CHINE

Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 05:53

Le parc qui entoure le temple du Ciel est particulièrement plaisant. Les Pékinois y viennent pour se promener, mais aussi pour des activités de loisir et de détente.

Certains s’entraînent au diabolo

A des jeux de raquettes, élégants comme une danse

D’autres au maniement du sabre

On joue de l’accordéon

On chante

On danse

On y vient aussi, habillé en costume de son ethnie (la RPC en reconnaît une cinquantaine) et l’on se livre à de malicieuses danses en faisant frémir sa moustache et trembloter ses bijoux d’une provocante façon…

Vous l’avez compris, un lieu que je vous recommande si vous ne savez pas où allez vous promener un dimanche…

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 06:04

L’ensemble des bâtiments est construit suivant le modèle du rond dans le carré, le rond symbolisant le ciel et le carré, la terre (qui est plate et carrée comme chacun sait !) L’empereur se rendait de la terre au ciel pour procéder aux sacrifices sensés assurer de bonnes moissons et beaucoup d’autres bonnes choses qu’il négociait en direct avec les divinités !

Pour ce temple, le chiffre magique est le 9, symbole de longévité et de perfection. Ainsi pour composer les anneaux circulaires au sol, trouve-t-on, 9 dalles, 18 ou 81,…Un peu obsessionnel, mais longue vie assurée !...

Comme sur tous les sites, les Chinois adorent se faire photographier dans des poses impériales ou familières... Je me joins volontiers à eux. Ils sont souvent gais, rient facilement, et ne demandent qu'à entrer en contact. Cela les amuse et moi aussi !...


Réponse à la question d'hier : Shanghai est situé à la confluence des fleuves HUANGPU et YANG-TSEU-KIANG qui mesure 6300 Km.
Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 06:40

Le Temple du Ciel est situé à une dizaine de minutes en bus, au sud de la Cité Interdite. Il fut construit à des fins politiques et religieuses par un empereur Ming, en 1530. Le souverain y accomplissait, entre autres, des rites pour obtenir de « bonnes moissons ».  Comme tout ce qui a trait à la grandeur de l’empire et de son représentant, le site est truffé de symboles plus ou moins ésotériques. Ces symboles parlent-ils aux Chinois modernes ?  J’en doute !...Ou, plutôt, ni plus ni moins que les symboles du roi-soleil à Versailles, parlent aux Français d’aujourd'hui ! Quoi qu'il en soit, ils viennent nombreux s’y promener où y faire de la gym douce, activité sportive aussi répandue que notre jogging mais bien plus élégante !...

Les abords du Temple sont en chantier comme de nombreux quartiers de Pékin... Pékin a connu plus de transformations en 20 ans qu’en huit siècles (depuis les grands travaux entrepris par les Mongols) !…

Le Temple du Ciel est un lieu très fréquenté par les habitants du quartier si l’on en croit le nombre de vélos qui stationnent sur le parking !...

Hmmm ! Certains auront peut-être des surprises en revenant du parc !...

Entrée rouge et or, superbe !...

Mon attention est attirée par un groupe de « calligraphes de l’éphémère ». Ils sont en train de plier bagage (un petit sac, un pinceau et une bouteille d’eau leur suffisent)…

Je me dirige vers eux avec un sonore « Nihao » (bonjour) et je leur donne quelques photos de la tour Eiffel, de Pornic,… L’un d’entre eux reprend son pinceau de bonne grâce, et dessine, avec une fascinante habileté, un message de bienvenue… Petit problème, son message évoque la Tamise qui coule dans Paris… Une passante qui parle anglais, rectifie : « La Tamise coule à Londres, c’est la Seine qui coule à Paris !... » À vrai dire, vu d’ici, l’erreur est tout à fait excusable !...(Par exemple, savez-vous quel fleuve coule à Shanghai ?...Pour vous aider, un indice :  il mesure 6300 Km ; par comparaison, la Seine mesure 776 Km)

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 06:32

On trouve du canard laqué dans beaucoup de restaurants à Pékin, mais le meilleur, dit-on, est situé dans la rue Zhubaoshi, à proximité de la porte Qianmen, au sud de la cité interdite.  Un écriteau annonce que Hu Jintao,  ci-devant président de la Chine et 1er secrétaire du parti, lui-même et en personne, est venu dîner dans ce restaurant ! Mazette !...

On nous emmène à l’étage, dans une salle réservée. Nous sommes les seuls clients pour 3 ou 4 serveurs prêts à satisfaire nos moindres désirs !

