PePoPo (Petite Politique de Poche)

Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 06:29

Le monde est en train de changer de bases ! Le capitalisme, inventé par l’occident il y a déjà plusieurs siècles, s’est vu approprié par les anciens pays du tiers-monde devenus « pays émergents » à l’occasion de la mondialisation, autre invention occidentale. Le taux de croissance dans ces pays est de 6,5% alors qu’il n’est que de 1,5% en Occident. Chine, Inde, Brésil sont en plein développement et sont relayés par d’autres dont on n’entend moins parler, mais tout aussi vigoureux : l’Indonésie, le Mexique, la Malaisie, l’Afrique du Sud, la Turquie… Le continent africain, dont on a pris l’habitude de ne parler qu’avec commisération et un certain mépris, atteint, pour sa part, une croissance de 5%.  Cette magnifique croissance est due à la vague libérale et capitaliste qui déferle, pour le meilleur et pour le pire, sur le monde  depuis la chute du communisme, fin des années 1980. Les « antimondialistes » occidentaux ont bien essayé de freiner ces changements qui les dépossédaient de leurs rêves (et de leurs positions intellectuelles dominantes), mais en vain.

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En Occident, on continue d’accuser le libéralisme (non sans quelques raisons) d'être à l'origine de tous les maux mais dans les pays émergents, c'est exactement le contraire et si la crise touche durement les économies occidentales elle booste celles de l'Asie, du Sud et de l'Amérique latine.

Obama aux USA, Sarkozy en France, accusent les banques d’en être à l’origine. C’est une façon habile de détourner la colère des populations sur un bouc émissaire. Les banques sont l’instrument rapace et souvent malhonnête de la crise, elles n’en sont pas la cause. La dérégulation a été initiée aux USA par le président Clinton avec l’abolition, en 1999, du Glass-Steagall Act autorisant la dérégulation bancaire et la financiarisation à outrance de l’économie. De cette façon (et en instituant des taux d’intérêt très bas), les autorités des USA ont maintenu un niveau de vie, artificiellement élevé dans leur pays. C'est-à-dire qu’ils ont vécu au-dessus de leurs moyens. Nous n’avons rien à leur envié, l’Europe a fait la même chose. Pour maintenir et même augmenter notre niveau de vie, depuis une trentaine d’années nous vivons - collectivement en tant qu'Etat et avec de grandes disparités entre les individus -  au-dessus de nos moyens, nous dépensons plus que ce que nous gagnons creusant une dette folle ! (à suivre...)

" Les temps changent..." comme chante Hugues Aufray reprenant une chanson de Bob Dylan...

 

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 06:44

 L’Etat providence est en train de mourir ! Depuis la fin de la 2e guerre mondiale, les économies occidentales ont connu une croissance exceptionnelle, culminant, en particulier pendant les « Trente glorieuses » (de 1945 à 1973), années pendant lesquelles le taux de croissance était, en moyenne, de 5% (jusqu'à 7,9% !). Le coup d’arrêt a été donné par le choc pétrolier de 1975 mais l’Etat providence a continué de distribuer ses largesses. Quand il n’y a plus eu assez d’argent dans les caisses, les dirigeants politiques (de droite et de gauche) ont continué de tenir des discours pleins de promesses démagogiques (nécessaires pour se faire élire), mais il n’y avait plus rien dans les caisses !... L’Etat a commencé à emprunter, puis à emprunter de plus en plus…Aujourd’hui la dette est abyssale et les prêteurs (c'est-à-dire de multiples épargnants représentés par des fonds de placements) n’ont plus confiance. Ils veulent augmenter le taux d’intérêt auquel ils prêtent aux Etats. C’est ce qui s’est déjà passé pour la Grèce, pour l’Irlande, bientôt pour le Portugal, l’Espagne, et peut-être l’Italie et la France ?....

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Celui qui emprunte a beau jeu d’accuser celui qui lui prête et le traiter de tous les noms, c’est d’abord à l’emprunteur de montrer qu’il est fiable. Peut-on être fiable quand on continue de dépenser plus que ce que l’on gagne et que l’on réclame toujours plus à l’Etat Providence alors qu’il est en quasi faillite ? Aucun prêteur sensé ne peut accepter une telle chose !...

