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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 06:37

Il y a-t-il un lien entre les deux idéologies les plus meurtrières du XXe siècle, le nazisme et le communisme ?

- Toutes les deux ont été la cause de dizaines de millions de victimes et malgré des différences leurs bases philosophiques ont beaucoup de points communs.

- Hitler a lu Marx attentivement quand il était  à Münich en 1913 et il est probable qu’il lui ait emprunté l’idée que l’histoire met en scène la lutte de groupes humains (la lutte des classes pour Marx, la lutte de la race pure contres les races impures, pour Hitler) et que le progrès de l’humanité passe par la victoire de l’un sur l’autre.

- Pour les nazis, le progrès devait passer par la victoire des Aryens, pour les communistes, par la victoire des prolétaires.

- Pour les 2 idéologies, leur victoire suppose la destruction de l’autre jugé comme indigne et inférieur, les juifs pour les nazis, les koulaks pour les soviets, les intellectuels et les bourgeois pour les maoïstes, les non-paysans pour les communistes cambodgiens,…

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- Dans les deux cas, ces idéologies refusent d’admettre qu’il y ait une nature humaine, imparfaite certes, mais commune à tous les hommes. Les nazis, parce qu’ils soutenaient que la nature des Aryens était supérieure à celle des juifs et les communistes parce qu’ils niaient que les humains naissent, avec en eux, des caractéristiques innées bonnes et mauvaises. Pour eux l’homme était le résultat de son milieu et de la lutte des classes. Toute particularité et toute différence (les inégalités sociales et intellectuelles sont des différences) devait donc être éliminée et la meilleure façon d’éliminer les différences étaient d’éliminer les personnes différentes !...

L’échec sanglant de ces deux idéologies du XXe siècle devrait nous inciter à plus de prudence et plus de modestie envers la nature humaine. Nous ne sommes ni des bons sauvages ni des loups, mais nous pouvons être les deux !... En ces temps de promesses électorales, il faut se méfier de ceux qui promettent de résoudre tous les problèmes du pays ou de la planète. Ce sont des menteurs ! 

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 06:15

 La situation est claire : nous sommes en pleine tempête et, au lieu d'unir ses forces pour piloter au mieux le bateau, les membres de l'équipage se battent pour savoir qui sera le capitaine. Deux grandes bandes rivales s'affrontent et quelques autres cherchent à s'immiscer entre elles pour tirer profit de la situation.

Pour ceux qui doutaient que la nature humaine existe, ils ont devant eux un bel étalage de l'une de ses composantes essentielles : le goût du pouvoir ! "Le bateau peut couler, cela n'est pas grave pourvu que j'en sois le capitaine !"

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L'équipe de droite a préféré régler ses (vilaines) petites affaires en famille et se présenter apparemment unie (Hmmm ! de temps à autre il y a bien du Villepin ou du Borloo qui fait désordre et des valises de billets qui s'égarent !). L'équipe de gauche a préféré jouer le jeu de la démocratie : on se présente tous sur le même rang, assis sur sa petite chaise - pas un n'est mis en avant plus que l'autre- et le temps de parole est compté, à la seconde près par une horloge démocratique !

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Le problème de la démocratie est la démagogie et les élèves de cette classe un peu particulière, n'ont pas dérogé à la règle. Le plus sérieux d'entre eux, Hollande, s'est fendu d'une promesse électoraliste :"Je vais embaucher 60 000 enseignants de plus !"AUBRY est toujours piégé par sa promesse de retour à la retraite à 60 ans et les autres ont tous évoqués des dépenses à venir mais peu ou pas des indispensables économies à faire. L'un d'eux m'a paru plus sérieux que les autres : VALS, un petit teigneux qui a du caractère et qui fera sûrement parler de lui (en bien me semble-t-il). Il serait sûrement, dans l'avenir, un bon adversaire pour son alter ego de droite : COPPEE ?...

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Mais nous sommes en pleine tempête et tout les candidats ont fait comme si nous étions en train de prendre une tasse de thé dans un salon...

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Personne pour rappeler que la France est menacée d'une dégradation de sa note financière et pour en expliquer les conséquences dramatiques.

Peu de voix pour dire que les grecs (état irresponsable) ne rembourseront pas leur dette et que la solution urgente consiste en une mutualisation des dettes au sein de l'Europe (eurobonds).

