La troupe Jean Rigolet prit rapidement de l’extension. Bientôt elle
compta une douzaine d’acteurs. Un journaliste de Ouest-France en précise la composition : "Un chauffeur de poids lourds, un OP rectifieur, deux travailleurs sociaux, un prof, une comptable, un électricien, une infirmière,… ». Rapidement elle eut 4 pièces à son répertoire, écrite souvent de la même façon, en une nuit et dont le texte évoluait au fil des représentations… Le contenu s’inspirait souvent de faits réels traités sur le mode de la farce et sollicitant l’intervention du public. L’une d’entre elles par exemple met en scène un patron condamné à 10 000 F d’amendes à la suite de trois accident mortels dans son usine en parallèle à celui d’un immigré condamné à six mois de prison et à l’expulsion parce qu’il avait été trouvé « armé » d’une règle dans une manifestation. La troupe, évidemment ne joue pas au théâtre Graslin ou autres lieux prestigieux, mais, comme le précise le journaliste « devant les usines en grève ». Il précise « un gala de soutien improvisé au centre Malakoff fait salle comble et la troupe collecte 8000 F pour les grévistes. »
Il termine son article en s’interrogeant : « Chose étonnante, cette troupe, avec ses maladresses, ses moyens inexistants, ses textes-farces, fait mouche à chaque fois. Le public vient régulièrement… Un sujet de réflexion pour les troupes professionnelles et les amateurs de discours sur la culture populaire ! »
Le dessin est de Denis, un ouvrier talentueux à qui le travail posté laissait un peu de temps "libre". C'est avec lui que l'idée m'était venue de créer une troupe de théâtre.
Elle était, vous vous en doutez bien, toute en subtiles nuances !... Ecrite en une nuit avec un collègue ouvrier, répétée dans le bus et jouée le lendemain avec des acteurs improvisés sur un stade de foot dans la région parisienne devant plusieurs milliers de spectateurs dont beaucoup ne comprenaient pas le français !... Comme on était plus proche de la Commedia del arte que du théâtre de Claudel, on riait beaucoup sur la pelouse (notre parterre de théâtre à nous !) et sur scène. Au point qu’une des actrices a réellement illustré le dicton « rire à en pisser dans sa culotte » !... De bons souvenirs, qui n’ont à vrai dire rien de très politiques. A demain pour la suite...
existentielles pour savoir d’où tu viens, où tu vas, etc… ?
ce qui ajoute encore de l’intérêt à l’observation de ce splendide coléoptère !...
J'ai fumé un truc chez des amis, hier soir et depuis je vois des drôles de choses... Je me demande bien ce qui a pu se passer ? !...Vousvoyezcquejveuxdire !?...
évidemment à votre porte-monnaie ! Les politiciens, auxquels on ne peut échapper sur aucun média actuellement, appliquent les mêmes recettes. Ils s’adressent plus à votre bulletin de vote qu’à votre argent. La différence est minime. Les pires étant peut-être ceux qui, jouant les modestes, s’autoproclament représentant du peuple et n’ont de cesse de se trucider entre eux pour une virgule déplacée dans un texte ! Cela ne me gêne pas, il suffit seulement de savoir faire la part des choses ! À ce propos me revient en mémoire le souvenir de ma grand-mère découvrant pour la première fois la télévision. Une émission l’avait fait craquer, celle où un comédien de l’époque, TISOT (Henri), imitait le général De Gaulle. Elle pensait qu’il s’adressait à elle personnellement !
Tisot faisait maintenant partie de la famille… magie de l’étrange lucarne, magie de la bonne humeur, magie du sourire, magie de l’histoire. Nous aimons que l’on nous raconte des histoires et ce goût doit remonter loin. Je vois très bien la scène… autour d’un feu préhistorique, le soir après le retour d’une chasse fructueuse (toutes ne l’étaient pas et la cueillette moins prestigieuse, apanage des femmes et des enfants, était souvent la seule source de survie), l’un de nos ancêtres se met à raconter sa chasse. Il mime, il crie, il bouge… il a du talent et les autres regardent avec plaisir, et il recommence ou en rajoute et tout le monde rit. Puis la nuit avance... on commence à sentir le froid, la
petite troupe commence à frissonner, l’un puis l’autre, progressivement tout le monde rentre se coucher dans le fond de la caverne ou du campement. Cela se passait un peu ainsi dans mon petit village natal. Après le repas, pendant les longues soirées du mois de juin, tout le monde sortait dans la rue. Les plus malins, arrivés les premiers, s’installaient sur le banc, les autres s’agglutinaient autour, qui sur une chaise, qui assis par terre ou parfois carrément allongé sur la pierre… et chacun y allait de sa petite histoire. Il y avait des vedettes : Georges en particulier qui nous faisait toujours rire. Il nous faisait d’autant plus rire qu’il ne disait preque rien !... mais c’était, comme on dit, « un sacré comédien » !... Nous en reparlerons si vous le voulez bien.
reconstitués et que le lait soit recueilli le matin.
rencontre fortuite d’une femme dénommée Marie (Harel) fermière dans la commune de Camembert en Basse Normandie et de la semence du Penicillium camemberti. Aujourd’hui on utilise plutôt le Penicillium candidum ou des levains lactiques et fongiques. On en produit 680 millions chaque année en France.