En 1893 et 1894 MAXENCE participe au concours de la figure peinte. Le modèle est peint en contrejour et en contreplongée selon un cadrage original (on le voit de dos). Le fond est vide et indifférencié. Malgré la perfection du dessin, l’ensemble, cependant, manque de profondeur.
L'année suivante, en 1894, MAXENCE remporte ce même concours de la figure peinte. Le modèle est peint en contrejour et en contreplongée selon le même cadrage original que l’année précédente. Mais cette fois, un léger halo de lumière met le sujet bien en évidence et renforce encore l’impression de force qui se dégage de cet homme à la musculature bien prononcée. La profondeur est suggérée par les personnages - d’autres élèves- que l’on distingue en arrière plan.
En 1894 il remporte le concours de « la tête d’expression peinte ».. Maxence deviendra un grand portraitiste et l’on sent déjà son talent dans ce portrait d’une jeune métisse qui semble indifférente au monde qui l’entoure, absorbée dans sa rêverie intérieure.
L'atmosphère qui se dégage de cette composition évoque celle des préraphaélites anglais, en particulier Rossetti peignant la Béatrice de DANTE en 1863
Dans son tableau, MAXENCE a adopté une composition en triangle et un point de vue en légère contreplongée, tous éléments qui concentrent le regard sur la tête du sujet. Le buste est traité avec soin, ce qui n’est pas le cas des vêtements et du fond qui sont traités rapidement. Rien ne doit distraire du thème principal !
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
C
La photographie est un art -et un art très populaire- dans le sens où elle a
pris la suite de ce qui fut l'occupation principale des artistes peintres pendant des siècles : peindre des personnages pour les faire connaître et reconnaître et donner à voir leur puissance,
leur gloire ou leur beauté !
Pour remplir cette tâche, les peintres
ont inventés plusieurs techniques. L'une d'entre elles consiste à mettre le personnage en valeur en l'isolant sur un fond de couleurs dégradées ou de flou. Ainsi le regard ne s'égare pas
sur la toile, il va droit au but !
Les appareils photos traditionnels
utilisaient une pellicule de 24X36 mm. Cela obligeait à avoir des optiques d'un diamètre important (c'est pour cela qu'il n'y avait pas d'appareils photos extra plat comme les
compacts modernes), ce type d'optique permet d'obtenir la netteté sur une profondeur (« la profondeur de champ ») très limitée, donc, en visant les yeux du
personnage, on obtient la netteté sur le visage et, ce qui est autour, devient flou rapidement. Ce flou s'appelle le « bokeh ». Il ressemble à l'effet que cherchait
certains peintres autrefois.
Les reflex numériques modernes
ont un capteur moitié plus petit que les pellicules 24X36 (depuis peu des reflex numériques sortent avec un capteur "plein format", càd 24X36, comme les anciens appareils argentiques).
Cela permet d'obtenir tout de même de très beaux bokehs. Les petits compacts ont un capteur minuscule. Grâce à cela leur système optique peut être considérablement miniaturisé et il deviennent
des « petits bijoux » qui tiennent dans un sac à main.
Autre conséquence : leur optique permet d'obtenir la netteté (profondeur de champ) de quelques cm à l'infini ! C'est souvent un avantage, mais pour obtenir l'effet de bokeh (le flou
autour du visage), c'est plutôt un handicap !
Alors, lequel choisir ? Si l'on souhaite faire de la photo souvenir, les petits compacts sont parfaits, si l'on souhaite faire de la photo plus artistique, il vaut mieux investir
dans un gros reflex ! Bien sûr, rien n'empêche d'avoir les deux types d'appareils que l'on utilise en fonction des occasions !
Samedi soir elles
chantaient à l’église de Pornic. Mercredi 13 août, elles se produiront à la chapelle de Prigny, aux Moustiers.