Vendredi 1 février 2008
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Saint-Nazaire n’est pas aussi réputée que sa voisine La Baule auprès des touristes. Ses attraits sont différents
et, pour moi, bien plus intéressants.
Saint-Nazaire est le 4ème port de France et le plus grand chantier naval qui nous reste.
En 2006, les chantiers ont été rachetés par le groupe Aker (d’origine norvégienne), déjà solidement implanté dans les secteurs de la pêche, du
pétrole et du gaz. La nouvelle société résulte du regroupement de Alstom Marine et de AKer. Elle a pris le nom de Aker Yards. (http://www.cscn.fr/-Aker-Yards-.html )
Le dimanche, les chantiers sont quasi déserts et l’on peut s’y promener librement. Un bateau de croisière est en
finition dans le grand bassin : le MSC POESIA (http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=105181 ).
Le nom est fait pour charmer les futurs candidats à une croisière et il peut paraître désuet, mais ce soir, par ce ciel bleu d’hiver dépourvu de
brume et dans la lumière du couchant, il est approprié…
Par alain barré
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Jeudi 3 janvier 2008
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06:23
La basilique de Vézelay mélange la douceur du style roman et de ses arcs en plein cintre à l’élévation mystique des voûtes gothiques. La façade et
l’entrée sont romanes, peu élevées et plutôt sombres. Au fur et à mesure que l’on avance dans la nef, la clarté vous envahit et l’on arrive au chœur gothique qui rayonne de lumière.
Les architectes ont voulu ainsi créer une sorte de chemin initiatique qui mène de l’ombre à la lumière… La symbolique est simple et
efficace.
A l’entrée de la basilique le christ accueille le visiteur, les bras grands ouverts… Les formes des personnages sont étirées et éthérées. Le style
de ces sculptures me rappelle celui de Moissac mais aussi de certains Bouddhas du parc de Sukhothai en Thaïlande. Elles datent de la même époque.
L’arrivé à Vézelay est remarquable également. La basilique est située sur une colline qui domine les vignes et les champs d’alentour.
Vézelay est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est un lieu qui mérite que l’on s’y attarde plus longuement. J’y reviendrai. La Bourgogne
recèle bien d’autres trésors…
Par alain barré
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Mercredi 2 janvier 2008
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06:57
Pour revenir à NANTES, à partir de Munich, 2 possibilités : passer par Karlsruhe ou, plus au sud, par Zürich. Je choisis Karlsruhe et je
m’arrête d’abord à Strasbourg. La cathédrale rose et grise avec sa flèche unique est impressionnante.
Elle est enserrée par les maisons et l’on a du mal à prendre du recul pour l’admirer. A ses pieds, les marchands du temple se sont installés : les cabanes en bois du
marché de noël entre lesquelles une foule dense déambule.
Dans les petits villages touristiques des alentours, la même incroyable foule se presse autour des cabanes de ces fameux marchés ! On y vend des babioles qui présentent peu d’intérêt à vrai dire,
mais l’ensemble est joli : le bois, les lumières, les odeurs et la mine plutôt réjouie des badauds !...L’affluence est telle que je ne peux trouver de place pour me garer à Kaysersberg
ni à Ribeauvillé. Je laisse tomber… et je me dirige vers le château du Haut Koenigsbourg.
Il est perché à 755 m au-dessus de la plaine. Il est très ancien mais ce qui en fait l’intérêt aujourd’hui, c’est la reconstruction, assez fidèle, entreprise sur l'ordre de l’empereur allemand
Guillaume II en 1900. Le grès rose égaye le vert sombre des forêts !....Les vues sur les alentours et sur la plaine d'Alsace sont grandioses…
De retour dans la plaine, on a également de beaux coups d'oeil… D’abord, sur les premières pentes occupées par les vignes (le célèbre vin
d’Alsace), sur les forêts et, planté au sommet, sur le château !....
Par alain barré
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Samedi 13 octobre 2007
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En me rendant au vernissage de l'expo je me suis arrêté quelques instants dans la petite ville de CLISSON.
La cité est située sur la Sèvre Nantaise...
...et dominée par un vieux château fort, appartenant à Gilles de Retz qui fut compagnon de Jeanne d’Arc avant de devenir le plus grand serial killer de l’histoire de France !
Au XIX ème siècle, un architecte entrepris la construction de plusieurs monuments dans un style Toscan.
