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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 06:10

Parmi les grands mythes du vingtième siècle, l’un a soulevé l’adhésion de nombreux penseurs, particulièrement en France où il garde encore une influence exagérée. Pour beaucoup de penseurs français nous naissons libres et égaux, non seulement de droit mais aussi de fait donc nos pensées et nos actes ne sont sont déterminés que par notre environnement et notre éducation. L'un des précurseurs de cette pensée est J.J. ROUSSEAU pour qui l’homme est naturellement bon : «  La nature a fait l'homme heureux et bon, mais ... la société le déprave et le rend misérable. » Et l’on voudrait continuer à croire avec lui, en cette bonté naturelle de l’homme qui ne serait pervertie que par les effets d’une mauvaise éducation. On retrouve cette illusion chez un certain nombre d’écologistes pour qui, tout ce qui vient de la nature est forcément bon et ce qui résulte de l’industrie humaine forcément suspect ou mauvais (d’où le récent « principe de précaution » par exemple).

Dans un cas comme dans l’autre, l’erreur est profonde. La nature n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’a que faire de nos désirs et il serait bien naïf de croire qu’il en va autrement pour la nature humaine. Ce débat a souvent été résumé sous les termes nature/culture ou inné/acquis. Entre ces deux termes, dans les pays latins, la balance a souvent penché du côté de la culture et de l’acquis. Dans les pays de langue anglaise, elle penche plutôt du côté de la nature et de l’inné. Pour ces derniers, le chercheur qui a révolutionné la conception de l’homme est DARWIN. Son ouvrage sur « l’origine des espèces » est parue en 1859. Il soutient que les espèces évoluent au cours des temps et que la sélection naturelle, opérant sur des mutations spontanées, choisit les plus aptes dans un environnement donné. Remarquons que les plus aptes » ne signifient pas qu’il s’agit des « meilleurs »...(à suivre)

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 06:09
Les hommes les plus doués pour prendre le pouvoir ne sont pas ceux qui sont le plus aptes à l’exercer ! Cette belle sentence se vérifie encore avec Sarkozy qui nous fait, après un brillant parcours de candidat, une démonstration de ses capacités de gribouille, une fois franchie la ligne d’arrivée !

Ce qui est en cause, ce ne sont pas tant les capacités d’analyse de la situation du candidat (il a de bons conseillers) mais la personnalité et la manière d’appliquer les décisions  du président !

Pourrait-on savoir avant une élection ce que fera un candidat une fois qu’il sera élu ? Des tentatives ont été faites, j’en donne un aperçu dans ma chronique du 11 janvier 2008 : http://www.alain-barre.com/article-15441854.html

Dans un domaine proche, un autre psychologue (Philip TETLOCK) a tenté une approche scientifique de la fiabilité des prévisions des « experts ». Les résultas sont instructifs. Il ressort de sa passionnante étude que les experts, ceux en particulier sollicités par les chaînes de télé, les radios, les journaux, ont un médiocre taux de réussite dans leurs prévisions. Ils se trompent autant que les non-spécialistes !!!

Alors pourquoi les invite-t-on ? parce qu’ils parlent bien, qu’ils « passent » bien, et…que le public en redemande ! En effet, « nous », c'est-à-dire le public, nous n’aimons pas vraiment entendre la vérité. Des propos lénifiants où l’annonce dramatisée de grands malheurs nous émeut où nous apaise beaucoup plus. Il faut savoir que, en général, la vérité ne s’accorde pas avec les médias : elle n’est pas assez porteuse de bonne grosse pub qui rapporte du pèze !

Pour Tetlock, les plus mauvais experts sont ceux qui sont pointus dans un domaine et qui cherchent à étendre leurs compétences à un autre domaine (il les appelle : les « hérissons »).  Les plus compétents possèdent une vaste culture générale. Ils connaissent bien de nombreuses petites choses, mais sont plutôt sceptiques par rapport aux grandes théories sensées tout expliquer. Ils sont ouverts à la critique et n’essaient pas de faire rentrer, à tout prix, les situations nouvelles ou inattendues, dans le cadre de leur théorie (ils n’en n’ont pas !). Tetlock les appelle : les « renards ».  En somme, les renards ont l’esprit suffisamment ouvert pour reconnaître leurs limites, y compris les limites de l’ouverture d’esprit !

Ces vrais experts existent. Comme il se doit, ils sont peu connus du grand public et souvent ignorés des médias.

