PePoPo (Petite Politique de Poche)

Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 06:00

Pourquoi les débats politiques sont-ils autant remplis de mensonges, de coups bas, de coups fourrés, de tromperies, d'injures, d'insultes, de manipulations.... Et cela à tous les niveaux, pas seulement à celui des professionnels de la politique mais aussi des simples particuliers quand ils s'en mêlent.

La raison principale en est que la politique touche au pouvoir. Elle est le meilleur moyen de l'atteindre (en dehors de la guerre) et ceux qui luttent pour les sommets sont prêts aux pires bassesses pour les conquérir. C'est ce que constatait CLAUSEWITZ, un officier et stratège prussien (de l'époque de Napoléon contre lequel il a combattu), dans cette phrase célèbre : « La guerre n'est qu'un prolongement de la politique par d'autres moyens . »

Ce raccourci saisissant nous ramène aux vérités premières : les groupes humains n'ont jamais été pacifiques. Ils sont organisés de telle façon qu'un chef s'en dégage par sa force, son courage, son audace, sa violence. Ce n'est que progressivement que le pouvoir des chefs est devenu héréditaire. Il leur a fallu pour cela s'inventer des origines divines et des symboles de pouvoir qui durent longtemps après leur mort : dolmens, pyramides, mausolées,...preuves matérielles évidentes qui les distinguaient de la masse, du petit peuple qui n'avait pas vocation à devenir chef !

Pour mieux comprendre les relations de pouvoir dans nos sociétés humaines, un détour s'impose chez nos cousins les singes : Bonobos et chimpanzés en particulier. Frans de Waal en parle d'une façon passionnante dans on ouvrage « le singe en nous ». Il affirme « nous ne descendons pas du singe, nous sommes des singes... ». Les passages sur la politique chez les bonobos ( « faites l'amour au lieu de la guerre ») et les chimpanzés (savoir faire preuve de la « force tranquille », chère à Mitterrand lors de sa campagne en 81 et se faire des alliés et ne pas hésiter à trahir le chef...) sont particulièrement savoureux et valent leur pesant de cacahuètes !

http://www.hominides.com/html/references/singe-en-nous-frans-de-waal.html


Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 06:42

La jalousie n'a pas la même valeur biologique pour un homme que pour une femme. L'infidélité de la femme menace l'homme de ne pas avoir de descendance, ce n'est pas le cas pour une femme. Cette dissymétrie suffit pour expliquer que dans toutes les civilisations traditionnelles, les hommes s'attachent à verrouiller la vertu de leurs femmes. Quand on dit « verrouiller » il faut comprendre ce mot également au sens littéral, comme en témoignent les nombreuses ceintures de chasteté inventées par des maris inquiets de la fidélité de leurs femmes ! Le changement sur ce point, ne peut venir que par un effort de culture et une reconnaissance de droits fondamentaux.

Ces différence d'intérêts biologiques entre hommes et femmes permettent de comprendre que la jalousie des hommes et des femmes s'expriment assez différemment. Les hommes redoutent plutôt l'infidélité sexuelle de leur épouse et les femmes, l'infidélité émotionnelle. L'infidélité sexuelle peut priver l'homme de descendance, l'infidélité émotionnelle peut priver la femme de ressources (ou l'obliger à les partager).

La jalousie n'a donc rien d'anormal en soi, elle a des racines biologiques et son expression est modulée par la personnalité de chacun et la culture dans laquelle on vit. Deux stratégies sont développées par les jaloux : l'une consiste plutôt à couvrir le partenaire de cadeaux pour se l'attacher et l'autre à utiliser des moyens de contrôles et/ou de coercition.

("Palais des vents" à JAIPUR, en INDE. Construit par le sultan pour que les femmes de son harem puissent voir ce qui se passe dans la rue sans être vues. Les deux premières photos représentent des "jalousies" ou "moucharabieh. Tous ces dispositifs sont destinés à soustraire les femmes aux regards des autres hommes !)

