ppp (Petite Psychologie de Poche

Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 06:51
Suite à un mail reçu en réponse à la chronique du 9 mars ( http://www.alain-barre.com/archive-03-9-2009.html ), je reviens sur les critères de séduction chez les femmes.
La silhouette séduisante se résume en un chiffre : 0,70 ! C'est le chiffre magique,le rapport divin de la séduction féminine ! Il représente le rapport entre le tour de taille et le tour de hanche (0,71 exactement, d'après les psychologues évolutionnistes) !
En réalité, ce qui fait craquer les hommes, c'est un chiffre, un rapport mathématque, presque une abstraction...La minceur quasi maladive mise en avant dans nos cultures occidentales, est une lubie passagère, une exagération outrancière des caractères des jeunes adolescentes, juste pubères : longues jambes, petits seins, hanches peu développées, visage juvénile,... Il faut le répéter, cette exagération est un effet de mode qu'illustre bien la poupée Barbie dont on fête le cinquantième anniversaire (!!!...) Cela ne durera pas éternellement... il me semble d'ailleurs qu'un mannequin célèbre : Laetitia CASTA a snobé ce système et s'en est fort bien portée !...
Sait-on pourquoi ce rapport plaît tant aux hommes ? Les physiologistes ont déterminé qu'il était un signe de bonne santé chez la femme et, surtout, de fertilité ! ...


A vrai dire, le mâle de cette curieuse espèce, Homo Sapiens
("homme qui pense" !), est tout "bêtement" séduit par des leurres, comme les autres espèces animales, ni plus ni moins, leurres d'une grande simplicité et d'une terrible efficacité :

- La jeunesse, nécessaire pour faire de beaux enfants et qui se manifeste par des signes qui font la fortune des marques de cosmétiques : grands yeux, lèvres pulpeuses, peau douce, cheveux soyeux, seins fermes , etc...,

- Le ratio 0,70, signe de bonne santé et de fertilité
(le poids n'est pas le critère essentiel)

- La santé. La maigreur des mannequins d'aujourd'hui devrait donc être considérée comme un signe négatif, mais on peut l'expliquer par le fait que nous sommes sortis des temps de famine et les femmes (en occident) n'ont plus besoin d'afficher une chair pulpeuse et un teint rose pour signaler qu'elles sont en bonne santé. Par ailleurs, cette maigreur est également un effet de mode (mode "djeunn") comme signalé plus haut...

Alors "la beauté intérieure" et toutes ces choses que l'on dit sur ce qui va au-delà des apparences, ne seraient que de la foutaise ? Évidemment non ! Mais quand on parle de séduction, on parle de l'inconscient, du "coup de foudre", de l'accroche immédiate... dont on sait qu'il n'a qu'un but, rapprocher des amants.... une fois cette mécanique - qui ne doit rien à la raison-  enclenchée, toutes les autres qualités, la personnalité, et la fameuse "beauté intérieure" refont surface pour valider ou invalider le choix inconscient....Les critères peuvent être alors infiniment variés et tout le monde a sa chance ! Par contre pour élire une reine du carnaval ou une miss univers, les critères sont peu nombreux et à peu près les mêmes partout !