Des voix bien fluettes pour dire que par ces temps de tempêtes, il faut d'abord et avant tout réduire les dépenses. Certains socialistes prêchent encore la fable désastreuse de la "relance", c'est-à-dire dépenser plus en espérant en retire un bénéfice par la suite (on pourrait appeler cela le syndrome de Perrette et le pot au lait !

Certes il ne faut pas que les restrictions ralentissent tant la croissance que le pays entre en récession, mais le courage politique consiste à dire la vérité. Nous vivons au-dessus de nos moyens depuis plus de 30 ans et l'on ne peut pas vivre en augmentant sa dette continuellement (actuellement 85% du PIB).

L'avenir n'est pas rose, ni bleu, ni vert...il est sombre !

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 06:17

 

Pourquoi notre gouvernement  a-t-il mis en place cette mini austérité ridicule ? Elle est complètement insuffisante pour faire face à l’ampleur de la dette et risque d’augmenter le mécontentement ?

Il s’agit avant tout d’une manœuvre stratégique qui comporte deux volets.

 

l  1-  Il faut rassurer les marchés et les agences de notation. Le coup de tonnerre déclenché aux USA par la perte de sa note triple A, a eu des conséquences immédiates en Europe et particulièrement en France.  Les marchés ont testé la résistance de l’emprunteur français et ont mis en évidence ses fragilités. La France a une dette qui représente 85% de son PIB et elle continue de vivre au-dessus de ses moyens. Toutes les conditions sont réunies pour une dégradation de sa note. Rappelons que cela entraînerait une augmentation des taux d’intérêt de ses emprunts, ce qui augmenterait encore sa dette ! Un cercle vicieux de la déchéance dont on ne sort plus !…  La France dégradée entraînerait dans sa chute l’Union européenne dont elle est, avec l’Allemagne, le pilier principal.

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2  2-  Il ne faut pas décourager les électeurs, tout en leur donnant l’impression d’agir et d’agir avec équité. Les mesures doivent donc être symboliques. C’est pour cela que le gouvernement s’en prend aux riches (d'une façon marginale mais réelle) et n’hésite pas à revenir (en partie) sur l’une de ses mesures phares : les heures supplémentaires. Il taxe également des produits qui ne sont pas essentiels pour vivre, ou même, qui sont nuisibles : tabac, …

La TVA ramenée à 19,5 % pour les parcs de loisir est, de ce point de vue, encore plus symbolique que les autres. Elle ne rapporte pas grand-chose mais elle joue un rôle d’avertisseur inconscient. On va vraiment racler dans les fonds de tiroir, attendez-vous donc au pire pour les années à venir (après les élections ) !...

Mais les vraies mesures d’austérité ne sont pas encore là ! Elles ne viendront qu’après les élections. Elles feront l’objet du programme des candidats. En tout cas elles feront l’objet du programme du candidat Sarkozy qui pourra ainsi se présenter comme le candidat de la vérité économique et du courage politique et forcer son challenger socialiste à découvrir ses batteries. Le PS devra alors justifier économiquement un intenable retour à la retraite à 60 ans ou se trahir lui-même. Joli piège !... Voici une mini-austérité qui ne coûte pas bien cher et qui peut rapporter gros !....

 

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 20 août 2011 6 20 /08 /Août /2011 06:28

Est-ce une nouvelle crise où la continuation de celle de 2008 ? C’est évidemment la continuation de celle de 2008 ! Les états, USA en tête (suivi par la France), ont essayé d'en atténuer les effets en injectant des sommes colossales dans l’économie (aggravant ainsi la dette). Cette mesure inspirée de l’économiste KEYNES a toujours eu la faveur des politiciens de gauche qui pensent que si on donne plus d’argent aux consommateurs, ils dépenseront plus et que cela suffira pour relancer la machine ! Cela marche parfois quand tous les autres indicateurs sont bons. Mais ce n’est plus le cas. Le redressement spectaculaire des économies de la Chine, de l’Inde, du Brésil, de la Turquie et de quelques autres pays, ont changé la donne. Les usines du monde ont changé de continent et les labos de recherche ne sont plus l’exclusivité de l’Occident !