La personnalité plus ou moins pathologique du jaloux et la culture dans laquelle il baigne vont influencer énormément son comportement.  Une personnalité sadique et/ou narcissique entrera ainsi facilement dans des activités de contraintes, de soumission de l'autre et de destruction. C'est ce qui s'est passé dans une banlieue parisienne, il y a 2 ans. « L'amoureux » éconduit (de culture pakistanaise) a jeté un bidon d'essence sur sa petite amie pour la punir, se venger et la faire disparaître dans les flammes purificatrices : http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Il-ecope-de-20-ans-pour-avoir-brule-vive-Chahrazad-Belayni-Amer-Mushtaq-Butt-78589/


Une lectrice de ce blog me signale un fait moins grave mais révoltant. Un chanteur de rap, sans talent, a trouvé un moyen pour faire parler de lui : mettre en chanson les tortures qu'il infligerait à sa petite amie qui l'a quitté ! La jalousie se double, dans ce cas, de sadisme (en mots) et sans doute du désir narcissique d'être une vedette en "osant" franchir un interdit.

Comme d'habitude, hélas, l'apologie de la violence et de la haine, marche ! il semblerait même qu'il soit invité au printemps de Bourges et son clip a été visité par des centaines de milliers de curieux sur internet ! Quand on n'a pas suffisamment de talent pour se faire connaître par quelque chose de bien,  il arrive que l'on cherche la gloire en se faisant connaître par ses forfaits. Répugnant marché de la haine !

Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mercredi 18 mars 2009 3 18 /03 /Mars /2009 06:20

Pour terminer, Philippe DESSERTINE esquisse quelques solutions : création d'une Banque Centrale Mondiale (une vieille et bonne idée de l'économiste KEYNES), plus de transparence à tous les niveaux, plus de démocratie et plus d'Europe...


Le chantier est ouvert mais les réticences sont nombreuses, à commencer par celles du principal responsable du désastre : l'administration américaine. "Il n'est plus concevable de lui laisser les clefs du camion de l'économie mondiale. Bon gré, mal gré, il s'agit de lui forcer la main, de l'installer comme tout le monde dans la benne; à une place de choix, certes, la première même s'il le faut, mais soumise aux mêmes contraintes que les autres."


Ce constat pourrait paraître déprimant car il annonce un déclin relatif de l'occident et une baisse de notre niveau de vie, ou en tout cas des changements dans notre façon de consommer (que les problèmes écologiques rendent également nécessaires par ailleurs). Pour ma part, dans cette crise majeure, il me semble que tout n'est pas négatif. Dans la chronique du 20 février, je terminais par cette question : « N'est-il pas juste que les pays du tiers-monde accèdent au développement ? » C'est, je crois, la question morale que nous devons nous poser. Nous sommes tous, malgré la crise, encore des privilégiés par rapport au reste de la planète (oui, tous,... les salariés comme les patrons, n'en déplaise aux syndicats !). Un rééquilibrage mondial est nécessaire. Nous avons effectivement à y perdre en richesses matérielles, mais il me semble que nous avons à y gagner en dignité, en fraternité avec le reste du monde, en respect de notre environnement et en richesses spirituelles. C'est ce que j'ai essayé de vérifier en faisant le voyage en Inde dont vous avez pu lire les chroniques pendant des semaines sur ce blog.


L'ouvrage de Philippe DESSERTINE, plein de rebondissements et de coups tordus comme un thriller, mais vrai comme la vie et mieux écrit que beaucoup de romans, est en vente dans toutes les bonnes librairies : « Ceci n'est pas une crise...Juste la fin d'un monde », éditions Hachette, 13,50€

A signaler également une chronique sur le blog de Jacques ATTALI. Il fait à peu près le même constat que P. DESSERTINE et insite, en particulier sur l'idée, qu'après la crise il ne faut pas espérer revenir à la situation d'avant. Il dénonce les mesures de relance comme étant inefficaces et préconise d'investir sur la jeunesse et les énergies nouvelles,... http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/03/relancer-lavenir.php

Il n'est pas toujours nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer !....



Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 06:11

 

En France, sommes-nous plus vertueux que ces affreux « ultralibéraux » d'américains ? Nous ne valons guère mieux qu'eux déclare DESSERTINE. Face au nécessaire rééquilibrage du monde, nous avons préféré fermer les yeux, défouler notre hargne sur des boucs émissaires puis nous empresser de tout oublier. En réalité, comme les américains, nous aussi nous avons tout fait pour maintenir artificiellement notre niveau de vie, mais, pour cela, au lieu d'augmenter notre dette privée, nous avons augmenté la dette publique : « de nombreuses consommations laissées à l'initiative individuelle dans l'univers anglo-saxon sont assumées par l'état en France. » ... « De fait elle (la France) s'endette, elle crée de la monnaie sans créer de richesse, elle augmente sans cesse cette dette, les impôts perçus ne servant qu'à payer les intérêts... » Comme les américains, pour maintenir artificiellement notre niveau de vie malgré les changements du monde,nous avons tiré des chèques en blanc sur l'avenir, mais contrairement à eux, nous ne sommes pas capables de les faire payer à d'autres pays inféodés. A qui les feront nous payer alors ? Pas de souci à se faire, à nous-mêmes d'abord dans les années à venir et à nos enfants !....


-          Que va-t-il se passer maintenant ? Les USA, grâce à l'incroyable charisme d'OBAMA, vont essayer de nouveau de nous faire avaler des couleuvres (le réglement de leur dette) et de faire supporter leur redressement par les Chinois. C'est sur la docilité de tous ces "vassaux" que Saint Obama compte pour financer son colossal plan de relance.  Mais il n'est pas sûr, cette fois, que les chinois se laisseront faire. Ils comptent bien exploiter la faiblesse actuelle de la superpuissance états-unienne. Eux-mêmes ont engagés, dans leur propre pays, un plan de relance et ils en tiennent un autre en réserve au cas où la situation mondiale se détèriorerait encore. Ils vont donc pouvoir se passer partiellement du marché US. Quand à l'Europe ? Elle a montré son utilité dans la crise et regagné la confiance de nombreux membres de l'Union, y compris en France, mais elle est encore bien chancelante !...


En France, nous allons donc encore être dans l'obligation d'augmenter la dette pour éponger les krachs des banques et financer de la relance (heureusement, dans une moindre mesure qu'aux USA). Il faut bien colmater les brèches et faire taire les mécontentements qui vont continuer de se manifester, comme aux Antilles dernièrement. Le hic, le truc qui passe mal qui va être difficile à digérer, il faut le dire et le répéter : nous n'avons personne d'autre que nous-mêmes et nos enfants à qui faire payer cette dette qui continue d'enfler dans des proportions démesurées !...

Alors ? No future ? n'y-a-t-il vraiment pas d'issue ?...


Il y a des nouvelles qui ne sont pas faciles à avaler, c'est pourquoi j'ai mis 2 photos de fleurs. En haut : jacinthe. Elles embaument tellement actuellement qu'il n'est même pas nécessaire de se pencher ou d'avoir le nez dessus pour en respirer l'odeur ! En bas : Une fleur de Prunus pissardi avec les gouttelettes de la rosée du matin (avec un objectif macro)
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 06:05

On se demande bien pourquoi les américains se sont lancés dans cette aventure foireuse ? De nouveau, en France, les mêmes accusent Bush et, ayant trouvé leur Bush émissaire, ils ne cherchent pas plus loin que le Bush de leur nez !  En réalité, l'économie américaine souffre des mêmes maux que la nôtre : la désindustrialisation, le rééquilibrage du monde, la mondialisation (plus le coût de deux guerres sur les bras !). 


Mais si l'inflation, à l'origine de la 2ème guerre mondiale, est le traumatisme que les européens redoutent le plus, celui qui épouvante les américains est le souvenir de « la Grande Dépression de 1929 , le chômage, les familles entières sur les routes, les villages de tentes des Raisins de la colère...ainsi, les dirigeants de toutes les autorités états-uniennes ont pour mission absolue de maintenir le ProduitIntérieurBrut, d'interdire la récession, de verrouiller à tout prix la consommation et le niveau de vie. ».


