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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

J’ai lu quelques poèmes de Houellebecq (Poésies, collection de poche « j’ai lu »). Il écrit en alexandrins, c’est bien ! Si vous avez le moral, que vous êtes exagérément optimiste et que vous ne voyez nulle part poindre la moindre once de souci ou d’emmerdement ni pour vous, ni pour vos amis, ni pour vos proches, lisez les poésies de Houellebecq, il saura vous ramener à une appréciation moins scandaleusement heureuse de l’existence !

  C’est plutôt bien écrit suivant les règles de la versification, mais quel sombre plaisir prend-il à toujours vouloir gratter ses plaies là où çà lui fait mal ?

 Je ne souhaite pas vous en dégoûter. En parler d’ailleurs, c’est plutôt faire sa publicité.

 On le plaint parfois et même on compatit. On comprend que la poésie soit, pour lui, une sorte de catharsis , une forme de thérapie et cela n'est pas inutile mais l’on se prend à espérer qu’il sorte un jour de cette misère pour nous parler de ce qu’il y a de beau dans sa vie…

Un extrait :

 « Mon père était un con solitaire et barbare ;

Ivre de déception, seul devant sa télé,

 Il ruminait des plans fragile et très bizarres,

 Sa grande joie étant de les voir capoter.

 Il m’a toujours traité comme un rat qu’on pourchasse ;

La simple idée d’un fils, je crois, le révulsait.

Il ne supportait pas qu’un jour je le dépasse,

Juste en restant vivant alors qu’il crèverait. »

 Etc… C’est un extrait, il y a encore deux (cata)strophes comme aurait dit mon prof de français ! Le livre comporte plus de 200 textes.

On perçoit une certaine évolution positive au fil des pages (bien que je n’ai pas encore tout lu, il faut savoir protéger sa réserve de bonne humeur) et la fin laisse percevoir une lueur d’espoir :

 « Quand nous traverserons la peur

Un autre monde apparaîtra

Il y aura de nouvelles couleurs

Et notre cœur se remplira

De souffles qui seront des senteurs. »

 C’est ce que je lui souhaite de tout cœur et j’espère qu’un jour il trouvera l’apaisement tout en conservant son style et de belles rimes !...

 Pour finir sur ce sujet, voici quelques réflexions extraites de « Quelques idées (pas) toujours bonnes à dire » :

  93 - « Peindre, filmer, décrire la cruauté, la folie, la déchéance, c’est le gage absolu de ne pas être superficiel, pensent certains de nos beaux esprits alors qu’en réalité ils ne font qu’obéir aux lois triviales du marché qu’avec raison ils détestent ! En effet il est beaucoup plus facile de retenir l’attention de quelqu’un en lui faisant peur, en jouant sur son anxiété qu’en lui faisant découvrir la beauté du monde et des êtres autour de lui. Un meurtre dans les dix premières secondes du film, vous êtes sûr de retenir un grand nombre de (télé)spectateurs et vous gagnez au jeu de l’audimat qui n’est que la variante implacable, pour le monde des arts, de la loi du marché.

 Renoir s’il revenait aujourd’hui, aurait-il du succès ? Comparés à l’étalage solitaire et désolé de « l’animalité anthropoïde » peint par BACON, ses guinguettes et ses nus pleins de rondeurs et de vie n’auraient aucune chance. Quelle galerie aurait l’audace inouïe d’exposer un tel indécent étalage de bonheur ? »

 

 

 

 

 94- « Se trouver un ennemi commun à détester, voilà bien le degré zéro de l’amour ! »

 

 

 

 

N° 95-  « Détester les autres et se pardonner à soi-même et à ses amis, tel est le plus petit dénominateur commun sur lequel se retrouvent un certain nombre d'animateurs radio et télé sous prétexte d'humour. »

 N° 96- « Railler, détester, ne pas comprendre, voilà la recette pour être un artiste pensent certains. » (Le contraire de cette pensée de SPINOZA : « ne pas railler, ne pas pleurer, ne pas détester, mais comprendre »).