C'est pourquoi je maintiens qu'il y a de nombreux modèles de séduction féminine. L'important, est qu'ils ne s'écartent pas trop du ratio 0,71 (exit les nageuses de l'ex Allemagne de l'Est par exemple !). Pour le reste : hauteur, poids,... le modèle est "élastique", très élastique même... Entre les pulpeux modèles de Rubens (qui malmenaient un peu le ratio) Ceux de Bouguereau (peintre de la fin du XIXème) qui se rapprochent plus de notre goût moderne... et les poupées Barbie (qui le malmènent aussi) il y a de la place pour de multiples formes de beautés féminines dont les artistes du néolithique au Sahara (il y a 5000 ans) semblaient déjà bien connaître les secrets !
Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /Mars /2009 06:40
La psychologie évolutionniste, encore méconnue en France, suppose que des traits de comportements, des réactions émotionnelles ont été sélectionnés au cours des deux millions d'années qui nous ont précédés  et qu'ils s'expriment toujours à travers nous, mais dans un contexte décalé, qui n'est plus le même. Il y a "mismatch" selon l'expression consacrée. Nous ne sommes pas une pâte vierge que la culture pourrait façonnée à sa guise. Ainsi, par exemple, l'agressivité existe en nous, comme un legs des générations antérieures. La culture ne l'a pas éradiquée et elle ne le pourra pas, par contre nous pouvons inventer des règles, des lois pour la « domestiquer ».
 La violence du monde actuel peut parfois donner à penser que la culture est un échec et que nous en sommes toujours à l'âge de pierre. Des spécialistes estiment, pour leur part, que notre monde est moins sanglant qu'autrefois et que les civilisations « premières » n'avaient rien de pacifique !
En réalité, depuis cent mille ans nous n'avons pas changé (ou fort peu) et si l'un de nos ancêtres homo sapiens revenait sur terre et qu'il était élevé comme l'un de nos enfants, il s'intégrerait parfaitement dans notre société.
Nos émotions, nos désirs sont les mêmes car il n'y a pas eu de changements majeurs dans l'espèce. La culture nous a seulement appris à gérer les situations de plus en plus complexes, hélas, sans pouvoir éliminer les guerres !
Nos gènes sont les mêmes mais il est possible que l'éducation ait le pouvoir, même s'il est limité, de changer leur expression (ils pourraient être activés ou désactivés en partie ou en totalité).   C'est ce que commence à découvrir cette toute jeune science pleine de promesses : l'épigénétique, dont nous avons déjà parlé et dont nous reparlerons un jour.
Si cela est vrai, la culture, l'éducation, imprimeraient, dans une certaine mesure, et même si ce n'est que partiellement, leur marque en nous ?... Une lueur d'espoir, un peu de poésie dans ce monde de brutes !....
Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 06:30

Les hommes n'ont pas ce délicat problème de la "culotte de cheval", mais, des centaines de milliers d'années de sélection naturelle, leur ont légué une particularité qui n'est pas plus esthétique : "la bouée de sauvetage", augmentée pour certains, d'un impressionnant "durillon de comptoir" ! Chacun a ses petites (ou grosses) misères !

Pendant des milliers de génération, le rôle des mâles, pense-t-on, a été la quête de nourriture, par la cueillette, comme les femmes, mais surtout par la chasse. Pour cette dernière activité, il est nécessaire de marcher ou de courir longtemps, y compris quand on est affamé et que les réserves de nourriture sont épuisées !...

Où caser ces sacrées réserves de calories ?...Comme vous vous en doutez, elles se sont fixées, pour les hommes, plutôt sur le ventre, la bedaine, le bidon, la brioche, le buffet, le coffre, et j'en passe et des meilleures !....

Ces réserves sont sollicitées lors d'un effort de longue durée. Perdre du ventre, pour un homme, est donc plus aisé que pour une femme. Il lui suffit de manger moins, moins gras et moins sucré, de boire moins (non, je ne parle pas de l'eau, mais d'un certain jus fermenté...) et d'avoir une activité physique longue et soutenue (marche dynamique ou jogging par exemple, mais également une activité professionnelle « manuelle ».

C'est tout de même plus facile que d'allaiter tout en étant affamée !....

Bon...pas trop diffcile mais un nombre impressionnant d'hommes préfèrent tout simplement repousser d'un cran leur ceinture !....

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 05:51

On sait que les femmes ont tendance à prendre de l'embonpoint  sur les fesses et les cuisses et les hommes sur le ventre.

D'innombrables régimes promettent aux femmes de leur faire perdre ces amas adipeux que les codes occidentaux de la séduction moderne jugent disgracieux. En vain ! Quel que soit le type du régime, le poids général diminue, mais la culotte de cheval reste ! On remarquera que comparativement, il existe peu de régimes amaigrissants destinés aux hommes...

Pourquoi ces différences ? Il faut les rechercher plutôt dans l'histoire de l'espèce que dans celle des individus. Pendant plusieurs millions d'années nos ancêtres ont vécu dans des petits groupes de quelques dizaines d'individus. Leurs occupations principales ? se nourrir, se reproduire...


Parmi les femmes ayant des enfants, seules ont survécu celles qui, par temps de disette ou de famine, avaient suffisamment de réserves personnelles pour assurer leur propre subsistance tout en allaitant leur bébé. Le meilleur endroit pour stocker ces réserve : les fesses, les cuisses. Sous quelle forme ? La graisse ! En effet, les lipides (huile, graisse...) sont les éléments nutritifs les plus chargés en calorie : 9 calories par gramme. Les glucides (sucre, amidon...) en apportent à peu près moitié moins : 4 cal. Les protides (viande, légumineuses...), également 4 calories.