Pour en savoir plus, vous pouvez suivre le lien : http://www.debateco.fr/71,344/orfevres-en-la-matiere-tout-ce-qui-brille-n-est-pas-d-or.html?&page=3&sort=0

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 06:00

Notre cerveau est « câblé ». Il contient environ 100 milliards de neurones (oui, c’est un chiffre encore plus difficile à imaginer que le gros lot du loto, n’en déplaise à la pub !). Ces petits câbles se terminent par une arborescence, que l’on peut imaginer comme des branches où des racines que l’on appelle : dendrites. Les dendrites sont extrèmement nombreuses, 50 000 en moyenne ! Plus elles sont nombreuses plus notre cerveau sera efficace.

Quand nous apprenons quelque chose, quand nous vivons un évènement, quand nous éprouvons une émotion, les câblages neurones-dendrites-neurones s’activent. L’activation laisse une trace et progressivement cette trace forme un souvenir (ou un apprentissage).

Il n’y a pas qu’un seul câblage pour un souvenir ou un apprentissage (par exemple la connaissance d’un mot). Il peut y en avoir beaucoup, en particulier si notre vie est riche, diversifiée, pas monotone, pas occupée à faire toujours les mêmes choses,… En somme plus notre vie est riche en rencontres, en stimulations, en activités variées (ou en diversification de la même activité), plus les connexions dans notre cerveau sont variées et solides.

En vieillissant nous perdons des neurones (oui, on ne perd pas que ses clés !...), donc nous perdons des connexions, donc nous perdons des souvenirs et des compétences. On comprend alors que pour lutter contre cette dégradation ( on l’appelle « dégradation gracieuse » car, elle se fait lentement, sauf en cas de destruction massive par accident ou maladie) il est nécessaire d’avoir déjà, au départ, le maximum de connexions. Pour cela, toute sa vie, il est recommandé d’entretenir son cerveau. Il faut le faire quand on est jeune bien sûr, à l’âge mûr mais aussi pendant la vieillesse. C’est le seul médicament vraiment efficace que l’on connaisse jusqu’à présent !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 06:37

Cette théorie s’appelle le connexionnisme (car elle privilégie l’importance des connexions dans notre cerveau plutôt que la capacité à raisonner, à calculer).

Il est fort probable que les deux théories, connexionnistes et symboliques aient toutes les deux raisons car elles s’appliquent à des niveaux différents du cerveau. Elles sont plutôt complémentaires que contradictoires.

La théorie connexionniste suppose que nos apprentissages s’impriment principalement grâce à de nombreuses répétitions et ajustements, mais une autre façon d'apprendre existe également. Une région spécifique de notre cerveau est équipée de neurones et de dendrites capables d'intégrer de nouvelles informations avec peu de répétitions et rapidement.

Certaines personnes ont des lésions du cerveau qui touchent spécifiquement cette zone des apprentissages rapides. Leurs souvenirs anciens ainsi que les compétences acquises antérieurement sont préservés mais elles n’arrivent pas à acquérir de nouvelles connaissances. Cette zone existe dans chaque hémisphère du cerveau. Si les deux zones sont complètement détruites, l’apprentissage rapide de nouveaux souvenirs devient une mission impossible. Si une seule zone est atteinte, il est seulement diminué !

Quel traitement peut-on envisager ? la stimulation peut être efficace quand la destruction n'est pas complète. Pour l’avenir, on peut penser que le recablâge chirurgical des zones atteintes deviendra une solution praticable ?

Pour progresser, les théoriciens ont besoin de modèles physiques qui permettent une expérimentation. L’ordinateur se prête assez bien à ce genre d’expérience. Au lieu de le faire travailler par traitement séquentiel (sériel), on le fait travailler en réseau. Pour qu’un tel ordinateur, par exemple, apprenne les participes passés, il n'est pas nécessaire de lui donner l’ensemble des règles grammaticales (ce serait le traitement séquentiel ou sériel), on lui fait seulement « pratiquer » les participes passés, comme un enfant qui apprend. Petit à petit, un tel ordinateur, fonctionnant avec un réseau de « neurones » informatiques, se crée son propre cheminement et ses propres règles. Les connexions entre les unités de traitement disposées en parallèle, deviennent de plus en plus solides. Ainsi, peu à peu, l’ordinateur connexionniste, apprend la grammaire comme le ferait un enfant et, ce qui est remarquable, il fait, au début, les mêmes erreurs que lui et succombe aux mêmes pièges !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /Mai /2008 06:15

Comment fait-on pour se souvenir ? Comment fonctionne la mémoire ? Que se passe-t-il quand elle est en panne ?

