PePoPo (Petite Politique de Poche)

Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 06:44
Le shah que nous avons tellement vilipendé en France, y compris par les chansons de nos meilleurs poètes (Brassens) était coupé du peuple mais réformateur, les sinistres ayatollahs au pouvoir actuellement, sont coupés du peuple mais, de plus,réactionnaires. Pauvre peuple iranien ! Il a su virer le shah, mais saura-t-il se débarrasser des autocrates qui le dirigent ? Hélas, il est fort probable que la police politique actuelle soit encore pire que celle de l'ancien dictateur !...

Les religieux qui règnent sur ce pays extraordinairement riche en pétrole (4ème mondial), en gaz(2ème), en uranium le mènent à la ruine matérielle ( chômage record pour les jeunes) et morale (répression politique et religieuse).

Que faire pour aider les révolutionnaires iraniens à se libérer de la tyrannie ?... Jacques ATTALI dans sa chronique du 23 juin 2009 esquisse quelques solutions. Pour lire son texte : http://blogs.lexpress.fr/attali/

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Lundi 29 juin 2009 1 29 /06 /Juin /2009 06:15
...Dans mon petit village natal de Vendée quand les hommes faisaient du théâtre, ils jouaient également les rôles des femmes !

Quand les femmes jouaient leur pièce, elles jouaient également les rôles des hommes !

Quand les jeunes filles jouaient une « récréation musicale », leurs manches devaient descendre au moins jusqu'aux coudes et le port des chaussettes ou  pour le moins des socquettes hautes était obligatoire !...

Pour une fille, si elle était vue avec un garçon, soit c'était en vue du mariage soit c'était « une fille perdue », une putain (on disait plutôt, à l'époque, une "garce") !...

La liste de ce que l'on considère, à juste titre aujourd'hui,  être des conneries serait longue. Nous nous en sommes sortis, nous avons évolué et nous continuerons d'évoluer et certaines de nos coutumes actuelles nous paraîtront être, dans vingt ans, des conneries !...C'est la vie normale.


Mais me direz-vous, pour les musulmans il n'en va pas de même, ils ne sont pas comme nous !...Tiens donc ! Je leur trouve beaucoup  plus de ressemblances avec nous dans leurs attitudes envers les femmes, le pouvoir, la guerre que de différences... Il existe un fond commun de l'humanité que l'on retrouve dans toutes les cultures et des ressemblances plus fortes entre Jésus et Mahomet qu'entre Jésus et Bouddha.

Sans doute faut-il laisser le temps aux sociétés musulmanes (surtout campagnardes) qui ne sont pas encore rentrées dans le XXIe siècle, d'évoluer. Le radicalisme de certains n'est pas une tendance de fond. Il exploite la peur normale du changement. Des politiciens avides de pouvoir, essentiellement des hommes, utilisent cette peur pour se propulser aux premiers rangs. Leurs armes principales sont la manipulation et le terrorisme, ce dernier n'étant pas destiné qu'aux seuls occidentaux. Il tue d'abord des musulmans : chiites contre sunnites !

Comment la peur du changement pourrait-elle prendre une telle importance ? Les psychothérapeutes savent bien que lorsque leurs patients sont persuadés qu'ils doivent changer, rien n'est gagné ! Le patient sait ce qu'il faut faire et cela ne l'empêche pas d'avoir peur de quitter ses vieilles habitudes. Elles lui font mal mais elles lui sont familières ! Changer devient, pour lui, un angoissant saut dans l'inconnu !...

A titre d'exemple, je me souviens du jour où ma mère a osé porté un pantalon pour la première fois. Tremblante et déterminée, elle a fait un aller-retour dans la rue et elle ne l'a pas remis ensuite pendant 6 mois !... Aujourd'hui cela paraît incompréhensible aux jeunes filles et c'est même l'inverse, porter une jupe, qui est devenue l'audace suprême (voir le film avec Adjani) !


Ceci étant précisé, je maintiens qu'une loi n'est pas nécessaire pour interdire la burqa dans notre pays. Un simple arrêté municipal pourra être pris là où cela se montrera nécessaire et quand cela se montrera nécessaire. Le port de la burqa n'est justifié par rien en France (alors qu'il peut être encore utile à certaines femmes dans des pays musulmans). Il s'agit, à mon avis, d'une méprisable provocation islamiste qui ne mérite pas que la république sursaute ! Les islamistes sont des provocateurs et des manipulateurs avides de pouvoir. Ils sont la honte des diverses religions musulmanes et la grande majorité des musulmans le sait et le regrette.

