Les dictateurs ont besoin d’un second, d’un admirateur inconditionnel, d’une âme damnée qui exécutera tous leurs ordres sans rechigner, même les plus fous, tout en continuant de chanter les louanges de leur seigneur et maître. L’ego surdimensionné, le narcissisme hypertrophié de ces serial killers que sont les dictateurs est ainsi continuellement entretenu malgré les accidents de parcours que la course vers le pouvoir suprême leur fait immanquablement rencontrer ! Mao pouvait compter sur l’admiration et la soumission inconditionnelle de Chou en Lai, à qui il a fait avaler maintes couleuvres sans que celui-ci ne proteste et qu’il a laissé mourir d’un cancer en interdisant aux médecins de le soigner ! Castro avait le Che, un fidèle-entre-les-fidèles-de-Fidel, consentant aux pires besognes. Sait-on, par exemple qu’il a accepté de devenir « le petit boucher de Cabana », supervisant lui-même l’exécution d’opposants au régime, approuvant aussi l’exécution de certains de ses collègues révolutionnaires jugés trop timorés ou trop démocrates ! Il semble avoir pris du plaisir à exécuter cette tâche où la justice n’était qu’un simulacre, les ordres d’exécution venant souvent directement de Castro avant que le tribunal n’ait siégé !
Qu’est-ce qui caractérise une personnalité dépendante ? Elle est marquée par deux grands types de comportements que le manuel de psychiatrie, le DSM IV, présente ainsi :
1- Le besoin constant d’être rassuré et soutenu par les autres :
- La personne ne veut pas prendre de décision seule, elle a besoin d’être confortée dans sa décision par une personne de confiance
- Si elle peut laisser les autres prendre la décision à sa place, elle le fait !
- Elle ne prend pas ou peu d’initiative, elle suit la majorité
- Elle n’aime pas se retrouver seule et faire des choses seules !
2- La crainte de perdre l’affection des autres :
- Elle dit oui, même si elle pense non, par crainte de déplaire !
- Elle est très déstabilisée par les critiques
- Elle accepte de faire le « sale boulot » en pensant que cela la fera apprécier par les autres !
- Les ruptures provoquent un profond abattement en elle !
On trouve ainsi de nombreux couples associant une personnalité dépendante avec une autre personnalité autoritaire ou narcissique. En voici quelques exemples. Essayez de trouver lequel est le « dépendant ».
- Don Quichotte et Sancho Panca
- Don Juan et Leporello
- Sherlock Holmes et le docteur Watson
- Tintin et le capitaine Haddock
- Jacques Brel et Lino Ventura dans « l’emmerdeur »
- Etc…
Pour comprendre l’histoire de Cuba en douceur, sans passer par la lourde rhétorique des ouvrages politiques, allez voir le film « Adieu Cuba » ou essayez de vous procurer le DVD. Il est réalisé par Andy Garcia, lui-même d’origine cubaine : http://www.yozone.fr/article.php3?id_article=2613
Pour terminer, une jolie phrase de Che Guevara qui était très à la mode en 1968 : « soyons réaliste, demandons l’impossible ! ». C’est d’ailleurs cette idée que Guevara a appliquée à l’économie cubaine. Elle ne s’en est jamais remise !
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
L'inconscient freudien
L’inconscient légué par l’évolution
L’inconscient cognitif est un continent à lui tout seul, les découvertes n’en finissent pas de paraître. En voici quelques unes.
bébés et dans l’apprentissage de la lecture.
A quoi sert le jargon ? Chez les psys comme ailleurs, parfois à approfondir la connaissance, mais souvent aussi à camoufler l’incompétence !
Comment inciter des jeunes hommes, qui n’ont pas d’autres soucis que de s’occuper d’eux-mêmes (bonjour Tanguy
ainsi que l’on devient « accro » à l’être aimé. Du point de vue physiologique cela correspond dans notre cerveau à l’activation du système de récompense et à l’activation du système de punition. Ce système fonctionne grâce à des endorphines qui sont des morphines naturelles. Dans la nature, l’on connaît ces morphines, l’opium, extraites du pavot, depuis au moins 6000 ans. Les drogues comme la morphine utilisent le même circuit que celui de l’amour, activant le système de récompense et le système de punition. Quand leur effet cesse, elles induisent un état « de manque » cruellement ressenti (analogue au manque de la personne aimée). Les autres drogues, alcool, haschisch,… avec diverses nuances et particularités, fonctionnent suivant les mêmes principes élémentaires de récompense/punition.
prévue, dans la nature, pour durer. Sa fonction est de nous inciter à rechercher la présence de l’autre jusqu’à l’union, la fusion, l’acte sexuel fécondant. Comme d'habitude ce sont les poètes qui en parlent le mieux : "plaisir d'amour ne dure qu'un instant, chagrin d'amour dure toute la vie..."). Dans le cas des drogues, on « ne conclut » jamais donc, inexorablement, avec le temps, l’enfer l’emporte sur le paradis artificiel !...