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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 06:48

 Il n'est pas facile de caractériser la personnalité. 6 milliards d'êtres humains (bientôt 9) ne se laissent pas si aisément que cela mettre en cases ! Pourtant, parmi les nombreux modèles disponibles, l'un d'eux mérite particulièrement notre attention : le modèle OCEAN, encore appelé Big Five car il se décline en 5 (five en anglais) traits opposés.

Le modèle big Five est issu de l'observation plutôt que de la théorie et c'est peut-être ce qui fait son intérêt. Il est souvent utilisé pour la recherche en psychologie mais il peut l'être également pour se situer soi-même. Pour cela des questionnaires validés existent. Je me contenterai ici de donner les 5 grandes dimensions caractérisées par leurs deux extrêmes.

1- INTROVERSION- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -EXTRAVERSION

(Les extravertis aiment être avec des gens, se montrent pleins d'énergie, positifs,... Les introvertis sont plus calmes, plus réfléchis, ont besoin de moins d'excitation...)

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2- EMOTIVITE- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - STABILITE

(Les personnes émotives éprouvent facilement de l'anxiété, des sentiment de déprime, de colère, elles réagissent vivement à la frustration.... Les personnes stables ne sont pas affectées aussi fortement et durablement par les évènements négatifs )

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3- RECHERCHE D'EXPERIENCES NOUVELLES- - - PEU de CURIOSITE

(Recherche de la nouveauté, ouverture à l'art, à la créativité...les personnes peu curieuses préfèrent les choses simples et directes, elles sont plutôt hostiles au changement....)

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4- CARACTERE OPPOSANT- - - - -- - - - - -CARACTERE ACCOMMODANT

(les accomodants coopèrent facilement avec les autres, leur font confiance, recherchent la conciliation.....Les opposant mettent leurs intérêts en premier, avant la coopération avec les autres, ils se méfient des autres...)

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5- CONSCIENCIEUX- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -  -IMPULSIFS

(Les consciencieux contrôlent leurs impulsions, les impulsifs s'y laissent aller...)

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Il n'y a pas une bonne façon d'être et une mauvaise façon. Ces caractéristiques ne sont pas des jugements de valeur. Elles présentent toutes leur intérêt dans les situations diverses de la société humaine. Ce sont les excès dans un sens ou dans l'autre qui amènent à ce que l'on appelle "les personnalités difficiles".

(Pour en savoir plus sur les big Five, vous pouvez consulter Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Five_(psychologie) 

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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 06:10

Parlant du bonheur qu’elle avait éprouvé pendant un spectacle, une personne me disait « qu’elle n’avait pas vu le temps passer ! ».  Voilà bien une curieuse définition du bonheur et pourtant profondément juste. Quand on ne voit pas le temps passer, c’est que l’on est heureux, quand il "dure", on est malheureux ! C’est peut-être aussi pour cela que l'on se rend compte que l’on a traversé une période heureuse de sa vie, seulement quand elle est terminée ?


Quand on est continuellement occupé à ressasser le passé ou à anticiper anxieusement l’avenir, on n’est pas heureux. Si l’on est pris entièrement par ce que l’on fait, l’oubli de soi devient la porte d’entrée du bonheur. Cela est vrai quand la tâche en cours est de nature plaisante, mais cela l’est encore même si elle ne présente, à priori, que peu de charmes. Ainsi en va-t-il des rangements que l’on fait chez soi par ces longues et sombres journées de pluie de novembre !....

 

ALAIN, dans ses propos sur le bonheur ne dit pas autre chose quand il note :

-        Quand un homme n’a plus rien à construire ou à détruire, il est très malheureux.

-        Vivre avec soi et méditer sur soi, cela ne vaut rien.

-        Dans ces réunions où l’on use le temps, les hommes n’ont rien à faire, et bourdonnent comme des mouches dans une bouteille.