Le port de la burqa n'est pas une décision des femmes, ce n'est pas plus une loi des dieux, c'est seulement une loi des mâles et c'est une honte pour eux !


Oui mais, me dit-on, ce sont les femmes qui réclament le port de la burqa ! (une interview à la télé d'une occidentale convertie).Il y a aussi des mères africaines, en France, réclamant l'excision pour leurs filles ! La même soumission à la coutume, à l'autorité est en jeu...Le « syndrome de Stockholm » et l'expérience de Milgram démontent ce mécanisme psychologique.


On peut changer, même si l'on n'y croit pas : « yes we can ! » a dit un personnage célèbre. J'ai reparlé, dans mon village natal, à des dames qui autrefois étaient horrifiées à l'idée de porter un pantalon. Leur attitude, aujourd'hui leur paraît incompréhensible... L'avenir n'est jamais écrit !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 06:22
La chronique d'hier sur le port de la burqa a suscité des commentaires passionnants. Ils méritent d'être portés à la connaissance de tous les lecteurs de ce blog.

Commentaire n° 1 posté par Pivoine aujourd'hui à 09h25
Tout le monde ou presque sera d'accord pour cette énumération "Anti-voile" et  "Anti-burka" , on connait tous les raisons pour lesquelles ces femmes les portent, on voit meme des burkas à Nantes maintenant ... 
le VRAI problème c'est comment faire pour que Notre République reste Laïque sans passe -droit pour certaines communautés , pour satisfaire quelques intellos et faire tourner les rotatives dès qu'il y en a un ou une qui propose quelque chose pour enrayer ce grave problème !
on fait QUOI mise à part le dénoncer et avoir des sujets de conversations ????
Quelles sont les solutions à trouver pour que demain les rues ne soient pas remplies de burka ?
Moi, c'est plutôt cela qui m'intéresse ... Le dénoncer ça fait assez longtemps que je le fais et peu de gens écoutaient; le fait qu'ils aient pour la plupart vu le film " les enfants perdus M'BOUR et de voir aussi pas mal de  vidéo qui circulent sur le net, on commence à réflèchir. Cet intégrisme là , il ne faut pas l'accepter, je suis entièrement avec vous ... je veux croire que l'Islam, ce n'est pas cela . 
Mais qui réussira à mettre à mal cette burka et comment ?

Commentaire n° 2 posté par alainB aujourd'hui à 10h32
L'interdiction de porter le voile à l'école est une bonne chose, elle est valable évidemment pour la burka. La liberté de s'habiller comme on veut dans la rue par contre est nécessaire mais elle a des limites. Par exemple on ne peut pas sortir en monokini dans la rue, si on se promène à poil sur un terrain de foot ce n'est pas, non plus la tenue appropriée. Il me semble qu'il faut rappeler ces interdictions : "tout voilé et tout nu" sont deux équivalents qui ne sont pas autorisés en france ! Il ne s'agit donc pas de faire une loi anti burqa, mais seulement de verbaliser les gens qui sont à poil dans la rue (ou monokini ou équivalents) et ceux qui sont invisible dans leur sac !
Par ailleurs, Pivoine, j'insiste sur le fait que le port de la burqa est une honte pour les hommes musulmans en premier lieu, une marque de leur déshonneur et de leur lâcheté,... déshonneur pour les hommes et non pas pour les femmes qui, spontanément ne cherchent pas à s'habiller avec des sacs ! C'est donc à eux d'agir et de condamner ces pratiques et c'est, en particulier, aux responsables religieux (hommes évidemment, puisque chez les musulmans comme chez les catholiques, les femmes n'ont pas droit au chapitre) de prendre l'initiative de cette condamnation ! Le courage chez ceux-ci se reconnaîtra à cette prise de position !

