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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 06:43

C’est une bonne nouvelle : l’ouvrage de Steven PINKER « L’instinct du langage » vient d’être réédité ! Paru aux éditions Odile JACOB en 1999, il était devenu introuvable et, chose rare, qui souligne l’intérêt qu’il a suscité, on ne le trouvait plus ni sur les nombreux sites de vente de livres d’occasion ni chez les bouquinistes !


PINKER (après CHOMSKY dont il a été l’élève) part de la constatation suivante : tous les bébés apprennent à parler à peu près au même âge. Ils n’ont pas besoin de stimulation particulière. Il leur suffit d’être dans un milieu ordinaire, où l’on parle autour d’eux (où on leur parle également mais la théorie du « bain de langage » s’avère fausse, dans les cultures où l’on parle relativement peu aux bébés, on ne constate pas de retard de langage)  donc le langage est déjà préparé dans le cerveau.

Le langage n’a pas besoin de sur stimulation pour se développer, il se déploie à son heure, comme la marche pour laquelle un entraînement précoce n’apporte rien !

Il existe des milliers de langues mais toutes sont structurées de la même façon, au point que Noam CHOMSKY, qui a révolutionné la linguistique dans les années 60, parlait alors d’une « grammaire générative », c'est-à-dire de quelques grandes règles que l’on retrouve dans toutes les langues et qui les structurent au-delà de leurs différences !

Si le langage est naturel et ne nécessite pas d’apprentissage particulier (l’école de la vie  est suffisante), il n’en va pas de même pour l’écrit qui est une construction culturelle et qui doit s’apprendre et se transmettre  !

PS : En ces temps de vacances, on peut se poser la gravissime question : l’instinct du langage est-il un ouvrage à lire à la plage ? Personnellement, je préfère m’installer sur une terrasse de café, au-dessus de la plage éventuellement, un verre dans une main, le livre dans l’autre… Mais, c’est comme vous voulez, c’est vous qui voyez !....

Si vous ne trouvez pas ce livre en librairie, il est en vente sur le site de la FNAC :

http://livre.fnac.com/a2206900/Marie-France-Desjeux-L-instinct-du-langage?PID=1


Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 06:27

De nouvelles religions naissent continuellement dans le monde. Les nombreux « cultes du cargo » en Nouvelle-Guinée et Mélanésie, décrit par DAWKINS sont particulièrement instructifs car ils permettent d’étudier, comme au microscope, le développement d’une nouvelle croyance. Certains seront tentés de dire qu’il ne s’agit pas de religions mais de sectes. En réalité, toutes les religions ont été, à leur origine, des sectes, en concurrence avec d’autres religions en place. Celles qui ont réussi, ont acquis de la respectabilité, on ne les qualifie plus du nom méprisant de sectes mais on sanctifie leur réussite en leur attribuant l’appellation plus noble de religion.

Au cours de l’évolution nous avons acquis un cerveau capable de se poser des questions sur le futur et sur lui-même et nous ne nous privons pas de nous poser des questions sur nos origines et notre devenir. Les religions sont le reflet de cette capacité. Mais, au lieu d’appliquer le simple principe de précaution « quand on ne sait pas, on se taît », elles cherchent par tous les moyens à imposer leurs « vérités » plus ou moins tordues aux infidèles, c'est-à-dire à tous ceux qui n’entrent pas dans leur délire ! Oui, je le redis une nouvelle fois : l’existence est divine mais les dieux sont des inventions humaines !

 

Pour approfondir ces sujet, vous pouvez lire les ouvrages suivants :

- Richard DAWKINS : Pour en finir avec Dieu, éditions Robert Laffont. (c’est un succès foudroyant de l’édition, plus de 2 millions d’exemplaires vendus !)

- Michel ONFFRAY, Traité d’athéologie, (grand succès de librairie également)

- Pascal PICQ : Lucy et l’obscurantisme

- Claude ALLEGRE : Galilée (un excellent téléfilm a été tiré de cet ouvrage, Allègre jouait un petit rôle dans le film !)

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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 06:25

Dans son ouvrage « Pour en finir avec Dieu », Richard DAWKINS rapporte la naissance d’une nouvelle religion, en 1940, dans îles Vanuatu (Nouvelles Hébrides) : le culte de John Frum.

Peut-être ce John était-il un marin ? Malgré une enquête menée en 1950, on n’a pu acquérir la certitude qu’il ait vraiment existé !... On sait que John était de race blanche « de petite taille, à la voix aiguë et aux cheveux décolorés, il portait un manteau aux boutons brillants ». Il a fait des prophéties étranges, montant les gens contre les missionnaires et prédisant un grand cataclysme qui précéderait l’arrivée d’évènements miraculeux et l’arrivée d’un cargo « chargé en abondance de telle sorte que chacun en aurait autant qu’il voudrait ».

