PePoPo (Petite Politique de Poche)

Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 06:07

J’ai été tiers-mondiste pendant des années, c'est-à-dire que je souhaitais qu’un rééquilibrage s’instaure entre les pays du Nord et du Sud et j’ai milité pour cela. C’est pour cela que, contrairement aux militants de l’altermondialisme, je n’ai pas été rebuté par la mondialisation. Je l’espérais plutôt et je trouve qu’elle est la meilleure chose qui pouvait arriver aux pays en voie de développement.

L’élément déclencheur a été la chute du communisme en URSS ce qui a eu pour conséquence l’abandon du désastreux modèle soviétique dans les pays du tiers-monde, à commencer par la Chine, l’Inde et bien d’autres –le Vietnam en fait partie.

Le déploiement du libéralisme économique, (souvent sans le libéralisme politique) dans ces pays a été l’occasion d’un formidable développement en quelques décennies. Les inégalités ont crues, mais la pauvreté a reculé et la richesse pour les uns, une moins grande pauvreté pour les autres, s’est installée porté par des taux de croissance de 6, 8 et même 14%. Pendant ce temps, l’Occident, et surtout l’Europe stagnait.

Le libéralisme économique réalise ainsi le vœux que de nombreux tiers-mondistes exprimaient autrefois, mais pas de la manière romantique dont ils l’avaient rêvé, d’une manière réaliste et souvent brutale !... ainsi va notre monde qui est parfois un monde de brutes !

Quand on voyage en Asie, on se rend compte que l’espoir a changé de camp : En Chine, en Inde, en Indonésie,  à Hongkong, au Vietnam,…on travaille, on travaille beaucoup, et l’on est fier de son pays, même si l’on ressent durement le poids des inégalité. En Europe, en France en particulier, on a l’impression de travailler beaucoup, mais on ne croit plus beaucoup à l’avenir et on « lutte » surtout pour conserver ses « acquis », même s’il s’agit d’inégalités flagrantes (les discussions sur les retraites, ces derniers temps, sont l’occasion pour plusieurs responsables syndicaux et politiques d’affligeants exercices de langue de bois  !...).

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Même sur les questions environnementales qui tiennent tant à cœur aux occidentaux, les dirigeants des pays en développement ne s’en laissent plus compter. C’est ainsi que la Chine, suivie par tous les pays du Sud et confortée par son allié/ennemi préféré, les USA, s’est assise sur les propositions des européens avec le plus parfait mépris ! Résultat, on n’entend plus parler ni des altermondialistes ni des écologistes purs et durs : au G20 comme à Copenhague, les pays du Sud leur ont répondu qu’ils ne sacrifieront pas leur sortie de la pauvreté à la « propreté » de la planète. Soucis de riches à la panse bien remplie…Quand on a des milliards de bouches à nourrir, on ne pense pas aux émission s de CO2 !...

Le monde a changé de base comme le chantait l’internationale autrefois mais ces nouvelles bases ne plaisent pas à ceux qui croyaient tenir la partition ! Pour moi, je dois dire que ces changements me paraissent plus positifs que négatifs, ils ne font que commencer à réparer une profonde injustice. Sans doute faudra-t-il composer avec l’environnement, mais cela ne se fera pas sur des règles élaborés seulement en Europe. Vue d’Asie, l’Europe est un continent de nantis où l’on ne semble penser qu’à son confort, et où le plus grand malheur qui puisse arriver semble être la « malbouffe » !...

La gestion du capitalisme - devenu universel - nous échappe….Elle reste encore entre les mains des USA et, de plus en plus, entre celles des grandes puissances montantes du Sud qui ont traversé la crise sans trop de dommage et qui ont déjà renoué avec la croissance. Elles auront sans doute à compter, elles aussi, dans un futur proche avec les bulles financières et autres crises économiques….

Pour nous consoler nous pouvons encore nous dire que nous avons inventés la démocratie, la discussion (plus ou moins) libre, et un certain art de vivre. Cela ne s’exporte peut-être pas facilement, mais nous pourrons toujours inviter les autres à venir voir sur place !...