Commentaire n° 3 posté par Pivoine aujourd'hui à 11h10
autant dire à la St glin glin alors ...
 Je vois mal les responsables religieux dire aux hommes dans leurs prêches du vendredi qu'ils devraient avoir honte de faire porter des " sacs " à leurs femmes  et qu'il faut qu'ils cessent cette pratique honteuse et dégradante.
donc , c'est bien ce que je dis, on ne fait rien contre ,
on parle de nos désaccords avec cette pratique avillissante , mais ce n'est pas à nous d'agir ...
C'est comme d'hab.  y'a un gros problème ...Mais ..
Commentaire n° 4 posté par alainB aujourd'hui à 11h43
Pas d'accord, Pivoine ! Les municipalités ont le pouvoir de verbaliser dans le cas ou des femmes se promènent en monokini dans les rues (dans certaines stations, hommes et femmes ne sont pas autorisées à se promener en maillot de bain dans les rues près des plages). Monokini ou tout voilé, ce sont les mêmes excès et il me semble qu'il n'est pas nécessaire de sortir une nouvelle loi. un arrêté municipal est suffisant. L'attitude des municipalités peut être plus ou moins souple suivant les circonstances, cela dépend des citoyens !...
Par ailleurs, j'insiste sur le fait qu'il ne faut pas se laisser impressionner par les déclarations de femmes qui affirment que "la burqa, c'est leur choix !". En psychologie on connaît le mécanisme qui transforme les victimes d'une prise d'otage en défenseurs de leurs bourreaux, cela s'appelle "le syndrome de Stockholm". On est avec la burqa dans le même phénomène d'identification-soummission à l'agresseur. C'est à chacun d'entre nous de démonter ce mécanisme et ne pas hésiter à renvoyer la responsabilité aux bourreaux-manipulateurs !

Commentaire n° 5 posté par sido aujourd'hui à 12h11
 Comment ne pas être d'accord avec ce qui est dit ici ! Je trouve aussi très logique la comparaison, non au tout nu et tout voilé, mais le gros pb c'est que ces deux attitudes "vestimentaires" n'ont pas le même impact; l'un c'est attentat à la pudeur, l'autre c'est l'excés de (fausse) pudeur, l'un a connotation sociale, l'autre religieuse  et chacun sait comme les politiques marchent sur des oeufs dans ce domaine. Nous sommes victimes de notre aura de pays des libertés. D'emblée, sans médiatisation il aurait fallu inscrire dans l'acceptation d'un dossier d'immigration le respect des lois édictées dans le pays d'accueil, à savoir s'habiller à l'européenne dans les lieux publics. En arabie les européennes épouses de de coopérants sont tenues de se plier aux lois du pays. Pourquoi pas nous ?
Le courage manque à nos dirigeants de tous bords, et je ne pense pas qu'un arrêté municipal sur ce sujet soit toléré. ( un maire a lancé cette idée qu'il dit être symbolique car inapplicable ).
Bonne semaine Alain
Bises

Commentaire n° 6 posté par Pivoine aujourd'hui à 13h42
 " D'emblée, sans médiatisation il aurait fallu inscrire dans l'acceptation d'un dossier d'immigration le respect des lois édictées dans le pays d'accueil, à savoir s'habiller à l'européenne dans les lieux publics"
Voilà une idée qui fait avancer, mais malheureusement 80 % sont françaises depuis un bon moment déjà !   donc cette loi ne pourrait pas les concerner
et nous revoici à la case départ.