Ces questions sont passionnantes et l’on commence depuis les années 1980 à y répondre.

L’une des hypothèses s’appuie sur les travaux de James MacClelland, un chercheur américain, qui s’est opposé à l’approche symbolique dominante de son époque. Pour la plupart des cognitivistes, le cerveau fonctionnait comme un ordinateur, c'est-à-dire d’une façon séquentielle, en traitant un problème après l’autre, comme nous le faisons lorsque nous classons des animaux par exemple : c’est un animal qui a des écailles, il vit en eau douce, c’est un poisson, etc… Les ordinateurs ont servi à comprendre le fonctionnement de notre intelligence et, dans un certain nombre de domaines ils sont devenus plus intelligents que nous ! C’est le cas pour ce jeu inventé par les Perses bien des années avant que l’ordinateur n’existe : le jeu d’échec ! À son grand désespoir, le champion du monde Kasparov, fut vaincu par Deep Blue, l’ordinateur d’IBM, en mai 1997 ! Jour de deuil pour l’humanité raisonneuse !!...

Heureusement nous ne sommes pas que des êtres de raison (ça se saurait !...), nous avons aussi des « tripes ». En l’occurrence, les tripes de l’intelligence ce sont nos neurones et l’incroyable réseau de connexions qu’ils forment entre eux !

Il faut imaginer un neurone comme un câble électrique qui se terminerait par un bouquet de fils, les dendrites, qui peuvent chacun se connecter à un ou plusieurs dendrites d’un autre neurone. Ainsi de relais en relais, l’information circule.

A chaque fois qu’un circuit : neurone-dendrite-neurone-dendrite-… est activé, il laisse une empreinte, rendant ainsi plus facile l’activation suivante (comme des chemins dans l’herbe qui, au fur et à mesure des passages, deviennent plus visibles). Peu à peu se créent ainsi des réseaux, imprimés avec plus ou moins de vigueur. Par exemple, quand on refait un geste mille fois pour apprendre un accord de guitare, les réseaux des neurones et dendrites concernés, gardent une trace de plus en plus forte et de plus en plus précise. Notre mémoire , affirme  J MacLelland,  ne réside pas dans un endroit particulier du cerveau  mais dans  ces innombrables  réseaux qui s'entrecroisent et se superposent... (à suivre)

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 05:53

L’antiracisme systématique m’agace depuis longtemps ! Il me paraît être, pour les bien-pensants qui ne sont pas vraiment affrontés au problème, une façon de se dédouaner à bon compte. On fait preuve de sa grandeur d’âme, on se place du côté des gentils, on assène quelques bonnes paroles et l’on ne fait rien pour que la situation change !
Pour les psychologues (et les sociologues aussi) la peur de l’étranger, la méfiance envers l’autre, celui qui est différent n’a rien d’étonnant, elle est naturelle. Toute nouveauté peut être source de découvertes enrichissantes ou de dangers potentiels. Les optimistes auront tendance à aller au-devant du nouveau et de l’étranger, les pessimistes, à s’en méfier. Il existe même un âge chez le bébé, autour d’un an, où il commence à bien comprendre ce qu’est son environnement et où il a plutôt tendance à se réfugier spontanément dans les bras de sa mère en présence d’un visage nouveau. Dans ma Vendée natale, on dit dans ce cas du petit "qu’il méconnaît".

J’ai trouvé dans un ouvrage de G. SORMAN, « En attendant les barbares », une citation de Claude Lévi-Strauss, le célèbre ethnologue, qui va dans ce sens (http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_L%C3%A9vi-Strauss). Il déclare : « Les mouvements antiracistes sont dangereux, mais ils ne sont pas que cela. » sorman_barbares.jpg

Ce qu’exprime ainsi Lévi-Strauss en termes sibyllins, c’est bien le fait que, dans les sociétés primitives, l’intégration de l’étranger n’est pas une chose qui va de soi. Elle suppose de surmonter des craintes qui sont bien naturelles. Mais, dans la même phrase, ce grand chercheur, précise également que l’antiracisme n’est évidemment pas à mettre sur le même pied que le racisme. L’un s'élève (maladroitement) contre la violence, l’autre appelle cyniquement à la violence !

