Autres VOYAGES

Lundi 9 avril 2007 1 09 /04 /Avr /2007 06:20
 CADOU est un poète qui écrit en mots simples sur des sentiments et des émotions que tout le monde peut partager. Influencé à ses débuts par la poèsie de Reverdy et par le surréalisme, il se crée rapidement un style personnel, tout de tendresse, de sentiments délicats, en harmonie avec la nature qui l'entoure... La nostalgie et une certaine tristesse affleurent souvent dans ses textes. Il faut dire que le sort ne l'a pas épargné : il est mort d'un cancer à l'âge de 31 ans, dans le petit village de Louisfert, près de Châteaubriant, où il était instituteur. Sa femme, Hélène, est toujours en vie. Elle a cultivé sa mémoire soutenue en cela par de nombreux amis. Depuis 1993, l'école où il a enseigné, est devenue un musée et, à Nantes, un centre de recherches René-Guy Cadou a été ouvert.


" Comme un fleuve s'est mis

A aimer son voyage

Un jour tu t'es trouvée

Dévêtue dans mes bras


Et je n'ai plus songé

Qu'à te couvrir de feuilles

De mains nues et de feuilles

Pour que tu n'aies point froid


(....)


Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires

Dans les années de sécheresse quand le blé

Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe

Qui écoute apeurée la grande voix du temps


(...)


Tu venais de si loin derrière ton visage

Que je ne savais plus à chaque battement

Si mon coeur durerait jusqu'au temps de toi-même

Où tu serais en moi plus forte que mon sang."


(Extraits de « Quatre poèmes d'amour à Hélène », 1945)

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 06:16

 La ville de Châteaubriant s'est construite autour de son château à partir du XIe siècle. Le château était une des principales places fortes aux frontières de la Bretagne face à l'Anjou défendu par la forteresse de Pouancé. Il a beaucoup souffert pendant les guerres du XVe siècle, époque où la Bretagne perdit son indépendance réelle, mais les pires déprédations sont bien plus récentes et datent du début du XIXe où l'on a démoli allégrement sans souci de conservation du patrimoine. Malgré tout la ville garde de beaux restes de son époque de gloire.

De l'extérieur le château présente un aspect défensif plutôt austère et imposant. Au XVe, gagné par l'esprit de la Renaissance, le seigneur Jean de Laval fit construire, à l'intérieur de l'enceinte féodale, des bâtiments plus élégants. Une façon de se mettre au goût du jour sans abandonner l'aspect militaire du château médiéval !

Cette partie utilise deux types de matériaux que l'on trouve dans la région : le tuffeau, d'une belle couleur blanche et, contrastant fortement avec cette roche calcaire, de l'ardoise d'un noir bleuté ! L'opposition est saisissante et particulièrement réussie !

Certaines partie du château sont encore habitées ou utilisées pour des administrations : la sous-préfecture y est intallée !

En sortant du château on découvre un curieux et élégant "théâtre de verre" qui a stimulé l'intérêt pour la culture dans ce "pays de Châteaubriant, longtemps resté à l'écart.
Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Samedi 7 avril 2007 6 07 /04 /Avr /2007 06:03

Quand on parle du "pays de Châteaubriant" en Loire-Atlantique, tout le monde sait qu'il ne s'agit pas de la région natale de l'écrivain romantique que l'on étudie en classe de seconde, mais d'une région agricole, un peu isolée, située à égale distance de Nantes, Laval et Rennes (60 Km). Ce n'est pas une région très fréquentée par les touristes. Ils ont tort : la campagne y est somptueuse et l'on y trouve quelques sites passionnants à visiter.

Tout d'abord, en ces temps où l'on entend beaucoup parler de prise d'otages, j'ai voulu revisiter un lieu célèbre qui a donné son nom à l'un des cours des plus fréquentés de la ville de NANTES : le cours de 50 otages.

René-Guy CADOU était instituteur à Louisfert, dans un petit village de Loire Atlantique. Le 22 octobre 1941 il voit passer trois camions de l'armée d'occupation allemande. Dedans il y a 27 hommes, 27 otages choisis pour venger la mort d'un officier victime d'un attentat à Nantes. Ils seront fusillés peu de temps après dans une carrière située sur la commune de Châteaubriant (sur la route de Laval). Simultanément une trentaine d'autres otages seront fusillés à Nantes. Cadou a écrit un poème sur cet épisode tragique. Un poème qui immortalise ces 27 hommes (le plus jeune, Guy MOQUET avait 17 ans ) et qui est un hymne magnifique et émouvant à la fraternité et à la liberté.

Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont trente appuyés contre le ciel
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont plein d'étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d'amour
Ils n'ont pas de recommandations à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L'un d'eux pense à un petit village
Où il allait à l'école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au-delà de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y'a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n'entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu'ils ne sont plus des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit

Les fusillés de Châteaubriant de Réné-Guy Cadou
(Pleine Poitrine 1946)

Tous les attentats n'ont pas la même valeur, les otages non plus. Dans le cas présent, l'attentat visait un officier et non pas des populations civiles, il visait également une armée d'occupation et une idéologie, le nazisme que tout être humain doit réprouver. L'attentat est toujours l'arme des faibles contre les forts. Si l'on peut comprendre les attentats des résistants français contre les occupants nazis, qu'en est-il des attentats palestiniens contre des femmes et des enfants israéliens et des attentats contre la population irakienne ? Comment distingue-t-on un héros qui fait un acte de résistance d'une crapule qui assasine des victimes innocentes ? Et qu'est-ce qu'une juste cause ?...

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /Mars /2007 06:20

Je me rends compte que dans l'évocation de ma tournée parisienne, j'ai oublié de parler du musée des arts premiers ou musée du quai Branly. 

Il y a certainement de bonnes raisons à cela : 1- le bâtiment créé par l'architecte Jean NOUVEL ne me plaît pas, 2- on ne peut pas y prendre de photographies (même sans flash), 3- l'intérieur est sombre, style caveau. Les oeuvres qui ont été exposées à la lumière du jour et aux vents, aux intempéries pendant des siècles, sont comme embaumées dans cet immense catafalque. De la culture comme je ne l'aime pas ! Si vous avez une recherche à faire, cela peut, bien sûr,faciliter les choses car les oeuvres sont rassemblées par continents et par cultures. Cela ne me suffit pas... A signaler toutefois pour ceux à qui «l'effet musée » coupe les jambes que l'on trouve quelques (rares) bancs où l'on peut se reposer un instant en admirant la nuque et les godasses des visiteurs !

 

À l'extérieur, donnant sur le quai, par contre, un mur de verdure est du plus bel effet !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les reflets rouges des volets qui assombrissent le musée sont également assez réussis !....

 

 

Dans les allées des jeunes papotent, tapotent et tripotent leur téléphone (il faudra attendre encore quelques dizaines d'années pour que l'objet soir répertorié au catalogue du musée et que la curieuse attitude tapotative soit décrite par des ethnologues!...)

 

 

En arrière-plan, la tour Eiffel veille sur le musée (sacrée bergère !...)

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Samedi 24 mars 2007 6 24 /03 /Mars /2007 05:36

Je m'étais toujours demandé où Luc Besson était allé chercher l'inspiration pour les décors du palace flottant dans l'espace et de la salle d'opéra du film "Le cinquième élément".

 Stop, plus besoin de chercher, j'ai trouvé ! J'avais besoin d'un imperméable mais on trouve de tout a...

Est-ce que ce décor vous dit quelque chose ?

PS : Ce jeu où il n'y a rien rien à gagner n'est pas ouvert à Jean-Luc, "francilien d'adoption" et qui est resté amoureux de la campagne : http://tonregard.over-blog.com/ 

Si vous voulez voir la pyramide inversée dont Jean-Luc parle dans son commentaire d'hier (sur le LOUVRE), cliquez sur le lien : http://tonregard.over-blog.com/article-1850971.html 

Demain, fini la balade à Paris ! Paris, Paris, toujours Paris, enfin quoi, y'a pas qu'Paris en France ! Damned !...

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Vendredi 23 mars 2007 5 23 /03 /Mars /2007 06:04

...La pyramide du LOUVRE apparaît bientôt sous l'arche du Carrousel.

 

En 1805, l'année d'Austerlitz, comme l'indique fièrement l'inscription visible sous le quadrige (qui a remplacé celui restitué aux vénitiens), NAPOLEON était au mieux de sa forme : "L'armée française embarquée à Boulogne menaçait l'Angleterre. Une troisième coalition éclate sur le continent. Les français volent de l'océan au Danube. La Bavière est délivrée, l'armée autrichienne prisonnière à Ulm. Napoléon entre dans Vienne. Il triomphe à Austerlitz. En moins de cent jours la coalition est dissoute." Fermez le banc !...

 

Comme d'habitude : beaucoup de monde autour de la pyramide, même si ce n'est la foule des grands jours !

 

Les canards se sentent comme chez eux sur l'eau des bassins qui entourent la pyramide. Ils semblent apprécier les nuages dispensés par les brumisateurs qui donnent au parvis un petit air de campagne solognaise...

 

Une photographe fait prendre une pose esthétique à son modèle...

 

Le soir tombe : la pyramide et le palais du Louvre se reflètent dans l'eau du bassin. C'est un beau moment pour la photo. Il met bien en valeur la structure du bâtiment...(Patrick, un membre du club photo de Pornic, en a fait des vues superbes à une heure encore plus tardive : http://clubphotopornic.over-blog.com/photo-322607-patrick-1_jpg.html )

 

Un employé d'une société de nettoyage, indifférent aux touristes qui s'agitent autour de lui, titille son joystick pour manipuler la lourde et délicate machine qui nettoie les centaines de vitres de la pyramide...

 

A l'intérieur, sous la pyramide, il fait chaud, les visiteurs, vont et viennent, trottent, papotent, grignotent, se prennent en photo...