Commentaire n° 7 posté par alainB aujourd'hui à 14h57
Merci Sido pour ta contribution et merci Pivoine ! Je reprécise ma pensée (c'est à cela que servent les discussions). Je ne souhaite pas qu'il y ait obligation pour les candidats à l'immigration de s'habiller à l'européenne comme l'exigent certains pays arabes. Je maintiens cette idée que l'on peut utilise les mêmes dispositions locales (il n'y a pas besoin d'une loi), éventuellement sous forme d'arrêtés municipaux, interdisant de se promener dans les rues nu (ou presque) ou entièrement masqué (ou presque). Je pense précisément que la raison religieuse ne doit pas être mise en avant ! Que qq'un se couvre d'un grand voile avec deux trous pour les yeux, on a compris qu'il s'agit d'Halloween et on le tolère car il s'agit d'un jeu, d'une fête, mais pourrait-on tolérer que, pour tous les autres jours, une tenue masquant la personne, soit utilisée pour aller au travail ou toute autre occupation se déroulant en dehors de lieux privés ? Il s'agit d'un problème de sécurité publique. Les tenues que l'on porte dans la rue peuvent être très variées et marquer, y compris une appartenance ethnique ou religieuse, mais elles ne doivent pas enfreindre les usages de décence ou de sécurité de la société où l'on vit. Se masquer les yeux avec des lunettes noires (ou mieux ou pire, réfléchissantes) est un truc bien connu des timides, mais qui n'empêche pas de reconnaître la personne, mais masquer tout le visage, c'est ce que font les cambrioleurs pour un hold up. A mon sens, cela ne doit pas être toléré. Je ne dis pas que les adeptes de la burqa soient prêtes à faire un hold up, mais elles enfreignent le même besoin d'être identifiable dans un lieu public. Cela me paraît complètement inacceptable. Le prétexte religieux (car il s'agit bien sûr d'une provocation islamiste et non d'un souci religieux authentique) n'excuse rien (on utilise aussi le prétexte religieux ou ethnique pour l'excision des fillettes !)
Que certaines femmes revendiquent le "droit" de se couvrir de la burqa n'excuse rien non plus. Elles sont les victimes consentantes (mais cela ne durera pas toujours) du syndrome de soumission à l'agresseur comme l'ont été les victimes des terroristes à Stockholm et en de nombreux autres endroits (on pourrait aussi citer des victimes de Staline qui mourraient en vénérant le "petit père des peuples" !...)
En résumé : le droit de s'habiller comme on veut : oui ! mais sanction pour ceux qui se promènent en slip de bain en ville ou dans un sac à deux-yeux ! Il ne s'agit pas d'un problème religieux, mais d'un banal problème d'ordre public !

Commentaire n° 8 posté par Pivoine aujourd'hui à 17h59
," éventuellement sous forme d'arrêtés municipaux, interdisant de se promener dans les rues nu (ou presque) ou entièrement masqué (ou presque). "
je vous suis à 100% , ça c'est sur !  Maintenant quel sera le valeureux, courageux et téméraire MAIRE qui fera un tel arrêté  ?
Le pauvre !!   il sera lapidé médiathiquement 

Guy SORMAN pense que la révolte du peuple iranien sonne le glas de l'islamisme. Pour en savoir plus lisez sa chronique d'aujourd'hui : http://gsorman.typepad.com/ link
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 06:41

Le port de la burqa deviendrait bientôt obligatoire pour les hommes ?

Imaginez un instant que les hommes musulmans qui veulent imposer le port du voile ou, pire encore, de la burqa intégrale, soient obligés de s'enfermer en totalité dans un sac avec seulement une fente pour les yeux, pourvue ou non d'un grillage et que leurs sorties en public soient limités, surveillées et toute infraction à la règle punie éventuellement par la lapidation. Imaginez cela un instant et tremblez si vous êtes un homme ou souriez-en si vous êtes un femme !...

A quoi servent tous ces signes religieux ? D'abord à marquer une appartenance  (à une religion, à une communauté) et une soumission ( à dieu soi-disant mais surtout aux hommes et aux chefs religieux et politiques en particulier qui manipulent et tirent les ficelles pour imposer leur pouvoir et défendre leurs intérêts personnels)

Que faut-il en penser ? Je laisse pour cela la parole aux intéressées, en particulier à une femme ethnologue,  Chahdortt DJAVANN née en Iran en 1967 et qui y a passé les vingt-six premières années de sa vie. Elle vit en France maintenant où elle peut parler librement. Elle écrit et a publié plusieurs ouvrages, deux livrets aux éditions Folio (3€ chacuns) :

- Que pense Allah de l'Europe ?

- Et  Bas les voiles !

En moins de cent pages tout est dit, tout est clair, les mensonges intéressés des hommes qui veulent imposer aux femmes la « liberté » de porter le voile et les mensonges d'auto-aveuglement des femmes qui soutiennent que le voile, c'est pour leur bien.

Doit-on s'étonner que certaines femmes défendent le voile ? Il est arrivé que les esclaves « adorent » leur maître. Dans le cas de figure des prises d'otages  cela s'appelle  le « syndrome de Stockholm » et les ressorts psychologiques en sont maintenant bien connus. Il en va de même pour le voile et l'on pourrait parler du "syndrome de soummission à l'opresseur", mais quand les circonstances changent et que les yeux des esclaves se décillent, combien de larmes amères versent-ils regrettant les années perdues !

Pour moi, ces pratiques déshonorent les hommes musulmans, les hommes et non pas les femmes ! Si les hommes veulent obliger les femmes à porter le voile ou la burqa, qu'ils commencent par les porter eux-mêmes !