Voilà pourquoi, pour ne pas avoir à baisser leur sacro-saint niveau de vie, les américains ont vécu sur la dette : « les salaires peuvent ne pas monter si la dette prend le relais des dépenses. »

Ainsi le spectre de la récession est écarté. Il ne reste plus qu'à trouver un tripatouillage subtil pour autoriser les banques à spéculer avec l'argent de la dette.

Ce n'est pas Bush qui a commis ce vil forfait mais Clinton en abolissant le Glass-Steagall Act"La suppression du Glass-Steagall Act ouvrait la voie d'une financiarisation à outrance de l'économie."  1999 la voie royale pour la dérégulation et les pires folies de la finance était libre !...

Mais au moment où le crime a été commis (en 1999) tout le monde avait l'esprit ailleurs et personne n'en a parlé ! "Le crime était presque parfait !..." et la victime était consentante. Il a suffit que l'administration Clinton fasse miroiter le projet sous l'appelation flatteuse : "création d'une finance compétitive" !....

Rétrospectivement on en a des frissons dans le dos...un vrai thriller vous dis-je !...

Heureusement, nous français, bons enfants de la république, nous ne mangeons pas de ce pain-là !....C'est à voir !....





Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 06:44

 

Pour éviter que la création d'une dette sans contrepartie de richesses mène à la catastrophe, il faut trouver un pays docile qui crée de la richesse sans émettre de monnaie ! « J'émets de la dette sans créer de richesse ? Tout ira pour le mieux si un créateur de richesse n'émet pas de monnaie. Résultat nul. » Quel pays serait assez masochiste pour accepter un tel marché de dupes ?....


-          C'est là que ça devient complètement diabolique. Les USA établissent un deal cynique avec les chinois. Ils achètent leurs produits et les obligent, en contrepartie, à acheter des bons du Trésor américain (ce qui éponge leur excès de monnaie, voir plus haut). Pourquoi les chinois acceptent-ils ce marché monstrueusement inégalitaire ? Car ils ont un besoin vital de se développer, qu'ils ont un milliard de ventres à nourrir, qu'ils ont leur honneur de grande puissance bafouée à restaurer,et, tout simplement aussi, parce que la bourgeoisie du parti (et ses proches) à envie de s'en mettre plein les poches et de s'enrichir !

Pour sceller ce pacte infâme, les USA s'engagent à fermer les yeux sur la question des droits de l'homme, du statut du Thibet et de Taïwan (Hillary CLINTON, au nom d'Obama, vient de renouveler ce deal cynique). En prime et cerise sur le gâteau, la diplomatie américaine s'engage à laisser le champ libre aux chinois dans les pays d'Afrique, surtout dans les anciennes colonies françaises (coup de pied de l'âne !)


-      Ce deal machiavélique a parfaitement  fonctionné jusqu'à l'éclatement de la crise des subprimes !... Comble de l'impérialisme, quand les chinois ont voulu acheter de grandes entreprises américaines avec leurs bons du trésor dont ils ne savent plus quoi faire, le congrès américain a pondu une loi scélérate qui le leur a interdit !!!... La momie de Mao, enveloppée dans son drapeau rouge marqué de la faucille et du marteau, a du se retourner dans son mausolée de la place Tien an Men !....



Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /Mars /2009 06:35

  Qui est responsable ? En France on se contente souvent de dénoncer avec véhémence les banquiers ( "qui s'en foutent plein les poches avec notre fric et qui pleurent auprès de l'état quand il faut les renflouer") les traders, ( "des joueurs inconséquents drogués au fric et à l'héroïne") les excès du libéralisme ("on vous l'avait bien dit !"), sans chercher plus loin. Cela n'est pas faux évidemment, mais très insuffisant.