L'une des prophéties de John Frum a eu des conséquences désastreuses. Elle prédisait qu'il reviendrait sur l'île avec une nouvelle monnaie à l'effigie d'une noix de coco. Les gens devaient donc se débarrasser de leur argent et arrêter de travailler. Ce qui fut dit fut fait (bien que le cargo ne fut pas revenu) et l'économie de l'île subit de graves conséquences !

Cette nouvelle religion peut sembler ridicule à nos yeux d’Occidentaux. L’est-elle plus que la religion née autour de JESUS, de MAHOMET, de Joseph SMITH (inventeur de la religion des Mormons qui prospère à travers le monde aujourd’hui), de Ron HUBBARD (inventeur de la scientologie, une religion qui trouve des adeptes en France), et de bien d’autres ?... (à suivre)

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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 06:18

...L’Eglise catholique, par l’intermédiaire de Jean-Paul II, a donc réalisé un bel effort, en 1996, mais il ne s’agit que de concessions que le pape a fait, contraint et forcé par les avancées de la science et de l’éducation. Dans notre vieille Europe instruite, on ne peut plus faire gober n’importe quoi aux gens ! Mais l’Eglise catholique ne peut aller jusqu’au bout de son acceptation de la vérité scientifique. Dans la même bulle, Jean-paul II déclare : « Si le corps humain tient son origine de la matière vivante qui lui préexiste, l’âme spirituelle est immédiatement créée par dieu (…) et que en conséquence, les théories de l’évolution qui, en fonction des philosophies qui les inspirent considèrent l’esprit comme émergeant des forces de la matière vivante ou comme simple épiphénomène de cette matière, sont incompatibles avec la vérité de l’homme ».

Un petit pas en avant, deux grands pas en arrière ! Sans apporter aucun argument sauf celui de son autorité, le pape affirme que la pensée de l’homme, son « âme » est de nature divine ! Alors que la science montre d’une façon de plus en plus évidente que la pensée (« l’âme ») de l’espèce humaine est dans la continuité de celles des autres espèces animales ( en particulier des autres primates, chimpanzés, bonobos,…), il interdit aux fidèles de poursuivre leur réflexion. L’Eglise ne brûle plus les hérétiques, c’est un progrès dont ferait bien de s’inspirer les intégristes musulmans et américains, mais, perfidement, elle suggère que ceux qui ne croient pas à une âme immortelle sont forcément sans morale : « Ces théories de l’évolution qui n’admettent pas que l’âme spirituelle soit immédiatement créée par dieu sont d’ailleurs incapable de fonder la dignité de la personne ». Cette allégation méprisante est scandaleuse et manque précisément de dignité. Ce n’est pas à la science de fonder une morale et des lois, c’est à la société de le faire. Une société laïque, comme l’est la France, s’en tire très bien de ce point de vue ! Les sociétés fondées sur la religion, dont l’exemple le plus récent et le plus abject est l’Afghanistan des Talibans, montrent comment la morale humaine peut être pervertie par la morale religieuse ! Faut-il rappeler que, dans l’Histoire, c’est toujours au nom de la religion que l’on a étripé (et que l’on étripe encore aujourd’hui) le plus de gens !... (à suivre)

 

Note supplémentaire : A lire un remarquable article dans le nouvel Obs de cette semaine sur 3 millénaires d'histoire de la Chine et dix clefs pour la comprendre (professeur YU YING-SHIH et Ursula GAUTHIER). On peut le retrouver sur le site du nouvel Obs (http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2282/dossier/a380569-dix_clefs_pour_comprendre_la_chine.html ).

Dans ce même numéro, à lire également la présentation de l'ouvrage de J P POCHON, ancien chef de la brigade antiterroriste des RG : "Adieu l'ami" qui montre comment la naïveté du pouvoir socialiste nouvellement élu en 1981, ouvre les vannes à une vague d'attentat de la part "d'Action directe" et cause la mort d'un innocent : http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2282/articles/a380568-adieu_lami.html


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Jeudi 31 juillet 2008 4 31 /07 /Juil /2008 06:12