Citations  de Chahdortt DJAVANN

- Les filles ne sont pas faites pour avoir du désir dans l'islam, seulement pour être l'objet du désir des hommes.

- Le port du voile en France n'est pas le moyen de se fondre dans la foule anonyme, plutôt le moyen d'attirer le regard, de se faire remarquer, une sorte d'exhibitionnisme, de provocation...

- Je crains que la plupart des intellectuels musulmans n'aient pas vraiment compris ou n'aient pas voulu comprendre le sens du mot laïcité et ses implications.

- Il y a eu des ethnologues, minoritaires heureusement, pour défendre l'excision au nom de la différence culturelle (...) Ne commettons pas la même erreur, la même faute, à propos du voile islamique

- Que des femmes majeures veuillent porter le voile dans la rue, ça les regarde. mais il faut qu'il y ait des lieux où les lois républicaines s'appliquent à tous et soient supérieures aux lois religieuses, où les dogmes de l'islam ou de toute autre religion n'aient pas à se manifester.

- ...j'ai défini le voile comme l'étoile jaune de la condition féminine...

- La femme est le premier bien que l'homme musulman, père, frère ou mari, possède...

- Le voile est ainsi le meilleur instrument du prosélytisme islamique; il est le garant des lois islamiques.

- Le voile est le meilleur moyen de gagner du terrain pour les islamistes. Voiler les femmes, c'est diffuser la vision du monde islamiste...

- Le voile est conçu pour convaincre et pour intimider ceux et celles des musulmans qui voudraient se libérer du système islamiste, s'en affranchir ou ne pas y retomber. C'est une machine de guerre.



Hier, fête de la musique, sur la place du Mole, près du château, un excellent groupe de musique cubaine se produisait ! insouciant, gai et talentueux !... bravo !
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 06:08

Ces remarques peuvent sembler pessimistes, elles ne sont, en réalité qu'un constat, sans état d'âme, et un essai de compréhension de ce qu'est la nature humaine. On peut rêver de créer un « homme nouveau », les communistes soviétiques, chinois, cambodgiens et bien d'autres s'y sont essayés et, chaque fois, l'homme nouveau était pire que l'ancien ! On peut aussi accepter l'homme comme il est et essayer de l'améliorer, comme on amende une terre un peu rude, un peu fruste mais qui peut devenir fertile si on sait l'aimer comme il faut !...

Dans cette optique, si l'on retourne la proposition de Clausewitz, on peut se dire que la politique est aussi ce qui remplace la guerre, elle en est une forme policée qui empêche le sang de couler. On accepte mieux alors, que s'y déploient les mêmes stratégies que sur un champ de bataille : offensives, contre attaques, guet-apens, pièges, retournement d'alliances, trahisons, alliances contre nature, outrances, art de prêcher le faux pour connaître le vrai, encerclement, guérilla, campagne de démoralisation, mensonges organisés, etc, etc... pour faire de la bonne politique, en somme, il faut d'abord aimer la guerre, mais surtout et beaucoup plus encore, adorer la paix ! Clemenceau est un bon exemple de cette apparente contadiction.


Pour ceux, très nombreux, que la violence politique rebute, le message que je leur délivre en somme, est qu'ils doivent comprendre quelle nous protège d'une autre violence infiniment plus grande : la guerre !


Pour en savoir plus sur le sujet, quelques citations de Clausewitz :


-          La guerre est un acte de violence dont l'objectif est de contraindre l'adversaire à exécuter notre volonté.

-          La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens.

-          La victoire revient à celui qui tient le dernier quart d'heure.

-          En aucun cas, la guerre n'est un but par elle-même. On ne se bat jamais, paradoxalement, que pour engendrer la paix, une certaine forme de paix.

-          Quand la supériorité absolue n'est pas possible, vous devez rassembler vos ressources pour obtenir la supériorité relative au point décisif.

-          La guerre n'est rien d'autre qu'un duel à une plus vaste échelle.

-          Certaines âmes philanthropiques pourraient construire en rêve quelque miraculeuse façon de désarmer ou de terrasser l'adversaire, sans causer trop de souffrance, et croire que l'art de la guerre évolue dans cette direction. Aussi désirable qu'elle soit, cette vue de l'esprit doit être réfutée. Car dans un état aussi dangereux que la guerre, les pires erreurs sont celles que nourrissent les bons sentiments.