Les femmes qui disposaient de ces avantages ont survécu en plus grand nombre ainsi que leurs enfants (vous remarquerez, sur ces statuettes du musée des civilisations préanatoliennes d'Ankara, que ces femmes ont les hanches larges mais la taille fine !) Elles ont ainsi transmis leurs gènes à leurs descendants. Au cours des milliers de générations qui nous ont précédés la sélection naturelle n'a laissé passer au travers de son filtre impitoyable, que les femmes qui disposaient de cet avantage génétique. Les femmes actuelles disposent toujours de ce même avantage, mais elles ne le considèrent plus comme un privilège (en occident) et font régime sur régime pour le perdre.

Pourquoi ces régimes ne donnent-ils pas satisfaction ? Les graisses stockées au niveau des cuisses et des fesses par les femmes, ne sont destinées à « fondre » que lorsque les femmes allaitent par temps de famine, c'est-à-dire quand il n'y a plus d'autres aliments pour la survie du bébé, conditions un peu draconniennes pour un régime amaigrissant !... (à suivre)


Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 06:22

Comme on le voit, le mode d’intervention des TCC (Thérapies Cognitives et comportementales) est bien différent de celui de la psychanalyse. Nous ne sommes pas manipulés par un inconscient que seul le psychanlyste saurait interpréter. Pour les TCC, le trouble psychologique est un problème que l’on affronte à deux. Les séances ne se passent pas allongé sur un divan, mais côte à côte. La cure ne dure pas des années, elle s’étale, en général, sur 6 mois ou un an.

Les TCC n’ont pas la prétention de tout traiter. Chez l’adulte elles offrent de bons résultats pour les problèmes de dépression, de troubles anxieux généralisés, d’attaques de panique, de troubles obsessionnels compulsifs (TOC), de phobies, d’addiction au jeu, de manque d’affirmation de soi, de personnalité « borderline » et les schizophrénies.

Chez l’enfant, on utilise les TCC pour les troubles autistiques, l’hyperactivité avec déficit attentionnel (THADA), l’anxiété de séparation et le trouble oppositionnel.

En médecine comportementale, les TCC ont fait la preuve de leur utilité pour l’insomnie, la douleur chronique, l’alcoolisme.

En 2005, un rapport de l’INSERM montre que les TCC sont plus efficaces que les autres formes de thérapies pour 15 des 16 troubles psychologiques étudiés.

Malheureusement les thérapeutes capables d’utiliser cette forme de thérapie sont trop peu nombreux en France, de l’ordre d’un millier.


Pour en savoir plus :


Des sites :

       - Une association sur le thème de l’agoraphobie : http://mediagora.free.fr/

       - Le site de l’association française de TCC : http://www.aftcc.org/ . L’onglet « contact » permet d’accéder à une liste des psys  adhérents de l’AFTCC, par département.

       - Un article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychoth%C3%A9rapie_cognitivo-comportementale

 

Des livres pour approfondir :

       - Un mini-livre (60 pages) aux éditions « les essentiels Milan » : les thérapies cognitives et comportementales », Monestés et Boyer.

       - Un livre de référence : Les thérapies cognitives et comportementales, Jean Cottraux (éditions de Retz)

       - Sur l’enfant opposant : de l’enfant roi à l’enfant tyran, Didier Pleux (éd Odile Jacob)

       - Un bon ouvrage de vulgarisation : Les thétapies cognitives, Christophe André

           - Le rapport de L’inserm (il contient, entre autres, une bonne description des TCC) : http://ist.inserm.fr/basisrapports/psycho.html
Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 06:13

Les thérapeutes cognitivistes pensent que beaucoup de troubles psychologiques qui nous affectent ont été appris au cours de notre enfance, mais également à d'autres moments de notre vie. Aux apprentissages négatifs il faut substituer des apprentissages positifs. Par exemple pour une personne qui a restreint de plus en plus son périmètre de sortie jusqu’à finir par rester cloîtrée chez elle (agoraphobie), le thérapeute apprendra, d’abord en imagination et sous relaxation, à affronter une sortie près de chez elle, puis à pratiquer cette sortie réellement. Progressivement le périmètre et les lieux de sorties seront diversifiés jusqu’à ce que la personne se sente à l’aise.

En parallèle à cette forme d’intervention qui est de nature comportementale, le thérapeute analyse avec le patient les pensées, les images associés à l’agoraphobie. Pour cela on lui demande de noter les pensées automatiques qui surgissent dans son cerveau quand la peur ou toute autre émotion négative surgit. Exemple de pensées automatiques pendant une crise : « je vais perdre le contrôle de moi », « je vais devenir fou », je vais me mettre à hurler », « je vais me mettre à bafouiller ou à parler bizarrement »,….

