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Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 06:21

Dans les sociétés primitives que l’on a pu étudier au siècle dernier (avant leur disparition ou leur transformation), on constate que l’allaitement provoque une inhibition de l’ovulation qui laisse aux femmes un répit de 3 ou 4 ans avant d’être de nouveau enceinte.  C’est, ou c’était le cas, par exemple, chez les Kung d’Afrique du Sud, les Aborigènes d’Australie, le Gainj de Nouvelle-Guinée, les Yanomanis d’Amazonie et les inuits Netsilik. Cette caractéristique est presque disparue dans nos sociétés modernes car, rares sont les femmes qui allaitent leur bébé toute la journée pendant 3 ans (à l’exclusion de toute autre nourriture), tout en ayant des activités physiques épuisantes et un régime alimentaire très frugal ! _allaiter.jpg

Les anthropologues présument que chez nos lointains ancêtres, passée cette période de 4 années, la femme était de nouveau disponible pour un nouvel enfantement avec le même partenaire ou avec un nouveau prétendant.

Par ailleurs, d’autres études montrent que les bouleversements hormonaux qui accompagnent un amour débutant, durent environ 3 ans.

C’est comme si l’évolution n’avait qu’un seul but, privilégier l’enfant. Pour cela il faut provoquer une relation affective intense entre deux êtres (lune de miel = cocktail d’hormones dans notre cerveau) et s’assurer qu’elle durera au minimum le temps nécessaire pour que le petit commence à se débrouiller tout seul !

Qu’advient-il alors du couple ainsi formé ? Il a accompli sa tâche. Il peut perdurer encore mais d’autres formes de liens devront prendre le relais, ceux de l’attachement qui ressortent d’hormones et de relations bien différentes.

En somme, notre espèce n’a pas laissé au hasard le fait essentiel de la reproduction (sans cela nous ne serions pas là pour en parler), mais elle assure « un service minimum » ! Il faut maintenir les liens d’un couple parental au moins pendant 3 ou 4 ans, c’est fait…pour le reste débrouillez-vous !

Les diverses cultures ont alors inventé des solutions, les pires (souvent pour les femmes) et les meilleures…rien qui n’ait une valeur absolue en tout cas ! Les sociétés qui évoluent doivent remettre à jour les règles qui régissent les rapports Femmes/Hommes. Celles qui ne le font pas sont condamnées à disparaître. Nous sommes dans cette situation aujourd’hui…

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 06:47
Femmes et hommes tendent à devenir égaux dans nos sociétés, c'est-à-dire qu’ils ont, de plus en plus, les mêmes droits (droit de vote en 1945 pour les femmes, par exemple ; de nouvelles mesures pour favoriser l’égalité de salaire sont en discussion aujourd'hui, etc…). Cette égalité est un droit qui dépend de l’avancement de la société. Nos sociétés occidentales sont, de ce point de vue, en avance par rapport à la plupart des sociétés musulmanes (bien que les femmes turques aient eu le droit de vote avant les femmes françaises) et très en avance par rapport aux sociétés de l’antiquité. Cette égalité est encore imparfaite et des progrès restent à faire.
Femmes et Hommes sont-ils identiques ? Pour moi, non ! Je pense que femmes et hommes présentent des différences physiques et psychologiques notables.
On prête à Simone de Beauvoir, cette phrase magnifique : « On ne naît pas femme, on le devient ». Cette idée n’est que partiellement vraie. Je dirais plutôt que l’on naît femme (ou homme) et qu’on le devient.

--pluie1-copie-1.jpg







(Effets de la pluie sur une fenêtre)


Je me souviens qu’après l’effervescence intellectuelle et sociale des années 68, de jeunes mamans voulaient élever leurs enfants, filles et garçons, de la même façon, persuadées que les garçons deviennent plus violents seulement parce qu’on leur fournit des jouets guerriers !... Fiasco sur toute la ligne ! Aujourd’hui encore, malgré les multiples tentatives, les fabricants de jeux vidéos constatent toujours le même engouement des garçons pour les jeux de baston et le même désintérêt de la part des filles.
Une étude intéressante en offre une bonne illustration. Elle a été menée sur 25 bébés de sexe masculin, nés sans pénis (« exstrophie du cloaque »). Des interventions chirurgicales leur ont remodelé un vagin artificiel et ils ont été élevés comme des filles. L’étude indique que « tous se comportaient en garçons, ayant une tendance à la bagarre et des attitudes et des intérêts typiquement masculins ». --pluie2.jpg