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 06:05

Autant le vélo électrique me semble être une solution d'avenir (il faut voir son développement en Chine !), autant la voiture électrique me paraît être, dans les conditions actuelles, une fausse bonne idée ! Trop lourde, trop chère, trop peu d'autonomie !
La voiture à essence ou éthanol a encore un bel avenir devant elle si l'on accepte de ne plus miser sur la vitesse et l'esthétique mais sur l'utilité et l'économie. Un bel exemple : l'Axon 8080 de la société britannique Axon automotive : 2,5 l aux 100 Km et moins de 75g/km de CO2. Elle sera commercialisée cette année ou l'an prochain.
Au passage, on peut remarquer que ce véhicule innovant ne sort pas des bureaux de R&D d'un grand constructeur automobile mais d'un outsider. Cela vaut-il le coup de dépenser beaucoup d'argent pour sauver le secteur traditionnel de l'automobile ? Ne serait-il pas plus rentable de privilégier la recherche de solutions innovantes comme celle-ci ?
Cette même société va sortir également un modèle hybride, éthanol et électricité, qui ne consommera que 50g de CO2 au Km !

Axon
La voiture tout-électrique trouvera-telle son créneau face à ces deux concurrents ?
Le tout électrique est, par contre, tout indiqué pour les deux roues, vélos, vélomoteurs et scooters. Personnellement j'en utilise un depuis 10 ans et je l'apprécie toujours autant !         

 

velo elec

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /Jan /2010 06:24

De l’Afrique aujourd’hui, comme de l’Asie il y a 20 ou 30 ans, on ne retient que les mauvaises nouvelles. Il me semble que l’on se trompe : l’Afrique est au bord de son développement et l’aide qu’on lui accorde n’a pas toujours les effets positifs escomptés si l’on en croit le pamphlet de Dambisa MOYO : « L’aide fatale » ! link

Notre mauvaise conscience nous empêcherait-elle de voir les changements en cours dans ce continent ?

Première richesse : les hommes. Le continent vient de dépasser le milliard d’individus et devrait doubler d’ici 2050 alors que notre vieille Europe a une population qui vieillit et décline.

Deuxième richesse : les ressources en pétrole, en minerais, le potentiel agricole, sont les plus importantes du globe.

Troisième richesse : la scolarisation se développe, l’espérance de vie progresse (de 16 ans en un peu plus d’un demi siècle), le désenclavement se confirme grâce au téléphone portable et à internet et la corruption s’amoindrit. Le résultat est visible : depuis une dizaine d’années le taux de croissance de l’Afrique atteint 5% (la crise l’a momentanément ramené à 2%).

Les chinois ont bien compris ces changement en cours, d’autant mieux qu’ils ont eux-mêmes déjà parcouru ce chemin. Ils investissent en Afrique, s’implantent dans les pays qui pourraient leur fournir de l’énergie, en particulier le pétrole qui leur manque et inondent le continent de leurs produits bon marché !

En ne se laissant guider que par notre mauvaise conscience au lieu de voir l’intérêt des africains ainsi que le nôtre bien compris, on laisse passer une chance réciproque. Ce n’est pas en Asie qu’il nous faut investir, c’est en Afrique, continent où l’avenir est déjà en marche !


 Vu, hier soir, "Invictus", le film de Clint Eastwood sur un épisode de la vie de Mandela. invictus.jpg
Un film fort et enthousiasmant auquel je mets 20/20 dans ma cotation personnelle ! (par comparaison, j'ai mis un 12 à l'intéressant "Avatar" dont les exploits techniques n'arrivent pas à rattraper l'indigence du scénario. En 1995, à l'occasion du championnat du monde de rugby qui se déroule en Afrique du Sud, Nelson Mandela soutient dans ses efforts pour la conquête de la coupe et contre l'avis de son propre parti, l'équipe nationale des Springbocks pourtant marquée par l'apartheid ! Même si vous n'y connaissez rien en rugby, vous allez vibrer avec le stade et vous ne regretterez même pas la défaite de l'équipe de France (en demi-finale). Magnifique !

