Catherine écrit des poèmes. Je lui ai proposé de m'en envoyer pour que je les publie sur mon blog. En voici un que j'ai trouvé particulièrement beau :
Foi en toi
Je retrouve le goût des vacances
Petit à petit mes nerfs se détendent, mes muscles se délient
Mon cœur s’allège, mon âme s’envole, mon corps se libère
Qu’il est bon de se laisser bercer par le rythme de la nature
Mon regard s’éveille, je reprends possession de moi-même
Je me fonds dans la nature
Heureuse, je suis la mer, je suis le soleil, je suis le vent, je suis le doux, je suis le chaud
Je me remplis de paix, de joie, de bonheur, de beauté
Je rends grâce au ciel de m’avoir donné cette force et la chance de pouvoir changer la direction de ma vie
Je suis une chapelle ardente prête à te recevoir, à recevoir ton amour, prête à me laisser guider, prête à m’en remettre à toi, fait éclore la femme qui est en moi.
Apprends moi
Apprends-moi la confiance
Apprends-moi l’abandon
Apprends-moi l’intimité
Apprends-moi le deux
Apprends-moi le dire
Apprends-moi la co-naissance
Je me ferais douceur
Je me ferais abri
Je me ferais écoute
Je me ferais respect
Je me ferais admiration
Je me ferais compréhension
Je me ferais caresse
Je me ferais volupté
Tu éveilles en moi des émotions, des sensations, des impressions, des sentiments inconnus.
Je pars pour ce voyage mystérieux avec pour seul bagage ma foi, foi en la vie, foi en toi, foi en nous...
Catherine Giraud
Pour Philippe mon Prince du Désert
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Léger, je suis léger sous cette tête lourde
Je sais maintenant le mal dont je souffre et que je traîne : c’est toi. C’est vivre sans toi. Je te cherche partout comme un pauvre chien aveugle et je me couche pour une minute. Je me lève et je te cherche ailleurs. Vivre sans toi est atroce. Un supplice que je ne mesurais pas avant qu’il se prolonge. Si le bon Dieu ne me vient pas en aide, j’en mourrai. Prions notre ciel et notre étoile et confions-nous à Dieu. Je ne vis plus en pensant à ses avions qui te survolent et à ce qu’ils préparent. Je crois, mon ange, que le vrai drame commence et que nous serons peut-être séparés par le silence. Sache que je t’écris chaque soir et que je dépose ma lettre en bas pour qu’elle parte le matin. Je n’existe que par toi. J’en arrive à me trouver seul et à ne plus savoir avec qui parler ou déjeuner ou dîner. Sans toi je suis seul au monde. Notre avenir ne doit pas être menacé. Car il est inscrit dans la légende et la légende est toujours la plus forte.