INDE

Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 06:19

Dans les rues de Mandvi, pas de lumière ! Cela n'empêche pas les petits commerces d'être ouverts. Les barbiers sont nombreux et coiffent ou rasent pour quelques roupies....

Un marchand de bétel découpe ses feuilles... mélangé à un peu d'épices, de noix d'arec et de chaux, il fera une sorte de chique que les indiens mâchonnent. Elle a des vertus excitante et digestive, paraît-il ? Ce qui est sûr c'est qu'elle leur rougit les dents et la langue !...

Un boulanger prépare des nans, des galettes assez épaisses que l'on utilise comme du pain et que l'on plie entre ses doigts pour attraper les autres aliments....

Les enfants m'ont repéré. Ils me suivent pour se faire prendre en photo ! Ils sont curieux de voir cet étranger qui se hasarde à se balader dans les rues obscures... Ils m'accompagneront tout le long du parcours et la petite troupe, bruyante et gaie, ne cessera de grossir !


NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
Par alain barré - Publié dans : INDE
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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /Jan /2009 06:26
Mandvi est une petite ville situées sur le littoral du golfe de Kutch. Ses chantiers navals sont réputés (voir chronique du 6 janvier) autant pour la construction que pour la réparation des bateaux en bois. Malgré sa plage et les récifs de corail à proximité, la ville ne respire pas l'opulence, mais c'est une ville qui m'a beaucoup plu !
Dès l'arrivée, le soir, je suis pris dans un défilé de mariage. Une voiturette avec 4 hauts-parleur inonde la rue de musique dans un bruit de crécelle.
Les gens suivent dans le noir en dansant, chantant, papotant,... Les mariages sont arrangés encore dans la plupart des cas et se font souvent à l'intérieur de la même caste. Le montant de la dot est très important et ruineux pour beaucoup de familles : http://www.aujourdhuilinde.com/actualites-inde-les-quatre-commandements-du-mariage-indien-640.asp?1=1 Les films de Bollywood mettent souvent en scène des histoires de mariage, d'alliances de mésalliances, de dot... Au cinéma, en général, tout se termine plutôt bien, mais ce n'est pas toujours le cas dans la vraie vie : http://www.wikio.fr/article/47004495 La turbulente troupe va tourner ainsi dans tout le quartier et l'on dansera ensuite devant la maison du marié. Le grand jour du mariage n'est pas encore arrivé. La grande fête se tiendra le lendemain !

NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /Jan /2009 06:12

Se déplacer la nuit en rickshaw peut être vécu comme une expérience traumatisante. Personnellement, j'adore !

Vous pouvez traverser la ville en quelques dizaines de minutes, passer par des ruelles que vous auriez pu croire inaccessibles même à un vélo, et tout cela pour quelques roupies !...

Normalement un rickshaw est prévu pour 3 personnes, les Indiens y montent à 5, 6, 7....plus peut-être, mais ça devient difficile à compter !

Pas d'agent pour régler la circulation (les vaches y pourvoient). On ne voit pas ce qu'il pourrait faire dans une telle confusion ! piétons, cyclistes, cyclos, rickshaws, autos, se croisent, se doublent, s'évitent au dernier moment, on ne sait par quel miracle !....

Le rickshaw est le moyen de locomotion idéal en Inde : peu encombrant, pouvant transporter un nombre important de personnes et peu gourmand en essence.

Les scooters et les motos servent également un peu à tout... on peut y tenir à trois aisément. En équilibre un peu instable parfois....

Pas de souci à se faire. Bien sûr, les millions de dieux indiens veillent sur tout le monde !... Mais on ne peut s'empêcher de frémir, toutefois, quand on s'aperçoit que la jeune mère, en équilibre instable sur le siège du scooter, porte un bébé dans ses bras !....

Les motos sont plus puissantes et, record absolu, j'en ai vu une qui transportait toute une famille : père, mère et 3 enfants (si, si comptez bien !...)

 


NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 06:58

Je n'ai pas pris de train et je n'ai pas fréquenté de gares. Les gares sont des lieux très animés en Inde, m'a-t-on dit. Elles servent également de refuges aux sans-abris. Cette surpopulation est d'ailleurs la raison pour laquelle la gare de Mumbay a été visée lors des derniers attentats. On en a beaucoup moins parlé que de l'hôtel du Taj Mahal. Celui-ci a été considéré par les médias, pour d'injustes raisons de prestiges, comme étant plus digne d'intérêt (bien qu'il y ait eu une trentaine de morts) !