 

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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 06:03

Beaucoup de gens confondent le libéralisme avec le capitalisme. Cette confusion est - volontairement ou non - entretenue en France par des partis nostalgiques du grand soir, du grand empire soviétique ou d’un paradis imaginaire. Le libéralisme n’est pas un parti politique, même si certains partis portent cette étiquette il est autant de gauche que de droite. Il se caractérise par trois aspects : liberté01-copie-1

1-      Le libéralisme philosophique qui est né en France à l’époque des Lumières.  Il lutte doublement pour la liberté :contre l’absolutisme de la royauté et contre le dogmatisme de l’Eglise catholique. L’une des plus grandes victoires du libéralisme à la française est la laïcité et la liberté de conscience, d’opinion et de presse. Dans le débat sur l’identité qui agite un peu l’opinion ces derniers temps, pour moi, n’est pas digne d'être français qui refuse la laïcité, la liberté de conscience, d’opinion et de presse ! Contrairement à ce que l’on peut penser quand on sort peu de notre pays, ce combat est loin d’être gagné ! Dans la plupart des pays du monde ces valeurs sont contestées ou rejetées. C'est le cas pour de nombreux pays musulmans qui n’acceptent pas la laïcité ainsi que pour des pays anciennement communistes, qui refusent la liberté de pensée. D’autres, comme l’Iran, refusent les deux !.... liberté02

2-      Le libéralisme politique : la première urgence est de se protéger de l’arbitraire de l’état. Pour cela il faut des lois égales pour tous et une justice indépendante. Pour mieux comprendre la différence entre capitalisme et libéralisme, le mieux est de regarder ce qui se passe en Chine : capitaliste sur le plan économique et antilibérale sur le plan politique ! Donc pas ou peu de liberté de la presse ou d’opinion, pas de partis politiques concurrents et même une religion comme le Falun Gong a été interdite quand elle a commencé à faire de l’ombre au parti communiste, plus grave encore : pas d’indépendance de la Justice ! A ce sujet, je rappelle les propos de l’écrivain chinois YU HUA (l’auteur de « Brothers ») : Il est plus important de lutter pour la justice en Chine que de soutenir les dissidents !

En France, le libéralisme politique est resté très centralisé (du fait de l’héritage de Colbert, Napoléon). Il a fallu attendre 1982 pour que la décentralisation, l’un des piliers fondamentaux du libéralisme politique, commence à entrer en vigueur…le chemin est loin d’être terminé !... liberté03

3-    Le libéralisme économique   peut se résumer en un mot : libre-échange. Cette liberté-là est peut-être la plus honnie des français ! Jusqu’à De Gaulle, la manie de la planification a touché toutes les élites gouvernantes. Il nous faut des Enarques qui planifient pour tout et sur tout… On connaît le résultat magnifiquement tourné en dérision par Coluche : « les Enarques…donnez-leur le Sahara…cinq ans après, y’a plus de sable ! »). Même pour la grippe A, il nous a fallut planifier à outrance. Sur le papier tout était merveilleux et dans la réalité, c’était une pagaille inefficace et coûteuse. Nos voisins, moins planificateurs et moins centralisateurs, s’en sont mieux tirés que nous et à moindre frais).

Pourtant si l’un des grands noms du libéralisme est anglais : Adam SMITH, la France a produit  quelques uns des plus grands penseurs libéraux : Jean-Baptiste SAY (issu de la révolution française),  Léon WALRAS, formé par l’école des mines en France mais qui se voit refusé un poste d’enseignant dans son pays et qui s’exile à Lausanne où il révolutionne la théorie économique, le succulent et irrévérencieux Frédéric BASTIAT (« L’Etat, cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ! »), Fernand BRAUDEL qui analyse l’évolution historique du capitalisme, sans oublier Montesquieu, Tocqueville….En remontant plus loin, je mettrais bien volontiers dans les  précurseurs du libéralisme : Montaigne dont les réflexions sont toujours utiles pour mieux comprendre, sans à-priori, le monde d'aujourd'hui et mieux se comprendre soi-même !

