Samedi 7 janvier 2012
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Jaisalmer est une ville mythique sur la route de la soie qui, après un déclin de plusieurs
siècles, a connu un certain regain du fait de la scission entre l'Inde et le Pakistan. L'Inde a créé des infrastructures de communication pour installer une puissante base militaire face
à l'ennemi pakistanais. Par la suite, les hippies firent les beaux jours et la renommée en Occident de cette étrange ville du désert !
Nous commençons la visite par les tombeaux des maharajahs, tombeaux
prestigieux, appelés cénotaphes, élevés à la gloire du défunt et dépourvus de corps (crémation).
Ils sont en grès, comme tous les bâtiments de Jaisalmer, non pas en grès rose mais en grès jaune
qui prend de belles couleurs mordorées au soleil couchant !
Existeraient-ils encore des maharajahs au rajasthan ? On pourrait le croire à voiyant apparaître
cet homme en grand habit de cérémonie !...
Les indiens aiment s'habiller en maharajahs pour leurs somptueuses (et très coûteuses) cérémonies
de mariage qui sont encore, pour la plupart d'entre eux, des mariages arrangés pour le meilleur et pour le pire !....
Le soleil baisse et les couleurs de la pierre deviennent de plus en plus chaudes...
L'orgueil ce ces souverains qui se font construire de somptueux monumements avec la sueur de
leurs sujets est souvent répugnant ! Parfois on leur pardonne car ils ont eu le goût de faire réaliser de belles oeuvres !..
La Corée du Nord vient de perdre son dictateur et d'en gagner un autre qui n'a pas l'air plus fin ! C'est l'un des derniers petits pays communistes (avec la
Birmanie, le Vietnam et Cuba) plus ou moins inféodés à la Chine. Pour les plus jeunes, le mode de vie dans un pays communiste est sans doute très difficile à imaginer. Pour en avoir une idée on
peut voir ou revoir le film génial "Cood bye Lenin" ou "la vie des autres", mais aussi lire ou relire le livre de Georges ORWELL "1984".
En voici un court passage :
"...Derrière Winston, la voix du télécran continuait à débiter des renseignements sur la fonte et sur le
dépassement des prévisions pour le neuvième plan triennal. Le télécran recevait et transmettait simultanément. Il captait tous les sons émis par Winston au-dessus d’un chuchotement très bas. De
plus, tant que Winston demeurait dans le champ de vision de la plaque de métal, il pouvait être vu aussi bien qu’entendu. Naturellement, il n’y avait pas moyen de savoir, si, à un moment donné,
on était surveillé. Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque personne ne pouvait le savoir. On pouvait même imaginer
qu’elle surveillait tout le monde, constamment. Mais de toute façon, elle pouvait mettre une prise sur votre ligne chaque fois qu’elle le désirait. On devait vivre, on vivait, car l’habitude
devient instinct, en admettant que tut son émis était entendu et que, sauf dans l’obscurité, tout mouvement était perçu.
Winston restait le dos tourné au télécran. Bien qu’un dos, il le savait, pût être révélateur, c’était plus
prudent. A un kilomètre, le ministère de la Vérité, où il travaillait, s’élevait vaste et blanc au-dessus du paysage sinistre (...) Le ministère de la Vérité - Miniver, en novlangue - frappait par sa différence avec les objets environnants. C’était une
gigantesque construction pyramidale d béton d’un blanc éclatant. Elle étageait ses terrasses jusqu’à trois cents mètres de hauteur. De son poste d’observation, Winston pouvait encore déchiffrer
sur la façade l’inscription artistique des trois slogans du parti.
LA GUERRE C’EST LA PAIX
LA LIBERTE C’EST L’ESCLAVAGE
L’IGNORANCE C’EST LA FORCE