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Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 09:19

 Fallait-il réformer ? Oui ! Il faut reconnaître au gouvernement actuel le courage de s'être attaqué à ce problème ce qui n'a, malheureusement, pas été le cas pour les gouvernements précédents !

Cette réforme résout-elle le problème ? Non ! Au mieux elle le reporte pour quelques années seulement (6 à 8 ans maximum) et rassure les agences de notation (ce qui était nécessaire).

La façon dont elle a été menée est-elle satisfaisante ? Non ! La solution du passage en force exacerbe les tensions sans éclaircir le débat et augmente le risque qu'un autre gouvernement défasse (pour des raisons purement électoralistes) ce qui a été fait.

Que faire ? Il me semble qu'il faut tout remettre à plat pour unifier les 38 régimes de retraite existant actuellement en France. Les disparités sont énormes d'un régime à l'autre (en particulier privé et public malgré un début d'harmonisation) mais elles sont également inadmissibles à l'intérieur des régimes eux-mêmes.

Un vaste débat public doit-être organisé et non pas seulement des "joutes" parlementaires. S'il faut en croire l'importance des manifestations, la société française y est prête. Rappelons que pour la Suède, ce débat a duré 6 ans. La réforme reste donc encore à faire

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 06:24
  • Les débats politiques sur les retraites ne m'ont pas apporté beaucoup d'éclaircissement, alors j'ai recherché quelques chiffres pour m'aider à faire le point. Je vous les livre, avec leur source, si cela peut vous être utile :
  • 
  • Dans 20 ans le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans aura augmenté de 6 millions par rapport à aujourd'hui.

  • Dans 20 ans, pour payer 1 retraité il y aura 1,5 actif (il y en avait 2,5 en 1970)

  • Les ouvriers du privé vivent 9 ans de moins que les employés et les cadres du secteur public.

  • Les femmes ont une espérance de vie de 7 ans supérieure à celle des hommes (chiffres 2003, l'écart a diminué un peu depuis)

  • Comparaison Public/privé

    • âge légal de départ à la retraite dans le privé : 60 ans

    • âge légal de départ à la retraite dans le public : 60 ans, 55 ans, 50 ans

    • Taux de cotisation dans le privé : 10,65%

    • Taux de cotisation dans le public : 7,85%

    • calcul de la retraite dans le privé : sur les 25 meilleures années

    • calcul de la retraite dans le public : sur les 6 derniers mois (ceux où les fonctionnaires sont les mieux payés)

    • Taux de liquidation maximale de la retraite dans le privé : 50%

    • Taux de liquidation maximale de la retraite dans le public : 75%

    • Pension moyenne dans le privé pour un non cadre : 817€, pour un cadre : 1538€

    • Pension moyenne dans le public pour la fonction publique territoriale : 1176€, pour la fonction publique d'état : 1850€

       

      Source : journal Le Monde : http://www.lemonde.fr/politique/infographie/2010/04/28/retraites-les-differences-entre-le-public-et-le-prive_1343659_823448.html

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 Conclusion : Des injustices réelles entre les riches et les pauvres existent, mais pas seulement. Tout le système est à remettre à plat sans oublier, en particulier, les injustices flagrantes entre le public et le privé que l'on fait semblant d'ignorer aujourd'hui.


Une autre question : Le nombre des manifestants augmente-t-il ? Il plafonne autour de 1 million au cours des diverses manifestations, on ne peut donc pas dire qu'il augmente. C'est d'ailleurs pour cette raison que les états-major syndicaux ont essayé d'utiliser un autre moyen de pression : le blocage des raffineries. Pourquoi les raffineries ? Le service minimum dans les transports jouant plutôt bien son rôle, il leur a fallu élaborer une autre stratégie. Mais ce blocage du pays est à double tranchant car il risque de retourner la population contre les syndicats. C'est ce qui est entrain de se passer.

Quid des collégiens et des lycéens ? Les organisations de jeunesse des partis politiques et les syndicats ont su réveiller le malaises des collégiens et lycéens pour les enrôler dans les manifestations contre la retraite à 60 ans. Mais la retraite n'est évidemment pas leur problème. Leurs manifs ressemblent plus à un mouvement anti-autoritaire et expriment une peur de l'avenir.