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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 06:31

 La psychologie évolutionniste (qui pense que l'esprit humain a évolué au cours des temps comme notre espèce) est en pleine effervescence dans les pays anglo-saxons mais reste toujours largement méconnue en France. Elle apporte pourtant de nouveaux points de vue particulièrement éclairant sur les forces primitives qui s'agitent en nous : désir sexuel, peur, dégoût, amitié, morale, jalousie, haine, amour, etc... Elle ne prétend pas tout expliquer mais elle éclaire certains sujets d'une lumière si vive que les explication antérieures nous paraissent aussitôt désuètes. Il en va ainsi de la compréhension d'un sujet qui a été de nombreuses fois à la une des journaux ces dernières années : l'inceste.

En France la théorie la plus couramment admise affirme que l'interdit de l'inceste dépend de normes sociales et qu'il est donc typiquement un produit de la culture. A preuve, chez les animaux, pas de culture, donc, abondance d'incestes !

A cela, les psychologues évolutionnistes répliquent que l'observation des animaux dans leur milieu naturel montre que l'inceste est évité chez de nombreuses espèces.

Une autre observation est venue apportée un éclairage surprenant. On remarqua que les enfants élevés en communauté dans les kibboutzim israéliens des années 1970 ne se mariaient pas ensemble et qu'ils n'avaient pas, non plus, de relations sexuelles entre eux à l'adolescence ! Des recherches plus précises montrèrent que « le fait d'avoir partagé la période qui va de la naissance à six ans était rédhibitoire pour des mariages et de relations sexuelles ultérieures »

Une contre expérience naturelle compléta la théorie des psychologues évolutionnistes. Un anthropologue observa, en 1993, une forme de mariage arrangé à Taïwan : le simpua. Le mariage a lieu à la puberté mais la future épouse est adoptée, dès son plus jeune âge, par la belle famille et élevée avec son futur mari. Il en résulte un taux de divorce, d'infécondité, d'infidélité, de non-consommation bien plus élevé que pour les autres mariages arrangés ! Il existe donc bien une période critique de coexistence qui déclenche l'évitement des relations sexuelles. Les observations faites dans les kibboutz donnaient à penser qu'elle se situait entre 0 et 6 ans, l'analyse des 14 000 cas de mariages sampua incite à penser que c'est la période qui va de 0 à 3 ans qui est déterminante. Les couples simpua formés avant 3 ans sont les plus réticents à consommer leur union.

Cela montre que l'interdit de l'inceste n'est pas essentiellement un interdit social fabriqué par les sociétés humaines, mais bien plus le résultat d'un mécanisme biologique formalisé, mais non pas créé, par la culture humaine. Cela explique également pourquoi des bébés élevés ensembles alors qu'ils n'ont pas de liens familiaux, sont peu tentés, plus tard par des relations sexuelles et, inversement, pourquoi des frères et sœurs qui ne se sont pas connus après la naissance, peuvent avoir une attirance sexuelle. C'est le thème de films et romans et aussi de la malicieuse chanson originaire de Trinidad popularisée par Sacha DisteL et chantée ici par Dalida : Scandale dans la famille !

 

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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 06:42

 

La Castafiore est cette chanteuse d'opéra, un peu enveloppée comme il se doit, prétentieuse et continuellement invitée sur les ondes, qui casse les oreilles de Tintin et du capitaine Haddock. Elle accable de ses cris stridents, jusqu'au sommet de l'Himalaya, ce pauvre capitaine Haddock qui ne sait où fuir !....Elle est ridicule mais elle ne le sait pas.

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La Roudinesco, la Castafiore de la psychanalyse française, poursuit ainsi de sa haine ridicule, le philosophe et écrivain Michel ONFRAY. Michel Onfray l'effraie et elle pousse des cris d'orfraie !...