(Fleurs dans la tempête, à travers une fenêtre)

Où Beauvoir a raison c’est que, sur des différences réelles mais qui n'impliquent pas de jugement de valeur, la société patriarcale vient greffer ses propres exigences inégalitaires : par exemple, les pères et les frères s’assurent de la vertu de la fille en la couvrant de voiles, en l’empêchant de sortir, en l’empêchant de jouir (excision) et en la tuant si elle a «sali» l’honneur de la famille.
On a raison de dénoncer ce qui résulte de l’exploitation de la femme par l’homme.
On a raison de lutter pour l’égalité des droits mais l’on aurait tort de vouloir niveler les autres différences. C’est sur elles que se fondent l’attraction des sexes, la reproduction, une partie de la créativité et le goût de la vie.
 
Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 06:42

On choisit un conjoint pour sa beauté ou son prestige (son "statut social") mais on le garde pour ses autres qualités !

Ce que j’aime dans la psychologie évolutionniste c’est qu’elle ne fait pas de fioritures, elle va droit à l’essentiel. Ainsi BUSS, un psychologue, a soumis un questionnaire sur les qualités recherchées chez un conjoint, à 10 000 personnes de toutes cultures et toutes religions, dans 37 pays. Certaines qualités font l’unanimité : la gentillesse, l’intelligence, la compréhension. Pour d’autres, femmes et hommes ont des avis nettement différents. Presque partout, les femmes accordent plus d’importance que les hommes à : -sylv2.jpg

- La capacité du conjoint de gagner de l’argent

- A son statut social

- A son ambition

- A son ardeur au travail

- A son sens des responsabilités et à sa stabilité

Presque partout, les hommes accordent plus d’importance à : --sand2.jpg

- La jeunesse

- L’aspect physique, la beauté.

Cette enquête scientifique confirme les remarques que font les responsables d’agences matrimoniales. Ils expliquent : « Les femmes épluchent attentivement les fiches descriptives des candidats alors que les hommes se précipitent sur la photo ! »

À tout cela il y a de très bonnes raisons, que l’histoire des dizaines de milliers de générations qui nous ont précédés, explique très bien.

Nous sommes faits pour succomber à un coup de foudre dont les effets durent 3 ans (c'est-à-dire le temps minimum pour qu’un enfant acquière un peu d’autonomie). Dans la chimie et l’alchimie de cette rencontre, l’évolution n’a retenu que les critères qui permettaient d’avoir de « beaux » petits. La beauté de la femme en est précisément un et le statut social de l’homme aussi !

 Et après ?... Après ce sont les autres qualités qui reprennent le dessus. Lesquelles ? Quasiment les mêmes que l’on recherche quand on choisit un ami… AM-our et AM-itié sont différents mais ils ont une racine commune !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 00:00

On ne se pose pas souvent la question : pourquoi tant de gens cherchent-ils à être célèbre ? Cette aspiration paraît peut-être trop naturelle pour que l’on s’interroge sur son origine. Ne dit-on pas « qu’il vaut mieux être riche, beau et bien portant que malade, moche et sans le sou ! » Pourtant les multiples émissions de télé réalité montrent bien qu’être « vu à la télé », avoir sa photo dans le journal ou passer à la radio est le but convoité de maints quidams. On peut penser aussi que l’objectif sous-jacent de certains criminels, serial killers et autres incendiaires célèbres, est d’acquérir la célébrité par l’audace spectaculaire de leurs crimes.

Ainsi, un quidam en mal de célébrité, brûlât-il en 356 avant JC, la quatrième des sept merveilles du monde antique : le temple d’Artémis à Ephèse. On peut toujours en voir les ruines dans l’extraordinaire site d’Ephèse, en Turquie, à une cinquantaine de Km d’Izmir. http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_d'Art%C3%A9mis_%C3%A0_%C3%89ph%C3%A8se

La célébrité est-elle donc si enviable ? Oui, et pour des raisons qui remontent à loin. Elle est l’un des éléments-clé du statut social (avec la richesse ; les deux font souvent la paire). Si les sociétés humaines modernes essaient de se construire sur une aspiration à « la liberté, l’égalité, la fraternité », elles n’échappent pas aux vieilles lois de l’individualisme qui poussent à être le meilleur, le plus fort, le plus grand, le plus beau, le plus intelligent…. Et si l’on ne peut atteindre ces objectifs élevés, à être ….le plus grand incendiaire ou le plus grand criminel ! Et ça marche ! Je ne vous ai pas dit le nom de l’incendiaire du temple d’Artémis mais l’histoire l’a retenu alors qu’elle a oublié celui des architectes qui l’ont construit (et encore plus des ouvriers…). Quant aux serial killers, sans eux la presse serait en faillite et l’on ne compte plus les films et les romans dont ils sont les héros !