On se rend compte progressivement que ces pensées, sont souvent organisées en un ou plusieurs grands schémas.

Nous portons tous en nous des « organisateurs de pensées » qui ne sont pas directement accessibles à la conscience. C’est l’observation de nos actes et des émotions que nous ressentons quand un problème surgit qui va nous renseigner sur leur teneur.

Avec l’aide du thérapeute, le patient va apprendre à modifier ces pensées automatiques et à assouplir les schémas inconscients.

Cette partie de la thérapie est cognitive. Elle cherche à agir sur les cognitions, c‘est à dire sur ce que nous nous disons et pas seulement sur nos comportements. Les deux interventions sont menées en parallèle et se complètent.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 06:38

Le mot "cognitif" désigne la pensée sous toutes ses formes : mots, phrases, images mentales,.... Il décrit également le monologue intérieur qui nous habite continuellement d'une manière plus ou moins consciente. Ce monologue intérieur accompagne les mots que nous prononçons. Il est rendu possible par le fait que notre pensée est beaucoup plus rapide que la parole. Quand quelqu’un nous parle, nous écoutons ce qu’il dit, mais nous écoutons également en nous, les commentaires que sa parole suscite (et parfois nous lui coupons la parole, car nous sommes rendus beaucoup plus loin que lui). 

Ce flot continu de pensées intérieures est ce que l’on appelle aujourd’hui, les cognitions. Les cognitions ont une couleur émotionnelle qui correspond à l’humeur du moment : gaie, triste,… nos émotions influencent le contenu des cognitions mais, inversement, nos cognitions (surtout quand elles sont volontaires, comme on apprend à le faire en thérapie) peuvent influencer notre humeur ! Ces cognitions ne s’arrêtent jamais - le cerveau produit de la pensée comme le foie produit de la bile- nous en avons lorsque nous sommes éveillés mais aussi lorsque nous dormons. Les rêves en sont la forme la plus connue mais pas la seule. Nous avons des cognitions tout au long de la nuit et dans toutes les phases du sommeil !

 

Les thérapies cognitives aident le patient, dans un premier temps, à identifier ces pensées plus ou moins conscientes qui défilent en lui puis, dans un deuxième temps, à les modifier ou les assouplir suffisamment pour qu’elles n’entretiennent pas l’humeur négative.

 

Nous ne sommes pas que de purs esprits, occupés à produire des cognitions toute la journée, nous avons également des comportements et nous produisons des actes. Il est, dans la plupart des cas, vain de n’agir que sur les cognitions sans transformer notre façon de vivre. Les thérapies cognitives incitent le patient à mettent en œuvre un ensemble d’actions pour changer concrètement sa vie. Elles ne sont pas que « cognitives », elle sont aussi « comportementales », d’où leur appellation : Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC).

à suivre...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 19 août 2008 2 19 /08 /Août /2008 06:29

Le livre de Pinker n’est pas un ouvrage facile, d’autant plus que les exemples sont pris dans la langue anglaise avec laquelle on n’est pas forcément familier mais, comme il traite des bases universelles du langage, on s’y retrouve assez facilement tout de même. Il essaie de rendre accessible la découverte fondamentale de CHOMSKY : les structures du langage ne s’apprennent pas, il existe une « grammaire » universelle. Pinker, traduit cela en mots plus familiers : « l’instinct du langage ». Cela suppose qu’à la naissance nous possédions des compétences déjà préparées. Un autre chercheur, FODOR, a précisé qu’elles étaient présentes sous forme de modules. La théorie modulaire du cerveau est née ainsi. Elle est source de nombreuses recherches aujourd’hui et inspire, entre autres, la psychologie cognitive.

Elle implique que nous ne sommes pas que les produits de notre éducation ou d'une culture mais qu’une nature humaine existe et que des différences entre hommes et femmes existent aussi. Corrigeant Simone de BEAUVOIR, on pourrait dire : « On naît femme et on le devient, on naît homme et on le devient» (au lieu de « On ne naît pas femme, on le devient »). Nous nous développons à l’intérieur d’un cadre inné mais la souplesse de notre cerveau est telle que nous construisons des destins extraordinairement différents à partir de bases communes. L’exemple du langage, de ce point de vue est édifiant, à partir d’une grammaire générative (instinctive dit Pinker) nous élaborons une variété confondante de langues : une dizaine de grandes familles et près de 5000 langues répertoriées aujourd’hui !....

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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