Dans ce même ouvrage, Sorman s’attache à démontrer que la meilleure façon de lutter contre le racisme est, d’abord, la réduction du chômage qui touche massivement les immigrés et les jeunes issus de l’immigration, l’intégration dans l’entreprise. Il n’apporte pas de solutions simplistes ou angéliques mais il a le mérite de mener une véritable enquête dans de nombreux pays, de démonter les solutions qui ne marchent pas et  d'essayer de dégager des pistes qui valent la peine d’être explorer.
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Mon expérience personnelle va dans le même sens. Quand j'essaie de me souvenir de mes camarades de travail ou de lycée. j'entends de nouveau nos conversations, je ressens les émotions des bons moments passés ensemble, mais la couleur de la peau ne revient pas en premier. Certains étaient d'origines africaines ou asiatiques mais, dans mon souvenir, cela n'avait pas plus d'importance que la couleur de nos chaussettes !... Le racisme, la religion ne deviennent source de violence qu'en cas de conflit . Ils n'en sont pas la cause. La rareté des ressources (le manque de travail dû au chômage) est la cause fondamentale du racisme. C'est contre elle qu'il faut lutter.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 06:30

À partir du néolithique et de l’invention de l’agriculture (-10 000 ans environ), les choses changent rapidement. L’homme n'a plus besoin d'honorer la nature, il en a la maîtrise, il la soumet et n'en discerne plus le caractère sacré. Les divinités désertent l'environnement proche de la Nature et se regroupent dans une sorte de lieu imaginaire (l’olympe pour les Grecs) et revêtent les habits allégoriques de la mythologie.
Puis, les sociétés humaines se structurent, les royaumes deviennent de plus en plus démesurés et les dieux de la mythologie se rassemblent et se fondent, progressivement, en un seul être suprême, à l’image du chef suprême de l’empire. Les monothéismes sont nés ! L’homme a ainsi fini de dominer la nature, elle lui est soumise partout, pas seulement sur la terre, mais aussi au ciel, par l’intermédiaire d’un Dieu unique, qu’il a créé à son image et à celles des aspirations et des passions qui le tourmentent !
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Nous commençons à voir aujourd’hui les limites de cette domination. La nature entame sa revanche. Gaïa, la terre, dont nous nous sommes dissociés, pour mieux la maîtriser, nous rappelle à l’humilité. Nous ne sommes pas les maîtres absolus de la création, même si nous avons inventé un (des) Dieu(x) pour nous représenter et nous placer au-dessus d’elle. Nous sommes seulement l’un de ses composants, l’un de ses éléments et, qui plus est,  qui n’est pas destiné à durer (notre espèce peut très bien disparaître comme cela est arrivé à d'innombrables autres espèces). Il nous faut réapprendre à penser NATURE. Nous avons beaucoup à découvrir auprès de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Ils n’étaient pas de grossiers personnages, incultes et sanguinaires. Costumés à la mode d’aujourd’hui, ils passeraient inaperçus dans nos villes. Leur cerveau fonctionnait exactement comme le nôtre, le respect de la nature en plus !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Lundi 10 mars 2008 1 10 /03 /Mars /2008 06:20

Si vous avez visité les grottes de Lascaux ou d’autres grottes préhistoriques vous avez sans doute remarqué que les figures représentées sont essentiellement animales : des vaches, des bisons, des cerfs, des chevaux à Lascaux, des phoques, des pingouins à Cosquer situé au bord de la mer, des lionnes et des rhinocéros dans la grotte Chauvet située en Ardèche. Les représentations humaines sont extrêmement rares. Il faudra attendre le néolithique (-10 000 environ) et l’invention de l’agriculture (rendue possible par la fin d’une période glaciaire et le début d’une période de réchauffement climatique) pour voir apparaître des représentations humaines.

L’abondance des représentations animales dans la première période souligne évidemment l’importance de la chasse (Cela ne signifie pas que la chasse ait été la source principale de l’alimentation, elle était l’activité la plus prestigieuse mais pas celle qui apportait le plus de calories). Elle implique également une profonde harmonie avec la nature. L’homme se sentait un vivant parmi d’autres vivants aussi respectables que lui. On peut penser qu’avant de tuer un animal, nos ancêtres s’en excusaient auprès des forces de la vie comme on le voit faire à KHI, le chasseur-cueilleur Bushman, héros du merveilleux film : « Les dieux sont tombés sur la tête ». dieux-tomb-s.jpg

Pour nos ancêtres de cette époque, les religions du type de celles que nous connaissons aujourd’hui avec un chef (un « Seigneur ») suprême qui sait tout, qui voit tout comme un super imperator humain, n’avaient pas de sens. Ils n’avaient pas besoin d'inventer un ou des Dieu(x), la divinité était partout. La nature, les animaux étaient donc respectés comme étant une expression de la vie, des éléments privilégiés de la divinité...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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