Samedi 6 juin 2009 6 06 /06 /Juin /2009 06:32

Chaque anniversaire du débarquement est un évènement lourd d'émotion pour mémé ! Elle était à Caen et, comme les autres habitants de la ville, elle entendait le bruit inquiétant des bombardements dans le lointain mais sans savoir de quoi il s'agissait. Elle explique :

        - Le lendemain matin je suis quand même passée voir mon amie Germaine pour me rendre au travail...Nous sommes arrivées au bureau (mémé travaillait à la gare) et le chef nous a dit « je n'ai qu'un conseil à vous donner...fichez le camp, fichez le camp, fichez le camp...tout de suite, la gare va être bombardée !... »

Mémé et Germaine sont passées prendre leurs valises, les ont fixées sur le porte-bagages du vélo et sont parties à pied, poussant le vélo, chacune à leur tour. Destination : chez la mère de Germaine, à Grimbosq, village situé à une trentaine de Km de Caen.

        - Il nous a fallu toute la journée !... A chaque fois qu'un avion passait on courrait se réfugier dans un fossé parce qu'il nous tirait dessus !

         -  C'était des avions allemands, mémé ?...

         -   Non,... des Anglais ! Ils tiraient sur tout ce qui bouge !

         -   Vous êtes arrivées saines et sauf à Grimbosq ?

         -  Oui, et la mère de Germaine étaient bien contente de voir sa fille....Mais moi, je n'avais pas de nouvelles de mes parents !

         -  Alors, qu'avez-vous fait ?

         - J'ai attendu deux jours, puis j'ai pris le vélo de Germaine et je suis parti à Couliboeuf...Mes parents étaient inquiets, mais tout allait bien.

         -  Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ?

         -  Quelques semaines après il a fallu quitter Coulibeoeuf pour aller se réfugier dans une ferme. La gare de Couliboeuf et son dépôt de locomotives étaient sous les bombardements. On a rien eu, mais le père de ma cousine qui habitait dans un autre village a été tué. Il est resté à la fenêtre de sa maison et il a reçu un éclat...

Mémé raconte que, dans cette ferme, sa belle-mère a été la première à voir les « Anglais » (Pour mémé, tous les soldats alliés, y compris les Américains, étaient des « Anglais ») : un soldat qui braquait son fusil sur elle.... Elle s'est fait reconnaître et toute la troupe est venue à la ferme.

         - On leur a donné à boire...c'est moi qui leur parlais en anglais...je me débrouillais bien...et puis j'avais mon dictionnaire !...après, on a pu retourner à notre maison....fallait voir dans quel état elle était !...Les Allemands, les Anglais étaient passés par là...Je peux vous dire qu'ils n'avaient pas rangé après !...

Mémé est émue, comme si elle entendait encore les bombardements dans sa tête,... On peut la comprendre, elle qui redoutait tant de périr enfermée dans un abri que, pendant les raids, elle  « préférait » se réfugier sous la protection illusoire d'une haie !...

En discutant avec mémé, je me dis que ceux qui se demandent à quoi sert l'Europe (entre autres, certains candidats) devraient l'écouter. L'Europe ? D'abord et avant tout, une volonté d'unir des pays pour éviter que, de nouveau, ils se foutent sur la gueule !


Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : Mémé
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 06:13

Mon père et ma mère n'étaient pas encore mariés. Ils devaient rester séparés encore 2 ans par le service militaire de mon père....puis, mariage...et 2 ans après, nouveau départ de mon père, mais pour la guerre cette fois !... Ma mère  lui écrit alors qu'il fait son service à Rennes. Elle a 17 ans...

Dimanche 2 juin 1935, 6 h 25 du soir

Mon Marcel aimé

         Je prends un petit moment pour venir bavarder avec toi. Malheureusement, ce n'est que par écrit, je n'ai pas le plaisir de te voir. Hier matin j'ai reçu ta petite lettre avec toute la joie habituelle. Petit Marcel chéri, tu me parles de ton amour, si tu savais comme moi aussi je t'aime tu n'en douterais jamais, tu sais.

         Nous voilà encore rendus à dimanche ! A l'heure où je t'écris, où es-tu ? Penses-tu à moi ? Quand tu étais près de moi, je le savais, je le voyais dans tes yeux, mais maintenant on n'a pas le bonheur d'être réuni, le dimanche. Pourtant, aujourd'hui, si je t'avais eu ... J'ai fait une promenade charmante. J'étais avec Simone. D'abord on est parti par Treize-vents, le Pontereau, tu sais, où il y a la grotte de Lourdes. Si tu te rappelles, le 17 février on y était allé, et j'ai encore vu, à la chapelle, notre nom gravé. Et puis on est revenue par la Boulaie. On a visité les ruines du château, de fond en comble ! Je pensais à toi, à cette promenade que nous avions faite tous deux... J'en avais gardé un si bon souvenir et toi aussi je crois ?