 N° 97- « Sous prétexte que l’art est un éveilleur il ne faudrait réveiller l’homme aujourd’hui qu’au son tonitruant de ses pires folies et de ses pires horreurs. Non, l’art n’est pas et ne doit pas être le journal télévisé du matin ! »

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

« Gorge profonde » à  la française, c’est Mr. X. Il démonte  complots et manigances des services secrets et des pouvoirs dans notre pays et à l’étranger, d’une belle voix grave, et hypnotique à laquelle Patrick Pesnot, le journaliste de France Inter, donne la réplique. A vrai dire Patrick PESNOT se contente de quelques onomatopées, et de relances complices qui n’interrompent pas vraiment le discours de Mr X. (sur france inter, le samedi, à 13h20). 

Aujourd’hui Mr X révélait les dessous des sombres « exploits » du SAC. C’est là que l’on se rend compte que si MITERRAND avait couvert le quart de la moitié des exactions couvertes par DE GAULLE, on l’aurait exécuté en place publique ! Il y a vraiment deux poids, deux mesures ! Ce que j’admire en Mitterrand, c’est d’avoir suivi, accompagné, puis devancé, l’évolution des français (qui pour la très grande majorité d'entre eux étaient pétainistes) vers la résistance. A vrai dire, seul un petit nombre de courageux s'est engagé dans la lutte. Il a eu le mérite de passer d'une droite, bien ancrée à droite, à  une  gauche modérée, prenant en compte les problèmes sociaux de son temps.  Il est passé  par la case Vichy, où il a occupé un poste de fonctionnaire, sans conséquences, mais cela lui a été reproché d’une manière véhémente par des tas d’hypocrites qui n’auraient pas lever le petit doigt  contre l’occupant s’ils avaient été dans la même situation à l’époque. Pour moi, le vrai courage a été cette prise de conscience progressive, qui a mené cet homme de droite, vers la résistance, puis vers un engagement pour le changement social.

 

 

Ce que j’admire chez De Gaulle, c’est d’avoir devancé la majorité des français (y compris et même surtout les communistes qui soutenaient le pacte germano-soviétique), en lançant le combat, dans la clandestinité, alors que les plus grandes autorités militaires de son pays, le trahissaient. J’admire aussi (mais avec réserve) le tacticien qui a instrumentalisé ses amis de l’Algérie française pour revenir au pouvoir et j’admire (cette fois sans réserve) le politique courageux qui a osé accordé l’indépendance aux algériens, à l’encontre de l’opinion de ceux qui l’avaient porté au pouvoir (Sharon a fait un peu la même chose). Ces deux personnages (Mitterrand et De Gaulle) ont eu des parcours admirables. Il n’empêche que celui de De Gaulle et de son successeur Pompidou est entaché d’exactions et de crimes graves commis par l’intermédiaire du SAC, mais personne n’ose lui en faire le reproche.

 

 

Patrick Pesnot (et son porte parole Mr X) n’ose pas le faire directement non plus mais tout est dit et bien dit dans ces « révélations ». Pour ceux qui ont vécu les évènements de 68 et leurs suites, c’est un soulagement d’entendre un tel discours sur la plus grande chaîne de radio publique. Les gens du SAC ont été réhabilités, certains sont devenus ministres et l’un d’entre eux a  brigué nos suffrages pour la présidence de la république, il y a quelques années. Son compagnon de route (qui n’a pas participé au SAC) s’apprête à faire la même chose l’an prochain. En définitive, tout cela n’est pas si lointain…

 

 

 

 

Vous pouvez écouter et enregistrer cette émission, en allant sur le site de France Inter :

 

 

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/mx/index.php?affichage=archive

 

 

 (attention, le lien doit être mis sur une seule ligne )

 

 

Pour enregistrer il vous faut un logiciel d’enregistrement comme Audacity, qui est un freeware (gratuit).