-          ...la haine peut tout à fait jeter l'un contre l'autre les peuples les plus policés.

-          La guerre est une violence en action, et son usage n'est limité par rien ; chacun des adversaires impose à l'autre sa loi, d'où découle une interaction qui ne peut manquer, conformément à l'essence du sujet, de mener aux extrêmes.

-          Si la guerre est un acte de violence, elle appartient aussi, nécessairement, à l'affectivité.


Pour ceux qui souhaitent voir ou revoir l'expo "Sourires des Femmes de l'Inde, Sourires des enfants, Vie quotidienne", rendez-vous à la médiathèque de Pornic, du 1er au 25 avril. Photos en 30X45 et 50X70. La médiathèque en profite pour faire une animation sur l'Inde, en particulier avec des livres d'enfants qui vous redonnent envie d'être enfant ! Les mardis,mercredis, jeudis, vendredis et samedis aux heures habituelles d'ouverture de la médiathèque
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 06:00

Pourquoi les débats politiques sont-ils autant remplis de mensonges, de coups bas, de coups fourrés, de tromperies, d'injures, d'insultes, de manipulations.... Et cela à tous les niveaux, pas seulement à celui des professionnels de la politique mais aussi des simples particuliers quand ils s'en mêlent.

La raison principale en est que la politique touche au pouvoir. Elle est le meilleur moyen de l'atteindre (en dehors de la guerre) et ceux qui luttent pour les sommets sont prêts aux pires bassesses pour les conquérir. C'est ce que constatait CLAUSEWITZ, un officier et stratège prussien (de l'époque de Napoléon contre lequel il a combattu), dans cette phrase célèbre : « La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens . »

Ce raccourci saisissant nous ramène aux vérités premières : les groupes humains n'ont jamais été pacifiques. Ils sont organisés de telle façon qu'un chef s'en dégage par sa force, son courage, son audace, sa violence. Ce n'est que progressivement que le pouvoir des chefs est devenu héréditaire. Il leur a fallu pour cela s'inventer des origines divines et des symboles de pouvoir qui durent longtemps après leur mort : dolmens, pyramides, mausolées,...preuves matérielles évidentes qui les distinguaient de la masse, du petit peuple qui n'avait pas vocation à devenir chef !

Pour mieux comprendre les relations de pouvoir dans nos sociétés humaines, un détour s'impose chez nos cousins les singes : Bonobos et chimpanzés en particulier. Frans de Waal en parle d'une façon passionnante dans on ouvrage « le singe en nous ». Il affirme « nous ne descendons pas du singe, nous sommes des singes... ». Les passages sur la politique chez les bonobos ( « faites l'amour au lieu de la guerre ») et les chimpanzés (savoir faire preuve de la « force tranquille », chère à Mitterrand lors de sa campagne en 81 et se faire des alliés et ne pas hésiter à trahir le chef...) sont particulièrement savoureux et valent leur pesant de cacahuètes !

http://www.hominides.com/html/references/singe-en-nous-frans-de-waal.html


Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 06:42

La jalousie n'a pas la même valeur biologique pour un homme que pour une femme. L'infidélité de la femme menace l'homme de ne pas avoir de descendance, ce n'est pas le cas pour une femme. Cette dissymétrie suffit pour expliquer que dans toutes les civilisations traditionnelles, les hommes s'attachent à verrouiller la vertu de leurs femmes. Quand on dit « verrouiller » il faut comprendre ce mot également au sens littéral, comme en témoignent les nombreuses ceintures de chasteté inventées par des maris inquiets de la fidélité de leurs femmes ! Le changement sur ce point, ne peut venir que par un effort de culture et une reconnaissance de droits fondamentaux.

Ces différence d'intérêts biologiques entre hommes et femmes permettent de comprendre que la jalousie des hommes et des femmes s'expriment assez différemment. Les hommes redoutent plutôt l'infidélité sexuelle de leur épouse et les femmes, l'infidélité émotionnelle. L'infidélité sexuelle peut priver l'homme de descendance, l'infidélité émotionnelle peut priver la femme de ressources (ou l'obliger à les partager).

La jalousie n'a donc rien d'anormal en soi, elle a des racines biologiques et son expression est modulée par la personnalité de chacun et la culture dans laquelle on vit. Deux stratégies sont développées par les jaloux : l'une consiste plutôt à couvrir le partenaire de cadeaux pour se l'attacher et l'autre à utiliser des moyens de contrôles et/ou de coercition.