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« Pourquoi tant de haine ? » Le philosophe a commis un crime de lèse-majesté en s'attaquant au mythe freudien. Dans son dernier livre : « Le crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne », il montre comment Freud à falsifier ses résultats, inventer des preuves, fait croire à la guérison de ses patients alors que leur état empirait pour justifier son invention « la psychanalyse ». Onfray démontre, en s'appuyant sur des documents longtemps tenus secrets par les psychanalystes officiels (les lettres de Freud à Fliess en particulier), l'affabulation freudienne.

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La psychanalyse n'a rien de scientifique, elle fonctionne comme une secte, mais en France, contrairement aux autres pays du monde où elle est considérée comme dépassée, les psychanalystes sont très nombreux et ils occupent des postes importants. Ils ont beaucoup à perdre si la supercherie sur laquelle est basée leur thérapie, est dévoilée ! La Roudinesco donc, part à l'attaque : pas d'arguments, mais des insultes. Onfray est devenu la bête à abattre. Avec sa clique, elle essaie de faire supprimer les subventions de l'Université populaire de Caen où Onfray intervient Elle réclame l'interdiction de la diffusion de ses conférences sur la radio publique, France-Culture !... Mais pour qui se prend-t-elle cette Castafiore ?....

La vérité est qu'elle n'a pas de véritables arguments à opposer, elle veut faire simplement taire une vérité qui la dérange ainsi que ses amis psychanalystes... vérité qui dérange et qui risque de gèner une activité très lucrative en les touchant au portefeuille !....

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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 06:02

Hommes, Femmes, quelles manières différentes d'aborder la vie, quels merveilleux points d'accords et douloureux points de désaccords, combien de rendez-vous réussis ou manqués ?... Le cinéma, l'art le plus populaire de notre époque, essaie de nous en donner quelque idée.... Voici des titres célèbres qui traitent de ce sujet....

 

Femmes entre elles (Michelangelo Antonioni)

Les hommes contre (Francesco Rosi avec Gian Maria Volonte)

 

La femme modèle (Vincente Minnelli avec Lauren Bacall et G Peck)

L'homme de la plaine (Anthony Mann avec James Stewart)



La femme de Jean (Yannick Bellon)

L'homme sans passé (Aki Kaurismäki)

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La femme de ma vie (Régis Wargnier)

L'homme blessé (P Chéreau)



La femme d'à côté (Truffaut avec F Ardant et Depardieu)

L'homme des vallées perdues (G Stevens avec Alan Ladd)

 

La femme et le pantin (J de Baroncelli)

L'homme qui aimait les femmes (Truffaut)

 

La femme aux bottes rouges (Bunuel, avec C Deneuve)

L'Homme au crâne rasé (Delvaux)



Femmes au bord de la crise de nerfs (Almodovar)

L'homme est une femme comme les autres (Zilberman avec A de Caunes)

 

 

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Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 06:27

Dans son ouvrage « Le crépuscule d’une idole », ONFRAY soutient l’idée que FREUD, amoureux de sa mère et détestant son père, a généralisé son cas personnel à l’humanité entière. Les relations névrotiques qu’il entretenaient avec ses propres parents : une mère, beaucoup plus jeune que le père et dont il était le préféré et un père qu’il jugeait médiocre, lui ont servi à imaginer le « complexe d’Œdipe ». Le déséquilibre de cette relation familiale est surtout due au fait que le petit Freud est l'élu, trop choyé par sa mère (qui l’appelle « mon Sigi en or"), parmi une dizaine de frères et soeurs issu des 3 mariages du père.

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Freud a sexualisé la relation avec sa mère, bien des années plus tard, en racontant une scène dans un courrier à son ami Fliess : « Ma libido s’est éveillée envers matrem et cela à l’occasion d’un voyage fait de Leipzig à Vienne, au cours duquel nous avons dû passer une nuit ensemble et où il m’a été certainement été donné de la voir nudam ». Pour atténuer la crudité du propos, Freud emploie, dans ce courrier, des mots latins pour dire « mère » et « nue ».

