ppp (Petite Psychologie de Poche

Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 06:29

L’estime de soi est un bien précieux. Nous avons tous de nous-mêmes une image dans notre tête à laquelle nous nous comparons. Cette image est souvent surestimée. Ce n’est pas mauvais signe. Bien au contraire ! Cela signifie que nous sommes en bonne santé mentale, pas déprimé, raisonnablement gai et optimiste. Cet optimisme naturel est nécessaire pour vivre. Nous en avons besoin pour affronter les difficultés de la journée et de la vie en général. Celle-ci, il faut bien l’avouer se termine « mal » dans le sens où l’on finit tous par mourir un jour ! Mais, quand on se sent « bien dans sa tête », on ne pense pas à tout cela et, comme le dit La Fontaine dans l’une de ses fable, l’on plante des arbres à 90 ans passés, même si on ne les verra jamais pousser !


Quand on compare cette image, un peu embellie,  que l’on a de nous-mêmes a la réalité, à une vraie photo par exemple, souvent on est un peu (beaucoup) déçu. Au point que certains ne veulent surtout pas qu’on leur tire le portrait !


Mais dans la vie réelle, pour la plupart d’entre nous, on se compare aux autres qui sont parfois mieux ou moins bien lotis, et l’on trouve une place qui nous convient à peu près. Il n’en va pas de même dans la vie rêvée, celle que l’on vit par procuration, dans les romans, les films et surtout à la télévision. Les personnages que l’on voit sont presque toujours beaux, jeunes, bien-portant, riches ou célèbres !...

Résultat : on se forge, inconsciemment une image de soi, d’une qualité bien supérieure à celle qui résulte de la fréquentation des personnes réelles et…. notre estime de nous-mêmes en prend alors un sale coup ! C’est ce que vient de confirmer une étude psychologique récente. Les personne qui regardent le plus la télévision on les résultats les plus médiocres aux tests d’estime de soi !


 Talleyrand, le ministre des affaires étrangères de Napoléon, n’avait pas tort quand il disait : « Quand je me vois, je me désole, quand je me compare, je me console ! », mais encore faut-il se comparer à ses semblables et non pas à une image artificiellement embellie de la réalité !

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /Juin /2007 06:11

Les personnalités schizoïdes ne sont pas rares. Les psychologues évolutionnistes pensent que ce type de personnalité est une adaptation à la vie dans des habitats isolés et dispersés qu’ont connus certains de nos ancêtres.

Leur schéma cognitif principal semble être : « Les relations avec les autres sont trop compliquées. Restez à distance, je préfère être seul ! »

 

Ce schéma de pensée –largement inconscient- est renforcé par de nombreux postulats secondaires :


1- "Si on peut remplacer les gens par des objets ou des robots, mieux vaut le faire !"

2- "Les relations avec les autres sont toujours sources de problèmes."

3- "Les sentiments sont sources de perturbations, ignorons-les !"

4- "La vie est bien plus simple sans les autres" (« l’enfer c’est les autres »)

5- Les relations humaines sont le pire inconvénient de la vie.

Gardons nos distances !

6- « J’ai l’impression d’un grand vide intérieur » (cela correspond à l’interdiction qu’ils s’imposent d’éprouver des sentiments)

7- « Je ne suis pas à l’aise en société ! »

 

Cette description rassemble les caractéristiques les plus extrêmes, mais on trouve souvent des traits de personnalité schizoïde mélangés à d’autres types de personnalité. Dans ce cas le « cocktail » devient moins amer et les schizoïdes ainsi « dilués » peuvent alors faire de bons amis sur la fidélité, et la loyauté desquels on peut toujours compter.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /Juin /2007 06:03

On trouve souvent ce type de personnages froids et solitaires dans les films de cowboys. Clint Eastwood et Charles Bronson ont  joués maintes fois ces héros venus de nulle part, justiciers froids et consciencieux, repartant solitaires, une fois leur tâche terminée…

Jean Reno a interprété un tel personnage dans plusieurs films, en particulier dans « les rivières pourpre »

Le héros du roman de Patrick Modiano « villa triste » fait partie de la même famille (tout en étant plutôt résigné alors que Eastwood, Bronson et Reno sont des actifs).