("Palais des vents" à JAIPUR, en INDE. Construit par le sultan pour que les femmes de son harem puissent voir ce qui se passe dans la rue sans être vues. Les deux premières photos représentent des "jalousies" ou "moucharabieh. Tous ces dispositifs sont destinés à soustraire les femmes aux regards des autres hommes !)

La personnalité plus ou moins pathologique du jaloux et la culture dans laquelle il baigne vont influencer énormément son comportement.  Une personnalité sadique et/ou narcissique entrera ainsi facilement dans des activités de contraintes, de soumission de l'autre et de destruction. C'est ce qui s'est passé dans une banlieue parisienne, il y a 2 ans. « L'amoureux » éconduit (de culture pakistanaise) a jeté un bidon d'essence sur sa petite amie pour la punir, se venger et la faire disparaître dans les flammes purificatrices : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Il-ecope-de-20-ans-pour-avoir-brule-vive-Chahrazad-Belayni-Amer-Mushtaq-Butt-78589/


Une lectrice de ce blog me signale un fait moins grave mais révoltant. Un chanteur de rap, sans talent, a trouvé un moyen pour faire parler de lui : mettre en chanson les tortures qu'il infligerait à sa petite amie qui l'a quitté ! La jalousie se double, dans ce cas, de sadisme (en mots) et sans doute du désir narcissique d'être une vedette en "osant" franchir un interdit.

Comme d'habitude, hélas, l'apologie de la violence et de la haine, marche ! il semblerait même qu'il soit invité au printemps de Bourges et son clip a été visité par des centaines de milliers de curieux sur internet ! Quand on n'a pas suffisamment de talent pour se faire connaître par quelque chose de bien,  il arrive que l'on cherche la gloire en se faisant connaître par ses forfaits. Répugnant marché de la haine !

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 06:20

Pour terminer, Philippe DESSERTINE esquisse quelques solutions : création d'une Banque Centrale Mondiale (une vieille et bonne idée de l'économiste KEYNES), plus de transparence à tous les niveaux, plus de démocratie et plus d'Europe...


Le chantier est ouvert mais les réticences sont nombreuses, à commencer par celles du principal responsable du désastre : l'administration américaine. "Il n'est plus concevable de lui laisser les clefs du camion de l'économie mondiale. Bon gré, mal gré, il s'agit de lui forcer la main, de l'installer comme tout le monde dans la benne; à une place de choix, certes, la première même s'il le faut, mais soumise aux mêmes contraintes que les autres."


Ce constat pourrait paraître déprimant car il annonce un déclin relatif de l'occident et une baisse de notre niveau de vie, ou en tout cas des changements dans notre façon de consommer (que les problèmes écologiques rendent également nécessaires par ailleurs). Pour ma part, dans cette crise majeure, il me semble que tout n'est pas négatif. Dans la chronique du 20 février, je terminais par cette question : « N'est-il pas juste que les pays du tiers-monde accèdent au développement ? » C'est, je crois, la question morale que nous devons nous poser. Nous sommes tous, malgré la crise, encore des privilégiés par rapport au reste de la planète (oui, tous,... les salariés comme les patrons, n'en déplaise aux syndicats !). Un rééquilibrage mondial est nécessaire. Nous avons effectivement à y perdre en richesses matérielles, mais il me semble que nous avons à y gagner en dignité, en fraternité avec le reste du monde, en respect de notre environnement et en richesses spirituelles. C'est ce que j'ai essayé de vérifier en faisant le voyage en Inde dont vous avez pu lire les chroniques pendant des semaines sur ce blog.


L'ouvrage de Philippe DESSERTINE, plein de rebondissements et de coups tordus comme un thriller, mais vrai comme la vie et mieux écrit que beaucoup de romans, est en vente dans toutes les bonnes librairies : « Ceci n'est pas une crise...Juste la fin d'un monde », éditions Hachette, 13,50€

A signaler également une chronique sur le blog de Jacques ATTALI. Il fait à peu près le même constat que P. DESSERTINE et insite, en particulier sur l'idée, qu'après la crise il ne faut pas espérer revenir à la situation d'avant. Il dénonce les mesures de relance comme étant inefficaces et préconise d'investir sur la jeunesse et les énergies nouvelles,... http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/03/relancer-lavenir.php

Il n'est pas toujours nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer !....



Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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