PePoPo (Petite Politique de Poche)

Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 06:13

-        En 1800, la terre comptait 1 milliard d’habitants

-        Aujourd’hui elle en compte 6,8 milliards

-        En 2050, la population mondiale serait autour de 9 milliards.

Partout dans le monde le taux de fécondité se stabilise sauf dans les pays d’Asie du sud et en Afrique, c’est-à-dire dans les pays les plus pauvres où la richesse est représentée par les enfants ! Dans les pays les plus avancés, par contre, le nombre moyen d’enfants par femme se situe au-dessous du niveau de remplacement. Ainsi on estime qu’à la fin du siècle, 55% de la population mondiale vivra en Asie, 25% en Afrique et seulement 6% en Europe !

population2.jpg

Dans 40 ans, le pays le plus peuplé sera l’INDE avec 1,65 milliards d’habitants. La Chine serait en seconde position avec 1,4 milliards.

  population.jpg

L’espérance de vie devrait continuer d’augmenter (sauf accident) et l’on estime qu’en 2050, la planète aurait pris un sacré coup de vieux : 2 milliards d’humains auraient plus de 60 ans !

 

Du point de vue écologique ceux qui sont jeunes aujourd’hui ont du souci à se faire. Comment résoudre les problèmes dus

-        au réchauffement climatique

-        à la raréfaction des terres cultivables

-        à la diminution de la biodiversité

-        à l’épuisement des ressources en eau

-        à la pollution de l’air et des océans,…

Si les pays émergents et les nouveaux venus veulent bénéficier du même niveau de vie que les habitants du Qatar (record absolu aujourd’hui) ou que les actuels pays développés, où trouverons-nous les ressources et quelles seront les conséquences pour la planète ? Voilà bien des défis pour ceux qui pensaient que tous les problèmes étaient résolus et que l’on risquait de s’ennuyer sur notre bonne vieille terre !....

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 23 mars 2011 3 23 /03 /Mars /2011 06:45

  Les  20 000 morts dus au séisme inquiètent beaucoup moins la presse française que les risques nucléaires dus aux problèmes de la centrale de Fukushima.

Les japonais ont déjà connus deux catastrophes nucléaires avec Hiroshima (70 000 morts)  et Nagasaki (40 000 morts) et ce n’était pas par accident : 2 bombes lancées les 6 et 9 août 1945 par les américains ! Les problèmes de la centrale de FUKUSHIMA leur semblent graves mais ils les relativisent et cela les inquiète beaucoup moins que nous. Pour eux, le plus urgent d’abord est de sauver les rescapés du tremblement de terre !

hiroshima.jpg (Le champignon atomique de la bombe d'HIROSHIMA)

Cela n’empêche pas les centrales d’être dangereuses mais elles le sont beaucoup moins que les bombes atomiques et que les guerres nucléaires ! Nous vivons dans un monde dangereux et il ne faut pas compter éliminer tous les risques ni ceux des centrales ni ceux des guerres qui peuvent dégénérer en guerres nucléaires ( à moins qu’elles ne commencent par l’usage de bombes).

Alors faut-il sortir du nucléaire ? Oui, sans doute, et du nucléaire militaire en premier ! Mais on voit bien que depuis que l’on tente d’empêcher la diffusion des armes nucléaires, Israël, le Pakistan et peut-être l’Iran, se sont équipés. D’autres pays n’attendent qu’une bonne occasion pour le faire.

La France doit-elle arrêter ses centrales nucléaires ? Plusieurs scénarios sont possibles.

1-     l’arrêt immédiat = Chaos immédiat ! Utilisation d’autres sources d’énergie très polluantes : charbon, pétrole, gaz ; renchérissement des prix ; chômage ; coupures plus ou moins organisées de courant !....

2-     sortie progressive sur 20 ou 30 ans. On ne remplace pas les centrales qui arrivent en fin de vie. Il faut tout de même trouver le moyen de substituer d’autres sources d’énergie pour produire les 75% d’électricité fournis par les centrales (58 réacteurs sur l’hexagone)! On pourrait d’abord dépenser moins et économiser l’énergie (isolation des bâtiments par exemple, chasse au gaspi, et surtout changement de notre mode de vie,…), utiliser plus d’énergie renouvelable (éolien, solaire, géothermie, biomasse, etc…), utiliser plus judicieusement et d’une façon moins dommageable pour l’environnement, les énergies fossiles (enfouissement ou récupération du carbone par exemple,…).

