À Douala, au Cameroun, les poulets congelés en provenance d’Europe coûtent moins chers que ceux vendus sur le marché par les petits producteurs locaux. Quelle importance me dira-t-on ? Les conséquences, en réalité, sont dramatiques. Les petits fermiers n’arrivent plus à vivre de leur production, il la délaisse et viennent gonfler le nombre des désoeuvrés qui peuplent les bidonvilles !
Comment des produits de l’agriculture européenne peuvent-ils être si peu coûteux ? Grâce aux subventions. Notre agriculture est subventionnée pour des sommes colossales (qui ne profitent pas essentiellement à ceux qui en auraient réellement besoin. A titre d’exemple :la reine d’Angleterre est subventionnée car elle possède des terres !!!)
Le déséquilibre introduit par ces subventions entre les fermiers européens et ceux d’Afrique (en particulier) dissuade ceux-ci de produire.
Le remède ? L’Afrique n’a pas besoin de subventions mais de justice affirme Sala-I-Martin, un économiste
espagnol,cité par G. SORMAN dans son livre « L’économie ne ment pas ».
« Les Occidentaux, dit Sala-i-martin, en voulant tout produire par eux-mêmes, ne laissent aucune place aux entreprises africaines. Avec l’aide, nous purgeons nos péchés historiques, mais
nous enfermons les Africains dans un statut d’assistés »
Pour sa part, José Bové, de passage à Yaoundé (la capitale du Cameroun), a sermonné les camerounais, leur recommandant de " boycoter les poulets en carton" et au gouvernement de Paul Biya de
fermer la frontière aux poulets uropéens.
Le commerce équitable serait-il une meilleure solution ? Elle a des effets pervers : « les producteurs africains repèrent l’aubaine, se précipitent vers ce que le Nord recherche ; la surproduction s’en suit, les stocks s’accumulent et les prix s’effondrent. »
Une amorce de changement viendra peut-être des Chinois, avance le même économiste (Sala-i-martin). « Des Chinois s’installent comme entrepreneurs, recrutent de la main d’œuvre locale et produisent sur place, à des coûts plus bas qu’en Chine. Serait-ce là l’esquisse d’une industrialisation de l’Afrique ? »
En conclusion : On n’aide pas l’Afrique à se développer avec de bonnes intentions et de mauvais remords. Les solutions ? En premier lieu
ne pas leur faire subir le contre-coup de nos problèmes agricoles !
Un site pour en savoir plus : http://www.gresea.be/avicol_DH_nov04.htm
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Il n’a pas tort. Libéralisme et socialisme ne sont pas
incompatibles et les seuls pays où la social-démocratie gouverne, le sont par des libéraux convaincus.
Donc, autonomie de chaque canton mais aussi remarquable travail en commun quand
la situation l’impose malgré la lourdeur que suppose l'utilisation de 4 langues pour la confédération. Pour accéder au réseau autoroutier, chaque canton aurait pu faire payer son petit bout
d’autoroute (26 cantons !) et multiplier les péages. Cela aurait été stupide évidemment mais on ne
Cette Europe, me semble-t-il, est rejeté par beaucoup de citoyens, à commencer
par la France et, dernièrement, l’Irlande. D’autres voudraient une « Europe sociale », vague utopie entretenue par les nostalgiques du communisme qui n'ont pas de projet concret
à proposer. Ils sont "contre", "anti", antimondialiste, anti échanges commerciaux par l'intermédiaire du marché, "antilibéraux" comme ils se définissent eux-mêmes... Ne serait-il pas plus
judicieux de revenir à l’état d’esprit des pères fondateurs : favoriser la paix entre nos nations par la communication, l’échange, c'est-à-dire le commerce ?
Cela nous incitera, comme en Suisse, à
développer des voix de communication, des contacts fructueux, sans développer une bureaucratie envahissante qui prétendrait tout régenter…de loin. L’ambition, modeste de cette vaste zone
de libres échanges nous permettra alors d’intégrer d’autres pays sans que cela ne soit source de difficultés majeures et sans qu’il y ait besoin de référendum-barrière (comme on est entrain,
hypocritement, d’en imaginer un pour repousser la Turquie). S’il s’agit de constituer un super état, on peut se poser la question du niveau économique, de la culture, de la religion,… mais
s’il s’agit de mieux vivre ensemble ces questions n’ont plus lieu d’être.