Il ne faut donc pas se moquer de cette aspiration à la célébrité. Elle joue un rôle social essentiel et présente autant d’intérêt que son complément contradictoire, la recherche d’égalité et de fraternité. Mais faut-il en faire l’éloge à tout bout de champ, de télé et autres médias ? Non !

Par contre l’interdire n’amènerait que des effets pervers (comme la prohibition aux USA). On peut penser, par exemple, que le culte de la personnalité qui a sévi dans les pays communistes était le côté obscur et pervers du nivellement égalitaire ?...

 

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 06:12

Une certaine presse tente de nous faire avaler que nous ne sommes pas tous égaux, que certains hommes seraient bien au-dessus des autres, ils seraient des génies ! On en trouverait ainsi en politique bien sûr, en littérature, en sport,en sciences…

De là à dire que les hommes doivent être traités différemment, il n’y a qu’un pas !

 Qui n’a pas entendu ou lu que MOZART était un génie ? La preuve, à l’âge de 6 ans, il composait ses premières œuvres, plus tard, entendant un morceau de musique dont l’écriture était tenue secrète, il en note la partition après une seule écoute !...

En réalité on ne naît pas génie, on le devient. Si l’on se penche d’un peu plus près sur le cas de Mozart, par exemple, on se rend compte que ses œuvres vraiment intéressantes, celles que l’on joue encore aujourd’hui, n’apparaissent que lorsqu’il a 16 ans. Quand on dit qu’elles ont été écrites d’un jet - ce qui serait la preuve de son génie - on se trompe : pour quelques feuillets écrits sous le coup de l’inspiration, combien sont couverts de ratures ! Mais surtout, la musique de Mozart, ne surgit pas comme un ovni dans son époque. Elle est dans la continuité de ce qui se faisait alors. Je me souviens avoir entendu l’œuvre d’un musicien contemporain de Mozart : on y retrouvait la grâce et la légèreté du « divin » Mozart !

De 6 à 16 ans, âge de la maturité musicale de Mozart, 10 années se sont écoulées. Dix années d’un travail acharné, quotidien, pendant lesquelles il a multiplié, les gammes, les concerts sous la férule d’un père autoritaire (la figure du Commandeur dans Don Juan ?...). S’il est quelque choses de magique, c’est bien ce chiffre 10 ! On le retrouve chez presque tous les « génies ». Pour que leur potentiel puisse s’exprimer il leur faut ce laps de temps pendant lequel ils font « leurs gammes », leurs innombrables essais et erreurs, temps pendant lequel ils sont habités par leur sujet !

Mais, me direz-vous, bien d’autres enfants (ou leurs parents) ont fait preuve d’une telle constance sans devenir des « génies » ? Dire que nous sommes tous égaux, c’est affirmé que nous avons tous la même valeur, cela ne signifie pas que nous soyons des clones identiques. Ainsi, il est fort probable que Mozart ait eu un don particulier qu’on appelle « l’oreille absolue ». Dès l’âge de deux ans on peut déceler des bébés qui sont capables de reproduire avec justesse une note de musique (1 bébé sur 100 aurait ainsi cette capacité). Mais ce n’est pas parce que l’on bénéficie de ce don que l’on devient un grand musicien et de nombreux musiciens n’ont pas cette oreille-là ! De même il est probable que nous ayons des prédispositions différentes dans les domaines cognitifs, spatiaux, mémoriels,et physique. Mais ces prédispositions ne font pas, à elles seule, le génie. Elles peuvent faciliter les choses (ou les contrarier dans certains cas). Sans un travail acharné et une motivation sans faille, elles n’aboutissent à rien.

A cela il faut ajouter le rôle essentiel du milieu familial (le père de Mozart était musicien, la famille de Bach baignait dans un univers musical,…) et du milieu social. Enfin, la touche finale, est donnée par le hasard, les circonstances qui favorisent ou défavorisent tel ou tel. g--nie.jpg

Une fois le « génie » lancé, il multiplie les expériences les concerts, les compétitions, les rencontres et démultiplie ses capacités qui s’épanouissent pleinement. La différence se creuse alors avec les autres.