Cela n'empêche pas que j'ai rencontré des trains crachant leur fumée dans la campagne...

...ou traînant sur un quai abandonné...

...et, encore plus, aux passages à niveaux !

Le passage est fermé dès qu'un train est annoncé, parfois 10 à 20 minutes à l'avance !

Aussitôt, de chaque côté de la voie, se forment d'imposantes files de camions !....

Les conducteurs, habitués aux lenteurs indiennes, descendent de leur véhicule et prennent le temps de discuter tranquillement sur la chaussée !....

Leurs camions sont customisés, rutilants de couleurs... Ils sont décorés jusque sur les pare-boue et sur les phares !....

Il est même arrivé un phénomène curieux...après un quart d'heure d'attente, c'est le train qui s'est arrêté avant le passage à niveau pour laisser passer les véhicules !

Dès que les barrières ont été ouvertes, les véhicules se sont précipités, de part et d'autre, dans un flux ininterrompu...


NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
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Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /Jan /2009 06:05

Les vaches sont respectées en Inde pour de bonnes vieilles raisons qui remontent aux premières civilisations aryennes d'Iran qui considéraient que la bouse et la pisse de vache étaient des éléments de purification (traiter quelqu'un de « bouseux » dans la civilisation aryenne n'a sûrement pas la même signification que chez nous !) Puis, la vache céleste du Véda a, peu à peu, été identifiée à la vache réelle en chair et en cornes. Elle est devenue sacrée, c'est-à-dire utilisée pour les sacrifices. Enfin la non-violence du bouddhisme aidant, les vaches ont échappé aux massacres (fussent-ils sacrés) pour devenir de braves bêtes à qui l'on doit respect et reconnaissance pour toutes les bonnes choses qu'elles nous donnent : le lait, le beurre, les yaourts et la bouse pour faire du feu !....

En Inde, même les oiseaux sont reconnaissants aux vaches d'exister ! On peut voir sur cette photo comment une corneille guette (de son oeil en coin) le moment propice... ...où la queue de l'animal se redressera pour libérer une bouse bien fraîche et pleine de bon miam-miam. C'est toujours mieux de se ravitailler à la source, n'est-ce pas !...

Bon...si on s'est loupé, on peut toujours se récupérer un peu plus bas !

A cette longue liste d'ex votos que l'on peut adresser aux vaches, on peut ajouter aujourd'hui, le rôle éminemment bénéfique, d'agent (ou de modérateur) de la circulation. Braves vaches, si elles n'existaient pas il faudrait les inventer !


NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
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Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /Jan /2009 06:44
La circulation dans les villes indiennes a de quoi effrayer les conducteurs les plus aguerris, pourtant les accidents ne semblent pas plus nombreux qu'ailleurs. Ce miracle ne doit rien au code de la route ni à la police, il relève bien plus d'une grâce divine, ou presque : les vaches sacrées ! Ces paisibles ruminants ont une vertu particulière, celle d'apaiser la fougue des conducteurs pressés. Tuer une antilope qui ravage votre champ peut vous coûter 13 ans d'emprisonnement, tuer, blesser ou maltraiter une vache sacrée est sans doute un crime bien pire !... Elles occupent le centre des villes... où elles se régalent dans les poubelles... nettoient les marchés de tout ce qui traîne : épluchures diverses, feuilles de choux, feuilles de journaux y compris !...
Elles se sentent partout chez elles, que ce soit au milieu d'un carrefour, sur une quatre-voies, dans un virage... ou dans une ruelle obscure....

Un soir, le chauffeur de mon rickshaw, particulièrement excité, pestant contre tout ce qui le retardait, s'est trouvé nez à nez avec plusieurs vaches qui bloquaient le passage. La ruelle était étroite et mal éclairée. Il a d'abord essayé de les faire dégager en leur donnant discrètement des coups de pied (coups de pied en vache évidemment !). Les animaux, peu habitués à un tel traitement, n'ont pas bougé d'un pouce... Il a commencé à s'énerver, mais aussitôt, quelques lumières se sont allumées et des passants se sont rapprochés. Mon chauffeur, tout penaud, est descendu. Il a fait une laborieuse manœuvre pour éviter les bestiaux !...


NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
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Jeudi 15 janvier 2009 4 15 /01 /Jan /2009 06:43

Dans cette région du Gujarat, les traces laissées par le tremblement de terre de 2001 sont profondes. La visite du palais d'un maharadjah est envisagée. Pendant les pourparlers, je pars photographier des enfants qui me régalent de jeux, de mimes et de leur bonne humeur...