Richard DAWKINS est un célèbre biologiste anglais, spécialiste de l’évolution. Une traduction de son best-seller « Pour en finir avec Dieu », vendu à plus de 2 millions d’exemplaires, vient de paraître. Il est en but, dans sa culture, à l’offensive des « créationnistes » et des défenseurs du « dessein intelligent ». Les créationnistes soutiennent que Dieu a créé la terre et l’homme et toutes les autres espèces et que celles-ci n’ont pas évolué depuis. Certains, à l’aide de savants calculs inspirés de la bible, font remonter la création à 6000 ans. Des musées du créationnisme ont été ouverts avec des fonds privés aux USA et, des groupes de pression fondamentalistes voudraient faire enseigner le créationnisme dans les écoles américaines ! Les promoteurs du « dessein intelligent » sont plus subtils. Ils défendent l’idée que l’espèce humaine est bien le résultat d’une évolution (attestée par les fossiles) mais cette évolution ne se fait pas au hasard, elle est dirigée par un chef d’orchestre invisible : Dieu. Richard Dawkins, ainsi que les autres chercheurs de ce domaine (à la suite de DARWIN) montrent que l’évolution suit des règles naturelles mais n’obéit pas à un dessein surnaturel.

L’église catholique, en 1996, sous le pontificat de Jean-Paul II, a reconnu que la « théorie de l’évolution de Darwin était plus qu’une hypothèse et que la convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats des travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie ». 150 ans après les découvertes de Darwin, l’Eglise se rend à l’évidence ! Il n’est plus en son pouvoir de brûler ou de mettre au cachot, comme ce fut le cas pour Giordano BRUNO ou GALILEE. Les musulmans semblaient moins intolérants sur ce point mais l’on trouve, depuis quelque temps sur internet, des sites créationnistes inspirés par cette religion. Les plus ouverts, on n’en sera pas étonné, sont les bouddhistes... (à suivre)

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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 06:45

La psychologie évolutionniste a entrepris une lutte frontale contre ces 3 façons de penser (le bon sauvage, la table rase, le fantôme dans la machine) largement implantées dans la culture française. C’est sans doute pour cela qu’elle a tant de difficulté à pénétrer dans notre pays, au point qu’en faculté, elle n’est pas enseignée en tant que telle, mais sous l’appellation « d’éthologie comportementale ». L’éclairage qu’elle apporte nous serait pourtant d’une grande utilité pour relativiser quelques grandes idées à la française, parfois bien décollées de la réalité. Sans rejeter entièrement Descartes et Rousseau, on peut s’inspirer utilement de Spinoza et Pinker.

 

Pour la psychologie évolutionniste, 3 grandes idées sont à retenir :

1- notre cerveau n’est pas différent, par nature, de celui des autres espèces animales. Il est le résultat de l’évolution des espèces qui ont précédé la nôtre.

2- Nous partageons beaucoup de ressemblances physiques mais aussi psychologiques, avec certains primates comme les chimpanzés, les bonobos,

3- Les structures biologiques propres du cerveau humain, nous permettent d’avoir des capacités de décision, de jugement, d’anticipation qui nous libèrent, en partie, de la dictature de l’instinct (c’est aussi le cas, mais dans une faible mesure pour les primates qui nous sont proches).

Nous sommes donc bien un produit de l’évolution et déterminé par nos gènes mais ce déterminisme n’est pas absolu. Il s’agit d’une contrainte qui pèse sur notre volonté mais des capacités de libre choix existe. Nous ne sommes pas aussi libres que le dualisme de Descartes le laisserait supposer mais plus libres que ne le voudrait la théorie du gène égoïste de DAWKINS (pour ce dernier, nos gènes utilisent notre corps et notre cerveau pour se reproduire, nous sommes essentiellement des « véhicules » pratiques pour leur prolifération). Entre ces deux extrêmes, une théorie passionnante se développe sans que la recherche hexagonale n'y participe ! Les rares ouvrages en langue française sont des traductions, sauf pour Lucy VINCENT, docteur en neurosciences d’origine anglosaxonne, qui a choisi la France par amour d'un chercheur français ! Ses ouvrages de psychologie évolutionniste sur l’amour, le coup de foudre,.. ont connu un grand succès et des rééditions en collection de poche.

On ne se défait pas aussi facilement de plusieurs siècles de dualisme et de croyances excessives dans le pouvoir de l’esprit et de l’éducation !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /Juin /2008 06:33

La table rase : cette expression est peu connue en France, elle provient plutôt des débats internes au monde anglo-saxon. Des philosophes (Locke, Berkeley et Hume : http://www.fse.ulaval.ca/chrd/Theories.app./historiq.htm ) et des psychologues (Watson et Skinner : http://www.fse.ulaval.ca/chrd/Theories.app./theorie.htm#skin ) mettent l’accent sur l’idée qu’à la naissance, notre cerveau est comme une table rase, ce que nous allons vivre, nos expériences, nos apprentissages, vont la remplir. Le représentant le plus brillant de ce courant de pensée, aujourd’hui, est James McClelland et sa théorie connexionniste que j’ai présenté dans ma chronique du lundi 26 mai 2008 : http://www.alain-barre.com/article-19745084.html ).

