Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Dimanche 4 novembre 2007 7 04 /11 /Nov /2007 08:41

 

 

Catherine écrit des poèmes. Je lui ai proposé de m'en envoyer pour que je les publie sur mon blog. En voici un que j'ai trouvé particulièrement beau :

Foi en toi

Je retrouve le goût des vacances

Petit à petit mes nerfs se détendent, mes muscles se délient

Mon cœur s’allège, mon âme s’envole, mon corps se libère

Qu’il est bon de se laisser bercer par le rythme de la nature

Mon regard s’éveille, je reprends possession de moi-même

Je me fonds dans la nature

Heureuse, je suis la mer, je suis le soleil, je suis le vent, je suis le doux, je suis le chaud

Je me remplis de paix, de joie, de bonheur, de beauté

Je rends grâce au ciel de m’avoir donné cette force et la chance de pouvoir changer la direction de ma vie

Je suis une chapelle ardente prête à te recevoir, à recevoir ton amour, prête à me laisser guider, prête à m’en remettre à toi, fait éclore la femme qui est en moi.

 

Apprends moi

Apprends-moi la confiance

Apprends-moi l’abandon

Apprends-moi l’intimité

Apprends-moi le deux

Apprends-moi le dire

Apprends-moi la co-naissance

 

Je me ferais douceur

Je me ferais abri

Je me ferais écoute

Je me ferais respect

Je me ferais admiration

Je me ferais compréhension

Je me ferais caresse

Je me ferais volupté

 

Tu éveilles en moi des émotions, des sensations, des impressions, des sentiments inconnus.

Je pars pour ce voyage mystérieux avec pour seul bagage ma foi, foi en la vie, foi en toi, foi en nous...

 

 

 

 

                                                                                  Catherine Giraud

                                                                                  Pour Philippe mon Prince du Désert

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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /Juil /2007 07:37

Jean FERRAT est un grand chanteur populaire, à la voix chaude et chaleureuse. Il a commencé à chanter dans les années 60. Son disque des poèmes d'ARAGON mis en chanson est un chef d'oeuvre ! Il a mis en musique également les textes d'un duo de parolières féminines  de très grand talent : Claude Delecluse et Michelle Senlis. Voici une de leurs chansons de l'année datée du début des années soixante :

C'EST BEAU LA VIE
Le vent dans tes cheveux blonds
Le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson
Que c'est beau, c'est beau la vie

Un oiseau qui fait la roue
Sur un arbre déjà roux
Et son cri par-dessus tout
Que c'est beau, c'est beau la vie

Tout ce qui tremble et palpite
Tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite
À jamais perdu pour moi

Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c'est beau, c'est beau la vie

Le jazz ouvert dans la nuit
Sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris
Que c'est beau, c'est beau la vie

La rouge fleur éclatée
D'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées
Que c'est beau, c'est beau la vie

Tout ce que j'ai failli perdre
Tout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres
En cette fin de journée

Pouvoir encore partager
Ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé
Que c'est beau, c'est beau la vie

Pouvoir encore te parler
Pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter
Oui c'est beau, c'est beau la vie

Pour en savoir plus  sur  Jean Ferrat:    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Ferrat    

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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 06:44

Henry CANAAN écrit de beaux poèmes qui parlent en mots simples de la vie. Bonheur et malheur se cotoient, mais le plus souvent Henry sait voir et faire voir la beauté autour de lui. Voici l’un de ses textes :

 

Le chômage

 

A son annonce j’ai cru,

Que le monde m’abandonnait.

A sa présence j’ai vu,

Que le monde me rejetait.

A son dur contact j’ai su,

Que tout le monde m’ignorait.

A sa longueur j’ai compris,

Que du monde j’étais exclu.

À son côté j’ai saisi,

Que le monde n’écoute plus.

A sa fréquence je dis,

Que seul, le monde est perdu.

 

 

 

Vous pouvez le retrouver sur son blog en suivant ce lien : http://henry.canaan.free.fr/

 Il est également référencé dans les liens de mon blog sous l’intitulé : Henry CANAAN ou le FEU des MOTS

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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /Fév /2007 08:20

Dans les années 60 le bouddhisme zen était à la mode chez les artistes. J’ai travaillé alors chez un peintre qui m’a initié. La journée : travail manuel pénible à ce qui est devenu depuis un musée et, à partir de 10 h du soir, discussions ininterrompues jusqu’à deux ou trois heures du matin tout en faisant de la peinture ou de la poésie. C’était une fête pour l’esprit ! J’en ai retenu qqs beaux textes et  poèmes Zen. Voici un exemple d'un conte Zen du XII ème siècle.

" Un jour, un voyageur rencontre un tigre. Il s’enfuit, le tigre à ses trousses. Arrivé au bord d’un précipice, l’homme y saute en s’accrochant à une liane. Il reste suspendu dans le vide, le tigre reniflant au-dessus de sa tête. Tout tremblant, le voyageur regarde sous lui. Il voit alors qu’un autre tigre le guette du fond du ravin.

 

Deux souris, une blanche et une noire, se mettent alors à grignoter la liane à laquelle il est suspendu. L’homme voit alors, près de sa tête, une appétissante fraise sauvage. Ne tenant plus la liane que d’une main, il cueille la fraise et la mange. Vous ne pourrez jamais savoir combien son goût était délicieux !... "

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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /Jan /2007 06:44

Je n'aime pas dormir quand ta figure habite,
La nuit, contre mon cou ;
Car je pense à la mort laquelle vient si vite
Nous endormir beaucoup.

 

Je mourrai, tu vivras et c'est ce qui m'éveille !
Est-il une autre peur ?
Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.