Cela serait-il suffisant ? Certains le croient. Cela me paraît personnellement hautement improbable et des centrales nucléaires seront toujours nécessaires. Il faudra que des accidents majeurs surviennent pour faire changer l’humanité de sa route. Il suffit de voyager un peu pour se rendre compte que l’idéal de l’humanité n’est pas de vivre comme les pauvres de l’Inde mais comme les riches de l’Occident ou du Qatar ! (pour info, un habitant du Qatar consomme 20 000 Kg d’équivalent pétrole/habitant, un français : 4300, un chinois : 1484, un indien : 529)

3-     un 3ème scénario table sur les progrès scientifiques et estime que pour la fin du siècle, quand la pétrole et le gaz seront devenus des denrées rares et hors de prix, nous aurons domestiqué l’énergie du soleil par l’énergie verte et la pile à hydrogène. On peut toujours rêver…

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Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 06:37

fukushima.jpg

La catastrophe nucléaire du japon met en évidence la nécessité d’instances mondiales de contrôles dans certains domaines. On en a parlé pour la Finance, c’est aussi le cas pour le nucléaire. Pour ces deux domaines, mais aussi pour bien d’autres, ce qui se passe dans une partie du monde concerne toutes les autres.

Si l’on regarde au-delà du bilan humain qui va être terrible, mais qui est encore difficile à évaluer, les catastrophes du Japon vont avoir bien d’autres effets lourds de conséquences. On peut prédire sans grand risque de se tromper, un recul du nucléaire et un recours accru, dans un premier temps, aux autres énergies traditionnelles (très polluantes) : pétrole, gaz, charbon. Ce n’est que dans un deuxième temps que des énergies renouvelables et moins polluantes pourront en profiter.

Dans l’immédiat, le prix de ces énergies risque d’augmenter. A vrai dire, le prix du pétrole connaît actuellement des oscillations surprenantes. Il faut dire que pour celui-ci, le vrai risque ne provient pas de la catastrophe du Japon, ni même du drame du Lybie mais bien de ce qui se passe –sans que cela fasse de bruit – dans lepetit état du Bahreïn. Si la déstabilisation s’étend à l’Arabie Saoudite la crise sera alors majeure car c’est là que se trouvent les réserves les plus importantes. Au Bahreïn, il ne s'agit pas que d'une revendication démocratique, les Chiites soutenus par l’Iran et les Sunnites soutenus par l’Arabie, s’affrontent pour le pouvoir ! L’Arabie a envoyé un millier de soldats pour contenir les Chiites. Les américains ne savent pas sur quel pied danser. Faut-il soutenir les insurgés au risque de déstabiliser leur allié saoudien et de mettre en péril leur approvisionnement en pétrole, ou faut-il soutenir les pouvoirs autocratiques en place ? Barak OBAMA, dans le précédent égyptien, après avoir longuement hésité, à décidé de soutenir l’armée – ce qui est une autre façon de maintenir une dictature en place ! Mais comment faire avec l’Arabie Saoudite et le Bahreïn. Ces problèmes doivent lui donner actuellement des sueurs froides, autant que ceux du Japon !

Par ailleurs, le Japon est le principal producteur des composants nécessaires au NTIC (Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication). 1 produit de haute technologie sur 5 est actuellement fabriqué au Japon. Le ralentissement ou l’empêchement de la production (beaucoup de ces usines sont situées dans la zone du séisme) va avoir un retentissement profond sur leur production et sur leur prix (les ipad et les appareils photos par exemple) et sur l’économie des pays qui s’approvisionnent au Japon (Corée du sud, Chine, USA,…)

 

On peut penser également que la Finance mondiale, déjà mise à mal par la crise, sera ébranlée par les évènements du Japon.

On l’avait un peu oublié depuis que la Chine est devenue la deuxième économie du monde, mais le Japon est encore en 3ème place et pas seulement en tant « qu’atelier de fabrication», mais plutôt comme laboratoire de haute technologie. Tout ce qui l’atteint atteint également un peu le reste du monde !

Autant par les drames humains que par leurs conséquences économiques, les catastrophes du Japon vont marquer un tournant !

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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 09:05

Lors du séisme les systèmes de sécurité ont fonctionné correctement et les centrales se sont bien arrêtées. Le problème est dû au tsunami. Les protections anti tsunamis sont prévues pour des vagues ne dépassant pas 10 mètres, or la vague a atteint 14 m ! Cette vague a détruit les systèmes de refroidissement qui sont indispensables pour réduire la chaleur dégagée par les réacteurs, même à l’arrêt. La baisse du niveau d’eau dans les cuves a provoqué la formation d’hydrogène qui a explosé au contact de l’air dans l’enceinte de confinement.

Si le refroidissement est insuffisant, le combustible nucléaire continue à chauffer et il commence à fondre (fusion). Ce phénomène semble être en cours actuellement mais il reste encore limité.

