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Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 06:04

L’effet placebo  n’est pas seulement produit par une relation directe : la couleur des médicaments, leur présentation, la façon dont ils sont donnés vont jouer un rôle !

Cela est particulièrement visible avec l’homéopathie. Celle-ci est très appréciée en France qui consomme 80% des médicaments homéopathiques produits dans le monde (le plus gros labo est également français). C’est une médecine qui joue typiquement sur l’effet placebo :


-          médicaments qui n’ont pas de principes actifs

 -          Façon particulière de prendre les médicaments (on laisse fondre sous la langue, sans croquer)

 -          Protocole particulier de la visite chez le médecin (il prend son temps, il considère le malade dans sa totalité,..)

-          Sentiment d’avoir à faire à une médecine différente, ce qui lui donne une certaine aura,…


On peut s’étonner que la Sécu la prenne en charge. Peut-être se dit-on au ministère de la santé, qu’il s’agit d’un moindre mal et que les patients reviendraient aussi chers, sinon plus, s’ils passaient par la médecine allopathique ?


Par contre, de nombreux médicaments qui n’avaient pas de principe actif ont été « déremboursés » ces dernières années. Des patients sur lesquels ils avaient un effet placebo, s’en plaignent et continuent de les acheter tout de même.


Ce qui est plus curieux c’est que certaines personnes refusent les génériques alors qu’ils contiennent exactement les mêmes principes actifs que leurs anciens médicaments. Elles n’ont pas forcément tort : l’effet placebo passe par la marque, l’emballage, la couleur des pilules, etc… et lorsque cela change, l’effet n’est plus le même ! On peut comparer à ce qui se passe pour la mode : imaginez deux vestes, l'une sans marque et l'autre d'une grande marque, laquelle porterez-vous avec le plus de plaisir ? "Bonne nouvelle" : payer plus cher pour un produit a plutôt tendance à augmenter l’effet placebo !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 06:58

L’effet placebo est particulièrement important pour tous les troubles dus au stress. Hélas il ne dure que quelques heures ou quelques jours (ce qui est largement suffisant pour de nombreux troubles) !

 

Il n’est pas efficace pour tout le monde et ne nécessite pas que "l’on y croit". Inversement, il peut donc être efficace même si l’on n’y croit pas ! Comme il est fondé sur une relation : celle qui s’établit entre un soigné et un soignant, il agit au niveau des émotions profondes, des affects et se passe très bien de la raison.  Qu’il ne contienne pas de principe médicamenteux actif ne signifie pas qu’il n’ait pas d’action biochimique. Il déclenche, dans le cerveau la production d’une substance : l’endorphine, active, en particulier contre la douleur (c’est une sorte de morphine naturelle). Il n’est pas besoin d’être sorcier pour provoquer la libération d’endorphine dans le cerveau de l’autre : la simple rencontre d’une personne que l’on aime bien, libère des endorphines ; une rencontre amoureuse en libère encore beaucoup plus ! (à suivre...)

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /Août /2007 06:53

 Quand j’étais enfant et que, par mégarde, je me brûlais, ma mère m’emmenait vite chez une « conjureuse ». C’était très pratique, elle habitait dans la même rue ! La guérisseuse soufflait sur la plaie tout en prononçant une mystérieuse prière et… la douleur disparaissait !

 Je ne savais pas à l’époque qu’il s’agissait d’un effet placebo. L’effet placebo résulte de la relation de confiance qui s’établit entre la personne qui est soignée et celle qui la soigne. Cette relation n’a pas besoin d’être volontaire. Elle peut être complètement ou partiellement inconsciente. Cela explique qu’elle soit active également avec certains animaux.

 Elle fonctionne aussi bien avec de la poudre de perlinpinpin, des amulettes diverses, des formules « magiques », des « faux » médicaments que des « vrais » médicaments ! En effet, la vitamine C par exemple, qui est un vrai médicament pour les personnes atteintes du scorbut, a des effets stimulants pour des gens qui n’en ont pas besoin. Par contre, s’ils ne savent qu’ils ont absorbé de vitamine C, les effets stimulants ne se manifestent pas !