 

 

Si vous n’y arrivez pas, contactez- moi sur mon e-mail ou par les commentaires du blog et je vous enverrai l’émission.

 

 

 

 

Merci Mr X, merci Patrick Pesnot !

 

 


”Rendez-vous avec M. X : samedi 25 février 2006 : Le S.A.C. (1)

Il s’agit de la face obscure du gaullisme… L’existence du SAC. Ce Service d’Action civique, créé en 1959, au lendemain du retour au pouvoir du général de Gaulle et dont la raison d’être était justement de soutenir l’action du général. Mais très rapidement, cet objectif respectable a été dévoyé et le SAC est devenu une sorte de police parallèle qui a recruté ses hommes de main à la fois chez les représentants de l’ordre et dans la pègre. La possession de la fameuse carte d’adhérent, barrée de tricolore, était en effet un précieux sésame qui permettait aux truands de passer sans encombre les contrôles de police et leur assurait une sorte d’impunité… Cette dérive ne fera que s’amplifier au fil des ans car le SAC sera mêlé à la plupart des événements qui jalonnent les débuts de l’histoire de la V° République, lutte contre le FLN puis l’OAS, mai 1968, etc. Et malgré l’épuration entreprise par Georges Pompidou au lendemain de la démission du général, ses militants se distingueront encore par de nombreuses malversations et des actions violentes lorsqu’ils sont chargés, par exemple, de briser des grèves, de commettre des attentats ou de participer à des campagnes électorales musclées.
Enfin, alors que l’organisation entre en déliquescence et que la gauche vient d’arriver au pouvoir, c’est l’affaire de la tuerie d’Auriol… Toute une famille massacrée par un commando du SAC. Un dossier encore mystérieux car les mobiles des tueurs n’ont pas été véritablement éclaircis… En tout cas, ce drame sera à l’origine de la dissolution du SAC en 1982. »

 

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Eh bien à l'Ouest rien de nouveau

A l'Est non plus d'ailleurs !

Dans les pays de l'Est des bureaucrates corrompus

Ressassaient avec des airs de momies

Des articles de foi complètement rassis

Auxquels personne ne croyait plus.

Ils ont été remplacés par d'autres bureaucrates corrompus

Etc.. etc...

En Occident, on mange, on boit

Et ce que l'on ne mange pas on le jette.

Ca fait d'ailleurs des petits tas

Qui s'ajoutent à d'autres tas

Et ça finit par former un gros tas

Alors ça devient une affaire d'état

Et  tous les 5 ans on élit un chef des tas !

 

Mais à part ça, tout va bien !

On a inventé de nouvelles recettes

Pleines de produits chimiques alléchants

Et les médicaments qui vont avec

parce que ça cause des boutons bien embêtants !

 

On a fignolé aussi des rayons ionisants

Que l'on cultive dans des centrales... nucléaires évidemment.

Les déchets, très propres cependant, vous font faire de drôles d'enfants

Pas du tout comme avant !

D'ailleurs, comme le dit la publicité

"Si la bombe à neutrons lave plus blanc

Après la bombe H, y'a plus besoin de détachant"

 

Mais à part ça, rien de neuf, tout va bien.

On a même, récemment, supprimé la pauvreté

Ca devenait vraiment trop voyant

Mais pas les pauvres cependant.

Des irréductibles sont restés

Que des policiers spécialisés

Continuent de traquer dans des quartiers à rénover

Des îlots d'insalubrité, des foyers spécialisés

Et qu'ils appâtent avec des primes pour assistés.

 

Alors, comment ça va ?...

Après des décennies de gueules de bois

Pendant lesquelles ont régné des idéologies totalisantes et meurtrières

Peut-être est-il temps de repenser à l'Homme tout simplement ?

L'Homme titubant, incertain, arrogant, cruel mais qui peut être solidaire et généreux.