Si cette fusion se prolonge elle atteint également les métaux qui entourent le combustible lui-même. Une sorte de magma se forme alors (le corium) qui risque de percer la cuve. Les matières radio actives sortent alors de leur confinement et peuvent se disperser dans l’atmosphère ! La catastrophe nucléaire est alors en route !

 

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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 06:19

Des problèmes nucléaires majeurs sont en cours au Japon. Ils peuvent être aggravés encore par les répliques du tremblement de terre qui est à leur origine. Ce n’est pas le séisme en lui-même qui est en cause mais plutôt le tsunami. Le système de refroidissement  de la centrale de Fukushima a été atteint par ce dernier provoquant une surchauffe. Pour soulager le réacteur, des gaz sous pression contenant de l’hydrogène, auraient été volontairement lâchés. L’hydrogène au contact de l’air a provoqué une explosion faisant voler en éclats le toit de la centrale.

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Ce toit n’est que la 3ème enveloppe du réacteur qui reste protégé dans une coque beaucoup plus résistante. Cependant, si le réacteur entre en fusion, une explosion d’une puissance sans commune mesure avec la première, pourrait avoir lieu ! Deux autres explosions ont été entendues ce matin autour de ce même réacteur et l'on craint qu'un "magma" ne se soit formé !....

Un deuxième réacteur, celui de Tokai, connaît également des problèmes de refroidissement du même type. Le pire n’est jamais certain, mais la menace est lourde.

Cet accident remet-il en cause la sécurité des centrales atomiques françaises ? Oui, mais en partie seulement car la France n’est pas dans une zone de forts tremblements de terre, et surtout parce que le problème n’est pas essentiellement dû au séisme lui-même mais plutôt au tsunami et que la France n’est pas située dans une zone sujette au tsunami. Quoiqu’il en soit, il est évident que le problème de la sécurité nucléaire devra être remis sur le tapis !

Par ailleurs, il est fort probable que les accidents survenus au Japon – même s’ils ne tournent pas à la catastrophe – aient comme conséquence un  ralentissement des programmes nucléaires dans de nombreux pays. Cela aura pour effet d’augmenter, dans l’immédiat, la consommation des autres énergies, en particulier le pétrole, le gaz et le charbon. Les énergies renouvelables en profiteront aussi mais avec retard et dans une moindre mesure. Ce tremblement de terre au Japon est donc un évènement majeur, non seulement par le nombre de morts qui va  dépasser la dizaine de milliers, mais aussi par ses conséquences sur nos économies mondialisées.

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 06:38

 

Hubert VEDRINE fut un bon ministre des affaires étrangères sous Mitterrand et c’est toujours aujourd’hui un commentateur avisé de l’actualité internationale.

Dans une interview accordée aux Inrocks le 13 fevrier 2011 il donne son avis sur les évènements de TUNISIE. Il affirme d’abord que ceux-ci n’étaient pas prévisibles. De ce point de vue la France n’est pas plus coupable que les autres nations occidentales. Il évoque les « extraordinaires maladresses d’expression » d'Alliot-Marie, mais n’en fait pas tout un plat ! Il précise que l’on n’est pas sûr de l'évolution de ces révoltes populaires et qu'il est trop tôt pour dire si « l’on peut sortir d’une dictature sans tomber dans l’islamisme ». A vrai dire, la question est essentielle et peut-être encore plus pour les autres pays arabo-musulmans que pour la Tunisie. delacroix.jpg

Il salue la réussite économique exemplaire de ce petit pays privé de ressources naturelles et explique la dégénérescence policière du régime par la perte du marché textile européen (non reconduction de l'accord multifibres), l’Europe se détournant de la Tunisie au profit de l’Asie et Ben Alli durcissant la répression pour faire face aux difficultés économiques….

VEDRINE estime que le mouvement peut s’étendre à d’autres pays du Maghreb mais aussi à des pays corrompus en Afrique, Asie et même en Europe (Albanie), mais rien d’automatique… d’autant plus que les dictateurs apprennent vite comment réprimer ces nouveaux mouvements !...

 

Il pense toutefois que le mouvement aura du mal à triompher en Algérie car il devra s’opposer non pas seulement à une famille corrompue mais à une armée puissante et aux services de sécurité !

Il conclut en déclarant : « que c’est beaucoup trop tôt pour dire si l’on a trouvé la solution pour sortir du despotisme sans sombrer dans l’islamisme. On peut simplement dire aujourd’hui que c’est le début de quelque chose de considérable »

Vous pouvez retrouver cette interview lumineuse sur le site de Hubert VEDRINE link ou en cherchant parmi les liens de ce blog.

Bébert, reviens ! Tu nous manques !