C’est ainsi que l’on peut voir des maisons avec des combles ouverts, des galeries et loggias, des encadrements de briques rouges…
... Et même un petit temple sur le sommet du coteau de la Sèvre…
Le plus intéressant est certainement le parc de la Garenne-Lemot...
Il domine la Sèvre. Le conseil général en assure l’entretien et l’on y fait des expositions, des conférences... Une école artistique s’y est établie…
Ce site mérite que l’on s’y arrête plus longuement, y compris pour une promenade le long de la Sèvre.
PS : Pour prendre les photos de la Garenne-Lemot (dernière photo) j’ai été aidé par une personne qui travaille sur le site et qui est passionnée de photographie. Merci pour sa collaboration !...
Par alain barré
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Mercredi 12 septembre 2007
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Nous arrivons à Saint-Nazaire pour l’heure du déjeuner.
Si un jour vous cherchez un restaurant simple mais bien placé, choisissez l'un de ceux qui se trouvent au bout du port, près du pont levant. En déjeunant sur la terrasse vous aurez peut-être la chance de voir le pont se lever et l’écluse s’ouvrir, tandis que, majestueusement, un bateau passe !...
Le port est bordé sur le côté gauche par la base sous-marine allemande (de la 2ème guerre mondiale). Comme les nazairiens ne pouvaient pas la détruire, ils en ont fait un point d’attraction : un musée des transatlantiques d’autrefois, un complexe de salles de ciné, des immeubles d’habitation et de bureau… le centre de "St-Naz" se déplace (avec bonheur) vers le port !...
Sur la droite, une autre base sous-marine, plus petite, abrite « l’Espadon », un sous-marin que l’on peut visiter.
En montant sur la terrasse on peut admirer la dernière « œuvre d’art » : des triangles rouges peints sur les silos, les toitures… En se plaçant à l’angle de la terrasse on les voit alignés !
On ne peut être qu’admiratif pour les peintres en bâtiment qui ont réussi à peindre ces tâches rouges en des endroits aussi acrobatiques ! Je vous livre le commentaire de la brochure officielle : « Ca y’est ! L’image parfaite de 25 triangles se déployant sur une ligne imaginaire vient de se reconstituer. Grâce au regard du spectateur, les hangars de St-Nazaire accèdent au statut d’œuvre d’art. C’est ça l’esprit d’Estuaire 2007. » Bon ! C'est eux qui le disent !...
La ballade n’est pas encore terminée : il reste à prendre le train pour regagner Nantes où une dernière œuvre d’art nous attend, une qui, pour une fois m’a plu d'emblée, ainsi qu’elle plaît à des milliers de spectateurs et bientôt à des dizaines de milliers car elle est destinée à durer !... Mais je ne pourrai vous en parler que dans une semaine. Je vais changer de mer et d’embarcation : vive les gondoles ! Demain, en route pour VENISE !
Par alain barré
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Mardi 11 septembre 2007
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06:02
Nous quittons le port de Donges. Nous sommes rendus à l’embouchure de la LOIRE.
Le site est encore un peu marécageux malgré les drainages (la grande Brière n’est pas loin, à une dizaine de km). Son emplacement en a fait un site de choix pour nos ancêtres et l’on retrouve des traces d’occupation datant de 30 000 ans. De nombreux vestiges mégalithiques (-5000 milles ans, époque des dolmens et des menhirs dans toute l’Europe) ont été retrouvés !
Le pont de St-NAZAIRE se dessine à l’horizon. Il est superbe !
Il s’élève à 60 m au-dessus de la mer et mesure près de 3 km et demi. Dernier pont sur l'Atlantique avant celui de Brooklyn !... Il n’est pas rectiligne : il forme Un S que l’on peut admirer des chantiers. Le péage a été supprimé il y a une dizaine d’années. Sa situation et sa hauteur l’expose particulièrement quand le vent souffle de l’Ouest et il peut arriver que la circulation soit interdite.
Je me souviens d’une journée de tempête en novembre : une caravane qui me devançait s’est couchée sur le côté !
Nous passons devant les chantiers de St-Nazaire. Ils ont résisté aux crises des années 80 et le carnet de commande est plein. Le savoir-faire local est très apprécié. On se souvient que le plus grand bateau de croisières « in the world », le Queen Mary 2, a été construit ici. Une commande, plus modeste, est en cours : le MSC POESIA : 300m de long, 4000 passagers tout de même ! Depuis quelques années la demande pour ces palaces flottants a explosé, pour le plus grand bonheur des chantier de St-Nazaire.