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L'hostilité envers son père se cristallise dans une scène racontée par Freud lui-même et qui s’est passée quand il avait 7ou 8 ans.  Il entre dans la chambre de ses parents et fait ses besoins dans le pot de chambre. Son père, fâché, lui dit (c’est toujours Freud qui raconte) : « Ce garçon ne deviendra rien de bien ». Freud précise : « Il faut que cela ait été pour mon ambition une terrible vexation, car les allusions à cette scène reviennent sans cesse dans mes rêves… ». Ces petites histoires sans grande importance (ce qui est réellement important me semble-t-il, c’est la différence de traitement par rapport aux autres enfants - et en particulier de la part de la mère - envers l’enfant Freud !) sont devenues la base d’une théorie, le complexe d’Œdipe, qui s’applique au cas de Freud lui-même et à d'autres qui lui ressemblent peut-être, mais qu’il a l’ambition démesurée de généraliser au monde entier !

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Freud généralise les sentiments négatifs qu’il éprouve envers son père à l'humanité toute entière y compris dans les temps préhistorique. Ainsi fait-il commencer la civilisation par le meurtre rituel du père dans « Totem et Tabou », il s’attaque à Dieu le Père dans « L’Avenir d’une illusion » il accable le président des USA, Wilson, qui déclare avoir toujours aimé son père,  dans « Le président Wilson », et dans « L’Homme Moïse et la religion monothéiste », il s’attaque au père du peuple juif. Il prétend que Moïse n’est pas juif mais égyptien, que la religion juive descend du monothéisme du pharaon Akhenaton et que la civilisation juive est inférieure à celle des pyramides...

Freud écrit ce livre, plutôt démoralisateur pour les juifs, pendant la montée du nazisme en Allemagne bien qu'il ait conscience que « Déposséder un peuple de l’homme qu’il célèbre comme le plus grand de ses fils est une tâche sans agrément et qu’on n’accomplit pas d’un cœur léger. Toutefois aucune considération ne saurait m’induire à négliger la vérité au nom d’un prétendu intérêt national. » Dans ce même ouvrage Freud explique qu'en tuant le Christ, les juifs ont assassiné leur grand homme et répété le geste de la horde primitive (il fait  référence à son ouvrage « Totem et tabou »).

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Onfray conclue alors « Mesurons avec effroi combien l’obsession du meurtre du père génère chez Freud des prises de position extravagantes, délirantes, incompréhensibles, antisémites même, si on ne les mets pas en relation avec ces règlements de comptes libidinaux, ce combat d’une psyché travaillée dans son tréfonds par le tropisme incestueux. »

Des psychanalystes médiatiques et des journalistes complaisants, reprennent cette analyse d'Onfray pour dire que le philosophe accuse Freud d’être antisémite. A la vérité, ce n’est pas Onfray qui affirme que Moïse n’est pas juif et que l’antisémitisme est né du meurtre du Christ et que « du fait de cette décision, ils se trouvent à l’heure actuelle plus séparé que jadis du reste du monde », « L’heure actuelle » faisant référence au nazisme triomphant et persécuteur des juifs en 1938 ! Ces propos, regrettent Onfray, pourrait faire croire à l'antisémitisme de Freud s’il ne s’agissait pas, pour lui, de démontrer, par tous les moyens, la validité de ses théories : « Cette soumission de la théorie psychanalytique à l’impératif autobiographique guide Freud dans chacun de ses pas d’aveugle – comme Œdipe… »

Voilà bien un mauvais procès fait à Onfray, qui montre une fois de plus que lorsque l’on est dépourvu d’arguments, on fait des attaques sur la personne… Une façon de détourner l’attention du sujet principal, d’essayer de discréditer l’auteur et de décourager de la lecture de son livre. Calomniez, il en restera toujours quelque chose !... C’était déjà la technique utilisée pour discréditer l’excellent « Livre noir de la psychanalyse ».