Nous devons faire preuve de notre fiabilité et montrer que malgré nos dettes immenses nous sommes un pays d’avenir. Cela suppose de réduire nos dépenses et de produire plus et mieux des produits dont le marché a besoin. Cela suppose de favoriser l’entreprise et ceux qui entreprennent et de développer le niveau d’éducation. Sur ce point qui est essentiel, les dernières statistiques ne sont pas bonnes. La France baisse encore. Or on sait que les résultats scolaires d’un pays – mesuré à l’âge de 15 ans – ont une influence directe sur le développement économique quelques années plus tard ! L’Education Nationale manque-t-elle de moyens ? Toutes proportions gardées, ils sont les mêmes que ceux de la Finlande qui caracole en tête du classement.

Quand on ne s’attaque pas aux véritables problèmes, les extrémistes de droite (Front National avec la fille Le Pen) et de gauche (Mélenchon) se pavanent et prônent des solutions populistes. On a entendu, hélas, les mêmes affligeants discours pendant les années trente, avant la deuxième guerre mondiale !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Lundi 22 novembre 2010 1 22 /11 /Nov /2010 06:19

Dans une chronique précédente ( La politique du bouc émissaire ), j’évoquais le piège que représente la croyance que la crise aurait été créée par les malversations de la finance. La cause fondamentale est à chercher dans les transformations du monde, entre autres, l’émergence de nouvelles puissances.

A ces changements et à cette montée en puissance de nouveaux états, l’Occident n’a pas répondu en réduisant ses dépenses. Bien au contraire, il a maintenu et continué de développer artificiellement son niveau de vie en vivant massivement et de plus en plus, à crédit. C’est ainsi, me semble-t-il, qu’il faut comprendre la crise des subprimes aux USA et l’incroyable vente de maisons, à des gens qui n’avaient pas les moyens de les rembourser.

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L’augmentation de notre niveau de vie et les largesses de l’Etat-providence (pour les pays européens) ont été ainsi  financées sur du vent !  Les dérives financières ont bénéficié de l’assentiment complice des Etats et de leurs dirigeants ( de droite et de gauche), c'est à dire de ceux qui les ont démocratiquement élus, nous les citoyens. Si l'Occident est coupable de quelque chose, c'est bien d'avoir voulu vivre au-dessus de ses moyens (ce qui n'a pas éradiqué la pauvreté mais augmenté les disparités). Nous sommes aujourd’hui au pied du mur, il faut payer la dette. maison-lavau02.jpg Mais la dette réglée, nous ne serons pas sortis de l’auberge pour autant ! En effet nous n’avons pas fait seulement des dettes financières mais aussi des dettes sur la nature, des dettes écologiques. Nous avons gaspillé les ressources naturelles et nous continuons de le faire.

Tous ces changements ont suscité et vont continuer de susciter des troubles, les pires n’étant pas les manifestations mais l’apparition de nationalismes dont le symptôme est le développement de l’extrême droite dans plusieurs pays européens (ainsi que d'un populisme de gauche, dans une moindre mesure). Il faut se rappeler que la réponse à la crise de 1929 fut le nationalisme et la montée du fascisme et du communisme. Ce danger a été - heureusement - partiellement  pris en compte dans la gestion de la crise actuelle mais toujours en maintenant l’illusion qu’elle n’était qu’un accident dû aux malversations de la finance. Ainsi madame Lagarde nous rassure en nous disant que nous en sommes sortis alors que les craquements sont de plus en plus sinistres : Après la faillite de la Grèce, l’Irlande, peut-être le Portugal et pire encore, l’Espagne ?.... La France n’est pas à l’abri !

L’assainissement de la situation de notre pays va demander des efforts soutenus et provoquer, sans doute une diminution de notre niveau de vie : « travailler plus et plus longtemps, pour gagner moins ! » Pour que cela se passe sans trop de grincements, il va falloir plus de justice sociale. En particulier, ne plus tolérer les écarts injustifiés de revenus que l’on connaît aujourd’hui ! Les bonnes volontés de droite, de gauche, sans oublier celles du centre et des écologistes, ne seront pas de trop pour éviter les dérives. Rappelons-nous les élections de 2002 !

