CADOU est un poète qui écrit en mots simples sur des sentiments et des émotions que tout le monde peut partager. Influencé à ses débuts par la poèsie de Reverdy et par le surréalisme, il se crée rapidement un style personnel, tout de tendresse, de sentiments délicats, en harmonie avec la nature qui l'entoure... La nostalgie et une certaine tristesse affleurent souvent dans ses textes. Il faut dire que le sort ne l'a pas épargné : il est mort d'un cancer à l'âge de 31 ans, dans le petit village de Louisfert, près de Châteaubriant, où il était instituteur. Sa femme, Hélène, est toujours en vie. Elle a cultivé sa mémoire soutenue en cela par de nombreux amis. Depuis 1993, l'école où il a enseigné, est devenue un musée et, à Nantes, un centre de recherches René-Guy Cadou a été ouvert.
" Comme un fleuve s'est mis
A aimer son voyage
Un jour tu t'es trouvée
Dévêtue dans mes bras
Et je n'ai plus songé
Qu'à te couvrir de feuilles
De mains nues et de feuilles
Pour que tu n'aies point froid
(....)
Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps
(...)
Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon coeur durerait jusqu'au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang."
(Extraits de « Quatre poèmes d'amour à Hélène », 1945)
La ville de Châteaubriant s'est construite autour de son château à partir du XIe siècle. Le château était une des principales places fortes aux frontières de la Bretagne face à l'Anjou défendu par la forteresse de Pouancé. Il a beaucoup souffert pendant les guerres du XVe siècle, époque où la Bretagne perdit son indépendance réelle, mais les pires déprédations sont bien plus récentes et datent du début du XIXe où l'on a démoli allégrement sans souci de conservation du patrimoine. Malgré tout la ville garde de beaux restes de son époque de gloire.
Dedans il y a 27 hommes, 27 otages choisis pour venger la mort d'un officier victime d'un attentat à Nantes. Ils seront fusillés peu de temps après dans une carrière située sur la commune de Châteaubriant (sur la route de Laval). Simultanément une trentaine d'autres otages seront fusillés à Nantes. Cadou a écrit un poème sur cet épisode tragique. Un poème qui immortalise ces 27 hommes (le plus jeune, Guy MOQUET avait 17 ans ) et qui est un hymne magnifique et émouvant à la fraternité et à la liberté.
Tous les attentats n'ont pas la même valeur, les otages non plus. Dans le cas présent, l'attentat visait un officier et non pas des populations civiles, il visait également une armée d'occupation et une idéologie, le nazisme que tout être humain doit réprouver. L'attentat est toujours l'arme des faibles contre les forts. Si l'on peut comprendre les attentats des résistants français contre les occupants nazis, qu'en est-il des attentats palestiniens contre des femmes et des enfants israéliens et des attentats contre la population irakienne ? Comment distingue-t-on un héros qui fait un acte de résistance d'une crapule qui assasine des victimes innocentes ? Et qu'est-ce qu'une juste cause ?...
Je m'étais toujours demandé où Luc Besson était allé chercher l'inspiration pour les décors du palace flottant dans l'espace et de la salle d'opéra du film "Le cinquième élément".
A l'intérieur, sous la pyramide, il fait chaud, les visiteurs, vont et viennent, trottent, papotent, grignotent, se prennent en photo...
La visite s'arrête là pour ce soir. Il est temps d'aller dîner. Le Louvre se passera de moi, de toutes façons avec Napoléon et Louis XIV à l'entrée, la Joconde est bien gardée !
Au sud de Biarritz, la côte Basque garde un relief escarpé et les falaises sont abruptes. On peut s'arrêter à Bidart puis, un peu plus loin à
Après Guéthary on a le choix : prendre l'autoroute ou continuer par la vieille route jusqu'à St-Jean-de-Luz. Pour ma part je préfère suivre la nationale puis éviter de rentrer dans Saint-Jean-de-Luz (mais si vous aimez les embouteillages, même en hiver c'est comme vous voulez !...) Le point de vue me paraît bien plus intéressant quand on choisit d'aller de l’autre côté du port, à Ciboure. Ciboure est dans l’ombre, situation idéale pour des vacances d’été. Montez l’escalier derrière la vieille église et devant vous s’étalera un panorama somptueux : celui de St-Jean-de-Luz avec, au centre, la vieille église où Louis XIV épousa l’infante d’Espagne.
Merci à la charmante habitante de ZIBURU qui m’a permis de m’installer sur sa terrasse pour prendre des photos !
Le pays Basque est un pays de vieille culture. Il a été habité bien avant l’arrivée des Celtes. Sa langue originale en témoigne mais également d’autres indices comme la forme particulière de la « croix Basque »
Le fort de Socoa, construit par Vauban protège la baie de St-Jean-de-Luz. Son rôle défensif n’a jamais été probant mais c’est aujourd’hui une belle promenade, particulièrement au soleil couchant.