Pour Pinker, cette orgueilleuse posture qui placerait l’homme au-dessus des autres espèces animales, est contredite par les faits : une nature humaine existe bien avec des nuances importantes entre les femmes et les hommes et l’on ne peut pas transformer l’homme à sa guise comme si cette nature n'existait pas (à l'instar des dictatures communistes qui voulaient créer « l’homme nouveau »). L’exemple préféré de Pinker est celui du langage. Le langage ne s’apprend pas par un simple « bain de paroles » cher aux adeptes de Françoise Dolto et aux adeptes du conditionnement, il est déjà préprogrammé dans le cerveau du bébé. Des structures, que l’on peut comparer à une sorte de précablage, sont déjà en place et n’attendent que les stimulations extérieures pour s’épanouir ! (le titre, provocateur, du premier ouvrage de Pinker est « l’instinct du langage » : http://www.carnetpsy.com/archives/ouvrages/Items/cp55e.htm )

La dernière illusion est celle du « fantôme dans la machine » : de nouveau la tradition philosophique française est dans le collimateur. DESCARTES, notre grand Descartes a popularisé l’idée que nous ne sommes pas « un » mais « deux » : la machine, c'est-à-dire notre corps et l’esprit, l’âme qui l’habite, invisible comme un fantôme, mais qui l’anime (bien entendu, pour Descartes, les animaux ne sont que « machines ») ! Cette idée du dualisme corps/esprit, traverse les siècles et habite toujours la culture française. À peu près à la même époque un grand philosophe, toujours trop peu connu en France : SPINOZA, prônait, au contraire l’unicité de l’homme. Les sciences modernes donnent largement raison à Spinoza. L’un des plus grands chercheurs actuels, le neurobiologiste d’origine portugaise Antonio DAMASIO, en a fait le titre de l’un de ces ouvrages à succès : « l’erreur de Descartes » ! le dualisme, en nous séparant radicalement du monde animal, contribue à nous donner un statut à part dans la création en nous  dotant d’un libre arbitre et du libre choix. Cette position, synthétisée par Descartes, mais qui lui préexistait, a permis de justifier l’esclavage des noirs. Ainsi en a décidé la célèbre controverse de Valladolid (http://www.amazon.fr/Controverse-Valladolid-Jean-Pierre-Marielle/dp/B00005OT27 ): les indiens ont une âme, ils ne peuvent donc être tenus en esclavage, les noirs n’en ont pas, on peut donc les considérer comme « des machines » et les faire travailler comme tels !...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 06:23

Cette vérité scientifique est difficile à admettre pour certains. Les adeptes du « dessein intelligent », voudraient qu’une volonté supérieure (dieu) se cache derrière cette sélection et l’oriente. Ils considèrent que tout concourt à faire apparaître l’homme et, dans l’homme ce qu’il y a de meilleur.

La science n’apporte aucun argument en faveur de leur théorie, bien au contraire ! La psychologie évolutionniste, dont le plus brillant représentant est un chercheur canadien : Steven PINKER, va même exactement à l'encontre de leurs affirmations.

Pinker, démolit trois mythes qui hantent notre culture : le mythe du bon sauvage, le mythe de la table rase et celui du fantôme dans la machine.

Le mythe du bon sauvage a été popularisé par JJ ROUSSEAU pour qui l’éducation peut tout si elle est menée d’une façon naturelle ( « l’Emile ou de l’éducation ») et que la bonté native de l’homme est pervertie par la société. En réalité, nous dit Pinker, après Darwin, l’évolution ne sélectionne ni ce qui est bon ni ce qui est mauvais mais seulement ce qui réussit. On peut la comparer aux mécanismes du marché, il ne sélectionne ni ce qui est le meilleur pour les gens ni ce qui est le plus esthétique ou le plus sain pour l’environnement, mais ce qu’ils achètent le plus !

Notre nature n’est donc ni bonne ni mauvaise, à nous d’élaborer les règles et les lois qui nous conviennent (cela, JJ Rousseau l’avait très bien compris). Cependant, ces lois et règles ne peuvent pas être arbitraires et déconnectées de notre nature humaine, sinon elles resteront sans effet (par exemple, on ne peut pas décréter que l’alcool au volant est « mauvais » et compter sur la bonne volonté des conducteurs pour s'en passer, on peut seulement imposer une loi sanctionnant un taux d’alcoolémie dépassant 50 g/l, et encore, cette loi est-elle dépendante du contexte, elle est acceptée aujourd’hui, elle ne l’aurait pas été il y a 50 ans ).

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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