Quand tu viendras en permission pour quelques jours, on la refera cette balade car sans toi, elle perd de son charme ! ... Ah oui, j'ai à te dire que ce tantôt j'ai fait acquisition de jolis souliers rouges et blancs. Si tu les voyais je suis sûre que tu les trouverais à ton goût. Et puis aussi j'ai acheté un pull-over bleu. Tu verras tout ça quand tu viendras, car je pense te voir dimanche. Si cela était !... tu t'imagines le bonheur que ça me donne, mon pauvre Marcel, depuis le temps que je suis privée de toi ! Je voudrais te revoir et qu'on se redise notre amour...


Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : alain barré
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /Juin /2009 06:19

Que reste-t-il d'étrange aux étrangers quand ils parlent notre langue?

Une culture plus ou moins différente ainsi que des particularités dans la vie sociale et politique, mais l'étrangeté que provoque la barrière de la langue étant levée, le fond semblable des sentiments, des préoccupations, des soucis, des espérances, des vices et des vertus apparaît bien comme étant le même car une profonde unité relie tous les êtres humains. C'est la réflexion que je me faisais en passant quelques jours dans une famille en Suisse romane, à Lausanne.

De ceux qui parlent la même langue maternelle que la nôtre nous nous sentons facilement frères et sœurs, enfants de la même mère, tant il est vrai qu'une langue est un moule dans lequel se coule notre pensée. (Je n'abonde pas dans le sens de ceux qui affirment que la langue ne fait pas que structurer la pensée mais qu'elle la fonde et la dirige. Ce que l'on fait et ce que l'on vit est bien plus important encore.) Il faut reconnaître toutefois que la langue que l'on a tétée en même temps que le lait de notre mère, crée une puissante communauté et nous donne l'impression d'être dans une vaste famille !

(Je me souviens, quand j'étais enfant, que nous trouvions étrange la façon de parler de nos voisins du village d'à côté qui n'était situé qu'à 2 Km, alors que dire de ceux qui habitaient à 5 Km, au fin fond de la Vendée ou de la Sarthe ?.....Des barbares sans doute !... Leur accent étaient différent, certains mots nous paraissaient bizarres, farfelus leurs manières d'être et leur être profond devaient forcément être d'une autre nature !...Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les "vrais" étrangers, "les étrangers qui ne sont pas d'ici" comme on disait dans mon village, ne soient pas faciles à assimiler et qu'un effort de part et d'autre soit souvent nécessaire.)

Le vieux rêve de l'espéranto vient peut-être de là : se sentir frères et sœurs car tous filles et fils de la même langue maternelle ?....

Pour s'intégrer dans un pays, la première condition me semble donc bien être d'en apprendre la langue.


En dehors de cette faculté de parler la même langue que l'autre, reste une possibilité : essayer de comprendre au mieux sa culture et utiliser le vieux langage d'avant les mots : la communication non verbale, le sourire en étant la clé la plus universelle !

Question comunication non verbale par le sourire, je connais un spécialiste qui, malgré ses quelques mois seulement de vie sur terre, est  vraiment craquant, et je suis sûr que vous en connaissez d'autres vous aussi ?...

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : ppp (Petite Psychologie de Poche
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 06:55
Faire n'est pas source de fatigue
quand rien ne nous y oblige !

Ne rien faire n'est pas une détente
Quand il ne s'agit pas d'un choix
librement consenti !

En définitive, pouvoir faire sans subir, c'est là que se trouve le vrai plaisir !...
Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : alain barré
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 05:56

« on est foutu, on mange trop ! » chante l'aimable Souchon. Il a raison pour ce qui est des Occidentaux. En Inde, j'ai vu très peu d'obèses par contre. Il y en a : la classe moyenne se développe rapidement et les tours de ceinture de certains également, mais le problème est, d'abord, typiquement celui de nos sociétés occidentales riches et gavées !

En cause : l'alimentation et le manque d'activité. Pas facile de se retenir quand il n'est plus nécessaire de courir pour attraper des proies, de semer, de sarcler, de se pencher pour récolter, d'allumer du feu, de faire cuire, etc... N'avoir qu'à tendre le bras dans le rayon d'un magasin est nettement moins coûteux en efforts !