Avant d’arriver dans l’assiette, le canard laqué subit un long traitement. Il est d’abord nourri au maïs, à l’orge et au soja. Quand il est suffisamment gros, on le tue et on souffle de l’air, à hauteur du cou, pour détacher la peau des chairs. On l’ébouillante puis on l’asperge avec de l’eau parfumée au gingembre. On le sèche et on le badigeonne avec  une sauce à base de miel et on le fait rôtir.

La peau devient croustillante, « laquée ». On découpe le canard en lamelles que l’on sert accompagnée d’une sauce de soja épaisse et noire comme de l’encre !

On déguste en enroulant chaque morceau dans une fine crêpe. C’est délicieux et l’on est vite rassasié car la peau est tout de même grasse !...

En sortant, je jette un coup d’œil aux cuisines. Elles sont du genre « cuisine spectacle », ce qui est plutôt rare en Chine, et les cuisiniers officient en grande tenue !...

Ok ! c'est sûrement top, mais à vrai dire, chez mon pote, le photographe  Jia Yong, le canard était aussi bon et l’ambiance était bien plus chouette !...


A lire, un roman (presque une fable) qui prend prétexte de la gastronomie chinoise pour évoquer la vie pendant la révolution culturelle. Vie et passion d'un gastronome chinois de Lu Wenfu : Pendant la révolution culturelle, un jeune révolutionnaire idéaliste est chargé de la direction d’un restaurant renommé. Il veut le réorienter en fonction des « intérêts du peuple », mais c’est si peu appétissant que tout le monde le fuit et qu’il perd sa clientèle. Il fait alors appel à un ennemi de classe, un ancien rentier, gastronome réputé !...La révolution culturelle revue et corrigée par la tradition culinaire ! Une façon de rappeler qu’entre le rêve et la réalité, c’est toujours une sacrée cuisine !...(Lu Wenfu est décédé en 2005, à signaler de lui également un autre bon roman : « Nid d’homme »)

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 06:48

La nuit commence à tomber. Dans une contre-allée, vélos ordinaires et surtout vélos électriques ainsi que des scooters électriques affluent... La Chine semble avoir sauté une étape. Elle a délaissé les cyclos à moteur thermique puants et pétaradants pour s’équiper directement de deux roues puissants et rapides ! Nous ferions bien d’en prendre de la graine !...

Sur la place, les colonnes rouge et or, font toujours recettes et les photographes s’en donnent à cœur joie !

Mao, de son oeil faussement débonnaire, veille toujours sur le bon peuple…

Tout à coup la foule se presse en un endroit…je m’approche. C’est l’heure solennelle de la levée du drapeau (à vrai dire, à cette heure-ci, ce serait plutôt l’heure du « coucher » du drapeau ?...)

Les uniformes sont impeccablement repassés…pas un pli de travers…pas un poil qui dépasse, il en va de l’honneur de la patrie ! La foule est impatiente... Enfin les soldats s’avancent, raides comme des pantins articulés…

Dans tous les pays, la raideur et la rigueur militaire plaisent. Elles flattent notre besoin inconscient d’être protégé et notre désir de puissance. En Chine, vieil empire mais jeune république, qui fête son 60e anniversaire, peut-être encore plus qu’ailleurs !

C’est surtout en tant que père fondateur de la république, me semble-t-il, que Mao est respecté encore aujourd’hui malgré ses « erreurs » qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de millions de personnes et la catastrophe nationale que fut la révolution culturelle ! Son portrait trône sur la place Tienanmen, mais plus d’un milliard de chinois le palpe tous les jours sous ses doigts sous forme de billets de 1, 5, 10, 50 ou 100 yuans (le billet de 0,5 yuan n’a pas été jugé digne d’avoir la tronche de l’empereur rouge). Les chinois savent faire de l’argent avec tout et un culte lui est rendu avec des souvenirs à son effigie qui pourraient faire penser à une maolâtrie renaissante alors qu’il ne s’agit que de le remettre en perspective dans l’histoire : un personnage brutal, dévoré d'ambition et sanguinaire mais incontournable comme l’a été Qin, cet autre souverain cruel et impitoyable ,fondateur de la première dynastie, auquel Mao aimait se comparer !

Sur la place, un vendeur à la sauvette me propose une montre avec l’effigie de Mao qui bat la mesure des secondes avec son bras articulé. Justement je viens de casser le bracelet de la mienne. C’est drôle et un peu impertinent. Il me l'offre à 100 yuans, je la négocie à 20. Affaire conclue ! Voilà un moyen supplémentaire d’entrer en contact avec les chinois. On verra comment ils vont réagir…

Les lumières s’allument sur la place Tienanmen… il est l’heure de rentrer à l’hôtel !