L'Homme, peut-être seul et unique représentant de son espèce dans l'univers et qui pourtant est  la seule vraie mesure de l'Homme.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Le cardinal

 

Le film d’Otto Preminger, « Le cardinal » vient tout juste de sortir… de mon tiroir ; pour ce qui est de sa sortie officielle, par contre, elle date de 1963 ! Six nominations aux oscars… mazette, cela vaut peut-être la peine que l’on y regarde de plus près !

Eh bien, je dois le dire, ce cardinal vaut le déplacement à Rome ! Il raconte l’histoire d’un prêtre américain pourvu d’une intelligence brillante (et d’une belle prestance : l’acteur c’est Tom Tryon plus taillé pour jouer du pistolet dans des westerns que pour faire de la dentelle, mais qui est complètement convaincant dans son rôle). Après plusieurs périodes de doutes et d’épreuves : le racisme dans son propre pays et l’indifférence de la hiérarchie catholique, les contradictions entre les principes de l’Eglise et les relations d’affection entre frères et sœurs, hommes et femmes, il s’engage profondément dans sa foi.

Après ces quelques années pendant lesquelles il forge son caractère, le prêtre est élevé au rang d’évêque. Nous sommes en 1939. Hitler va envahir l’Autriche. Un plébiscite est organisé. Le prélat responsable de l’église autrichienne manifeste, par des signes ostentatoires, son adhésion au nazisme et encourage ses fidèles à en faire autant. Notre héros, nouveau promu dans les fonctions diplomatiques de la curie romaine,  est chargé d’une mission auprès du prélat autrichien. Il essaie de le convaincre de prendre ses distances avec le nazisme. Ce passage est particulièrement passionnant et poignant. Pendant cette mission, les évènements lui donnent tragiquement raison…

 

Un superbe film, autant sur l'engagement humain que religieux. Il n’a pris que peu de rides et il reste toujours d’actualité. Un 18 sur 20 dans ma cotation personnelle.

 

Vous pouvez vous le procurer pour 1 € (je dis bien un euro) sur le site www.cdiscount.com dans le rayon des DVD. Si vous ne le trouvez pas je peux vous en prêter un exemplaire.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré
Je reçois des commentaires directement sur mon email. Je vous en remercie. Je vous rappelle aussi chers visiteurs du blog (on dirait le titre d'un film de Carné) que vous pouvez écrire directement vos commentaires en bas du texte du jour. D'autres personnes peuvent ainsi y répondre et.. on se remet, sans s'en rendre compte, en position d'écrire comme au bon vieux temps de madame de Sévigné !... Pour moi, c'est un peu l'intérêt que je vois aux blogs. Le téléphone nous avait enrichi grâce à sa rapidité et à l'interactivité de la communication mais, il faut bien l'avouer, il nous avait rendu un peu fainéant du côté de la plume. Enfin un média arrive, une NITC comme on dit (Nouvelle Technologie de l'Information et de la Communication) qui remet à l'honneur l'ancien plaisir épistolaire. Ceci dit cela ne condamne ni les SMS ni le téléphone, mais ce n'est pas la même chose, on ne joue pas sur le même registre bien qu'il s'agisse dans tous les cas de communication. Quand je me retrouve devant mon blog j'ai la même impression qu'il y a 40 ans lorsque je prenais ma plume sergent major et de l'encre de Chine, pour écrire à mes ami(e)s.
Voici donc une première réponse au petit questionnaire sur le bonheur. Elle est belle, accompagnée, en plus d'un superbe petit poème. Cela suffit à me donner du bonheur pour la journée !
"Alain,
 
des mots pour apaiser
atténuer les tourments
des mots pour continuer
et vivre pleinement
chaque instant.
 
c'est un vrai régal de consulter ton site...
 
- le bonheur est contagieux oh oui
- le bonheur en user et en abuser, et surtout le décider...
- les gens heureux, nombre à multiplier
 
bisous.
thérèse "
Et comme il n'y a rien de plus sérieux qu'un jeu, j'irai bientôt porter un exemplaire du livre de André Comte-Sponville à Thérèse : "Le bonheur désespérément"
Continuez à donner vos réponses, il reste encore 2 exemplaires en jeu !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Si vous ne connaissez pas l’ouvrage « propos sur le bonheur » du philosophe Emile Chartier, dit Alain, achetez-le *. Vous y trouverez des chroniques au jour le jour sur le bonheur. On dirait un blog avant l’heure ! Un blog philosophique optimiste, ce qui n’est pas si fréquent que cela par les temps qui courent !

