
Son front large est armé de cornes menaçantes ;
Tout son corps est couvert d’écailles jaunissantes ;
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux ;
Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage ;
La terre s’en émeut, l’air en est infecté ;
Le flot qui l’apporta recule épouvanté,
Tout fuit ; » (Racine, Phèdre

M 29/04/2017 08:41

bonjour,
c'est à la foi génial, impressionnant et gonfé...
merci pour cette découverte et de l'oeuvre et de l'artiste.
à bientôt
M

alain BARRE 29/04/2017 09:30

merci M. je pense moi aussi que c'est une réussite, l'une des rares réussites de l'art actuel. Peut-être parce qu’il s'appuie à la fois sur une tradition compréhensible par tout le monde et l'innovation. Beaucoup de grands artistes ont su allier ainsi l'ancien et le moderne. Je pense en particulier à la magnifique pyramide du Louvre !
alainB

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