Et le capitalisme alors ? C'est un système économique fondé sur la liberté du marché. Ce point le rattache au libéralisme économique et le différencie du communisme, le seul système qui se soit posé en rival. Mais le capitalisme est seulement un système, une machinerie économique qui partout a fait les preuves de son efficacité quand il s'agit de produire des biens de consommation. Par contre il ne se préoccupe ni du bonheur humain, ni de la justice sociale, ni des dégâts occasionnés à l'environnement, etc...En somme c'est une machine qui, toute seule, peut devenir folle. Elle le devient d'ailleurs épisodiquement, c'est ce que l'on appelle, les "crises"... Elle a besoin d'être "régulée" et cette régulation est délicate car trop de régulation - surtout si elle est l'oeuvre de l'état - tue la créativité du capitalisme et pas assez entraîne des crises majeures : sociales, environnementales, financières ou, tout simplement la surchauffe de la machine (surproduction)...La forme qu'il doit prendre n'est pas figée. Elle doit varier suivant les conditions de chaque pays et les époques selon la belle formule de Michel GODET "Autant de marché que possible, autant d'Etat que nécessaire". C'est là-dessus que devraient porter les vraies discussions : pas sur la légitimité du libéralisme -sauf pour les apprentis dictateurs de droite ou de gauche- et pas non plus sur l'existence de ce mal nécessaire qu'est le capitalisme, mais sur la façon de l'accommoder aux circonstances, au temps et aux lieux dans chaque pays. Ce n'est pas d'idéologues dont on a besoin en politique mais de cuisiniers inventifs qui savent faire quelque chose de bon avec ce qu'ils ont !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 06:08

Quand on voyage un peu, comme je l’ai fait dernièrement en Asie : Thaïlande, Inde, Chine et bientôt le Vietnam, on se rend compte que le capitalisme (c'est à dire l'économie de marché) a été malgré la crise, source d’un extraordinaire développement économique dans ces pays.
Le niveau de vie de l’
Inde s’est élevé très rapidement quand elle a abandonné la planification à la soviétique (après l’effondrement de l’URSS en 1989), et qu’elle a choisi un modèle libéral.

Pour la Chine, le résultat est encore plus spectaculaire après la libéralisation du système économique par Deng Xiaoping et l’abandon de la collectivisation des moyens de production.

Dans les deux cas le niveau de vie général a augmenté et les famines dévastatrices ont quasiment disparu. Une classe moyenne regroupant plusieurs centaines de millions de personnes s’est créée, les pauvres sont devenus moins pauvres, et une classe de riches, de très riches est apparue !... En même temps, le fossé entre les pauvres et les riches s’est accru d'une façon vertigineuse – Cela est particulièrement visible en Chine – mais, malgré tout, et contrairement à ce que soutiennent certains, les pauvres sont devenus moins pauvres et cela se voit aussi, tant en Inde qu'en Chine ! P1120553

Ces deux pays, qui représentent 1/3 de l'humanité, sont sources de réflexions pour une autre raison. L’Inde a adopté le capitalisme et le libéralisme politique (la démocratie, la liberté de la presse,…), la Chine a rejeté le libéralisme politique et conservé un régime de dictature avec un parti unique. Ce n’est pas la première fois que capitalisme et libéralisme politique ne fonctionnent pas ensemble. Le Chili de Pinochet qui était, lui aussi, une dictature sur le plan politique, avait adopté le capitalisme en s'inspirant de l'économiste FRIEDMAN, et permis un remarquable développement économique (l’équipe social-démocrate qui a succédé à Pinochet a repris les structures économiques sans les changer).