Mais ce n’est pas du philosophe Alain dont je voudrais vous parler aujourd’hui mais d’un autre plus moderne et bien en vie : André Comte-Sponville. Il a tenu une conférence, le 18 octobre 1999, dans le cadre des Lundis Philo, au Piano’cktail, à Bouguenais. Ceux qui y ont assisté pourront dire, comme à Austerlitz, « j’y étais ». Hélas, Trois fois hélas, comme beaucoup d’entre vous, chers bloggeurs, je n’y étais pas, occupé à gagner ma vie, comme on dit, sur les routes de France.

Les éditions LIBRIO, ont eu la bonne idée de publier le texte de cette conférence revu par l’auteur, comportant, en fin d’ouvrage, les échanges avec la salle.

Je vous encourage, bien sûr, à vous le procurer mais comme il n’est pas de bon blog sans jeu, oyez, oyez, chers lecteurs, la maison ne reculant devant aucun sacrifice, offre un exemplaire aux 3 premières personnes qui répondront au quizz suivant :

 

1-     Le bonheur est-il contagieux ?

2-     Est-il vrai que le bonheur s’use si l’on ne s’en sert pas ?

3-     Peut-on affirmer que plus il y a de gens heureux moins il reste de bonheur a partager ?

 

A vos claviers, toutes les réponses sont acceptées, y compris celles qui font plusieurs pages et celles qui ne comportent qu’un seul mot.

A vous lire.

Prochainement il y aura, sur ce blog, 1 exemplaire des "propos sur le bonheur", à gagner !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Après tous ces débordements de fanatisme et de haine, un peu de poésie pour se rappeler que l'homme, dans toutes les cultures, dans toutes les traditions, c'est aussi d'autres aspirations.

 

Quel immense bonheur

De te voir chaque fois pareille

Et pas tout à fait la même...


C'est comme sortir de la nuit

La solitude, le froid...


Il fait bon

Habiter cette grande maison

Dont tu es la lumière !...


Présence subtile

Qui enveloppe chaque objet

De calme et de beauté.


Amour est avec nous

Quand tu es là.

Point n'est besoin de le tenir en laisse.

Il sait ce qu'il fait

Transvasant ses mystérieux fluides

De l'un à l'autre..


Et partout, l'univers visible et invisible

Ravive ses couleurs

S'anime et s'embellit !...


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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Enfin la presse ose réagir pour défendre la laïcité contre les attaques des manipulateurs islamistes et de certains obscurantistes qui, sous couvert de l'antiracisme ou du respect des différences culturelles leur prêtent hypocritement main forte. Le Canard Enchaîné a publié un excellent numéro que je vous encourage à vous procurer (n° du 8 février), Charly hebdo a fait oeuvre salutaire, le même jour, avec son numéro spécial, Plantu a publié une excellente et subtile caricature dans le monde du 3 février et, last but not least, Marianne du 18 février a réalisé un superbe dossier "Après les chrétiens, les juifs, et les musulmans... les incroyants, martyrs d'aujourd'hui". Ces journaux vous diront mieux que je ne saurais le faire ce que je pense de ces évènements. A cette belle et courageuse liste, qui fait honneur à la presse française, j'ajoute la BD de Pétillon qui est parue auparavant et que l'on trouve dans toutes les bonnes librairies : "l'affaire du voile". Cassez votre tirelire et faites-en l'achat et faites-la connaître autour de vous. Pétillon traite, avec humour et sans méchanceté, de la chappe de plomb qui s'installe insidieusement sur de jeunes musulmans sous prétexte de religion !