Dessertine nous démontre que l'état américain affiche un libéralisme de façade mais tire les ficelles quand cela l'arrange. Ainsi, c'est sur ordre de la Banque Centrale Américaine (c'est à dire de l'état et non pas du fait du libre jeu du marché) que le taux d'intérêt a été artificiellement baissé. Il est important de rétablir la vérité là-dessus car certains profitent de la crise pour réclamer « plus d'Etat », de nationalisation, de dirigisme,... alors que c'est précisément ce type d'intervention qui est à l'origine de la crise. Les excès du libéralisme ont d'abord été déclenché par un excès d'état ! « Les banques n'ont été que le bras armé de l'Etat. »


-          Pourquoi les représentants de l'état américain ont-ils baissés ainsi artificiellement le taux d'intérêt ? Pour une raison fondamentale : maintenir le pouvoir d'achat des citoyens américains qui s'effrite face à la concurrence mondiale et à la charge de la guerre : "Ils ne peuvent pas avoir de revenus ? Donnez-leur de la dette." aurait déclaré le président de la banque centrale américaine, le très médiatique Alan Greenspan.


-          « Créer de la monnaie sans créer de richesse conduit à un résultat évident, dramatique : l'inflation » et l'inflation conduit à la guerre (ce qui a été le cas après la crise de 29). Or les USA, malgré leur endettement phénoménal,  n'ont pas connu d'inflation ni de dépression. Par quel extraordinaire tour de passe-passe, quelles manoeuvres diaboliques, quels mirifiques subterfuges, quel stupéfiant tour de magie en ont-ils été protégés ? Et c'est là que les explications de Dessertine deviennent  carrément passionnantes....



Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 06:24


Dans ma chronique du 20 février « Le monde va changer de base ! », http://www.alain-barre.com/categorie-1237534.html   je tentais de comprendre les raisons de la crise et j'en faisais remonter l'une des causes profondes au nécessaire rééquilibrage en faveur des pays du tiers-monde, réquilibrage commencé avec la décolonisation dans les années 50-60 et qui s'est accéléré depuis une dizaine d'années.

Lors d'une émission récente sur ARTE (animée par PPDA), j'ai découvert un ouvrage passionnant qui va dans ce sens et qui est beaucoup mieux informé que moi. Il est plus passionnant qu'un roman, plein d'incroyables rebondissements et de suspens comme les meilleurs  thrillers ... et nous en sommes les héros...parfois les victimes consentantes, bernées ou naïves, parfois aussi, hélas, les responsables béats, bien nantis et qui se ferment les yeux !... Il a été écrit par l'un des invités de cette émission : Philippe DESSERTINE, prof à l'université de Nanterre et directeur de l'institut de haute finance à Paris. Le titre : « Ceci n'est pas une crise...Juste la fin d'un monde ». Il explique, en termes simples, le mécanisme implacable qui a mené à la situation actuelle. Il peut se tromper bien sûr (il ne s'est pas trompé quand, en 2004, il a décrit ce qui allait devenir la crise des subprimes), mais,  il apporte des éléments au débat qui méritent d'être connus. Voici quelques aperçus de son argumentation :

-          L'une des origines de la crise est le « lent rééquilibrage, indispensable, incontournable, qui s'appelle la mondialisation. » ... « Les Occidentaux ont beaucoup à perdre de la mondialisation qui s'amorce. Tout rééquilibrage se fera à l'évidence à leurs dépens. Et plus vous êtes riches, plus vous serez victimes ! »

-          Il affirme que nous sommes passés près d'une catastrophe majeure : début octobre 2008 si les banques n'avaient pas été « réanimées » à coups de milliards ! « les distributeurs de billets  se seraient vidés, l'essence n'aurait plus été disponible, l'armée aurait dû se charger de l'approvisionnement... »...à suivre demain pour les prochaines catastrophes, celles que nous avons évités et celles qui  nous tombent dessus !...


PS : La crise n'empêche pas le printemps d'arriver. Pendant toute la durée de ces chroniques : tous les jours, une photo printanière pour se souvenir aussi des belles choses  !
Par alain barré - Publié dans : PePoPo (Petite Politique de Poche)
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