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Samedi 20 novembre 2010 6 20 /11 /Nov /2010 06:09

On ne peut entendre une émission politique à la radio ou la télé sans que l’origine de la crise soit imputée, comme si cela était une évidence,  aux malversations de la finance. On a trouvé un bouc émissaire facile et, comme toujours dans ce cas, une solution toute faite : il suffit de punir et faire payer le pelé, le galeux à l’origine de tous nos maux !

Ces accusations ont eu pour chef de file la nouvelle idole de l’occident : OBAMA. Celui-ci a trouvé, dans notre pays, un imitateur empressé, en la personne de l’actuel président, Sarkozy.

Le procédé est connu et grossier mais il plaît presque à tout le monde : à la gauche (française) qui n’a jamais aimé le capital et les capitalistes, déteste les entreprises et encore plus s'il s'agit de banques, à la droite qui suit son chef et évite ainsi de se remettre en question.

Comme d’habitude, trouver un bouc émissaire, empêche de se poser les bonnes questions et encore plus de trouver les bonnes réponses !

Les financiers ne sont pas exempts de manœuvres malhonnêtes, loin de là surtout aux USA, mais ils ne sont pas à l'origine de la crise. Elle prend ses racines dans les changements fondamentaux du monde. Des pays anciennement "submergés", représentant la moitié de l’humanité, Chine en tête, Inde, Brésil,… ont « émergé ». Ils sont devenus les usines du monde, souvent en exploitant leurs ouvriers d'une manière scandaleuse et dont nous sommes complices.

La création, l’invention restent encore prioritairement l’apanage des occidentaux, mais la production a changé de continent et les usines aussi !... La vague de fond vient de là, les  banquiers, avec leur malversations, n’ont fait que surfer sur elle Faire croire au bon peuple - grands nigauds que nous sommes - qu’en régulant un peu plus la finance tout reviendra comme avant, est une imposture ! Cette régulation est nécessaire mais insuffisante et ne progressera qu'en fonction des avancées d'une gouvernance mondiale dont le fonctionnement du dernier G20 montre bien qu'elle n'est que le reflet des rapports de forces des grandes puissances.

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Notre pays, comme les autres pays européens a besoin d’être remis en ordre de marche pour faire face à cette nouvelle conjoncture. L’époque du leadership sans partage de l’Occident est finie et sa corollaire : l'Etat providence, aussi ! Il faut s’y résoudre et prendre de nouvelles dispositions. Cette politique peut très bien être menée par des gens de gauche (comme dans l’Allemagne de Schroeder et dans certains pays nordiques) ou par des gens de droite (comme en Angleterre), mais elle ne peut pas l'être par des politiciens qui mentent au peuple, qu’ils soient de droite ou de gauche sous peine de révoltes, de soubresauts ou de malheurs plus grands encore ! 

Pour l'instant, on entend surtout les menteurs, qu'ils soient de droite ou de gauche !...

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Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 06:08

En ces temps de commémoration du quarantième anniversaire de la mort de De Gaulle, la télé nous a gratifiés d’une magnifique émission intitulée « Je vous ai compris », rappelant le retour au pouvoir du général et les péripéties de la guerre d’Algérie (docu-fiction de Serge MOATI -genre dans lequel il avait déjà excellé avec son Mitterrand à Vichyavec Patrick CHESNAIS, le mardi 2 novembre, sur France 2). La thèse est simple et ne semble pas contestée : De Gaulle qui souhaitait revenir aux « affaires » a plus ou moins utilisé la menace d’un coup d’état militaire (les paras devaient sauter sur Paris) pour se présenter en seul recours possible. Pour gagner la confiance des militaires français en Algérie il lui a fallu, en contrepartie, crier « Vive l’Algérie française ! » et le fameux « Je vous ai compris ! »

Il ne croyait pas personnellement à « l’Algérie française » mais plutôt à une sorte d’union dans le style du Commonwealth britannique. Les tergiversations, les atermoiements, les manœuvres ont abouti à un durcissement des deux camps, à une guerre civile menée par l’OAS et aux massacres abominables des Harkis par le nouveau pouvoir algérien.