Il vous est peut-être arrivé de ne plus avoir mal à la tête seulement dix minutes après avoir pris de l’efferalgan, or le paracétamol (principe actif de l’efferalgan) n’est toujours pas passé dans l’organisme mais l’effet placebo a déjà soulagé la douleur !... (à suivre)

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Jeudi 2 août 2007 4 02 /08 /Août /2007 06:40

Dernièrement le professeur ISHIGURO à présenté son robot-sosie. Il parle avec une voix identique à celle de son maître, bouge comme lui, il a le même regard et les mêmes expressions. Ses bras s’agitent et sa poitrine semble se soulever au rythme de la respiration… l’illusion est troublante ! On n’est pas très éloigné du scénario du film de Spielberg : A.I. ! L’automate intelligent commence à nous poser les bonnes questions sur la vraie nature de notre intelligence et sur ce qui la différencie d’une intelligence artificielle.

http://www.automatesintelligents.com/actu/060731_actu.html

Des films de SF (Science Fiction) vulgarisent, parfois avec un certain bonheur, cette problématique. C’est le cas de « Blade Runner » et, en partie, de A.I (Artificial Intelligence, le film de Spielberg). Cela est d’autant plus nécessaire que le monde des sciences progresse à une allure folle. Il est loin le temps de la Renaissance ou un « honnête homme » pouvait embrasser tout le champ de la réflexion humaine ! Pour accéder à la compréhension des sciences modernes un intense entraînement est nécessaire, comme pour un sport de haut niveau. On ne peut plus improviser une recherche sur un coin d’atelier ou un garage (débuts de l’informatique pour Apple et de la carte à puce pour Moreno !) et si les philosophes veulent avoir quelque chose d'intéressant encore à nous dire, il faudra qu’eux aussi, aient une culture scientifique approfondie. C’est déjà le cas aux USA pour un philosophes comme Charles DENNETT dont la lecture est passionnante et en définitive plus facile à appréhender que le jargon de  philosophes uniquement « littéraires ».

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 1 août 2007 3 01 /08 /Août /2007 06:35

Dans le cadre de ses travaux pour la création d’androïdes, le professeur Hiroshi ISHIGURO de l’université d’OSAKA s’est fixé le critère suivant « si une personne ne peut reconnaître un robot d'un humain lorsqu'elle le voit et communique avec lui, alors ce robot peut être considéré comme "l'ultime robot intelligent". En 2005, son laboratoire a présenté 4 robots-hôtesses chargés de renseigner le public. Ils comprennent 4 langues (y compris dans le bruit ambiant) et répondent avec une voix humaine fluide. Si les questions dépassent leurs compétences, ils savent reconnaître leurs limites (ce qui n'est pas le cas de tous les humains !...) et renvoyer à d’autres sources d’informations.


http://www.automatesintelligents.com/labo/2005/aout/androide.html

Leur look et leur comportement sont très humains. En particulier ils peuvent exprimer des émotions avec leur visage mais aussi par le comportement non verbal des autres parties de leur corps. Jusqu’où peut-on communiquer avec une machine en la prenant pour un égal ? Qu’est-ce qui est typiquement humain dans la communication et qu’est-ce qui ne l’est pas ? On peut répondre que nous avons une âme et que les robots n’en n’ont pas. Certes, mais il s’agit là d’une pirouette qui ne nous renseigne pas plus sur le problème que la « vertu dormitive » de l’opium, à l’époque des médecins de Molière, ne nous renseignait sur le rôle de la morphine!

Tout dernièrement, le même professeur ISHIGURO vient de sortir un autre robot dont l’aspect est particulièrement troublant…

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 31 juillet 2007 2 31 /07 /Juil /2007 06:30

Peut-être vous avez-vous vu A.I. (Intelligence Artificielle), le film de Spielberg, sorti en 2001 ? Kubrick avait travaillé sur le scénario pendant des années avant d’en confier la réalisation à son ami Spielberg.

L’histoire se déroule vers la fin du XXIème siècle. Un couple dont l’enfant est plongé dans le coma depuis des années se résout à adopter un robot-enfant doté de nouvelles capacités dans le domaine des émotions et de la mémoire.

Il est comme une sorte de grosse poupée de taille humaine qui parle avec une vraie voix et qui apprend sans cesse de nouveaux comportements en s’ajustant aux désirs de ses » parents.

Sur la photo, l'enfant-robot est joué par H. Joel OSMENT, le garçon qui était le héros du film "6ème sens". Il tient dans ses bras un nounours-robot...

Les « parents », d’abord réticents, sont finalement conquis et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes futur si leur véritable enfant ne sortait de son coma !...

Et c’est là que les problèmes commencent… Une véritable question philosophique sur ce que signifie « être humain » est posée à travers ce film...