L’Occident qui s’endettait (en France, depuis l’arrivée de Mitterrand au pouvoir et, par la suite avec tous les gouvernements qu'ils soient de droite ou de gauche), s’est endetté encore plus pour amortir les effets de la crise de 2008 et le remède keynésien arrivant au terme de ses effets illusoires, nous voici devant la cruelle réalité : nous vivons au-dessus de nos moyens et il va nous falloir accepter des  révisions déchirantes.

Certains à gauche pensent qu’il suffira de « faire payer les riches ». Bien sûr il va falloir les faire payer (d’autant plus que les inégalités se sont accrues), mais cela ne suffira pas ! Le monde est entrain de changer de base comme le clame le chant des révolutionnaires : « l’internationale » et cela ne plaît ni à la gauche ni à la droite.

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Dans ce changement nous devons nous refaire une place. Nous ne retrouverons plus notre prééminence mais il est essentiel de ne pas se laisser glisser….

Dans cette lutte, pour ne pas tomber, les batailles pour le retour à une retraite à 60 ans semblent parfaitement ridicules. A gauche, les plus sensés le savent bien, mais ils n’osent pas le dire à leurs électeurs. Chez les écolos on fait semblant d’y croire (ou, plus grave, on y croit dur comme fer !), mais une responsable de ce parti à tout de même émis dernièrement un avis discordant… A droite, on ne sait plus trop à quel saint se vouer tant on est surpris par l’ampleur de la catastrophe (et tétanisé par les perspectives électorales) !...

L’urgentissime pour le citoyen de base est de se rendre compte que le monde « a changé de base ». Ce que les anciens tiers-mondistes appelaient de leurs vœux est enfin arrivé, mais pas de la façon dont ils l'avaient espéré. Ces changements ne sont pas maléfiques en eux-mêmes et ils ne font que réparer des injustices, mais ils se font avec fracas, surtout pour ceux qui ont quelque chose à y perdre : les occidentaux, USA en tête.

Nous quittons l’ère du leadership occidental –américain - en particulier et l’avenir est incertain. Il est fort possible que ceux qui ont tant vilipendés l’impérialisme américain, souvent pour de bonnes raisons mais aussi avec beaucoup de mauvaise foi, finiront par le regretter.

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Dimanche 14 août 2011 7 14 /08 /Août /2011 06:42

Les agences de notation se trompent-elles ? Oui, mais pas plus que les profs qui notent les élèves ! La marge d’erreur dans un cas comme dans l’autre est importante mais, dans un cas comme dans l’autre leurs notes reflètent bien une tendance. Pour ce qui est de la note attribuée à la solvabilité des états, on peut penser qu'elle reflète, en premier lieu, une situation qui s’est dégradée depuis une trentaine d’années dans tous les pays occidentaux et, en second lieu, l'effritement de la résistance aux chocs répétés de la crise depuis 2008. Si en plus d’une dette qui s’est creusée jusqu’à atteindre 80% du PIB les perspectives de croissance sont compromises, on peut comprendre que ces agences soient sévères.

Les états occidentaux se sont endettés souvent pour de bonnes raisons (et aussi pour des mauvaises) : combler le « trou de la sécu », redistribuer des aides nombreuses et souvent justifiées, méprisant une règle pourtant élémentaire : « on ne peut pas distribuer impunément de l’agent que l’on n’a pas ! ». Arrive un moment où le prêteur demande des comptes. Tant qu’il a confiance dans les possibilités de développement du pays, il ferme les yeux, dès qu’il suspecte des difficultés (une croissance en berne par exemple), il cherche à augmenter ses taux d’intérêt (pour couvrir des risques qui augmentent) ou à retirer ses billes. Tous ceux qui ont eu à emprunter de l’argent où qui en ont prêté savent cela !

Le monde de la finance est-il en cause ? Il a profité de la situation, il a amplifié le désordre, mais il n’en est pas la cause. Doit-il être régulé ? Sûrement, mais pour cela il n’est point besoin d’un arsenal de loi, quelques unes suffisent. D'ailleurs, le marché lui-même est entrain de le mettre au pas et sans ménagement.