Pendant cette même période, De Gaulle entreprend de développer une bombe atomique française (qui devait assurer l’indépendance de la France). Quand la réussite de celle-ci a été assurée, il n’a plus eu qu’une idée en tête : se débarrasser au plus vite du problème algérien, ce qui a été fait avec perte et fracas !

Cette histoire est riche de nombreux enseignements. Elle montre, entre autres choses, la difficulté que la France a eu à se détacher de ses anciennes colonies. Pour De Gaulle, elles étaient une base arrière en cas d’attaque de la France. Elles garantissaient sa grandeur. Dans son esprit, la bombe atomique a rendu ce rôle caduc. On pouvait donc les abandonner !

Si De Gaulle, ancien militaire et président-stratège réaliste a su prendre ce virage périlleux, il n’en a pas été de même pour de nombreux autres gradés dans l’armée active et pour une part importante de la population française. La « nostalgie » du « temps béni des colonies » est restée vivace dans la tête de nombre de nos concitoyens jusqu’à aujourd’hui….

Aujourd’hui, précisément, après la perte des colonies, la France vit une autre « perte » et cette fois ce n’est pas le peuple de droite qui est touché mais le peuple de gauche. Nous avons vécu après la guerre, avec les « trente glorieuses » une croissance remarquable qui a permis de financer l’Etat providence (Sécu, prise en charge du chômage, 35 H,…). Cette époque est finie ! D’autres nations (grâce à la mondialisation libérale en particulier) entrent sur le devant de la scène et l’Etat providence n’est plus tenable. Comme autrefois le peuple de droite avec la perte des colonies, le peuple de gauche refuse de se rendre à l’évidence. Une fraction du PS se durcit, des discours et parfois des actions violentes apparaissent. Certains sont prêts à en découdre.

En psychologie, on dit qu’à la perte, on réagit par la colère ou l’abattement. L’acceptation raisonnable ne peut venir qu’après un long cheminement, l’expression des regrets, les longues explications en tête à tête ou à plusieurs, un accompagnement attentif et serein. De Gaulle rassurait. Il représentait une figure autoritaire, tutélaire, une sorte de totem de la nation. S’il faut reconnaître à l’actuel président le courage d’avoir entrepris les réformes nécessaires (même si ce n'est pas de la meilleure façon), il n’est pas sûr qu’il ait les qualités humaines pour un tel accompagnement !.... mais il n'est pas sûr, non plus, que le PS en profite, englué qu'il est lui-même dans ses propres contradictions flattant les nostalgiques de l'Etat-providence au lieu de défricher avec eux un chemin plus juste et économiquement acceptable. La raison l'emportera-t-elle cette fois-ci ?

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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 09:19

 Fallait-il réformer ? Oui ! Il faut reconnaître au gouvernement actuel le courage de s'être attaqué à ce problème ce qui n'a, malheureusement, pas été le cas pour les gouvernements précédents !

Cette réforme résout-elle le problème ? Non ! Au mieux elle le reporte pour quelques années seulement (6 à 8 ans maximum) et rassure les agences de notation (ce qui était nécessaire).

La façon dont elle a été menée est-elle satisfaisante ? Non ! La solution du passage en force exacerbe les tensions sans éclaircir le débat et augmente le risque qu'un autre gouvernement défasse (pour des raisons purement électoralistes) ce qui a été fait.

Que faire ? Il me semble qu'il faut tout remettre à plat pour unifier les 38 régimes de retraite existant actuellement en France. Les disparités sont énormes d'un régime à l'autre (en particulier privé et public malgré un début d'harmonisation) mais elles sont également inadmissibles à l'intérieur des régimes eux-mêmes.