Je pense que le mouvement va s'essouffler. Dans le fond, les français savent (depuis le premier rapport Rocard) qu'une réforme est nécessaire, mais ils rechignent. On peut se poser la question : Ont-ils vraiment pris conscience des changements intervenus dans leur pays et dans le monde ?

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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 07:59

 Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous mais, moi, j'ai toujours été étonné par les décomptes des manifestants pendant les grèves. La police annonce un chiffre, les syndicats un autre et la différence va de 1 à 2 ou 1 à 3 !.....

Qui croire ?

Mardi dernier, un institut espagnol spécialisé, invité par France-soir, a fait le comptage. D'autres décomptes ont été faits également par Mediapart, l'AFP, France-Bleu,...Résultat : Quand les syndicats annoncent 330 000  à Paris, Mediapart annonce 76 000. Quand les syndicats annoncent 230 000 à Marseille, LCM, l'AFP et France-Bleu comptent 20 000 !

Cette petite expérience montre une chose étonnante : même les chiffres de la police sont surestimés !

A priori, pour savoir le vrai nombre de manifestants qui défilent, il faut donc prendre le chiffre de la police et le diminuer un peu !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 06:34

Jusqu'en 1989, date de la chute du communisme, on a eu tendance à poser l'étiquette flatteuse de "progressiste" sur les partisans du changement social radical qui pensaient pouvoir créer un « Homme nouveau ». On sait aujourd'hui combien de millions de morts à coûté cette utopie. Une autre utopie meurtrière, mais en définitive assez proche, a voulu créer un homme nouveau, « une race pure », le National-Socialisme. Pour les nazis, c'est une race qui devait l'emporter sur les autres, pour les communistes, c'est une classe, la classe ouvrière, qui devait triompher des autres (de la bourgeoisie en particulier). Ces deux utopies estimaient leur cause tellement juste qu'elles justifiaient toutes les violences : « Le pouvoir est au bout du fusil » disait Mao.

 

Ces deux points de vue (celui qui met en avant la société et celui qui met en avant l'individu ) sont-ils irréconciliables ? Sans doute, oui, dans ce qu'ils ont de plus extrêmes. Mais ils datent tous deux, d'une époque où l'on croyait naïvement au progrès de la science et où l'on pensait que la nature humaine était infiniment malléable. On sait aujourd'hui que ce n'est pas le cas, que la science ne résout pas tout et que la nature humaine a ses propres contraintes.

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Cela ne signifie pas que les partisans de la liberté sans entrave aient systématiquement raison. Ceux qui les critiquent en remarquant qu'elle peut dégénérer et devenir celle « du renard libre dans le poulailler libre » n'ont pas tort. Il revient à l'Etat de fixer des règles et d'assurer la justice. Il doit aussi protéger l'individu contre le renard qui est en lui. Imaginons une démocratie comme la nôtre sans assurances sociales et sans caisse de retraite. Les individus, laissés à leur entière liberté, seraient-ils capables d'économiser pour leurs vieux jours et pour les temps difficiles ? Pour certains d'entre eux, oui, pour beaucoup, non ! Nous sommes libres, mais pas entièrement de notre propre nature qui nous impose des contraintes. Les économistes eux-mêmes commencent à découvrir que les acheteurs, eux aussi, ne sont pas complètement rationnels. Il est donc nécessaire que la société décide, dans certains cas pour les individus, limitant ainsi leur liberté.

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Une fois que l'on a renoncé aux deux voies extrêmes, le vrai problème reste à résoudre : Quelle part de liberté la société doit-elle laisser aux individus, quelle part de règles doit-elle leur imposer ? Pas de réponse simple ni définitive, tout est question de dosage, d'ajustements, de contexte, d'époque et il faut savoir également tenir compte de la part d'irrationnel qu'il y a en chacun de nous....Méfiance, méfiance ! certains savent très bien parler à cette part d'irrationnel qui est en nous !..... 

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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 06:28

 

En politique et en économie mais aussi en psychologie et en sociologie, deux points de vue s'affrontent.

Les uns pensent que la société est plus importante que l'individu : les citoyens sont de simples éléments d'un ensemble qui les dépasse et les façonne. Si les hommes sont mauvais, c'est que la société est mauvaise, s'ils sont bons, c'est que la société est bonne ! Cette tendance est représentée par MARX mais aussi HEGEL, DURKHEIM, etc... Dans l'histoire elle mène aux diverses formes de tyrannie, dictature, y compris la « dictature du prolétariat », le communisme.