L’un des grands acteurs de ces bouleversements  a été le développement accéléré de nombreux pays, en particulier de la Chine provoquant d’une part un afflux de capitaux (surabondance qui aboutit maintenant à leur dépréciation) et, d’autre part, une délocalisation massive de l’industrie occidentale (ce qui entrave la croissance).

Peut-on compter sur des plans de relance de l’économie, c’est-à-dire emprunter encore plus pour relancer l’économie ? Cela a été tenté aussi bien par Obama que par Sarkozy sans qu’il y ait vraiment d’amélioration.

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Alors, que reste-t-il comme solution ? Diminuer les dépenses et augmenter - si l’on peut - les recettes. Cela s’appelle « l’austérité ». On aurait dû y penser plus tôt et ne pas avoir honte d’en parler en son temps, mais c’est un gros mot que l’on ne dit pas en période électorale et l’on est quasiment toujours en période électorale…Ou alors il faut le courage du chancelier (socialiste) allemand, SCHROEDER, qui a eu cette audace il y a déjà une dizaine d’années et qui, après avoir sauvé son pays n’a pas été réélu ! Il faut savoir que si l'austérité n'est pas discutée démocratiquement en temps utile, elle sera imposée et sanctionnera d'abord les classes moyennes, les retraités et les plus pauvres.

Pour que cette austérité ne s'accompagne pas d'une régression économique il est nécessaire que les instance de l'Europe acquièrent plus de pouvoir. On le voit, la tâche est extraordinairement complexe. Des dérapages nationalistes, que certain(e)s, de plus en plus nombreux appellent de leurs voeux, comme après la crise de 1929 sont, hélas, possibles !...

Sommes-nous prêts pour cela et existe-t-il en France des politiciens qui aient cette envergure ?

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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 06:00

L’affaire Strauss-Khan rebondit. Les avocats de l’ancien directeur du FMI ont bien fait leur boulot ! La femme de chambre ne serait pas aussi innocente qu’on le dit ?....

C’est fort probable. Il n’est pas facile de séquestrer quelqu’un quand il possède la clé (un passe ) et de le forcer à vous faire une fellation !...

Dans ma chronique du vendredi 20 mai http://www.alain-barre.com/article-le-petit-strauss-kahn-et-la-grosse-diva-74233423.html j’avais imaginé un scénario inverse pour mettre en évidence certaines incohérences : un « homme de chambre » qu’une grosse diva de 60 ans et plus veut forcer à lui faire une gâterie !

Le scénario se termine dans l’ascenseur par une réflexion que se fait « l’homme de ménage ». Il téléphone à une amie et commente : « cela pourrait se terminer par un arrangement comportant beaucoup de zéros au bout !... »

On se rapproche de ce scénario. La femme de chambre aurait effectivement téléphoné à un ami pour lui dire que cette affaire pourrait lui rapporterdu fric !

Le scénario devient un peu plus vraisemblable, mais beaucoup de zones d’ombres restent encore à éclaircir !...

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Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 06:28

En ces temps où les dictatures vacillent dans quelques pays arabes et où l'un des personnages des plus puissants de la planète (DSK) est soumis au jugement d'un tribunal populaire, il est bon de rappeler quelques citations de l'un des fondateurs de la démocratie et du libéralisme : MONTESQUIEU.



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- on a confondu le pouvoir du peuple, avec la liberté du peuple. 

- Il est vrai que, dans les démocraties, le peuple  paraît faire ce qu'il veut : mais la liberté politique ne consiste point à faire ce que l'on veut. Dans un Etat, c'est-à-dire dans une société où il y a des lois, la liberté ne peut consister qu'à pouvoir faire ce que l'on doit vouloir, et à n'être point contraint de faire ce que l'on ne doit pas vouloir.

- Il faut se mettre dans l'esprit ce que c'est que l'indépendance, et ce que c'est que la liberté. La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent : et, si un citoyen pouvait faire ce qu'elles défendent, il n'aurait plus de liberté, parce que les autres auraient tout de même ce pouvoir.

- Mais c'est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; jusqu'à ce qu'il trouve des limites.

- Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.

- Une Constitution peut être telle, que personne ne sera contraint de faire les choses auxquelles la loi ne l'oblige pas, et à ne point faire celles que la loi lui permet. 