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Vendredi 23 avril 2010 5 23 /04 /Avr /2010 06:14

Que reste-t-il aujourd'hui des grandes idées de Freud ?

3-  L’interprétation des rêves, les associations d’idées dans la cure psychanalytique. Pour Freud, le rêve serait « la voie royale vers l’inconscient ». L’interprétation psychanalytique permettrait de dévoiler le sens caché de ce que nous avons refoulé dans notre inconscient et qui continuerait de s’y manifester sous forme de divers travestissements. Non, répondent les chercheurs modernes, à la suite de Louis JOUVET (université de Lyon)  le rêve sert surtout à « améliorer notre capacité à apprendre, à mémoriser et à gérer nos émotions. »  Cette répétition n'est pas passive, le rêve semble essayer de résoudre à sa façon, en rassemblant des images éparses et souvent en exagérant les effets, les problèmes qui nous préoccupent dans la journée.

 Un chercheur finlandais émet une hypothèse complémentaire qui permet de comprendre pourquoi tant de rêves ont une fin malheureuse. Pour lui le rêve est un « système de simulation qui sert à nous apprendre à survivre, pour nous entraîner à réagir aux situations dangereuses du quotidien. » http://www.sciencesetavenir.fr/magazine/dossier/094827/le-cerveau-a-l-ecole-de-la-nuit.html

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Les associations d’idée ne sont pas abandonnées par les thérapeutes modernes mais ils ne les laissent pas surgir miraculeusement au cours d’une « attention flottante ». Au contraire, ils demandent  aux patients  de noter systématiquement (pendant la cure et en dehors de la cure) leurs émotions négatives, le contexte dans lequel elles se sont produites et les pensées automatiques qui y sont associées. Ensuite, il faudra apprendre à assouplir ces automatismes qui se présentent sous forme de distorsion de la réalité et qui sont toujours négatifs.

Alors faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain et rejeter complètement la psychanalyse ? Non, malgré les erreurs et les manipulations nombreuses de son fondateur, Freud,  la cure psychanalytique semble avoir son intérêt dans certains cas. Il en va des diverses façons d'exercer la psychothérapie comme pour la pédagogie : La personnalité du pédagogue ou du psychothérapeute est aussi importante que sa méthode et certains psychanalystes sont, avant d'être des adeptes de Freud, de bons thérapeutes ! Toutefois, personne ne niera qu'il est préférable d'avoir un bon thérapeute avec une bonne méthode  ! 

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La psychologie est une discipline encore jeune, elle hésite encore entre science, littérature et philosophie. Freud a essayé de s’inspirer de la science de son époque mais il s'est appuyé essentiellement sur l'introspection et son histoire personnelle. Les psychanalystes qui l’ont suivi n'ont pas eu, non plus, le souci de l'expérimentation scientifique au point que pour être psychanalyste en France il n’est point besoin de diplômes, il suffit d’avoir suivi une cure dite « didactique » avec un autre psychanalyste.  Cela explique que les dérives soient possibles. J’en ai vu une se dérouler sous mes yeux, dans une institution où j’ai travaillé à Nantes autrefois : la fondation Pi (Centre Psychothérapique Nantais). Le psychanalyste, adepte de Lacan et de Bettelheim, eut une première fois maille à partir avec la justice nantaise pour des affaires financières et, récemment pour des affaires de mœurs. Affaire en cours : http://www.ladepeche.fr/article/2010/01/25/762147-Le-psy-du-chateau-devant-les-juges.html 

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Cet ouvrage de ONFRAY « Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne » s’ajoutant à l’excellent ouvrage collectif « Le livre noir de la psychanalyse » contribue à démystifier la pratique quasi religieuse de la psychanalyse. En cela ce livre est non seulement utile mais nécessaire et il en faudra sûrement encore d'autres sur le même sujet !

