ppp (Petite Psychologie de Poche

Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 06:11

Pour déjouer les attaques des virus, nous avons inventé un type de reproduction qui ne consiste pas en une simple duplication à l’identique mais dans la mise en commun de deux moitiés de stocks génétiques différents. Pour accomplir cette mission, on pourrait imaginer que chaque partenaire introduit un organe branché sur sa réserve de cellules sexuelles personnelles et dépose sa semence dans une petite poche réceptrice de l’autre…et inversement. Cela pourrait se faire en même temps d’ailleurs, comme cela il n’y aurait pas de temps perdu !

On peut rire de cette proposition saugrenue mais c’est ce que font les escargots qui sont hermaphrodites (jouissent de deux sexes). Quand on les voit, parmi les salades, disposer tête bêche, dans un langoureux duo amoureux, c’est à cela qu’ils s’occupent. Do not disturb !... escargots.jpg

(voir le site :  http://www.gireaud.net/reproduction.htm )


Ce n’est pas la solution retenue pour notre espèce par l’évolution. C’est une belle idée de fabriquer un nouveau stock génétique à partir de celui de deux êtres différents, mais qui va nourrir l’embryon ? On ne peut pas partir pour un si long voyage sans biscuit…. La solution ? L’un des partenaires apporte ses provisions et fabrique un gros œuf (chez les oiseaux) ou un petit œuf (ovule) chez les humains, l’autre se contente de faire don de son ADN. L’ADN, ça tient dans une petite cellule de rien du tout (un spermatozoïde) et celui qui les dispense est généreux, il en envoie un demi milliard à chaque fois…tout cela pour un seul ovule !

Objection : les deux partenaires ne pourraient-ils pas apporter, chacun, son petit panier de provision utile au développement de l’embryon pour respecter une stricte égalité des rôles ?

Le « panier » ne contient pas de la nourriture en tant que tel, il contient une machine à fabriquer de la nourriture (une machine métabolique). Cette machine est dirigée par un composant de la cellule : les mitochondries. Celles-ci disposent de leurs propres gènes. Ils entreraient obligatoirement en conflit avec ceux du partenaire. Il faut donc choisir qui va apporter le « panier ». Pour notre espèce ce sont les femmes. Elles apportent donc la moitié du stock génétique et, en plus, la machine métabolique : les mitochondries. Les hommes se contentent d'arrosent le tout avec des millions de cellules mâles.

A partir de là une sorte d’association/compétition va s’installer et les différences Hommes/femmes vont s’affirmer dans de nombreux domaines. Notre survie en tant qu'espèce, notre existence même est fondée sur cette différence. Elle peut être créatrice et source d'une tonifiante diversité (imaginez l'ennui si nous étions une société de clones ou comme ces sociétés de robots que nous décrivent les films de Science-fiction !) ou cyniquement détournée pour justifier des inégalités (on peut remarquer, sur ce sujet, le rôle réactionnaire de la plupart des religions, islam en tête !) . Il faut le répéter, la dyssimétrie des rôles biologiques explique les différences mais elles ne peut, en aucun cas, justifier l'inégalité des droits !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 06:55
Imaginez que vous êtes un microbe, un virus, une bactérie et vous voyez cette énorme réserve de nourriture, ce gigantesque bifteck à la peau rose, noire ou jaune : un être humain ! Vous n’avez qu’une envie : passer à table et le dévorer tout cru !

C’est en réalité ce qui se passe et les microbes sont partout présent dans notre organisme, par-dessus, par-dessous, par devant, par derrière, partout !... Notre organisme est envahi de microbes et, pour en enlever le plus gros, il nous faut, théoriquement, nous savonner les mains au moins pendant 45 secondes avant d’aller manger (malgré cela, il en reste encore beaucoup).

En réalité, une sorte de modus vivendi s’est établi dans notre organisme et nous vivons avec des tas de microbes en nous et au dehors mais nous les tenons plus ou moins à distance. Nous y parvenons quand tout va bien, que notre système immunitaire est au top et que l’attaque n’est pas trop violente ! En cas de grippe, par exemple, il faut faire appel à des aides temporaires quelques semaines auparavant, les vaccins, pour échapper plus ou moins à l’attaque.

Quelle parade notre organisme a-t-il inventée pour faire face à cette invasion ? L’hypothèse qui me paraît la plus séduisante est la suivante : la sexualité a été inventée pour empêcher les microbes de nous nuire ou, tout du moins, pour leur rendre la vie plus difficile.

Expliquons-nous. Si nous nous reproduisons à l’identique, dès qu’un parasite ou un virus trouve une faille pour infecter notre organisme, il se répand comme une traînée de poudre et nous détruit nous, et tous nos semblables (clones identiques), au risque de faire disparaître l’espèce.

Mais si, à chaque génération, nous échangeons nos gènes pour former une nouvelle combinaison unique, les microbes se trouvent, à chaque fois, affrontés à un nouveau problème. Ils vont, bien sûr, fabriquer des armes plus sophistiquées pour percer nos défenses, mais nous aurons une longueur d’avance. C’est suffisant pour la survie et le développement de l’espèce !...

Ainsi, on a remarqué que certaines personnes bénéficiaient de défenses naturelles contre le sida. Il est fort probable que, contre la grippe aviaire, des sujets bénéficient déjà de telles défenses.

La puissance de cette parade ne peut être assurée que par des échanges de gènes qui résultent d’une sexualité évoluée.

Sachant cela, on peut se poser alors la question : pourquoi les deux partenaires ne déposent-ils pas dans le « pot » commun chacun une moitié de leurs gènes ? 50/50, mout/mout, le tour est joué et tout le monde est content ?....Un mystérieux composant de nos cellules va rendre les choses bien plus compliquées : les mitochondries. Damned ! mais pourquoi cet intrus vient-il enrayer des rouages qui semblaient si bien tourner ?!!!…

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 06:38

Chez les primates qui nous sont les plus proches et qui vivent en groupes, comme les chimpanzés, le chef n’est pas seulement celui qui est le plus fort. Des coalitions peuvent se former pour prendre le pouvoir et pour le conserver. On reconnaît là, une ébauche de notre fonctionnement en parti politique. Il existe bien d’autres ressemblances remarquables. Après tout ne sommes-nous pas cousins ? L’une d’entre elles est particulièrement fascinante : l’attitude du chef une fois qu’il est élu.

Un chef, chez nos cousins primates, est toujours le plus en vue, il a un beau poil bien lustré, le regard vif, les plus belles femelles sont à sa disposition, etc… mais, par-dessus tout, on le reconnaît grâce à une attitude particulière : il fait preuve d’une dignité royale en toute circonstance !

En cas de conflit entre ses subordonnés, il se contente de jeter un regard sombre en direction des belligérants. Si ceux-ci ne rentrent pas dans le rang immédiatement, il esquisse un semblant de colère et, ce n’est qu’en dernier recours, qu’il daigne aller sur place pour régler l’affaire lui-même.

Quand on lui manque de respect, le chef n’intervient pas à chaque fois. Il apprécie d’abord la situation : si l’impertinent est un chimpanzé de dernier rang, il ne lève même pas un sourcil, ça n’en vaut pas la peine ! Si l’insolent est plus haut placé dans la hiérarchie, le singe dominant ne se contente pas de faire les gros yeux, il intervient sans tarder quand il sent que son autorité est manifestement bafouée et, dans ce cas, sa colère est terrible.

On l’aura compris, chez nos cousins qui sont de fins diplomates et de fins stratèges, le chef feint de ne pas voir les broutilles et n’intervient que pour ce qui en vaut vraiment la peine. Le slogan qui les dépeint le mieux est « la force tranquille ». Cela ne vous rappelle rien ?... C’est le slogan utilisé par Mitterrand lors de sa campagne victorieuse pour les présidentielles de 1981 ! L’auteur en était un publiciste, J. Segala, qui connaissait ses classiques de primatologie sur le bout des doigts. Le candidat Mitterrand, de face et photographié en légère contre-plongée, scrute l’avenir et la foule de ses électeurs, sur un fond de village tranquille dont le clocher et les toits se fondent dans la brume légère et bleutée du matin… Il est évident qu’un tel chef ne daignerait pas lever un sourcil face à l’insulte provocatrice d’un chimpanzé de dernière zone !... Ce serait faire trop d’honneur à quelqu’un qui n’est rien ! laforcetranquille_1981.jpg

Le bon peuple des singes de première, deuxième et ixième catégorie que nous sommes, connaît aussi ses classiques et il ne pardonne pas à un chef qui ne sait pas tenir son rang. Les politiciens sont des experts en mensonges de tout genre et nous les croyons d’autant plus aisément que nous ne voulons pas entendre la dure vérité, mais leur langage émotionnel et non verbal ne ment pas et nous sommes tous des experts dans la compréhension de ce langage-là !...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Samedi 1 mars 2008 6 01 /03 /Mars /2008 06:30

Si l’évolution n’avait privilégié cette forme particulière de relation qu’est l’amour, alimentée par des forces d'attraction essentiellement inconscientes, qu’est ce qui nous aurait poussés à nous atteler à ce lourd chariot que représente l’éducation d’un enfant ?

Pour décider deux êtres à s’engager ainsi, l’évolution a dû mettre un grain de folie dans la tête de chacun. En dehors des mariages arrangés, le coup de foudre frappe où il veut et plutôt à l’improviste. C’est ce qu’essaie de résumer le symbole antique du bébé joufflu (Cupidon) avec son petit arc et ses petites flèches ! famille.jpg

En réalité, les études sociologiques démontrent que nous rencontrons plutôt ceux qui nous sont proches dans l’espace et qui nous ressemblent du point de vue de leurs goûts, de leur culture et de leur classe sociale tout en présentant le maximum de différence du point de vue génétique (en particulier pour les gènes du système immunitaire chargés de nous protéger des maladies, gènes que nous savons détecter - inconsciemment, bien sûr ! - ).
Même si les bergères épousent rarement les princes, le brassage est réel et provoque des résultats inattendus et bien meilleurs que la simple consanguinité. C’est ce processus que l’évolution a sélectionné pour favoriser au mieux le développement de notre espèce. Sans cette « attraction fatale », qui donc irait s’attacher à un autre être humain et faire un enfant avec lui pour lequel il va falloir se saigner pendant des années ? L’évolution a mis en place un mécanisme d’une grande simplicité et d’une grande efficacité. Il fonctionne tout seul et, même aujourd’hui, les femmes qui arrivent à la quarantaine sans enfant sentent en elles une sourde inquiétude, un sentiment d’incomplétude qui les pousse à modifier leur plan de carrière !... (L’église catholique interdit la contraception, me semble-t-il -même si elle ne l’annonce pas ainsi -  pour préserver la puissance de ce mécanisme).

Il est essentiel de remarquer que ce mécanisme d’attraction que l’on nomme joliment, « coup de foudre » n’a pas été sélectionné pour faire le bonheur des amants mais pour assurer la reproduction de l’espèce. Or, comme dans les conditions de vie de nos ancêtres, il fallait 3 ou 4 ans pour qu’un bébé soit relativement tiré d’affaire, ce mécanisme dure, en moyenne, 3 ans. Tout le reste, c’est du bonus ou le résultat, de contrats entre les « conjoints », de stimulations, de renouvellement de l’intérêt et d’arrangement entre eux ! On se rapproche alors sans doute beaucoup, sans en avoir forcément conscience, du fonctionnement standard d’une solide amitié !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 06:25

Entre l'amour et l'amitié les points communs dépassent les différences (les racines communes AM-our AM-itié en témoignent) mais une particularité fondamentale de l’amour lui confère sa parfaite originalité.

Dans les deux cas il s’agit bien d’une alliance à bénéfices réciproques. Les conjoints ou les amis sont prêts à se dévouer l'un à l’autre, et même à se sacrifier quand l’autre est dans le besoin. C’est même à cela que l’on reconnaît les vrais amis et les vrais amants : ils ne fuient pas dans l’épreuve, ils sont toujours présents (ce qui n’est pas le cas des amis de circonstance). Ils bénéficient l’un de l’autre, ils s’enrichissent l’un de l’autre quand tout va bien et ils s’entraident quand ça va mal ! Ils sont en somme une assurance contre l’adversité et une banque de ressources toujours prêtes pour de nouveaux projets. Ne jamais connaître ni l’amitié ni l’amour dans sa vie, c’est se priver de ce sentiment de confiance et de plénitude qui rend si douce la vie à deux. Cela peut être aussi le résultat d’une mauvaise opinion sur soi-même : on ne s’estime pas capable d’apporter assez de bonheur à l’autre et indigne d’en recevoir de lui. touterelles.jpg

La différence fondamentale entre l’amour et l’amitié consiste dans le fait que les amants s’apportent du plaisir sexuel et qu’ils construisent un projet en chair et en os qui les sollicite tous les jours et, au début, y compris la nuit : un "petit" !

 

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 06:32

L’homosexualité n’a probablement pas une origine unique. On n’a pas trouvé de « gènes de l’homosexualité » et il est fort probable que l’on n’en trouvera jamais. Sa constance et son universalité incitent à penser que des évènements biologiques intervenant dans la période intra utérine peuvent jouer un rôle favorisant et entrer en interaction, plus tard, avec l’environnement familial et social ? Cela n’exclut pas, comme dans tous les phénomènes humains complexes, une part de liberté et de choix conscient. Il n’y a pas, dans la plupart des cas, de déterminisme absolu et la triste histoire de Tchaïkovsky que l’on a forcé à se « suicider » parce que son homosexualité allait être découverte, ne montre que l’obscurantisme de la société russe de son époque. tchaikovsky.jpg

Certains objecteront que le but de la vie est la reproduction et que l’homosexualité contrevient aux « lois » de l’évolution mais si l’évolution nous a façonnés il y a des dizaines de milliers d’années, rien ne nous oblige à obéir à ses lois. D’autres soutiendront que les lois naturelles ou divines obligent à des rapports sexuels seulement entre sexes différents, mais il ne s’agit que de croyances dépourvues de valeur universelle.

Les homosexuels ne sont ni des malades ni des handicapés mais ils ont suffisamment soufferts de discriminations et de persécutions et il me paraît légitime de leur reconnaître des droits. Celui d’adopter des enfants leur a été longtemps refusé. Le récent arrêté de la cour européenne vient de donner raison à une adoptante homosexuelle. Contrairement à ce que l’on dit souvent, l’Europe a du bon sens !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 06:18

Les premières semaines du fœtus ne sont pas sexualisées. Ce n’est que sous l’impulsion de décharges hormonales qu’il acquerra les caractères qui en feront un fœtus fille ou garçon. La différenciation ne se fait pas toujours complètement et, elle est plus ou moins inachevée dans un certain nombre de cas (certaines statistiques avancent le chiffre de 1 cas sur 2000 ). hermaphrodite.jpg

Par ailleurs, le cerveau et l’anatomie génitale ne se sexualisent pas en même temps. Il suffirait donc qu’un problème surgisse lors de l’une ou l’autre de ces étapes pour qu’il puisse y avoir opposition des genres (sexualisation féminine du cerveau et masculine de l’anatomie ou inversement ); c’est le cas pour les transsexuels.

L’hormone la plus impliquée dans la sexualisation est la testostérone. Elle intervient surtout lors du deuxième trimestre de la grossesse. Tout ce qui pourrait affecter la production de testostérone pendant cette période pourrait avoir un impact sur l’orientation sexuelle.

Ainsi, un chercheur, Lee Ellis, précise, à la suite d’une étude sur un échantillon de 5000 personnes, que les femmes ayant pris certains médicaments pendant la grossesse (médicaments à base d’amphétamines pour maigrir) ont 8 fois plus de chances d’avoir une fille lesbienne que les autres.

D’autres chercheurs émettent l’hypothèse que ces changements hormonaux pourraient être dus à une attaque virale.

La production in utero des hormones nécessaires à la sexualisation peut être aussi pertubée par des produits chimiques présents dans l’environnement du fait de la pollution.
Bien d'autres pistes sont encore à explorer mais la recherche objective est rendue  difficile par les enjeux idéologiques qu'implique l'homosexualité....

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /Jan /2008 06:26

Tartuffe, le personnage inventé par Molière pour se moquer des bigots qui envahissaient la cour, à l’époque de Louis XIV, déclarait, d’un ton faussement outré, à une dame un peu décolletée : « Cachez ce sein que je ne saurais voir !... » Il signifiait ainsi qu’il n’existait qu’une seule façon pour empêcher les hommes de succomber à la « tentation » : supprimer la tentation.
Tartuffe n'est pas propre à une époque et à une culture, partout on cache le sein, on voile le visage, on couvre les épaules, les bras et les chevilles et, si cela ne suffit pas, on boucle les femmes, les isolant de tous regards masculins, sauf de celui des eunuques évidemment !...
Sous la pression des islamistes, les tartuffes musulmans se multiplient et l’on voit de plus en plus de femmes voilées dans les pays musulmans, y compris les plus modérés comme la Turquie.

Le voile n’a bien sûr rien à voir avec la religion. C’est un signe de domination de l’homme sur la femme. Le mâle protège ainsi sa propriété, femme, fille ou sœur, de la convoitise des autres.

Le voile a aussi une autre fonction, comme tous les autres interdits religieux ou culturels, qu’ils soient vestimentaires ou alimentaires : marquer une appartenance. Porter le voile (ou ne pas manger de viande le vendredi, ou ne pas travailler le jour du sabbat, etc…) montre ostensiblement que vous appartenez à telle ou telle communauté et, d’une façon plus éclatante encore, il montre que vous vous êtes détaché de cette communauté si vous ne respectez pas l’interdit. C’est donc un instrument de coercition pour empêcher de quitter la communauté ! _brouillard.jpg

Sous la pression guerrière des islamistes le voile est ainsi devenu un signe de ralliement, un drapeau que l’on agite pour rassembler les troupes, une arme de combat. C’est ainsi que l’entendait ce jeune tunisien, formé dans une école coranique en Arabie, qui me déclarait : « Vous, les Français, vous êtes les ennemis des musulmans car vous interdisez le voile ! »

Les catholiques ont levé l’interdit de la viande le vendredi, l’islam aura fait un grand pas quand le voile ne sera plus qu’un accessoire vestimentaire !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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