 

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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 06:54

Les démographes nous annoncent 9 milliards d’hommes sur terre pour dans quelques dizaines d'années. Quelques dizaines d’années, c’est peu et 9 milliards c’est beaucoup surtout quand on sait que nous n’étions qu’un milliard en 1800 ! Comment nourrir toutes ces bouches sachant que la moindre fluctuation dans le cours des denrées de base –comme c’est le cas depuis quelques mois- provoque, disette, famine, émeute (cela a joué pour une part importante également dans les révoltes en Tunisie et en Egypte) ?

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Les solutions ?

-        moins gaspiller : la FAO (organisation agricole mondiale) affirme qu’une part énorme de la nourriture produite va à la poubelle (25%, 50% ?). Contrairement à ce que l’on pense cela ne concerne pas que les pays développés, dans les pays pauvres les problèmes de stockage et de distribution sont sources de gaspillage aussi !

-   Faire moins d'enfants :  Pour l’écologiste Yves COCHET, il faut « réduire les allocations familiales dès le 3ème enfant. »

-   Manger moins de viande : Pour H. LERIDON qui fut responsable de la chaire « développement durable » au Collège de France, il faut arrêter de manger de la viande ! A titre d’exemple voici combien de litres d’eau « virtuelle » il faut pour produire différents aliments (eau virtuelle = eau nécessaire dans toute la chaîne, sous forme de pluie, humidité de l'air, jusqu’à l’eau courante)

  •  1 kg de bœuf : 13000 litres
  •   1 Kg de porc : 4600 litres
  • 1Kg de riz : 1400 litres
  •  1 litre de lait : 790 litres
  •   1 Kg de pommes de terre : 100 litres

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Une géographe (Sylvie BRUNEL) est plutôt optimiste. Elle pense que les réserves de production permettraient de nourrir jusqu’à 12 milliards de personnes ! Pour cela il faut augmenter les surfaces cultivées (Afrique, Amérique latine, Russie) et augmenter les rendements. Elle précise que la faim n’est pas liée à un problème de production mais de répartition (manque de pouvoir d’achat). Elle ajoute, ce qui peut paraître paradoxal à première vue, que les zones les plus peuplées sont « protégées » contre la famine car elles adoptent les innovations agricoles (révolution verte en Inde par exemple).

03ETE02_022.jpg

Et si on ne produisant que du bio ?  Hélas ! La production mondiale chuterait (dramatiquement pour la France dont le secteur agro-alimentaire excédentaire actuellement deviendrait déficitaire), de plus le bilan carbone du bio n’est très pas bon (passage fréquent du tracteur pour enlever les mauvaises herbes,…). Le bio est excellent pour les pays riches (coût de 30 à 70 % plus cher), mais ce n’est pas une solution pour nourrir 9 milliards d’humains ni une bonne chose pour le bilan carbone.

Comme d’habitude, pas de solution miracle ! Il va falloir observer, réfléchir, expérimenter et pas seulement se contenter d’arguments simplistes !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 23 février 2011 3 23 /02 /Fév /2011 06:08

La révolution des NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) qui bouleverse l’économie et décuple les effets de la mondialisation est également le vecteur des révolutions sociales dans les pays musulmans.

Ces pays comportent des populations jeunes, parfois très instruites et souvent au chômage. Que les pays soient riches en ressources pétrolières ou non, le partage est mal fait. Les richesses sont accaparées par des castes au pouvoir, des féodalités qui ralentissent, qui freinent ou qui empêchent le développement économique.

enfants-revolver.jpg

Pendant un temps, les traditionnalistes islamistes ont tenu le drapeau de la révolte contre les dirigeants de leurs pays et contre l’Occident. Ce n’est pas leur voix que l’on entend aujourd’hui mais plutôt celle de la jeunesse qui se voit privée d’avenir et qui aspire plutôt à un mode de vie à l’occidental. Les revendications concernent pêlemêle la démocratie, la dignité, le travail, la fin du chômage, le développement… Beaucoup de ces revendications ne pourront évidemment pas être honorées par le simple renversement du dictateur au pouvoir et le chemin risque d’être long et périlleux, mais il faut se souvenir que le cheminement dans nos démocraties ne s’est pas fait non plus en un claquement de drapeau révolutionnaire ! Quand à la laïcité et à la séparation de l’église et de l’état, elles ont été obtenues de hautes luttes qui ont laissé des traces pendant longtemps dans notre pays !...

Toutes les dictatures sentent le vent du boulet et même la dictature chinoise frémit au point d’interdire les mots « Tunisie » et « Jasmin » sur les moteurs de recherche internet.

Il est urgent de laisser tomber la realpolitik et de soutenir, y compris financièrement, ces jeunes tentatives de démocratisation.

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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