Biblio :  - Michel ONFRAY : Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne, Grasset, fin avril 2010, 22 €

Le livre noir de la psychanalyse, vivre, penser et aller mieux sans Freud,  éditions 10/18, collectif, 13 €

Jared DIAMOND, Pourquoi l’amour est un plaisir, Gallimard, réédition en poche à 7,32

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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 06:03


Que reste-t-il, aujourd'hui, des grandes idées de Freud ? (suite)

2 -  Le complexe d’Œdipe. Il est défini par Freud comme le désir inconscient d’avoir un rapport sexuel avec sa mère si l’on est un garçon, avec son père si l’on est une fille et le désir de tuer le rival. Onfray, après bien d’autres, remarque que cela correspond assez bien à la situation personnelle de Freud lui-même (élevé par une nourrice à l’écart de sa mère  et désirant celle-ci).

Contrairement aux affirmations de Freud, la plupart des enfants n'ont pas envie de rapports sexuels avec le parent de sexe opposé ni de tuer leur rival. Ce qui est vrai par contre et facile à constater c'est que les enfants entretiennent avec leurs parents des relations d'affection, d'hostilité, de rivalité, de chantage parfois, etc... Relations qui existent dans tous les groupes humains et, à fortiori, dans la matrice de tous les groupes : la famille ! Quand un petit garçon dit "qu'il veut se marier avec maman quand il sera grand", rien de sexuel là-dedans, il faut entendre qu'il veut garder l'affection de sa mère pour lui tout seul et ne  la partager ni avec les frères et soeurs ni avec le père. Freud soutient quelque chose de bien différent que, entre 3 et 5 ans, le petit garçon désire réellement "tuer son père et avoir des rapports sexuels avec sa mère" et que c'est de la résolution plus ou moins bonne ou mauvaise de ce "complexe" que naissent les névroses (et que la culture s'organise).  Ce que l'on a tendance à édulcorer est que Freud ne parle pas seulement de relations d'affection mais d'inceste mère/fils et père/fille. L'inceste existe effectivement. Il est rare entre mère et fils et moins rare entre père et fille, mais contrairement à ce que soutient Freud, il n'est pas à l'initiative de l'enfant, mais pratiquement toujours à l'initiative du parent !

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Des chercheurs observent que l’inceste est préjudiciable à la reproduction de l’espèce et que cette raison suffit à expliquer qu’il soit évité, dans les conditions normales, aussi bien par les humains que par les espèces qui sont proches de la nôtre.

D’autres chercheurs estiment également que le fait d’être élevé par des parents, même s’ils ne sont pas génétiquement nôtres, incite notre cerveau à les considérer comme père et mère et les autres enfants comme frères et sœurs. Cette intime proximité pendant l'enfance abolirait le désir sexuel dans la famille autant que les gènes. Ainsi, une étude montre que les enfants élevés dès leur plus jeune âge dans les Kibboutz israéliens, évitaient quasi systématiquement -comme s'ils étaient frères et soeurs- de se marier ensemble lorsqu’ils étaient devenus adultes et n’avaient pratiquement pas de rapports sexuels entre eux !

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Cette hypothèse du rôle de « l’intime proximité pendant l’enfance » expliquerait mieux que le fameux complexe pourquoi Œdipe est devenu amoureux de sa mère. Il est devenu amoureux de sa mère tout simplement parce qu’il ne la connaissait pas ! En effet dans le mythe grec, dès sa naissance, le petit Œdipe est abandonné puis recueilli par un berger et élevé par le roi de Corinthe, sa mère est donc pour lui, une étrangère !

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 Signalons également une critique étonnante  et cocasse du complexe d’Œdipe  par l’ethnologue Claude Lévi-Strauss qui se moque de Freud en faisant dérivé la psychologie non pas d’une pièce de l’auteur grec classique Sophocle mais du presque contemporain Eugène Labiche (La potière jalouse, 1985). (à suivre...)

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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