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.Et j'ajoute à cette géniale phrase de Montesquieu "Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser" que pour les bébés il en va de même, s'ils ne trouvent pas de limites à leur "pouvoir", ils en abusent. C'est aux parents qu'il revient de les fixer !


MONTESQUIEU (1689-1755) écrivait cela il y a près de 3 siècles. Les questions qu'il soulevait : POUVOIR, ABUS DE POUVOIR, LIBERTE, DEVOIR, sont toujours d'une brûlante actualité !

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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 05:57

  

Ratko MLADIC le chef militaire des assassins serbes qui massacrèrent 8000 Bosniaques musulmans (entre autres crimes) en 1995, a été capturé. Capturé ? On peut penser en réalité que ceux qui le protégeaient ont estimé qu’il était trop vieux et malade et qu’il ne fallait plus le protéger.

Il n’a pas commis seul les crimes horribles dont il est accusé. Des centaines de soldats serbes et de volontaires l’ont accompagné. On peut penser aussi qu’une partie très importante de la population Serbe les a approuvés.

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Nous-mêmes, européens et français en particulier, nous sommes en partie complices. Cela ne s’est pas passé au fin fond de l’Afrique, ces crimes ont été perpétrés à nos portes, presque sous nos yeux et nous avons laissé faire !...Il a fallu attendre 1999 et l’intervention américaine pour faire plier les Serbes ! En tant qu’européens nous n’avons pas à être fiers !....

La longue période de paix dans laquelle nous vivons ainsi que le confort matériel et intellectuel de nos pays développésnous ont fait oublier les côtés sombres de l’homme. Pourtant l’homme est capable du pire et du meilleur. Sa nature le prédispose autant à la violence, au crime et à la vengeance qu’à la compassion, à l’altruisme, à l’entraide. Tout est affaire de circonstances, de culture, de discours que l’on se tient ou que l’on tient aux autres. La psychologie évolutionniste est la mieux à même, me semble-t-il, d’expliquer ces comportements sans faire appel à l’excuse de la folie. Mladic et ses hommes ne sont pas des fous. Ils sont des êtres humains comme vous et moi. Placés dans les mêmes circonstances  un certain nombre d’entre nous aurait agit comme eux (l'expérience psychologique de MILGRAM nous incite à le penser) ! La triste preuve nous en est fournie par le comportement des nazis lors de la deuxième guerre mondiale. Le comportement de l’armée française en Algérie n’a pas atteint ces sommets d’horreur mais elle a n’a pas hésité à utiliser la torture. Les islamistes en Algérie ou ceux de Ben Laden ont montré quels degrés d’horreur les hommes pouvaient atteindre !...Les goulags, les camps chinois ou vietnamiens, les massacres en Afrique ne sont pas des accidents de parcours, la nature humaine est ainsi faite. Elle comporte des parts d’ombre et des parts de lumière. Les différentes cultures sont les moyens que les hommes essaient d’édifier, avec plus ou moins de réussite, pour faire progresser la part de lumière au détriment de l’ombre…Le combat n’est jamais gagné.

Pire encore, l’appel au meurtre, au viol des femmes et à l’extermination des mâles est ancien et sanctifié par les grandes religions, musulmanes ou chrétiennes. Le coran fait l’appel au djihad et la bible n’est pas en reste ainsi que le montre ce passage tiré des « Nombres, 31 » : « Ils firent campagne contre Madiân, comme yahvé l’avait commandé à Moïse et tuèrent tous les mâles(…)les enfants d’Israël emmenèrent captives les femmes des madianites avec leurs petits enfants, ils razzièrent tout leur bétail, tous leurs troupeaux et leurs biens(…) Et Moïse leur dit : « Pourquoi avez-vous laissé la vie à toutes les femmes ? (…)Tuez-donc tous les enfants mâles. Tuez aussi toutes les femmes qui ont partagé la couche d’un homme. Ne laissez la vie qu’aux petites filles qui n’ont pas partagé la couche d’un homme, et qu’elles soient à vous. ».

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Les cultures, les civilisations (dont on sait qu’elles sont mortelles elles aussi) cherchent, d'une façon plus ou moins heureuse à canaliser cette violence. qui tente de ressurgir à chaque crise ou soubresaut de l'histoire. Chacun, au sein de sa propre culture, est concerné.

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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