Un vaste débat public doit-être organisé et non pas seulement des "joutes" parlementaires. S'il faut en croire l'importance des manifestations, la société française y est prête. Rappelons que pour la Suède, ce débat a duré 6 ans. La réforme reste donc encore à faire

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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 06:24
  • Les débats politiques sur les retraites ne m'ont pas apporté beaucoup d'éclaircissement, alors j'ai recherché quelques chiffres pour m'aider à faire le point. Je vous les livre, avec leur source, si cela peut vous être utile :
  • 
  • Dans 20 ans le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans aura augmenté de 6 millions par rapport à aujourd'hui.

  • Dans 20 ans, pour payer 1 retraité il y aura 1,5 actif (il y en avait 2,5 en 1970)

  • Les ouvriers du privé vivent 9 ans de moins que les employés et les cadres du secteur public.

  • Les femmes ont une espérance de vie de 7 ans supérieure à celle des hommes (chiffres 2003, l'écart a diminué un peu depuis)

  • Comparaison Public/privé

    • âge légal de départ à la retraite dans le privé : 60 ans

    • âge légal de départ à la retraite dans le public : 60 ans, 55 ans, 50 ans

    • Taux de cotisation dans le privé : 10,65%

    • Taux de cotisation dans le public : 7,85%

    • calcul de la retraite dans le privé : sur les 25 meilleures années

    • calcul de la retraite dans le public : sur les 6 derniers mois (ceux où les fonctionnaires sont les mieux payés)

    • Taux de liquidation maximale de la retraite dans le privé : 50%

    • Taux de liquidation maximale de la retraite dans le public : 75%

    • Pension moyenne dans le privé pour un non cadre : 817€, pour un cadre : 1538€

    • Pension moyenne dans le public pour la fonction publique territoriale : 1176€, pour la fonction publique d'état : 1850€

       

      Source : journal Le Monde : http://www.lemonde.fr/politique/infographie/2010/04/28/retraites-les-differences-entre-le-public-et-le-prive_1343659_823448.html

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 Conclusion : Des injustices réelles entre les riches et les pauvres existent, mais pas seulement. Tout le système est à remettre à plat sans oublier, en particulier, les injustices flagrantes entre le public et le privé que l'on fait semblant d'ignorer aujourd'hui.


Une autre question : Le nombre des manifestants augmente-t-il ? Il plafonne autour de 1 million au cours des diverses manifestations, on ne peut donc pas dire qu'il augmente. C'est d'ailleurs pour cette raison que les états-major syndicaux ont essayé d'utiliser un autre moyen de pression : le blocage des raffineries. Pourquoi les raffineries ? Le service minimum dans les transports jouant plutôt bien son rôle, il leur a fallu élaborer une autre stratégie. Mais ce blocage du pays est à double tranchant car il risque de retourner la population contre les syndicats. C'est ce qui est entrain de se passer.

Quid des collégiens et des lycéens ? Les organisations de jeunesse des partis politiques et les syndicats ont su réveiller le malaises des collégiens et lycéens pour les enrôler dans les manifestations contre la retraite à 60 ans. Mais la retraite n'est évidemment pas leur problème. Leurs manifs ressemblent plus à un mouvement anti-autoritaire et expriment une peur de l'avenir.

Je pense que le mouvement va s'essouffler. Dans le fond, les français savent (depuis le premier rapport Rocard) qu'une réforme est nécessaire, mais ils rechignent. On peut se poser la question : Ont-ils vraiment pris conscience des changements intervenus dans leur pays et dans le monde ?

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 07:59

 Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais, moi, j'ai toujours été étonné par les décomptes des manifestants pendant les grèves. La police annonce un chiffre, les syndicats un autre et la différence va de 1 à 2 ou 1 à 3 !.....

Qui croire ?

Mardi dernier, un institut espagnol spécialisé, invité par France-soir, a fait le comptage. D'autres décomptes ont été faits également par Mediapart, l'AFP, France-Bleu,...Résultat : Quand les syndicats annoncent 330 000  à Paris, Mediapart annonce 76 000. Quand les syndicats annoncent 230 000 à Marseille, LCM, l'AFP et France-Bleu comptent 20 000 !

Cette petite expérience montre une chose étonnante : même les chiffres de la police sont surestimés !

A priori, pour savoir le vrai nombre de manifestants qui défilent, il faut donc prendre le chiffre de la police et le diminuer un peu !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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