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Les autres pensent que l'individu est plus important que la société : Les individus sont libres et autonomes et ils acceptent de sacrifier une partie de leur liberté et de leur autonomie pour créer une société acceptable où les intérêts des uns sont limités par les intérêts des autres. C'est ce que ROUSSEAU appelle « Le contrat social ». D'autres penseurs vont dans le même sens que lui : SMITH, LOCKE, HOBBES, mais aussi MACHIAVEL, etc... Dans l'histoire cette façon de penser mène aux diverses formes de démocratie où les pouvoirs ( c'est à dire les intérêts des individus ou des groupes) sont contrebalancés les uns par les autres dans des dosages variés. Cela aboutit à des systèmes imparfaits, mais comme déclarait Churchill avec humour « la démocratie est le pire des systèmes....à l'exclusion de tous les autres ! »

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Ceux qui mettent en avant le rôle primordial de la société imaginent souvent des utopies généreuses (en apparence). Ils cherchent à s'attaquer de front aux inégalités – éventuellement en coupant toutes les têtes qui dépassent, comme récemment au Cambodge- Dans nos démocraties ils déclarent volontiers la guerre à la pauvreté, aux inégalités, à l'injustice, à la pollution et sont prêts à promulguer de nombreuses lois, règlements,  interdits pour y parvenir...

 

La vision qui met en avant l'individu dénonce cette façon de faire. Ses partisans pensent que l'égoïsme de chacun et la défense de ses propres intérêts, permettra d'atteindre un équilibre satisfaisant pour tous et que le rôle de l'État doit être restreint, seulement, à quelques grandes fonctions. « Moins l'Etat intervient, mieux les citoyens et la société se portent ! »

Ces deux points de vue semblent irréconciliables. Qu'en est-il vraiment ? 

(à suivre...)

 

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Samedi 31 juillet 2010 6 31 /07 /Juil /2010 06:23

Nos politiciens savent qu'un pays ne peut durablement vivre au-dessus de ses moyens. Certains, particulièrement courageux et qui ne craignaient pas trop d'abîmer leur image, comme Rocard, ont présenté des « livres blancs », des rapports, attirant l'attention sur la nécessité de réformer les retraites ou le système de santé, mais le temps des élections venu, les candidats s'empressaient d'oublier ces oiseaux de mauvaises augures pour bercer leurs électeurs (consentants) d'illusions toujours plus mirifiques !...

La crise nous a révélé que nous étions au bord de l'abîme, mais au lieu d'affronter la dure réalité, notre gouvernement a jugé bon d'allonger encore la liste des dépenses en instituant un plan de relance qui a porté le déficit à près de 100 % des revenus. Imagine-t-on une famille, une entreprise qui fonctionnerait ainsi ?!!...

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Cette « relance » n'a rien relancé du tout et, aujourd'hui, les banques qui prêtent à cet emprunteur inconséquent qu'est l'état français, ont des doutes sur sa capacité à rembourser. Elles commencent à parler de relever leurs taux d'intérêt (cela ne se fera que si les agences de notation baissent la « note » de la France). Tous ceux qui ont eu un jour à emprunter pour acheter leur maison comprennent ce qu'il en coûte quand une banque augmente seulement d'un demi point ses taux d'intérêt !...

Les élus qui nous dirigent ont bien senti le danger et, comme les autres responsables européens ils mettent en place un plan de sauvetage, mais par crainte de perdre la confiance des électeurs (il y a toujours une élection en cours ou en vue en France) ils n'expliquent pas qu'ils ont eux-mêmes participé à creuser le déficit abyssal dans lequel nous nous trouvons. Dans ces conditions l'incompréhension des citoyens est grande. On ne peut espérer entraîner leur adhésion si on leur cache la vérité !

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L'opposition ferait-elle mieux ? Hélas, elle est tout autant, sinon plus minée par la démagogie et quand on entend la chef du PS affirmer qu'une fois élue elle rétablira la retraite à 60 ans, on ne peut qu'être affligé par tant de mauvaise foi !

On entend peu l'extrême gauche. Dommage ! Elle nous expliquerait comment après avoir « fait rendre aux riches l'argent qu'ils ont volé aux travailleurs » nous pourrions vivre tous pauvres mais heureux...sauf les "ennemis du peuple" que l'on saurait "rééduquer" dans de jolis camps prévus à cet effet....