Cela montre :

Premièrement, que le capitalisme (l'économie de marché) est nécessaire au développement. Un contre exemple le confirme encore, celui des deux Corée. On ne peut imaginer expérience économique plus spectaculaire : prenez un pays, divisez-le artificiellement en deux, appliquez un régime communiste sur les plans économique et politique à l’un et à l’autre un régime libéral sur les deux mêmes plans et comparez les résultats 60 ans après. L’un, la Corée du Nord est un pays misérable et privé de liberté et l’autre opulent et libre !

Deuxièmement, que le libéralisme politique n’est pas automatiquement associé au capitalisme. Les dirigeants chinois voudraient imposer leur modèle comme une alternative au libéralisme politique. Selon eux, il existerait ainsi un modèle occidental des droits de l’Homme, qui n'aurait rien d'universel et un modèle chinois qui serait tout aussi valable, un modèle occidental de démocratie avec plusieurs partis politiques et la liberté de la presse et un modèle chinois avec parti unique et presse censurée, etc.…  Ce modèle intéresse effectivement plusieurs pays en voie de développement. Le Vietnam a franchi le pas et a adopté un système équivalent (je pourrai vous en dire plus à mon retour, dans un mois et demi).

Troisièmement, que le développement est source de déséquilibre écologique (aussi bien en Chine qu'en Inde) qui ne peuvent être réglés seulement à l'échelle d'un pays.

Ce système politique antilibéral, associant capitalisme et dictature, aussi bien à la manière chinoise qu’à la manière iranienne, fascine un certain nombre de personnes y compris en France. J’entends dire même que la démocratie ne serait pas un bon système pour les pays en voie de développement. Cette attitude me paraît bien méprisante. Pour moi, la démocratie (principal pilier du libéralisme) et le développement ne sont pas contradictoires. Il est vrai que l’Inde se développe moins vite que la Chine, mais l’on n'y est pas moins heureux !  Je crois en la démocratie (« le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres !... » disait Churchill). Il ne faut pas se laisser berner par les arguments des mollahs (dictature d'un parti religieux) en Iran et des apparatchiks en Chine (dictature d'un parti communiste), pour justifier leur maintien au pouvoir ! C’est, bien sûr, aux peuples de déterminer la façon dont ils veulent être gouvernés (quelle funeste idée d’avoir voulu imposer la démocratie par la guerre en Irak !). Nous ne devons pas, sous des prétextes économiques, reniés nos valeurs sur les droits de l'homme, la justice, la liberté,... Dans la guerre économique qui s'annonce, la tentation va être grande !... Par bonheur, Il semble  que le changement soit déjà en marche en Iran !...  Et je crois que l'on peut faire également confiance au peuple chinois. Il saura trouver son chemin quand le temps sera venu !...

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 05:56

Le sommet de Copenhague est l’occasion de faire le point sur les changements climatiques. Il n’est pas simple de se faire une opinion, car la recherche scientifique sur le sujet est obscurcie par des intérêts politiques contradictoires, des allégations sans fondement de certains extrémistes de l’écologie et la mauvaise foi de lobbys industriels qui ont beaucoup à perdre.  Certains points semblent toutefois se dégager.

1-      Refroidissement dû aux poussières et particules.

Ce refroidissement est variable suivant les endroits de la planète. Il peut atteindre jusqu’à 20% en certaines zones. Il est dû à l’émission intense des fumées et particules qui obscurcissent le ciel. Cela est très visible quand on arrive en avion au-dessus de certaines villes (Athènes par exemple, ou Pékin). Ce refroidissement est de même nature que celui occasionné par les éruptions volcaniques majeures. Les particules en suspension empêchent partiellement le rayonnement solaire.  Heureusement ce phénomène est réversible.

 2-      Le réchauffement dû aux gaz à effet de serre. Le gaz principal est le CO2, mais il n’est pas le seul. Il est produit essentiellement par l’homme. Le plus grand émetteur de C02 actuellement est la Chine. Si l’on calcule la production de CO2 par habitant, le plus grand émetteur est les USA. Ce réchauffement est partiellement compensé par le refroidissement dû aux particules. Il est donc vraisemblable que les calculs sous-estiment  l’ampleur du réchauffement ?