La première partie est véritablement à la hauteur de la question posée puis, au bout d’une demi-heure, le scénario s’enlise dans une sorte de décor de jeu vidéo et un pathos banal ! C’est tout de même un film à voir pour la façon extrèmement brillante dont est traitée le début ! http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29280.html

On peut sourire avec mépris et dédaigner ce genre de film mais ce serait faire fi de nombreuses recherches sur les rapports des humains avec leur propre image. Depuis quelques années plusieurs pays ont entrepris des recherches de pointe dans ce domaine. Le pays où les travaux sont le plus avancés est le Japon. Les laboratoires nippons viennent de sortir plusieurs androïdes dont le comportement est particulièrement troublant…

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /Juil /2007 06:46

La première réponse qui vient à l’esprit est : pour se protéger du froid ! Mais alors pourquoi continue-ton à s’habiller quand il fait chaud ? pourquoi le fait-on sous les tropiques et sous l’équateur ?... Et pourquoi, lorsqu’il fait chaud, garde-ton certains vêtements et pas d’autres ?

La réponse est bien connue : la pudeur. Mais on ne cache pas n’importe quoi. Le Tartuffe de Molière le dit très bien « Madame, cachez ce sein que je ne saurais voir ! »

On cache essentiellement ce qui a trait au sexe et, secondairement, aux fonctions excrétoires. Le développement extraordinaire de la promiscuité depuis l’apparition des villes (il y a dix mille ans environ), alors que pendant 99% de son temps notre espèce n’avait vécu que dans de petits groupes familiaux de quelques dizaines de membres, a exacerbé la stimulation sexuelle et les risques de violence. Retirer de la vue les zones sexuelles est le moyen le plus simple que l’on ait trouvé pour réduire cette surstimulation. Cela explique que les habits (au minimum un pagne) existent pratiquement dans toutes les cultures et que sur nos plages on se couvre rarement la tête (ce qui serait pourtant utile) mais plutôt le sexe et les seins (souvent) !

Les habits servent à cacher (y compris les imperfections en gommant les défauts) et à séduire, mais ils servent aussi à montrer. Ils montrent un rang social, une hiérarchie, la richesse, une supériorité, l’appartenance à une classe sociale…. Sortir habillé en Prada, "c'est classe" et ce n’est pas la même chose que sortir habillé en Tati ! Même sur une plage, les quelques centimètres carrés d’un maillot de bain vous renseignent sur l’appartenance sociale de son (sa) propriétaire !

Les habits servent à cacher et à montrer, à séduire, à tromper et, éventuellement… à protéger. Ceux qui ont côtoyés le monde de la mode savent parfaitement cela. Ils savent aussi que le jeu de jupes est souvent un jeu de dupes !...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 06:45

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs…et pas d’équivalent masculin pour les jeunes hommes non mariés !... On peut rester une « mademoiselle » pendant longtemps, pratiquement toute sa vie ! Ce fut le cas pour « la grande mademoiselle », cousine germaine de Louis XIV qu’on appela ainsi jusqu’à sa mort malgré son mariage avec Lauzun.

Alors pourquoi deux marques du sexe chez les femmes et une seule chez les hommes ? La raison ne tient ni à la raison ni à l’équité mais aux relations forgées entre les hommes et les femmes au cours de l’évolution dans l’environnement  qui a été celui de nos ancêtres pendant plusieurs millions d’années (l'EEA : Environment of Evolutionary Adaptedness ). Les hommes « marquent » ainsi les femmes déjà prises et les femmes à prendre, cela permet ainsi de réduire les conflits entre eux. Evidemment dans l’EEA on ne disait pas « mesdames, mesdemoiselles et messieurs ». Mais Il y a beaucoup d’autres façons, non verbales, de signifier la même chose. L’anneau au doigt (et pas n’importe quel doigt svp !) est toujours d’actualité dans nos sociétés. Les tahitiennes, traditionnellement, lorsqu’elles se rendaient à une fête, accrochaient une fleur à leur oreille. Selon le côté ainsi décoré elles indiquaient si elles étaient « prises » ou « à prendre ». Dans toutes les cultures on trouve de telles marques.

Dans notre culture, il est encore courant de voir des courriers ainsi libellés : « Monsieur et Madame Henri MARTIN », gommant toute identité de la femme au profit de son mari !
Le marquage par le nom de famille de l’homme est en train de prendre un coup de vieux. Depuis le 1er janvier 2005 les enfants peuvent porter, sous certaines conditions, (http://www.mariage.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=14 ) le nom de leurs deux parents. La loi change, le droit évolue et cela est sain, mais les tendances profondes sont toujours là. Elles ne sont pas éradiquées par la loi. Gageons qu’elles prendront d’autres formes, plus subtiles, mieux adaptées à notre époque mais toujours aussi puissantes !...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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