Pour ceux qui ont lu « l’étranger » de Camus, on peut penser que le héros (le narrateur) est une personnalité schizoïde qui a poussé cette coupure d’avec les autres tellement loin qu’il se sent « étranger » parmi eux !...


Pour continuer dans les classiques, le « Misanthrope » de notre grand MOLIERE est à classer également parmi les schizoïdes.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 13 juin 2007 3 13 /06 /Juin /2007 06:48

« Rien de tel qu’un être humain pour ressembler à un autre être humain. Ce que l’un a ressenti, un autre peut le ressentir… » Cette conviction nous incite à nous « mettre à la place des autres » pour essayer de les comprendre et de comprendre leurs émotions (= empathie). C’est aussi grâce à cela que les journaux intimes ou les textes  écrits à la première personne ne nous parlent pas que de leurs auteurs mais aussi de nous. Les « Essais » de MONTAIGNE et les « confessions » de ROUSSEAU en sont des exemples éloquents. Mais ce n’est pas toujours le cas. L’un des contre exemples des plus frappants nous est donné par un type de personnalité : la personnalité « SHIZOIDE ».

Les schizoïdes (ne pas confondre avec la maladie psychiatrique appelée « schizophrénie qui touche 1% de la population)  semblent fuir les relations sociales qui plaisent tant à la plupart des gens. Il ne s’agit pas de timidité. Ils n’ont pas peur des autres. Ils trouveraient plutôt que les autres sont sources de complications. Ils ont besoin que tout soit clair et précis or les relations jouent beaucoup sur des sentiments qui ne sont pas forcément clairs pour la personne qui les ressent !... Les schizoïdes fuient ces ambigüités comme la peste et, si vous recherchez leur amitié, très vite ils vous font comprendre qu’il vaut mieux que vous restiez à distance. Ce n’est pas spécialement contre vous qu’ils en ont, c’est contre toute présence humaine trop intime.

Demain : des exemples de personnalités schizoïdes.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /Juin /2007 06:03

Quelques personnalités obsessionnelles dans la littérature et le cinéma :

- Sherlock Holmes

- Le colonel joué par Alec Guinness dans « le pont de la rivière Kwai » (le soldat américain qui s’évade aurait plutôt la personnalité inverse)

- Mr Spok  (celui qui a des oreilles pointues) dans la série Star Trek


 

- Le psychanalyste qui échange son appartement avec Juliette Binoche dans le film « Un divan à New York »

- Si vous pouvez regarder le film « Pour le meilleur et pour le pire » vous y verrez le stade qui vient après la personnalité obsessionnelle. Jack Nicholson y joue un écrivain atteint de Troubles Obsessionnels Compulsifs.

- Le stade ultime serait représenté par Howard Hughes, tel que l’a superbement joué Leonardo Di Caprio dans le film de Martin Scorcese : « Aviator ».

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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /Juin /2007 06:51

On peut résumer les croyances internes profondes (ce que l’on appelle « le schémas cognitifs inconscients »), de la personnalité obsessionnelle par ces deux injonctions inconscientes :

1- Il faut que les choses soient toujours parfaitement faites

2- L’improvisation et la spontanéité ne peuvent rien produire de bon et conduisent, la plupart du temps, au désastre.

Les règles (largement inconscientes également) qui en résultent sont les suivantes :

- Je dois tout contrôler

- Tout doit être fait dans les règles.


Certaines situations déclenchent des comportements excessifs (situations-gâchettes) chez les personnes ayant une personnalité obsessionnelle :

- Etre sommé d’accomplir, en urgence, une tâche imprévue.

