Récits

Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /Avr /2009 05:59
Dimanche 12 avril se déroulait la finale des championnats du monde de surf professionnel sur le site de la SAUZAIE à Brétignolles sur mer (en Vendée). Ce championnat comporte plusieurs étapes et celle de Brétignolles est la première pour la zone Europe.
Deux grands champions s'affrontaient, à la marée montante, vers 17 H, dans les eaux brunes et vertes du spot de la Sauzaie. Sur le plateau rocheux les vagues atteignaient, malgré le vent, une hauteur de 1,5 m. Juste la hauteur qui convient pour réaliser de belles figures !

L'Australien Lincoln TAYLOR est un surfeur blond, fin, élancé, aux épaules larges. Son style est particulièrement élégant.
Le français, Joan DURU, originaire des Landes, est massif, trapu, râblé. On l'imagine bien en bûcheron landais ou rugbyman. Cela ne l'empêche pas de faire preuve d'une étonnante agilité. Mené au point, il sait attendre avec une patience remarquable les dernières minutes pour saisir une bonne vague. Sa patience est récompensée : il enchaîne figure sur figure et remporte largement la compétition. Il faut autant admirer sa force de caractère que ses capacités physiques quand on sait le stress que représente une attente de presque 15 minutes (sur les 35 minutes que dure une finale) pendant lesquelles la mer n'offre que des vagues mineures incapables de permettre une belle exhibition. Il sait alors résister à la tentation et saisir sa chance juste quelques minutes avant la fin !
Bravo à ces deux champions !...
Suite, demain, avec l'invité surprise de ces championnats : Louis FEARS ...

Vous êtes invités, le jeudi 16 avril à 20H30, à une promenade-photo, à la médiathèque de PORNIC (35 rue Tartifume). Pas de petits fours, mais je commenterai quelques unes des photos de l'expo : "Un milliard de sourires" puis nous regarderons quelques séquences de films sur écran et nous prendrons le temps d'échanger sur l'INDE. Au plaisir de vous y retrouver !
Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 06:50
- ça a l'air intéressant c'truc-là, là haut !...
- Aller, zou...je fonce !...
- Ouiouiouiouiiii...ça marche !
- Bon, aller...j'y retourne !
- Par en bas...
- Par en haut...
- En faisant l'hélicoptère...
- De plus en plus fort...sans bouger une plume !
- Bon...j'suis un peu gavé, moi !...un peu de mal à digérer !...
- J'tombe comme une pierre !...
-Tout de même, c'était super !...gloups !  hic !...mais j'suis cuit..cuicui !
Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 06:31
Je suis né dans un petit village de Vendée tenu fermement en main par quelques patrons et le curé. La messe était quasiment obligatoire et tout le monde s'y retrouvait le dimanche, à part quelques mécréants. L'école était dirigée par des bonnes sœurs et les enfants de la bourgeoisie locale poursuivaient leurs études dans un pensionnat religieux qui les menait jusqu'au bac. Pas question pour un enfant d'ouvrier de faire des études secondaires et encore moins de fréquenter une école laïque. Or mes parents avaient de l'ambition pour leurs enfants. La République offrant «des bourses » pour les élèves méritants mais nécessiteux, ils nous firent passer le fameux « examen des bourses » et décidèrent de nous placer, mon frère et moi, en internat dans un lycée public. La décision n'étant pas facile à prendre ils firent un lot groupé. Mes deux sœurs, plus âgées, ne bénéficièrent pas de cette courageuse initiative car c'était déjà terriblement osé pour des garçons, alors pour des filles !....

La réaction fut immédiate. Le curé monta en chaire pour pontifier sur les mauvais chrétiens qui osaient envoyer leurs enfants dans ce lieu de perdition : un lycée public !

Après mûre réflexion, notre mère prit sa plus belle plume pour écrire au curé et à l'évêque. Voici cette lettre :


« Si je prends l'initiative de vous écrire, permettez que je m'adresse à l'homme et non au prêtre que je respecte infiniment, car un prêtre, dans le sens du mot, n'aurait pas agit avec ce manque de charité. En quoi notre situation de famille, intéresse-t-elle le monde, pour donner des précisions et des chiffres qui ne pouvaient vous être fournis que par des commérages?