Après ces quelques bouffées d'air frais il ne manque plus qu'une manifestation à organiser, sur Nantes par exemple, rassemblant des musulmans, des catholiques, des juifs et des non-croyants pour la défense de la laïcité. Je le redis, la laïcité est le véritable honneur des croyants et des non-croyants, le terreau sur lequel le meilleur des valeurs des uns et des autres peut s'épanouir.

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Il y a quelques mois, alors que je voyageais en Tunisie, un jeune homme qui avait suivi une formation dans une école coranique en Arabie, m'interpelle sur la religion. Cela donne en résumé : "Mahomet est le meilleur, Jésus est un prophète qui a mal tourné et qui s'est pris pour Dieu, Dieu (ou plutôt Allah) est un, il ne peut-être en 3 personnes,etc..." Cela m'a rappelé les bancs du catéchisme ! Comme j'étais européen, pour lui, je ne pouvais être que chrétien. Je lui explique que, pour moi, Dieu n'est pas plus en 3 personnes, qu'en une. Sa réponse fut immédiate :

"Mais alors, c'est qui le patron ?"

Je crois, effectivement, qu'il a bien mis le doigt sur un point essentiel : les religions sont bien une affaire de patrons. Pas le patron qui est au ciel mais tous les petits ou grands patrons qui se réclament de lui sur terre et qui se servent de son nom pour asseoir leur pouvoir.

Des chercheurs évolutionnistes ( à la suite de Darwin) font l'hypothèse que la morale et les religions sont apparues en même temps, qu'elles avaient une utilité pour la survie du groupe, pour le consolider et lui donner un sens. La morale seule aurait-elle été suffisante ("fait aux autres ce que tu voudrais qu'ils te fassent") ? Non, car il faut aussi asseoir l'autorité du groupe face aux autres groupes et l'autorité du chef à l'intérieur du groupe. Quelle meilleure sacralisation pour l'autorité d'un chef que celle qui lui vient d'une puissance divine incontestable ?

Incontestable ? C'est de là justement que vient le hic : combien peut-il y avoir de Dieu(x) unique(s) ?

Et l'on en revient à notre question : "Mais alors, c'est qui le patron ?" et le dieu unique devient vite un dieu inique !... Aujoud'hui au nom de l'islam, mais autrefois au nom du christianisme et même du bouddhisme, on égorge, on étripe, on pose des bombes....

Les religions ont leurs côtés clairs et leurs côtés obscurs. Elles sont apparues pour consolider la morale et donner un sens à la vie mais elles peuvent  aussi "déraper" et se mettre exclusivement au service du pouvoir. "Massacrez-vous et Dieu reconnaîtra les siens ! "

L'époque des lumières, en France, a forgé un concept qui peut servir de garde-fou et limiter ces dérapages : le concept de laïcité.  La laïcité, qu'il ne faut pas confondre avec l'anticléricalisme, représente une avancée essentielle qui va bien au-delà de la morale naturelle. C'est une vraie valeur qui vaut autant pour les non croyants de toutes les tendances philosophiques que pour les croyants de toutes les religions. Elle est aujourd'hui, encore plus qu'en d'autres temps une référence qui peut nous aider, quelles que soient nos différences, à tirer le meilleur de nos valeurs.

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Et patali et patala

Philosophie ou charabia

En prose ou en vers

En parole ou chanson

C'est une immense bulle de sons

Qui enveloppe la terre...


Et patali et patala

Philosophie ou charabia

Cris de révolte, alléluias

Info en continu

ou contes d'inconnus

Etceteri etcetera


Cela ne s'arrête plus !...

Et nos proches, les animaux

Ecoutent stupéfaits

Ce déluge de mots

Qui vient brouiller nos gestes.


Ils craignent que l'on délaisse

Notre commune nature

Ou qu'on la méconnaisse

Que l'on se soûle de mots

Que l'on tombe à genoux

Devant notre cerveau

Ignorant ce qui le tient en laisse !


Et patali et patala

Philosophie ou charabia

Etceteri etcetera...


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