- La nouveauté en général, ce qui est imprévisible, sur lequel la personne ne se sent pas de prise ni de contrôle.

Ce qu’elle déteste le plus : être obligé de faire les choses vite et imparfaitement par manque de temps.

Ses réactions quand elle est déstabilisée :

- Vérifier

- Revérifier

- Planifier

- Douter

-Ruminer

Suite et fin demain...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 06:36

Avoir une personnalité n’est pas une maladie, c’est plutôt le contraire – ne pas en avoir- qui en serait une ! Mais tout est affaire de dosage. Un peu de citron avec du sirop de canne et du rhum…Hummmm ! c’est pas mal du tout ! un grand verre ne contenant que du citron, que du sirop de canne ou que du rhum… ça craint ! Effectivement, tout est affaire de mesure pour ce qui est des personnalités, comme dans beaucoup de domaines, et c’est l’excès qui pose problème, souvent au sujet lui-même et encore plus à son entourage.

Ainsi la personnalité obsessionnelle, à dose modérée, est tout à fait fréquentable, à haute dose elle devient plus difficile à supporter. Le mot clé qui la caractérise est « plus-que-parfait » !

Ses principales caractéristiques :

Le perfectionnisme : Il faut que tout soit à sa place, disposé dans un certain ordre et parfaitement exécuté. La personne exerce cette exigence de qualité envers elle-même et envers les autres souvent sur le mode de la critique et de la punition.

L’obstination : il faut que les choses soient faites  selon certaines règles. C'est ainsi et pas autrement !

La froideur relationnelle : comme le devoir passe avant tout, la peur de l’erreur et la recherche de la perfection aboutissent à un fonctionnement rigide et sans joie. Le plaisir et la spontanéité sont les grands sacrifiés.

Le doute : la peur de commettre une erreur est telle qu’elle entraîne la personne a tergiverser, à hésiter encore, à remette au lendemain pour essayer de trouver encore une meilleure solution,…

La rigueur morale : Là-dessus on peut lui faire confiance, elle est extrêmement consciencieuse et scrupuleuse.

A demain pour la suite...

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 06:56

Deux types d’attitudes des parents favorisent l’apparition de traits dépendants chez leur enfant.

1- Les parents insécurisants :

- Ils ne rassurent pas assez leurs enfants sur l’amour ou l’estime qu’ils leur portent.

- D’une façon générale, ils ne leur manifestent pas beaucoup d’intérêt.

- Par réaction l’’enfant alors redouble d’efforts pour attirer leur attention (il est « collant »)

2- Les parents surprotecteurs :

- Ils transmettent à l’enfant l’idée que le monde est plein de dangers et qu’il vaut mieux toujours écouter les grands, ceux qui savent…. Cela ne passe pas essentiellement par des paroles mais par des actes, une façon d’être, une ambiance familiale,…)

Quelques exemples célèbres :

- Che Guevara dépendant jusqu’à la mort envers Castro

- Chou en Lai qui a continuellement essayé de réparer les erreurs de Mao, excusant tout de son seigneur et maître (lequel, en guise de remerciement, l’a laissé mourir, interdisant à ses médecins de le soigner alors qu’il était atteint d’un cancer).

Dans la littérature et le cinéma on peut citer nombre de couples de héros associant une personnalité dépendante à une personnalité autoritaire, narcissique,... :

- Le capitaine Haddock par rapport à Tintin

- Laurel (le petit) par rapport à Hardy (le gros)

- Obélix (le gros) par rapport à Astérix (le petit)

- Sancho Panca par rapport à Don Quichotte

- Watson par rapport à Sherlock Holmes

- Jacques Brel par rapport à Lino Ventura dans le film l'emmerdeur

- etc...

En résumé les personnalités dépendantes font de bons compagnons, suivistes et serviables, mais qui ne prennent pas ou peu d'initiatives. Elles sont des proies idéales pour les personnalités narcissiques et manipulatrices.

Par alain barré - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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