Pour ces bateaux, ce qui compte, c’est le nombre de cabines avec vue sur la mer (près de 1300), la qualité de la salle de spectacle et de la cafétéria : http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=105400 ! La visite d’un tel bateau en construction est passionnante (autant qu’une croisière et pour un prix nettement plus abordable !!!)
Par alain barré
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Lundi 10 septembre 2007
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06:25
On approche de PAIMBOEUF et l’on commence à croiser des voiliers…
L’artiste qui a travaillé sur le site de Paimboeuf a créé « un jardin étoilé ».
Quelques éléments (les manches à air peintes par les scolaires) rappellent vaguement la culture japonaise… C’est un foutoir de bout de bois, de planches et d’échafaudages que l’on dirait monté par un Jerry Lewis lisant un plan à l’envers !
Sur le pont du bateau les gens papotent entre eux, se photographient, mais ne flashent pas pour l’œuvre !
Paimboeuf a été pendant plusieurs siècles l’avant-port de Nantes. Les habitations sont toutes en hauteur, serrées les unes contre les autres et sur plusieurs rangées
reliées entre-elles par d’étroits passages (comme à Bayonne et pour les mêmes raisons). Il fallait héberger des centaines et même des milliers de marins au plus proche des bateaux !
Les hautes cheminées de la raffinerie de DONGES émergent du brouillard.
Ce port a été construit pendant la première guerre mondiale pour débarquer le matériel des Anglais et des Américains.
Aujourd’hui, la raffinerie traite 8 millions de tonnes de pétrole brut par an. C’est un ouvrage d’art qui touche l’œil et l’odorat !
Je me souviens des retours à St Nazaire par le train de nuit. Pas besoin de réveil : l’odeur vous saisissaitt les narines !...
Les multiples lumières dans la nuit de l’enchevêtrement des canalisations et des torchères en font un spectacle étonnant et féerique.
Encore un bel ouvrage d’art qui ne doit rien, à vrai dire, aux artistes de l’estuaire !
Par alain barré
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Vendredi 7 septembre 2007
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06:47
Les cheminées géantes de la centrale thermique de Cordemais (la plus haute culmine à 22O m) s’estompent dans le brouillard…
C’est l’une des rares centrales de ce type qui reste en France. Elle brûle 2 millions de tonnes (oui, vous avez bien lu… 2 millions de tonnes !) de charbon par an. Elle excrète l’équivalent de 20 millions de tonnes de CO2 par an !!! Les autres dégâts à l’environnement sont limités grâce à d’efficaces filtres de désulfuration (qui permettent de récupérer du gypse, lequel est transformé en plâtre !) Pourquoi ce monstre antédiluvien est-il conservé ? D'après EDF, cette vieille centrale joue un rôle important dans la régulation de la production électrique en cas d’à-coups (comme cela a été le cas lors de la tempête de 1999)
L’œuvre d’art suivante apparaît : « la flottille de bateaux-arbres ».
J’imaginais une réunion importante de bateaux, pas une Armada, mais au minimum une dizaine. 3 bateaux minuscules seulement et quelques plumets d'arbres dessus ! Ils sont un peu ridicules dans le brouillard à côté de ces authentiques ouvrages d’art que sont les cheminées de Cordemais !!!!
Œuvre suivante : « la maison endormie dans la Loire ».
Circulez, y’a rien à voir ! La maison est cul par-dessus tête ! La marée s’est jouée de cette maison de carton-pâte comme d’un fétu de paille ! (Je dois signaler que l'on ne verra pas non plus le canard géant que les dieux du fleuve n'ont pas accepté de laisser barboter. Dommage !)
A FROSSAY, l’on passe devant « le rassemblement d’architectures mobiles ».
Le nom est bien pompeux pour désigner quelques dômes en plastique, une vieille caravane qui sert de jukebox et diverses bizarreries… Tant qu’à inviter les gens à dormir, j’aurais bien vu ici quelques yourtes mongoles, des cases en torchis et surtout les maisons basses, aux toits de chaume, des marais de Vendée et de Brière. L’exotisme aurait été plus fort et le succès garanti ! J’ai l’air de dénigré, mais pour l’instant je n’ai entendu personne dans le bateau poussé des oh et des ah à la vue de ces « œuvres d’art contemporain » ! Rien de "bouleversifiant" il faut le dire !
Par alain barré
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