            Il vous est facile, du haut de votre chaire, d'humilier les familles. Je ne suis pas la première. Je ne crains pourtant pas une explication loyale, cela aurait été normal et beaucoup plus franc de votre part. Mais votre but est autre. Nous faire encourir la réprobation générale... Peu en rapport avec la belle maxime chrétienne : "Aimez-vous les uns, les autres.. !".

            Vous m'avez douloureusement atteinte et, si je savais tous les dimanches entendre des discours de ce genre, je me verrais dans l'obligation de rester chez nous... Cette extrémité répugnerait profondément à mon âme chrétienne et si j'ai la responsabilité de l'âme de mes enfants, vous avez, plus que moi, la responsabilité des âmes de votre paroisse. Ne craignez-vous pas d'aller à l'encontre de votre devoir?

            Quant aux personnes soit disant héroïques, je suis bien placée pour savoir que leur héroïsme ne tenait qu'à un fil... »


On ne peut être qu'infiniment reconnaissant à des parents d'avoir eu ce courage et cette audace !

Il m'arrive souvent de penser à cette histoire quand je voyage dans des pays musulmans ainsi que dans certains quartiers en France, où l'intégrisme religieux gagne du terrain. Je me dis : ces pauvres gens se font manipuler. Chez nous, autrefois, il n'y a pas si longtemps, nous avons connu le même aveuglement. L'alliance du cimeterre et du Coran ne vaut pas mieux que celle du glaive et du goupillon, mais un jour l'intégrisme disparaîtra, le fanatisme passera, les voiles tomberont ! Parmi  tous ces croyants que leur religion aveugle, beaucoup sont des personnes honnêtes. Un petit nombre seulement est outrecuidant ("croyant" et "outrecuidant" ont la même racine étymologique).Patience, patience... les temps changeront. Un jour la religion musulmane redeviendra une croyance ordinaire ni pire ni meilleure que les autres. Pour cela il faudra qu'elle cesse d'être une arme entre les mains de fanatiques dont le but n'est pas l'élévation de l'âme, mais leur propre élévation : le pouvoir !

Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 06:58

Pendant les longs mois d'hiver, tout est prétexte à boustifaille pour réchauffer les cœurs, remonter le moral en remplissant les estomacs et arrosant le gosier !...

Après noël et sa bûche, l'épiphanie et sa galette, à peine la dernière bouchée de frangipane avalée, on passe à la Chandeleur et à ses crêpes !...

Cette fête, comme beaucoup d'autres, a une origine chrétienne qui elle-même est venue recouvrir une fête païenne plus ancienne : la « festa candelarum » ou « fête des chandelles ». Puis, vers l'an 500, le pape de Rome, pour récompenser les pèlerins fatigués de leur longues errances depuis Jérusalem, pensa à les réconforter en leur distribuant des crêpes roulées en cornet. Succès immédiat !... Puis, comme souvent quand on ne sait plus d'où vient une tradition et pourquoi on la perpétue, de nombreuses superstitions se greffèrent dessus...

Ainsi, dans ma Vendée natale, terre bien connue pour ses sourciers, guérisseurs, conjureurs et sorciers de tout poils, ma mère faisait sauter la première crêpe sur le haut de l'armoire pour conjurer les mauvais sorts. Si, de plus, elle tenait un Louis d'or dans sa main, on était sûr de bénéficier d'une bonne fortune dans l'année ! Damned, comme aurait dit le capitaine Haddock, j'y cours, et que ça saute !

Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 06:25

Depuis la révolution, les reines ne sont plus de droit divin, elles doivent leur titre aux médias et, en particulier, aujourd’hui, à la presse people et à la télé Il y a quelques jours, Carla était invitée sur canal +. Les reines vivent des médias, mais les médias vivent aussi des reines !  Canal + était, ce soir-là, expert en ronds de jambes !  La République avait quitté son bonnet phrygien pour se parer de la perruque poudrée.

Le bon peuple de couillons que nous sommes, à besoin de modèles éclatants de réussite et de beauté. Ces modèles rassemblent en eux les aspirations et les désirs inassouvis du plus grand nombre. De ce point de vue le culte adressé à la reine Diana a atteint des sommets (celui envers The King Elvis Presley, n’était pas mal non plus !). La reine Carla rejoindra-t-elle ces figures mythiques dans la légende ? Pas sur ! Contrairement à ce qui se passe à la cour anglaise, en France nous avons l’habitude de couper régulièrement les têtes qui dépassent et, bien que la reine Carla aient une belle voix, elle ne fait pas vibrer les foules comme Elvis !...