Quels remèdes ? En premier lieu, diminuer la production de gaz à effet de serre en agissant sur les principales sources de pollution : le charbon et le pétrole ! Chine, USA (et l'Inde dans une moindre mesure) sont de grands consommateurs de charbon. Par quoi le remplacer ?

-          Par des économies d’énergie

-          Par des énergies naturelles moins polluantes

-          Par le nucléaire, c’est ce qu’a fait la France et c’est ce que s’apprête à faire la Chine. A signaler que l’Inde qui possède peu d’uranium étudie une autre technologie nucléaire prometteuse  http://fr.wikipedia.org/wiki/Thorium .

Pour le pétrole, le problème va se résoudre progressivement dans les quelques dizaines d'années à venir du fait de sa raréfaction et de l'augmentation du prix (ce n'est pas le cas du charbon pour lequel les réserves peuvent durer encore plusieurs siècles).

3-      Une autre incertitude est à prendre en compte, celle des modèles choisis et des calculs. L’ingénierie informatique utilisée pour la prévision des changements climatiques est du même type que celle utilisée par le système financier. On a vu dernièrement quelle était sa fiabilité !!!! La prévision est un art difficile (surtout quand il s’agit de l’avenir comme aurait dit Pierre DAC), elle l’est d’autant plus lorsque les modèles sont approximatifs et que les données sont parfois suspectes (voir article du Nouvel Obs, semaine du 3 au 9 décembre, « du rififi chez les chercheurs, p 22)

4-      Une donnée dont on parle peu car elle est politiquement très incorrecte : A partir de quel nombre peut-on considérer qu’il y a surpopulation sur la planète ? Que se passera-t-il si le style de vie des Occidentaux est adopté par tous les pays ?  Est-il imaginable que les Indiens, les Chinois aient autant de voitures par famille que les Occidentaux et mangent autant de viande ?... A titre d'exemple, on immatricule 1500 nouvelles voitures tous les jours à Pékin !...

Voici des questions qui ont de quoi échauffer les esprits autant que le climat et qui peuvent être source de nombreux conflits entre personnes et surtout entre pays. La solution est un peu à Copenhague mais encore plus dans l’immense effort de compréhension des autres et de leurs cultures, de justice et de solidarité entre les états dont le niveau de développement est différent et de recherche de nouvelles solutions techniques. La mondialisation des moyens de communication et du commerce nous impose également une mondialisation des problèmes et des solutions! Dans les conflits futurs, l’ennemi sera moins notre voisin que ce qui nous menace tous. Il faudra déployer beaucoup d’intelligence et de cœur pour trouver des solutions. Vaste et passionnant chantier pour les générations à venir !

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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 06:19

Une soudanaise est passible de 40 coups de fouets pour raison d’indécence. De quelle indécence s’agit-il ? Elle a osé porté un pantalon dans un restaurant !!!...

Ces mesures déshonorent la religion musulmane mais encore plus les hommes musulmans et les dirigeants de ce grand pays qu’est le Soudan.

Il faut saluer le courage de cette femme soudanaise et se rappeler que les sociétés ne sont pas figées, elles peuvent évoluer, les sociétés musulmanes comme les autres !...

Pour rappel, je vous renvoie à ma chronique du 29 juin 2009 où j’évoque le jour où ma mère a osé porter, pour la première fois, un pantalon….http://www.alain-barre.com/archive-6-29-2009.html

 Ce n’était pas au fin fond d’un village musulman traditionnaliste, c’était dans une petite commune de Vendée, il y a une cinquantaine d’années seulement ! Tout espoir n’est pas perdu !....

Pour voir un article sur cette femme soudanaise : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/07/29/010-soudan-femme-pantalon.shtml

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 06:30
Une petite réflexion m'est venue en discutant avec des amis, peut-être vous l'êtes vous faites vous aussi un jour ?...

" Les gens sont volontiers socialistes quand il s'agit de partager l'argent des autres et capitalistes quand il s'agit de partager le leur."
Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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