Environ 650 millions d'Indiens vivent de l'agriculture. La plupart sont propriétaires de leur ferme. Hélas, dans la plupart des cas les parcelles sont très petites et la mécanisation est faible. Ce n'est pas le cas pour les grands propriétaires terriens, peu nombreux mais bien équipés. Les paysans sont pauvres. Ce n'est pas la misère mais souvent une grande pauvreté. Ils sont restés à l'écart du boom économique qui a considérablement augmenté le niveau de vie de la "middle class" (300 millions de personnes concernées). Beaucoup d'entre eux sont les laissés pour compte d'une croissance très inégalitaire qui privilégie une politique de puissance plutôt que de progrès social et ce depuis l'indépendance, quels que soient la couleur des gouvernements. Le libéralisme, plus ou moins appliqué depuis les années 90, a accélérer d'une façon spectaculaire le développement mais sans "percoler" jusqu'aux paysans et aux classes pauvres !
Dans les années 60/70, l'Inde a fait sa « révolution verte » sous l'impulsion, en particulier d'un agronome indien : SWAMINATHAN qui a mis au point, avec un agronome texan, des hybrides de blé qui ont boosté les rendements. Nouvelles variétés de riz, de blé, engrais, pesticides ont augmenté la productivité et permis à l'Inde, non seulement de nourrir sa population, mais d'exporter.
On se prend à rêver et l'on se dit « enfin une révolution qui marche » ! Mais il faut déchanter, même la révolution verte a des effets pervers. En 50 ans, la population dans les campagnes a doublé, mais pas les surfaces à cultiver et la surexploitation a appauvri les sols. Beaucoup de petits paysans se sont endettés pour acheter des engrais et, depuis quelques années on assiste à des vagues de suicides chez ceux qui ne peuvent rembourser.
Il y a fort à parier que l'Inde suivra la même voie que la France : les paysans, à la tête d'exploitation non rentables, quitteront la terre et viendront
travailler en ville dans des emplois non qualifiés. Quand on sait les drames que l'exode rural a causé dans notre pays, on ne peut que redouter ceux qu'il va occasionner
en Inde ! Déjà Mumbay et son agglomération représentent une population de 19 millions d'habitants, Ahmedabad (dans le Gujarat) 4,5 millions. Comment pourront-elles absorber le
choc ? Le risque est grand que les paysans sans terre aillent grossir les immenses bidonvilles qui entourent les
villes (les "slums" dont parle le film "slumdog millionnaire").
Une note d'espoir toutefois : en une quinzaine d'années, j'ai vu disparaître la plupart des bidonvilles d'Istanbul et Ankara. L'Inde saura-t-elle trouver des solutions à ses propres problèmes ?....
Hommes et femmes travaillent dans les champs. Toutefois on voit plus de femmes que d'hommes occupées aux travaux de désherbage,nettoyage,...
Un abri sommaire est parfois utilisé pour la pause et peut-être pour le repas du midi ?....
Contrairement aux grands propriétaires fonciers, les petits paysans utilisent peu de matériel, une charrue en bois, par exemple, pour ce paysan...
Heureusement, les rickshaws servent un peu à tout : à se déplacer et à transporter matériel et produits...
Comme d'habitude, les femmes portent l'Inde sur leur tête : les mauvaises herbes, les cailloux, le foin, et même l'outillage,...
L'élevage est réservé aux hommes et il n'est pas rare de voir des troupeaux déambuler sur les routes et les autoroutes ou les traverser sans hâte...
L'Inde est un pays à deux vitesses. Les classes moyennes se développent mais pas les campagnes. Sa politique de puissance se fait au détriment de la paysannerie... Comment va-t-elle résister à la crise mondiale ?
Ce mont s'élève à 1117 mètres et, pour faciliter l'accès des fidèles, un escalier
a été aménagé. Il compte 10 000 marches !... Nous le regarderons de loin et nous conserverons nos forces pour plus tard et pour des exploits moins
olympiques !
des bâtiments plus ou moins en ruine...
une mosquée construite avec les pierres de récupération d'un ancien temple hindou...
un cimetière musulman...
un puits gigantesque, à sec depuis longtemps, taillé pour soutenir un siège de
longue durée...
Dans le lointain, des singes jouent à saute-moutons sur les
créneaux des remparts...
Ils sont gais, vifs souriants...l'avenir de l'Inde est entre leurs
mains et je crois qu'on peut leur faire confiance !
Les enseignants ont bien du mal à
ramener le calme, mais cela ne semble pas les inquiéter...tout le monde est cool...
Dans le fond du parc, une famille de touristes indiens pose pour la photo...
Puis les enfants, sous la férule de leurs profs, avant de partir,
Bientôt la citadelle va fermer, il faut
s'en aller....
Il
date seulement des années 1890 et ne semble pas avoir beaucoup été entretenu depuis la destitution des nababs en 1947. Il mélange les styles hindous, musulman et européen dans un délire
d'escaliers inutiles, de bulbes, de coupoles, de pinacles, de pendentifs,...
Le résultat n'est pas du meilleur goût. Il me fait penser à ces « folies » que les aristocrates faisaient construire, à la fin du XXVIIIe siècle, pour abriter leurs
amours clandestines. Les nababs y abritaient les dépouilles de leurs amours défuntes !...On place son orgueil où l'on peut !
Sa mère (quatrième femme ) était influencée par
le jaïnisme, une religion ancienne, partagée seulement par quelques millions de fidèles en Inde. Elle met l'accent sur la non-violence, et l'ascétisme. Les Jaïns sont rigoureusement
végétariens. Par contre le commerce et la politique ne leur sont pas interdits et ils réussissent très bien dans ces domaines où ils sont surreprésentés. Le jaïnisme est bien
implanté dans le Gujarat où l'on trouve des temples renommés, celui du Mont Abu et de Palitana que nous visiterons bientôt. Le jeune Gandhi a été imprégné par cette philosophie. On la
retrouvera dans sa manière de vivre, sa pensée et son action politique.
La maison de Ghandi est devenue un
musée fréquenté par les écoliers indiens et quelques touristes.
La
maison possède de nombreuses pièces, l'une en particulier, au troisième étage, près de la terrasse, où le jeune Gandhi aimait lire. Du toit, on aperçoit la ville alentour...
en vidant le liquide brûlant dans la coupelle pour qu'il se refroidisse plus vite ?....
comme ils l'ont fait pour moi, le jeune avocat Gandhi, retour
d'Europe ?...
On s'y réchauffe autour du feu en papotant entre copains car la nuit est un peu fraîche pour un indien (22/23°)
... les vaches, comme les bus, dorment bien rangées le long des murs...
Des petits commerçants restent ouverts tard dans la nuit dans l'espoir d'un
client tardif !...
Ils s'ennuient un peu. La venue d'un photographe dans ce lieu va leur donner l'occasion de se distraire...
Ce geste, le Vitarka Mudra, pouce et index joints, symbolise
l'argumentation. Plus précisément, il semble que ce geste, soit celui du dharmacakra mudra qui symbolise la roue de la loi, la roue de la vie...
On y trouve
ainsi des représentations de Krishna, le dieu le plus vénéré en Inde.On le voit souvent représenté en enfant, en berger, en joueur de flûte...
en particulier, celle de Gandhi !