Dans le Gujarat, comme partout en Inde, des efforts importants sont faits pour l'éducation et l'on voit souvent les enfants aller ou revenir de l'école avec leur uniforme. Certains tiennent une petite boîte métallique à la main : c'est une mini-cantine dans laquelle ils mettent leur repas.

Mais si la jeunesse est éduquée, le taux d'alphabétisation général est encore trop peu élevé : 70% pour les hommes et 50% pour les femmes. La presse est abondante et possède de nombreux titres (dont certains en anglais) mais je n'ai pas vu beaucoup de gens lire le journal !

L'enseignement supérieur est bien doté. 1000 écoles d'ingénieur et autant de facultés donnent accès à un diplôme d'informaticien par exemple.

Comme dans beaucoup de pays en développement, la radio et la télé sont les moyens culturels privilégiés.  De nombreux foyers se passeraient plutôt de manger que de leur feuilleton favori ! La couverture de ce grand pays n'est pas simple à assurer et 70 millions de foyers reçoivent la télévision par câble ou par satellite.

Il faut dire qu'en Inde les choses sont compliquées : une vingtaine d'états, une quinzaine de langues officielles (mais 2000 langues et dialectes utilisés dans tout le pays), une dizaine d'écritures différentes avec des signes relativement complexes dérivés du Brâhmi, sans compter l'écriture latine !....On a peine à imaginer une telle situation dans notre France colbertiste et centralisée. La situation de l'Europe pourrait s'en rapprocher, mais l'Europe n'utilise qu'un seul type d'écriture, l'écriture latine ! Un vrai casse-tête vous dis-je !...

Un tel pays où règne la complexité à tous les niveaux de l'échelle, a peu de risque de se désintégrer comme cela est arrivé à l'empire soviétique et comme cela pourrait arriver à l'empire chinois.  Les forces qui agissent pour entrelacer les diverses couches de la société et celles qui cherchent à les diviser, ont trouvé leur point d'équilibre depuis longtemps et assurent une certaine stabilité, pour le meilleur et pour le pire : ainsi le système des castes existe depuis plusieurs millénaires et résiste à toutes les tentatives pour le réformer !....


NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 06:16

Les teinturiers de Bhuj n'ont rien à envier à ceux des souks de Marrakech ou de Fes ! Le travail est aussi pénible. Ils barbotent toute la journée dans une eau colorée qui imprègne leur peau, leurs habits et rentre  jusque sous les ongles !...

Les jeunes travaillent torse nu et sont fiers de la belle  (et fine) musculature que leur donne cet exercice de force...

Un gamin fait aussi partie de l'équipe...

Le linge est battu avec une grande vigueur sur le rebord du bassin...

Puis il est plié et frappé avec d'énormes battoirs en bois que les hommes lèvent au-dessus de leur tête avec une énergie de bûcherons !

Enfin le linge est transporté sur un chariot et étendu, à même l'herbe rase, et mis à sécher...

Les plus anciens semblent souffrir. Ils sont caparaçonnés dans des sacs en plastique censés les protéger du mordant des produits de lavage et de teinture....

Mais comme d'habitude, en Inde, personne ne se plaint. Heureux d'avoir trouvé, malgré tout, un travail ?...


NB : 13 de mes photos sont exposées dans la galerie marchande du magasin Leclerc de Pornic, chez MarcoMiga (du côté de l'Espace Culturel), sous l'intitulé "Sourires des femmes de l'Inde". Elles resteront exposées jusqu'au 26 janvier. Je les remplacerai alors par une autre série : "Gavroches de l'Inde".

NB : à signaler sur le blog de Guy SORMAN : http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2009/01/le-rebond-amricain-pendant-la-crise-linnoation-continue.html#comments un article intéressant sur la façon dont les USA pourraient surmonter la crise.
Et sur le blog de Jacques ATTALI : http://blogs.lexpress.fr/attali/  (chronique du 12 janvier), une défense des israëliens. En ces temps où le soutien (justifié) à la cause palestinienne, donne libre cours à un antisémitisme débridé et hideux chez beaucoup de nos compatriotes, cette chronique d'Attali est courageuse et bienvenue !
Vous pouvez trouver également des liens vers les blogs de Sorman et Attali, dans la colonne "lien" (sur le bord droit de la page).
Par alain barré - Publié dans : INDE
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