Le problème vient du fait que l'évolution a sélectionné en nous une attirance invincible pour les aliments gras et sucré, tout ce qu'il faut pour acquérir en quelques années, « bedaine » et « culotte de cheval » !

Alors que faire ? Manger moins gras et moins sucré et bouger ! Par contre, croire qu'une activité sportive fait maigrir est une erreur ! Les 40 premières minutes d'une activité sportive intensive font perdre d'abord de l'eau, puis des glucides (sucres). Répéter tous les jours, une activité sportive finit tout de même par faire maigrir car l'organisme va puiser plus vite dans les réserves de graisse. Hélas, dès que le sportif cesse son entraînement régulier, il prend du poids. Si vous aimez le sport, ne laisser pas tomber cette activité pour autant : elle libère dans le cerveau de la dopamine et des endorphines qui sont des hormones du plaisir (les mêmes qui sont libérées pendant l'orgasme)

Rappelons également que, pour les femmes, la « culotte de cheval » est une réserve que l'évolution a sélectionnée pour faire face aux journées de disette pendant lesquelles les mères sont tout de même obligées d'allaiter. Cela rend la dite « culotte » d'autant plus difficile à jeter aux orties !

Et si l'on n'aime pas le sport ?... S'activer, marcher à pied !... Personnellement, et sur les recommandations expresses de K-Line qui trouve que je ne l'emmène pas suffisamment en balade à son gré... je me suis acheté un podomètre. Céquoicéky ? un gadget électronique qui mesure le nombre de pas que l'on fait. Accessoirement, il peut aussi vous donner le kilométrage, l'heure, le temps qu'il fait, etc... Le mien compte les pas, les Km et donne l'heure. Il m'a coûté 9 € sur internet.

Il faut d'abord l'étalonner puis on l'accroche à la ceinture et...en route ! Pour info, 11 000 pas par jour est un bon score. Si l'on fait un travail sédentaire et que l'on ne se force pas à marcher, on plafonne à 3, 4 ou 5000 pas !...

Hm mmm ! J'y vais, il est 5H30 et je n'ai fait que 3500 pas. A demain sur les chemins !....

Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : alain barré
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 06:22

Dérives marchandes du voyage

D'un côté

Les obèses en car climatisé

Qui viennent visiter

Les sous-alimentés

De l'autre ?... La faim au ventre

La misère et la peur résignée

Et vous croyez que ça va durer ?


D'un côté, des touristes qui viennent détendre au soleil

leurs petits nerfs fatigués

De l'autre des affamés hagards

A qui l'on a honte de jeter un regard

Et vous croyez que ça va durer ?


Ils traversent mers et frontières

Les uns dans de vieux camions entassés

Ou des barques rafistolés

Les autres en avion

Aux petits soins d'hôtesses attentionnées


Tour ça pour mendier un travail souvent clandestin et mal payé

Ou pour mendier un repos qu'ils croîent bien mérité

Et vous croyez que ça va durer ?


Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : Autres VOYAGES
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 06:26
Samedi 30 mai l'ACAP a créé l'évènement culturel en inaugurant son premier festival de Jazz. Blue apple quartet, Fred de Charco, Holy Totsy gang, Swing Society et le Brass band de l'école de musique de Pornic ont joué, sans interruption, de 14H30 à 23H, de bons vieux standards du jazz, du swing, de la musique qui enchante les oreilles et qui fait bouger les jambes !....Deux scènes en alternance : celle de la grande salle et un podium en plein air pour profiter, en même temps du soleil....L'ACAP avait tout prévu, y compris un soleil radieux et un ciel pur comme on en avait pas vu à Pornic depuis longtemps ! Un grand succès qui incitera sûrement les organisateurs à renouveler l'expérience l'an prochain !
Le Blue Apple Quartet :
Le Brass Band PORNIC de l'école de musique : Le groupe Fred de Charco : Holly Totsy Gang :
Swing Society : ...Et comme il se doit dans toutes réunions de jazz, la séance se termine par une impro sur des thèmes connus, une "Jam Session"  (session confiture) comme on dit aux USA ou un "Boeuf" comme on dit chez les frenchies. Boeuf ou confitures, les spectateurs ont dégusté avec grand plaisir. A l'année prochaine !
Par alainbarresfr@sfr.fr - Publié dans : PORNIC
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /Mai /2009 06:51
Quand les mouettes essaient de danser le tango, on entend des froissements d'ailes dans le ciel !....
...et pour entendre la version moins guimauve, 100% macho de Carlos GARDEl, cliquez ci-dessous !
Par alain barré - Publié dans : La playmouette du dimanche
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