Les « génies » sont des experts. Comme ces derniers ils sont, la plupart du temps, incapables d’expliquer comment ils ont produit leurs œuvres (leurs conclusions). La masse d’expériences préalables est telle qu’elle s’appuie sur un cheminement extraordinairement riche et complexe. Les grand-maîtres aux échecs fonctionnent ainsi, ils « sentent » les choses mais quand on teste leur mémoire (y compris la mémoire spatiale) elle n’est pas meilleure que celle de bien d’autres !

Le « génie » n’est donc pas un être à part, c'est le résultat d'une interaction réussie. Il peut avoir des prédispositions dans certains domaines mais il est tout autant un « produit » de la famille et de la société dans laquelle il a été élevé que de ses dons et de son tempérament.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /Jan /2008 06:43

« Les qualités requises pour parvenir au pouvoir sont rarement celles qui sont nécessairees pour l’exercer ! » Depuis peu les sciences humaines s'intéressent à la psychologie des hommes et des femmes qui exercent le pouvoir (à la demande de l’armée, des chefs d’états, des diplomates et des candidats aux élections). Et l'on commence même à étudier cette discipline dans les facultés européennes.

Les résultats sont passionnants et assez conformes aux intuitions que l’on pouvait en avoir.

L’outil d’investigation le plus utilisé est le questionnaire de Million qui évalue la personnalité des personnages politiques sur 12 dimensions :

Domination 

Ambition 

Audace 

Extraversion 

Soumission 

Humilité 

Opposition 

Méticulosité 

Inhibition 

Retrait schizoide 

Méfiance 

Instabilité

Pou les hommes comme pour les femmes, on ne trouve pas beaucoup de personnalités timides, introvertis, modestes et humbles au sommet du pouvoir !

Pour les hommes, les scores les plus élevés se concentrent sur les thèmes de la domination, de l’ambition, de l’intrépidité, de l’extraversion et de la méfiance. L’item « conscience » (intégrité, moralité) est, par contre assez peu développé.

Chaque pays présente des particularités et des variantes sans que le profil général en soit profondément affecté. Ainsi aux USA, il semblerait que, pour être élu, le candidat à la présidence doive présenter un fort taux d’extraversion. 

Les femmes de pouvoir présentent également des caractéristiques spécifiques. Leurs scores sont particulièrement élevés dans les domaines « Audace » et « Domination ». Les psychologues « profileurs » estiment que ces qualités sont nécessaires aux femmes pour percer dans un milieu essentiellement masculins où les ambitieux déjà très expérimentés ne manquent pas !

L’autoritarisme des femmes de pouvoir (Thatcher, Bhutto, Golda Meier, Clinton, et notre Ségolène !...) est bien connu. Il serait une réaction à la réputation de douceur que l’on attribue au sexe féminin. Pour s’imposer il leur faudrait en prendre le contre-pied alors que cela n’est pas nécessaire à leurs collègues mâles ! --psy-et-pouvoir.jpg

Ces « qualités » peuvent devenir de graves défauts dans certains cas. Tous les dirigeants sont « méfiants » mais quand leur méfiance tourne à la paranoïa (comme pour Staline par exemple) les dégâts peuvent être épouvantables ! Tous les dirigeants croient en leur génie (avec des phases dépressives semble-t-il pour beaucoup d’entre eux) mais quand cela tourne à la mégalomanie, bonjour les dégâts !

Enfin, l’isolement du pouvoir peut très bien induire une coupure insidieuse d’avec la réalité qui engendre une ignorance de la vraie vie des citoyens (en psychologie, on parle d’un retrait schizoïde). Cela mène le pays droit dans le mur (c’est peut-être ce qui est arrivé au shah d’Iran ?...)

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’ouvrage de Pascal de SUTTER : « Ces fous qui nous gouvernent » et l’article qu’il a écrit dans la revue « Cerveau et psycho » de janvier 2008. Dans cet article, il dresse les profils très réussis, de Ségo et de Sarko (réalisés 1 an avant l'élection).

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 06:00
Le bon peuple aimerait-il les chefs qui l’ont tyrannisé ? S’il faut en croire les manifestations d’affliction et d’affection quasi hystériques que provoquent leurs funérailles, la réponse est oui !

Khomeiny meurt le 3 juin 1989, plus d’un million d’iraniens se réunissent sur le lieu de l’enterrement (lieu qui n’avait pourtant pas été divulgué officiellement) !