On entend un peu plus l'extrême droite. Normal, l'incompétence de nos dirigeants, les affaires louches, donne à ses chefs l'occasion de claironner que les politiciens sont « tous pourris ».....sauf eux bien sûr ! Leur hypernationalisme, leur rejet de l'Europe, leur racisme mènent à l'augmentation des tensions, au blocage de l'économie et, en définitive, à la guerre !

L'homme (ou la femme) de la rue comprend mieux que nos élites ce qu'il y a à faire. Il ne se pose pas de question ni sur le sexe des anges ni de savoir si le mot rigueur est meilleur qu'austérité, Il sait que l'on ne peut pas s'endetter indéfiniment et que lorsque l'on est pris dans le piège pernicieux de l'endettement massif, il faut des années d'efforts acharnés pour s'en sortir ! La seule vraie question d'importance est de savoir comment partager ces efforts avec le plus de justice et d'équité. Assez de vaines querelles, C'est à cela que nous devons consacrer notre réflexion !

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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 06:17

La crise a été la (grosse) goutte d'eau qui a fait déborder le vase ! Mais elle n'est pas à l'origine des problèmes dans lesquels pataugent la plupart des pays européens.

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Depuis près de trente ans, les gouvernements occidentaux de gauche surtout, mais de droite également, ont fait assaut de promesses pour adoucir la vie de leurs électeurs. Promesses pas toujours tenues (elles n'engagent que ceux qui y croient !) mais qui ont amené à une élévation réelle du niveau de vie, à une réduction du temps de travail, à une augmentation des retraites et à une qualité inégalée des soins de santé.

Ces avancées spectaculaires, qui correspondent approximativement aux programmes des sociaux-démocrates, ont été rendues possibles par une conjoncture économique favorable, mais aussi par un endettement de plus en plus démesuré.

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Pendant ce temps, les anciens pays du tiers-monde, Inde, Chine, Brésil, Indonésie et bien d'autres ont renoncé au socialisme qui empêchait leur développement économique et adopté - au moins sur le plan économique - un libéralisme générateur de taux de croissance fabuleux (plus de 10% pour la Chine communiste mais aussi autour de 9% pour l'Inde démocratique !) provoquant des délocalisions dans nos pays... http://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_de_l'Inde 

(à suivre....) 

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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 06:56

On me dit : AUBRY n'est pas plus cynique que MITTERRAND qui s'était allié aux communistes dans le Programme Commun », pour prendre le pourvoir. » Oui, Mitterrand était un stratège cynique (comme pratiquement tous les politiciens), mais il avait aussi un objectif auquel il croyait sincèrement dans cette alliance : étouffer le Parti Communiste (dirigé à l'époque par Marchais), et il y a réussi ! On peut le remercier pour cela.

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Aubry n'a pas cette excuse. Elle souhaite seulement flatter la gauche de son parti en dissidence, récupérer les voix d'une partie des écologistes utopistes et des trotskystes. Où est la « bonne » intention qui viendrait sauver la basse manoeuvre dans tout cela ? Il n'y en a pas ! Pure manoeuvre de politique politicienne dans ce qu'il y a de pire : On prêche ce à quoi l'on ne croit pas seulement pour s'attirer des voix !

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On comprend que son père, Jacques DELORS, n'ait pas voulu se présenter aux élections présidentielles. Il savait qu'il y perdrait son âme. Pour ceux qui n'ont pas connu cette époque, il faut rappeler que c'est son plan d'austérité qui a sauvé la France en mars 1983 après 2 années d'inflation à 14%, de dévaluations, de hausse continue du dollars, d'hémorragie de la Banque de France, de déficit du commerce extérieur. Le pays était au bord de l'abîme, le plan d'austérité de Delors comprenait les mesures suivantes :

                 - Augmentation des impôts

                 - Emprunt forcé

                 - Restrictions drastiques pour sortir de France (on ne peut obtenir que 2000 francs de devise et 1000 francs en billets)

etc...

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Martine AUBRY a la mémoire courte car ce plan d'austérité (à l'époque on trouvait que ce mot était moins dur que « rigueur ») à été mis en œuvre....par son père ! Lors des repas de famille, les discussions doivent être animées à la table des DELORS-AUBRY !

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Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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