Citation de YU HUA sur la révolution culturelle. Yu Hua est l'auteur du best-seller "Brothers" qui s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires en Chine, en 2008. "Le portrait peint de Mao, avec des rayons de soleil autour de la tête, était affiché partout, dans les grandes villes comme dans les petits villages. Il était même reproduit sur le mur des toilettes - seul lieu où ce n'était pas obligatoire ! Dans les documentaires ont montrait souvent Mao en train de faire un signe de la main sur la place Tienanmen, et ça avait l'air parfaitement normal. Une fois il a traversé le fleuve Yangzi à la nage, et, arrivé sur le rivage, en peignoir, il a fait le même signe de la main : c'était nettement plus insolite. Vous en connaissez beaucoup, vous, des dirigeants politiques qui saluent le public en peignoir ?..."  (extrait de l'interview de Yu Hua dans philosophie magazine de septembre 2009)

 

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 06:23

La cité interdite est essentiellement construite en bois et le bois est destiné à finir en fumée !...Elle a été, à plusieurs reprises, brûlée et reconstruite à l’identique. Les bronzes ont-ils résisté aux incendies ? C’est probable. Ils m'ont plu, surtout les plus simples, ceux qui représentent des animaux. Ils dénotent une grande capacité d’observation de la part des artistes anonymes (je n'ai pas vu de signature ni rien qui indique quels étaient leurs auteurs ?) qui les ont créés : Grues qui symbolisent la longévité… sangliers,crabes pris dans un tourbillon de vagues… tortue symbole de longévité et de sagesse…

D’autres sont chargés de symboles de puissance et surchargés de fioritures inutiles. Malgré cela, on sent l’habileté de la main de l’artisan !....Ainsi, devant la « porte de l’harmonie suprême » (un titre qui est un programme à lui tout seul !) deux lions montent la garde. Le mâle tient le monde soumis sous sa patte et la femelle immobilise son lionceau sous ses griffes acérées !... Brrrr !...

On trouve beaucoup d'autres symboles apposés un peu partout : poignées de portes, anses de vases, etc... Les dragons, que l'on voit en de nombreux endroits, symbolisent l’empereur et les phénix (qui ressemblent à un mélange de faisan et de paon), l’impératrice..

J'ai gardé le meilleur pour la fin : un lion à tête de Punk réveillé en pétard ! J'adore !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 06:25

On peut aimer se promener dans les cours et les temples de la Cité impériale et se laisser impressionner par leur solennelle grandeur, j’ai préféré m’attarder sur les détails  Superposition et enchevêtrement des toitures... arêtes surmontées de sculptures traditionnelles... enfilades des portes... piliers... herbes folles qui viennent déranger l’ordonnancement des tuiles vernissées

Tous ces détails redonnent vie à l'impériale et froide cité et rappellent un peu la main des artisans habiles et anonymes qui l'ont construite !...

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 06:11

On peut comparer la cité interdite à notre Versailles, symbole de la puissance et de l’unité de l’empire. Sa construction débuta en 1404 et elle fut habitée par le dernier empereur, Pu Yi (immortalisé par le film de Bernardo Bertolucci, Le Dernier Empereur ) jusqu’en 1911.

L’immense palais ne comporte pas de bâtiments élevés. Il est constitué d’une succession de cours et de temples qui rassemblent, au sud, les fonctions protocolaires avec de grands espaces froids et imposants, destinés à impressionner le visiteur... et, au Nord, les quartiers d’habitation plus intimes.

Personnellement je suis assez peu ému par ces immenses architectures qui célèbrent pompeusement la puissance des princes. Les détails qui révèlent la vie réelle des gens m’intéressent plus. Justement, dans une salle, des maquettes reconstituent des scènes d’après des peintures célèbres… C’est naïf et vivant. J’apprécie surtout une scène qui met en vedette un chien, tourné, vers le spectateur et semblant l’interpeller, pendant que de nobles personnages, occupés à d’importantes affaires, nous tournent le dos ! Je me sens proche de l’artiste qui a su détourné l’ennui d’une peinture officielle pour y introduire un peu vie !....

Pendant que nous nous promenons dans cette immense cité qui me laisse un peu interdit, un vrombissement déchire le silence du palais : des avions traversent le ciel dans un alignement impeccable ! C’est l’équivalent chinois de la patrouille de France qui s’entraîne pour le premier octobre. Les vendeurs d’un magasin de souvenirs,qui semblaient somnoler dans leur boutique, sortent en trombe. Ils sont extraordinairment excités. Tout le monde se tord le cou pour voir, certains montent sur des murs, d’autres sur des poteaux en marbre... Heureusement, les avions passent plusieurs fois !... J’arrive à prendre une photo qui les montre impeccablement alignés. Je la fais voir à un vendeur, bientôt tout le magasin est là. C’est l’effervescence la plus complète et je dois rallumer mon petit écran à chaque nouvel arrivant !...

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : CHINE
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