Staline meurt le 5 mars 1953, 5 millions de personnes assistent à ses funérailles à Moscou. Des scènes d’hystérie collective se déclenchent. Plusieurs centaines de participants meurent étouffées, piétinées par la foule… Dans le monde entier on rend également hommage à ce tyran, l’un des plus sanguinaires du vingtième siècle ! Le parti communiste français n’est pas le dernier : la façade du bâtiment du parti est entièrement drapée de noir, la CGT et le PC organisent des arrêts de travail à Rouen et dans diverses villes, des cheminots cégétistes en font tout autant. Le journal l’humanité titre : «  Deuil pour tous les peuples qui expriment dans le plus grand recueillement leur amour pour le grand Staline ». staline-copie-1.jpg

À l’occasion du décès du tyran, Picasso publie un portrait de Staline dans la revue « Les lettres françaises », ARAGON s’insurge :  « On peut inventer des fleurs, des chèvres, des taureaux, et même des hommes, des femmes - mais notre Staline, on ne peut pas l’inventer. Parce que, pour Staline, l’invention – même si Picasso est l’inventeur – est forcément inférieure à la réalité. Incomplète et par conséquent infidèle. »

Mao-Zedong est mort le 9 septembre 1976. Il a laissé derrière lui des dizaines de millions de victimes. Il a été pleuré dans tout le pays et dans le monde entier !...

La liste est longue des tyrans adorés !... Elle commence en Grèce, au VI ème siècle avant notre ère et n’est pas près de se terminer ! Le peuple aime les tyrans et c’est souvent sur lui que les tyrans s’appuient pour se hisser au pouvoir (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tyran ).

Remarquons que, pour les trois tyrans que j’ai cité, outre l’immense narcissisme et l’avidité incroyable de pouvoir qui les caractérisaient, ils ont tous su représenter certaines aspirations populaires et devenir des icônes --mao.jpg --stalinenezrouge.jpg --khomeiny.JPG
dans leur propre pays, et souvent, à l’extérieur aussi… Ils ont parfois été des nationalistes efficaces, rendant l’espoir à des nations humiliées. Sans Mao, Staline, Khomeiny, la Chine, la Russie et l’Iran auraient-ils évolués mieux et avec moins de souffrances ? C’est tout à fait probable, mais on ne refait pas l’histoire !...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Lundi 20 août 2007 1 20 /08 /Août /2007 06:18

Pour beaucoup d’entre nous la vie est le bien le plus précieux. Ce n’est pas le cas d’un certains nombre de personnes. Les kamikazes japonais mettaient le devoir envers leur patrie, l’honneur avant leur vie. Les terroristes qui se font exploser avec ceux qu’ils tuent, mettent leur idéal au-dessus de leur vie (ils le mettent aussi au-dessus de la vie des autres, y compris des victimes innocentes !). Les soldats, quand ils ne sont pas enrôlés de force, mettent leur vie en danger, pour la « solde » évidemment, mais pas seulement, par goût de l’aventure, du risque, de la gloire,…

D’une manière générale, les jeunes accordent moins de valeur à leur vie que les personnes plus âgées. Dans les enquêtes sur le bonheur, par exemple, les jeunes ont tendance à répondre qu’il s’agit de questions de vieux et que la question est secondaire pour eux !...

On peut remarquer aussi que, contre toute logique, ce ne sont pas des vieillards qui se font sauter avec des ceintures de bombes, mais des jeunes gens, essentiellement des hommes.

La guerre également est l’affaire des hommes plutôt que des femmes et plutôt des jeunes que des vieux. Deux chercheurs (Mesquida et Wiener) ont constaté que si le rapport entre les hommes de 15-29 ans et ceux dont l’âge est supérieur à 30 ans, dépasse 0,40 dans la population d’un pays ou d’une région, le risque d’agression collective (guerre, de conquête, guerres civiles, terrorisme, émeutes,…) augmente considérablement. L’histoire des 100 dernières années et les évènements d’aujourd’hui semblent leur donner raison. Ce facteur « âge » semble plus important dans le déclenchement d’un conflit que les autres explications se référant à l’inégale répartition des richesses ou à la pauvreté.

Quand on est jeune, on ne pense pas à la mort, on se sent immortel et l’on rêve de conquêtes, pacifiques ou non ! Il faut se faire une place au soleil et l’on est prêt à tous les sacrifices pour cela 

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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