 

... prennent un verre...à ce propos, sachez qu'un petit chocolat coûte 4 €  (mais il est vraiment pas bon!...)

 

 

Dehors, le soleil est presque couché, mais le roi soleil, lui, ne se couche jamais ! Dressé sur son bidet et la crête érigée, il est prêt à monter la garde toute la nuit...

La visite s'arrête là pour ce soir. Il est temps d'aller dîner. Le Louvre se passera de moi, de toutes façons avec Napoléon et Louis XIV à l'entrée, la Joconde est bien gardée !

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 06:09

En sortant de l’Orangerie on découvre deux façons de s’accorder un moment de détente : celle de RODIN et de son célèbre "baiser" (à gauche sur la photo)

et celle des quidams harassés, manifestement moins fougueux, affalés sur un banc  public (quoique Brassens chante le contraire !...).

Faites demi tour à 180° et prenez la direction du LOUVRE. Il n’est pas nécessaire de se presser, vous allez trouver beaucoup de belles choses en chemin. Laissez la Concorde derrière vous avec son magnifique crayon et sa pointe dorée bien affûtée.

D’un petit signe de la main saluez la tour Eiffel, cette bergère qui ne se lasse pas de veiller sur les moutons de Paris (dixit Apollinaire : "Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin..." : http://www.bacdefrancais.net/zone.php).

Tirez une révérence à l’Assemblée nationale où la première réunion s’est tenue le 21 janvier 1798 sous la présidence de Bonaparte (Lucien, le frère de l’autre). Vous pouvez en profiter pour vérifier si votre député remplit correctement ses fonctions… entrée libre…ou presque !

Prenez le temps de vous reposer un instant autour du magnifique bassin situé à mi-parcours.

 Mais si, mais si… les chaises sont gratuites et vous êtes sûr d’en trouver, tout du moins quand il pleut  ou qu’il fait moins 10° !...

Si vous avez des enfants, le loueur de bateaux radiocommandés se fera un plaisir de leur mettre en main une superbe embarcation.

Dans le fond se profile l’Arc de triomphe du Carrousel. Il était orné lors de sa création par les célèbres Chevaux de St Marc, volés par Bonaparte aux vénitiens, qui les avaient eux-mêmes volés aux byzantins en 1204, à l’hippodrome de Constantinople, qui les avaient  eux-mêmes volés aux Romains de la Rome antique…

Enfin, des chevaux qui, même transformés en bronze, n’ont pas arrêtés de courir !...

Avant d’arriver au Louvre vous aurez peut-être, comme moi, la chance de résoudre une énigme qui a causé beaucoup de soucis aux gardiens du parc. Le malotru qui saccageait les sacs-poubelles est enfin démasqué : c’est un grand corbeau noir saisi ici, si l’on peut dire… la main dans le sac !

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 06:32

Au sud de Biarritz, la côte Basque garde un relief escarpé et les falaises sont abruptes. On peut s'arrêter à Bidart puis, un peu plus loin à Guéthary d'où l'on peut profiter du sentier qui longe la falaise pour une longue et splendide promenade. A Guéthary il ne faut pas hésiter à descendre la côte à 17 % pour accéder à la « plage » et au spot de surf. Le point de vue est superbe…

Après Guéthary on a le choix : prendre l'autoroute ou continuer par la vieille route jusqu'à St-Jean-de-Luz. Pour ma part je préfère suivre la nationale puis éviter de rentrer dans Saint-Jean-de-Luz (mais si vous aimez les embouteillages, même en hiver c'est comme vous voulez !...) Le point de vue me paraît bien plus intéressant quand on choisit d'aller de l’autre côté du port, à Ciboure. Ciboure est dans l’ombre, situation idéale pour des vacances d’été. Montez l’escalier derrière la vieille église et devant vous s’étalera un panorama somptueux : celui de St-Jean-de-Luz avec, au centre, la vieille église où Louis XIV épousa l’infante d’Espagne.

Merci à la charmante habitante de ZIBURU qui m’a permis de m’installer sur sa terrasse pour prendre des photos !

Le pays Basque est un pays de vieille culture. Il a été habité bien avant l’arrivée des Celtes. Sa langue originale en témoigne mais également d’autres indices comme la forme particulière de la « croix Basque »  ou « Lauburu » qui est un symbole solaire plus proche, en réalité, d’une svastikas que d’une croix chrétienne. Ce symbole évoque peut-être le temps qui passe, la succession des saisons, l’impermanence, une dynamique proche de celle du yin yang ?...

Le fort de Socoa, construit par Vauban protège la baie de St-Jean-de-Luz. Son rôle défensif n’a jamais été probant mais c’est aujourd’hui une belle promenade, particulièrement au soleil couchant.

Si l’on continue vers le Sud on arrive bientôt à Hendaye, puis à la frontière de l’Espagne et même si l'on est encore au pays Basque, c'est une autre histoire !...

Par alain barré - Publié dans : Autres VOYAGES
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