Cependant, ne boudons pas notre plaisir !... Ci-dessus quelques expressions de la reine Carla prises sur le vif pendant cette émission.

Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 06:59
Le Fantasia est dans la forme Joubert. Malgré les 350 m de celle-ci, le paquebot géant déborde au-dessus du pont,  impressionnant les visiteurs qui se pressent nombreux !...

Patrick en a fait une photo panoramique (en accolant deux photos) ....
...et Christelle a pris des ouvriers qui peignent l'étrave, dans le fond de la forme...

J'ai pris des photos en grand angle (10 mm, équivalent d'un 15), déformant et accentuant l'impression de gigantisme !....

Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 24 septembre 2008 3 24 /09 /Sep /2008 06:28

Le MSC Fantasia est actuellement dans la forme Joubert, la plus grande de St-Nazaire. La forme a des dimensions tout à fait respectables (350 m) mais le nez du paquebot dépasse tout de même au-dessus du pont-écluse et surplombe les passants et les voitures ! Il est presque aussi monumental que le Queen Mary, 333 mètres de long et 38 m de large. Il peut héberger 5200 personnes dans 1650 cabines pour les passagers et 697 pour l’équipage. 

La commande a été passée par la société italienne MSC qui s’est déjà appuyée sur le savoir-faire des nazairiens pour d’autres navires.

Les propriétaires changent mais les ouvriers restent. Les chantiers sont passés, en quelques années des mains d'Alsthom à celle d'Aker Yards et, depuis quelques semaines, un repreneur Sud coréen est aux manettes ! Le transfert ne s’est pas fait sans quelques échauffourées et le mari de Carla BRUNI s’est déplacé lui-même, en particulier et personnellement pour rassurer la base ! Que diantre ! Damned, comme dirait le capitaine Haddock dont on voit les photos partout dans St-Naz ! Mille sabords et tonnerre de Brest !

Vous pouvez voir encore cette superbe œuvre d’art moderne (plus intéressante à mon goût qu’une vache conservée dans le formol ) jusqu’à la fin de l'année 2008.

Les photographes ont usé déja beaucoup de cartes mémoire pour immortaliser ce chef d'oeuvre. Pour changer un peu, j'illustre cette chronique, de photos prises avec un "oeil de poisson".  L'oeil de poisson est un objectif qui a une longueur focale tellement courte qu'elle offre une vision plus large que l'oeil humain. Plus la focale est courte (ici, 10 mm au lieu de 40 pour l'oeil humain) plus l'objet que l'on photographie semble déformé.  On peut rectifier cette déformation, mais dans le cas présent, je trouve qu'elle rend mieux compte de la masse impressionnante du paquebot. Qu'en pensez-vous ?

Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 05:56

Surprise, dans le jardin, un hérisson !...

Il n’est pas très vif, bien que l’œil soit brillant…

En réalité, il est affaibli par des tiques, accrochées entre les piquants, comme des grappes de raisins mortels, autour de la tête, sous le ventre, un peu partout…

Les tiques, de la taille d’un petit grain de raisin, sont gorgées de sang !

L’opération sauvetage va commencer. Pour retirer les tiques, le hic c’est de ne pas laisser la tête qui infectera l’animal ! Sur internet, les conseils approximatifs abondent : utiliser de l’éther pour endormir le monstre, l’asphyxier avec une goutte d’huile,…

Nous utiliserons une simple pince à épiler en arrachant la bestiole progressivement, par un mouvement de balancement. En s’y prenant ainsi, il faut quelques dizaines de secondes pour lui faire lâcher prise…vérification pour savoir si la tête est bien arrachée…puis la bestiole est jetée dans une boîte métallique.

Les tiques ont la peau dure et, aussi incroyable que cela puisse paraître, le décrochage ne les a pas traumatisées, elles s’agitent dans le fond de la boîte et, certaines escaladent les parois !!!

Après avoir retiré une trentaine de tiques, les plus visibles, nous administrons au hérisson, un répulsif anti-tiques destiné habituellement aux chiens. Ensuite nous le confions au voisin qui dispose d'un jardin fermé et n’utilise pas de produits chimiques ! Souhaitons longue vie au rescapé !...

Pour en savoir plus sur les tiques : http://www.protegeonsnosanimaux.be/aboutticks.asp

Par alain barré - Publié dans : Récits
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Recommander

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

LIENS

Présentation

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés