Autres VOYAGES

Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 07:52

Autant la Provence peut être caractérisée par ses ocres, ses jaunes et ses couleurs pailles autant la Normandie peut l'être par toutes les nuances du vert : vert sombre, vert tendre que met en valeur un ciel gris mais lumineux.

 

Les petits villages s’égrènent tout le long de la route avec leurs maisons de pierre grise, leurs églises massives puis, tout à coup, au détour d’une route de l’Orne, on arrive dans une petite ville animée, un peu kitsch, inattendue dans cette campagne travailleuse : BAGNOLES-DE-L’ORNE.

 

Autrefois réputée pour les qualités curatives de ses eaux, cette petite station thermale s’est reconvertie dans la remise en forme (« l’hédonisme » comme dit la publicité !) et les congrès et autres séminaires.

 

Le cœur de la ville est regroupée autour d’un lac. On y trouve des vieux hôtels pleins de charme, des maisons chics qui hésitent entre le style Normand authentique et le style balnéaire plus fantaisiste

 

…Et l’incontournable casino : machines à sous, bandits manchots, roulettes, etc… Cet établissement tourne toute l’année grâce à la clientèle des curistes évidemment,mais aussi grâce aux habitants des environs (les personnes âgées en particulier) qui y ont leurs habitudes et « les petits ruisseaux faisant les grandes rivières » le Casino se tient à flot !...

 

A propos de « flot », il pleut souvent en Normandie, c’est pour cela que l’herbe y est bien verte et, cette année où il pleut un peu partout, il pleut encore plus ici. Demain, avec deux dames dont l’âge tourne autour de 85 ans nous irons faire un tour sur les plages de Normandie…

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 08:39

  On y rencontre de vrais gens, qui viennent faire de vraies courses, acheter de vrais légumes, de la charcuterie, du bon pain, mais aussi des vêtements, des fleurs, des jouets pour enfant, …

 

Le marché est vaste, situé sur une place encadrée par des murs. L’espace est presque clos. On peut déambuler sans être gêné par les voitures ou le bruit de la circulation…

 

On y vient à pied en tirant son caddie, en cyclo, à vélo, en bus et bientôt par le tram…

 

Les murs sont décorés de quelques fresques représentant des cochons, juste pour ne pas faire oublier que l’on est au pays des rillettes…

 

Une ambiance simple, animée, celle de la vraie vie, très éloignée de celle de nombreux marchés d’été qui ne vendent plus que des colifichets.

 

Si vous voulez voir de l’exotisme, du vrai, du pur, à l’ancienne, fuyez les marchés des stations touristiques, venez au marché de Pontlieue en été !...

 

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Mardi 21 août 2007 2 21 /08 /Août /2007 06:21

Si vous passez par Le Mans il est peut-être encore temps d’aller faire un tour, le soir, au pied des murailles romaines et dans le quartier de la vieille ville.
 La nuit venue les murailles, la cathédrale et les vieilles rues sont transformées par des visions « chimériques » qui reconstituent les couleurs du passé ou des scènes imaginaires, "chimèriques".

L’effet est parfois saisissant, en particulier pour la scène de repas reconstituée sur plusieurs plans, avec des personnages qui sont animés indépendamment les uns des autres.

A voir au Mans, le soir après le coucher du soleil....

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 06:04
Les immeubles des Sables-d'Olonne apparaissent dans le lointain... L'arrivée par la côte rocheuse sud confère un air breton à cette station typiquement vendéenne.
La plage, dont l'arc mesure 3 Km, s'appuie, sur sa droite sur un ensemble rocheux et, sur sa gauche sur le port de La Chaume. Traditionnellement, La Chaume était un port sardinier...
C'est de là que venait la célèbre « sablaise » vendue encore aujourd'hui, au coin des rues dans les villes d'alentour par des marchands ambulants. Dans mon petit village natal, le commerçant venait à vélo, s'installait à l'ombre, lançait quelques coups de corne et commençait la vente... Les femmes du quartier,
espérant un rabais, ne se gênaient pas pour lui dire,  « Elle ne sont pas fraîches tes sardines, Vincendeau... » et le brave homme de répondre, en passant la main dans ses cheveux déjà constellés d'écailles « bé oui... elles sont pas fraîches !... ». La treizième à la douzaine permettait, habituellement, d'adoucir l'humeur revendicative des clientes…
 Aujourd'hui des travaux sont entrepris dans le port pour accueillir les bateaux de plais
ance. Succès du Vendée Globe oblige !....
Le remblai est large et il est agréable de s'y promener. Hélas, la circulation des voitures n'y est pas interdite comme à San Sebastian ! Par contre il est suffisamment haut pour protéger du bruit les amateurs de bronzage.
La plage est en pente douce, idéale pour les enfants !...
Une belle station qui n'a vraiment rien à envier à sa concurrente La Baule, au Nord de la Loire !
Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /Avr /2007 07:48

De San Sebastian jusqu'à Bordeaux le brouillard et la grisaille ne m'ont pas quitté. À partir de Royan il se dissipe et ne maintient plus qu'un voile brumeux sur l'horizon. Royan... pas de chance, le bateau pour le phare de Cordouan est déjà parti !... Ce sera pour une autre fois ! En continuant vers Rochefort je remarque un nid de cigogne sur un pylône électrique.Ce spectacle est courant en Turquie, mais c'est la première fois que j'en vois dans cette région.


Rochefort est ensoleillée comme tout le reste de l'Ouest et une grande partie de la France. C'est une ville qui s'épanouit sous le soleil. La grande place carrée a des allures de forum romain. Le passé militaire de la ville arsenal, voulue par Louis XIV et réalisée par Colbert, y est pour quelque chose ! L'arsenal, la corderie, le chantier de construction de l'Hermione (à l'identique avec les techniques de l'époque) valent que l'on s'y attarde. Aujourd'hui je me contenterai de lézarder sur la place. Nous reparlerons de Rochefort un autre jour... Nuit à la Rochelle et, départ pour la Vendée à travers les petites routes du marais : l'Aiguillon-sur-mer puis la Tranche-sur-mer.

La grande plage n'a pas beaucoup changé depuis 30 ans... L'hôtel de style mauresque se reflète toujours avec autant d'éclat dans le sable humide. Les abords de la petite station sont maintenant occupés par de multiples campings avec d'impressionnantes rangées de mobil home, des villages de vacances, des petites maisons. La station passe de quelques milliers d'habitants en hiver à près de 100 000 en été ! ...

A St-Vincent-sur-Jard, halte au musée CLEMENCEAU. La longère du « Tigre » est belle sous le soleil, seule, face à la mer dans un environnement resté naturel... Le jardin impressionniste que Clémenceau voulait élaborer à l'image de celui de son ami MONNET, a bien du mal à s'épanouir sous la rudesse des vents de la côte !...

Rien n'a bougé dans ce petit musée depuis près de cent ans !... et l'on peut encore sentir une présence...

Pour en savoir plus sur ce médecin, socialiste, athée, pacifiste anticolonialiste et chef de guerre et amoureux toujours, rien de tel que la lecture du petit livre que lui a consacré Françoise GIROUD : « Coeur de tigre », éditions Pocket, 4,34 €. Vous pourrez même le lire sous les pins de l'aire aménagée aux abord du musée et profiter de la baignoire personnelle de Clemenceau : la mer...

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 06:13

Saint-Sébastien (Donostia en basque et San Sebastian en espagnol) est sous le brouillard et malgré cela c’est toujours la plus belle plage d’Europe !
Saint-Sébastien est une ville de 200 000 habitants située à 50 Km au Sud de Biarritz. La vaste baie prend appui sur deux collines rocheuses : à gauche Monte Igueldo, à droite monte Urgull, au
centre, une île, Santa Clara. En face de l'île, la plage principale : « la concha » en forme de conque comme son nom l’indique.

Ce qui est particulièrement plaisant à San Sebastian c’est la place laissée aux piétons.

Le remblai leur est entièrement destiné. Ils ne s’en privent pas y compris par une soirée de brouillard comme celle d’aujourd’hui !
Les ados, les vélos, les bobos, les clodos, les aficionados, les latinos, les dactylos, les amateurs de cigarillos, les écolos un peu folklos, les gigolos, les nanas qui courent pour perdre des kilos, les porteurs de bérets qui vont mollo,
les prolos, les travelos et les amateurs de water-polo, tout le monde se retrouve sur le remblai ! On se croise, on se toise, avec des manières courtoises ou bien narquoises, parfois un peu bourgeoises ou bien gauloises sinon grivoises, on s’apprivoise…

Même par ce temps gris et froid, on joue sur la plage…

… et les trompettes des musicos ne sont pas complètement bouchées !

Plusieurs cafés vieux style, dominent la plage.

La bôite de nuit ouvre sur la mer… entrée directe pour les maquereaux et autres turbos…

On peut aussi emprunter l’entrée latérale où de charmantes jeunes filles vous accueillent !...

À Saint-Sébastien tout est bien ! Par contre si vous souhaitez y passer la nuit, les hôtels abordables sont plus rares que les bars à tapas ! Quand aux places de stationnement : le garage coûte 20 € la nuit, le PV 30 €, à vous de choisir !

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /Avr /2007 07:12
BILBAO (BILBO en Basque) est situé environ à 2 heures de Biarritz par l'autoroute, dans le pays Basque espagnol, dans une ria à quelques encablures de la mer. La ville compte 350 000 habitants et ne serait pas connu dans le monde entier si elle n'abritait le célèbre musée Guggenheim construit, il y a une dizaine d'années sur les rives du fleuve  Nervion.
Le musée abrite des collections d'art moderne, peintures, sculptures, objets détournés de leur sens utilitaire,... Les styles représentés recouvrent l'expressionnisme abstrait, l'art conceptuel, le minimalisme, le pop art, etc... Mais le plus intéressant n'est pas dans le musée, c'est le musée lui-même ! Il a été construit par l'architecte canadien Franck GHERY qui est, pour moi, un artiste résolument moderne, dans le meilleur sens du terme. Franck Ghery est le spécialiste de la ligne courbe et des formes inattendues comme il l'a déjà montré pour la « maison qui danse » à Prague ! Il explique avoir été inspiré par le peintre Matisse et avoir géré la rencontre des surfaces, les intersections de courbes à la manière de celui-ci. Matisse serait heureux de cet hommage : sobriété du trait et des volumes, élégance, harmonie...

Le bâtiment est recouvert de feuilles métalliques qui lui confèrent une allure plus proche de la sculpture géante que de l'architecture traditionnelle. Il est surprenant et beau sous tous les angles.

Les oeuvres exposées à l'intérieur ne m'enthousiasment pas autant. Beaucoup d'oeuvres monumentales, répétitives qui réutilisent des matériaux de la vie courante pour les détourner de leur sens utilitaire et renouveler notre regard sur eux, nous montrant (ou en nous démontrant lourdement) qu'ils sont des oeuvres d'art.

Marcel DUCHAMP, un artiste français au début du siècle dernier avait déjà inauguré cette pratique en exposant un urinoir « tout fait ». C'est ainsi que l'on trouve au musée de Bilbao des escaliers en béton armé avec leurs fers qui débordent et leur aspect « brut de décoffrage ». Ils occupent toute une grande salle et, deux d'entre eux essaient d'escalader le mur comme il est (presque) normal pour un escalier !

Bien que cela me touche un peu, à vrai dire je n'ai pas besoin qu'on expose cela dans un bâtiment qui est en lui-même une oeuvre d'art architectural bien plus belle qu'un décoffrage d'escalier en béton. Habituellement on met la perle dans un écrin et pas l'inverse ! A ce propos les alentours du musée comportent beaucoup « d'oeuvres d'art » en construction ! Pressez-vous si vous souhaitez en profiter. L'effet musée a profité à ce quartier qui était en friche et tout le monde veut s'y installer ! Les vrais artistes modernistes et postmodernistes sont dehors : ferrailleurs, maçons, grutiers, etc...

L'entrée du musée est occupée par une oeuvre qui fait l'unanimité et dont tout le monde se souvient. Elle est d'une banalité déconcertante : une sorte de grosse peluche de dix mètres de haut, un toutou recouvert de fleurs. Ainsi l'emblème du musée qui se veut le plus avant-gardiste d'Europe reprend les clichés les plus éculés de l'art populaire : la peluche géante, le toutou et les fleurs !

Post scriptum : si vous ne souhaitez visiter que la peluche et les extérieurs, c'est gratuit, si vous souhaitez visiter l'escalier, le prix grimpe à 12 €.
Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 05:53
Le peintre Robert TATIN est rentré dans son musée... définitivement ! Il y est enterré sous un cube de pierre noire, percé en son centre d'un trou qui symbolise le passage de ce monde à l'autre. Tatin était un mystique, un mystique d'une espèce particulière... un mystique-matérialiste ! Sa vie, ses sculptures, ses peintures, ses céramiques, ses textes, ses lettres et surtout son style, sa verve, son verbe, son intarissable et incomparable tchatche sont entrés dans un mouvement perpétuel pour l'éternité, tout du moins pour ce qu'elle dure au niveau des humains et de leurs oeuvres !

J'ai été l'un de ses élèves fin des années soixante et cela m'a marqué d'une façon durable... Je lui avais alors demandé de réaliser une trentaine de planches de dessins illustrant sa vie, ce qu'il avait fait ! J'ai alors publié ce recueil sous forme d'un numéro spécial des éditions de poésie TRACES. Cet ouvrage est depuis longtemps épuisé.

J'ai revu ces jours derniers le musée de Robert TATIN, situé à Cossé-le-Vivien, en MAYENNE (près de LAVAL) et le désir m'est venu de rééditer cet ouvrage. Les livres ne manquent pas sur cet artiste : on peut trouver, en particulier, 4 excellents livrets, conçus par l'équipe du musée elle-même sur la vie de TATIN, ses carnets de voyages en Amérique du Sud, ses peintures, ses dessins,... Ces livrets sont très bien faits, mais les points-clés de la vie de l'artiste racontés par lui-même, c'est encore mieux !...

L'idée commence à germer, donnons-lui la chance de faire son chemin !...

Voici le texte que j'avais mis en préface de la première édition :

« Robert Tatin tente de jeter un pont entre l'homme et l'homme, de marier le ciel et la terre. Sculpteur, peintre, céramiste, il peuple la vieille ferme de la Frênouse, à Cossé-le-Vivien, de statues polychromes qui figurent son aventure intérieure : c'est le Domptage-de-la-Bête; qui illustre les grands principes vitaux : Porte-du-Soleil, Porte-de-la-Lune; qui dressent un ensemble monumental en l'honneur de tout le monde : c'est Notre-Dame-Tout-le-Monde.

Depuis peu, la Frênouse est devenue musée. La place manque ? il prolonge son oeuvre par un chemin de statues qui rejoint la route et peut-être ira jusqu'à la mer...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Tatin

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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