 

Quoi, ce timide oiseau replié par le songe
Déserterait son nid,
Son nid d'où notre corps à deux têtes s'allonge
Par quatre pieds fini.

 

Puisse durer toujours une si grande joie
Qui cesse le matin,
Et dont l'ange chargé de construire ma voie
Allège mon destin.

 

Léger, je suis léger sous cette tête lourde
Qui semble de mon bloc,
Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,
Malgré le chant du coq.

 

Cette tête coupée, allée en d'autres mondes,
Où règne une autre loi,
Plongeant dans le sommeil des racines profondes
Loin de moi, près de moi.

 

Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,
Par ta bouche qui dort
Entendre de tes seins la délicate forge
Souffler jusqu'à ma mort.

 

Jean COCTEAU, Plain-chant (1923) Pour écouter ce poème de Jean Cocteau, cliquez sur le lien ci-dessous : http://www2.wheatoncollege.edu/Academic/AcademicDept/French/ViveVoix/Resources/jenaimepasdormir.html

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Samedi 13 janvier 2007 6 13 /01 /Jan /2007 08:12

Jean Cocteau et jean Marais se sont rencontrés en 1937. Ils ont formé un couple très uni jusqu’à la mort de Cocteau en 1963. En 1939, Cocteau, qui a 20 ans de plus que Jean Marais n’est pas mobilisé, mais son jeune amant est envoyé sur le front. Leur correspondance a été publiée en 1987, aux éditions Albin Michel. Voici une lettre de Cocteau, peut-être encore plus belle que ses plus beaux poèmes :

 

Mon Jeannot,

Je sais maintenant le mal dont je souffre et que je traîne : c’est toi. C’est vivre sans toi. Je te cherche partout comme un pauvre chien aveugle et je me couche pour une minute. Je me lève et je te cherche ailleurs. Vivre sans toi est atroce. Un supplice que je ne mesurais pas avant qu’il se prolonge. Si le bon Dieu ne me vient pas en aide, j’en mourrai. Prions notre ciel et notre étoile et confions-nous à Dieu. Je ne vis plus en pensant à ses avions qui te survolent et à ce qu’ils préparent. Je crois, mon ange, que le vrai drame commence et que nous serons peut-être séparés par le silence. Sache que je t’écris chaque soir et que je dépose ma lettre en bas pour qu’elle parte le matin. Je n’existe que par toi. J’en arrive à me trouver seul et à ne plus savoir avec qui parler ou déjeuner ou dîner. Sans toi je suis seul au monde. Notre avenir ne doit pas être menacé. Car il est inscrit dans la légende et la légende est toujours la plus forte.

Mon ange, j’habite ton clocher. Prions, prions, prions et aimons. Que cette atroce haine déchaînée ne nous atteigne dans aucune de nos fibres et ne ressemblons pas à cette foule d’êtres craintifs et sans espoir dans l’énigme merveilleuse (…)

 

Mon ange du clocher c’est toi qui nous surveilles. C’est toi qui nous donnes les rayons du soleil de ton âme. Mon Jeannot, chaque seconde est à toi – est de toi -  est à nous. Je m’acharne à peindre le petit appartement et à te préparer un Eden pour les années dont tu parles et cet avenir que je m’obstinerai à vouloir digne de notre rencontre. Pauvre bébé parle, parle, parle pendant que je t’écris et même ses plaintes ne me démoralisent pas. Nos ressources sont si profondes, si légères et si étranges quelles demeurent invisibles aux personnes qui « savent » et qui, de ce fait, ne savent rien.

Je t’adore

Jean

Un lien vers COCTEAU/MARAIS : http://crdp.ac-clermont.fr/etabliss/bpambert/eleves/marais/marais_cocteau.htm

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Samedi 30 décembre 2006 6 30 /12 /Déc /2006 08:18

Claude Barré m'envoie ce poème. C'est avec plaisir que je le publie. 

 

 

Tendre   "nous"

Je   tu   nous

Conjuguons au même pas

Notre « à deux » quotidien

Silencieux, confiant, tendrement

Le bonheur au creux de ta main

Qu’effleure ma joue,

L’instant hors du temps….

Tu es autour de moi, en moi

Et valsons dans l’air et sur le sable

D’un afflux de bonheur,

Sur la plage d’amour…  

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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 05:13

Parmi les nombreuses paroles qui ont été prononcées hier pour les obsèques de Jean-Claude je retiens ce beau poème Amérindien.

 

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi

 

Laissez-moi partir

 

J’ai tellement de chose à faire et à voir

 

Ne pleurez pas en pensant à moi

 

Soyez reconnaissant pour les belles années

 

Je vous ai donné mon amitié

 

Vous pouvez seulement deviner

 

Le bonheur que vous m’avez apporté.

 

Je vous remercie de l’amour que chacun vous m’avez démontré

 

Maintenant il est temps de voyager seul

 

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine

 

La confiance vous apportera réconfort et consolation

 

Nous serons séparés pour quelque temps

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur…

 

Je ne suis pas loin et la vie continue…

 

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.

 

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là

 

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement

 

La douceur de l’amour que j’apporterai

 

Et quand il sera temps pour vous de partir

 

Je serai là pour vous accueillir

 

…Je serai là.

 

Je suis les mille vents qui soufflent

 

Je suis le scintillement des cristaux de neige

 

Je suis la lumière qui traverse les champs de blé

 

Je suis la douce pluie d’automne

 

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin

 

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit...

 

Adieu Jean-Claude…

 Allez voir également sur le site de Grapheus, les paroles d'adieu que Jacques a prononcé pour Jean-Claude : http://grapheus.hautetfort.com/ 

 

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