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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Claude Barré m'envoie ce beau poème :

Bulles de temps...

Je vous dirai ces haltes

ou ces bulles d’espace volé

en pleine effervescence,

où surgit une image, un visage… Un fil d’évanescence

dans le flux de nos vies.

 

 

Je vous dirai ces temps

 

où flâner est remède

dans nos courses quotidiennes,

où le temps d’une rencontre, d’un baiser,

un fil de tendre amitié,

pour reposer nos jours en ’i’.

Je placerai Dimanche

En grande pancarte au sommet d’un long manche

En bannière du temps

Où fleurit la famille, le moi, le toi,

Un espace à composer le temps

Où l’amour se love et recale nos pas.

Je viendrai et vous dirai ces bulles, éphémérides d’agenda

peuplant nos incessants tracas pour tenter d’écouter, de s’arrêter

et surfer sur cet immense vide

de ces bulles pleines…..de nous.

Claude Barré,

 

 22 mai 2006

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

L'inconscient freudien

 

 

 

Quand on parle de l'inconscient, c'est à celui-ci que l'on pense en premier, or c'est le plus incertain et le moins scientifique de tous. Freud, avec la science de son époque a imaginé plusieurs théories pouvant rendre compte des maladies mentales. Il a mis à la base de son édifice une énergie vitale dont les déformations provoqueraient les troubles psychiques : la libido. Cette énergie serait d'origine sexuelle. Par la suite (après la grande boucherie de la guerre 14-18) il a ajouté une énergie qui serait opposée et complémentaire à la première : thanatos. Donc, en résumé pour Freud, une pulsion de vie, d'origine sexuelle : Eros (la libido) et une pulsion de mort : Thanatos. Des instances : le « ça » (assez proche de l'inconscient évolutionniste, le « moi » (la conscience) et le « surmoi » (les normes sociales intériorisées). Quand la libido est refoulée, elle cherche un passage par où s'infiltrer et profite d'une faille dans la personnalité du sujet pour s'exprimer, provoquant des symptômes : névroses, complexes, etc... On remarquera au passage que Freud a utilisé un modèle scientifique de son époque, le modèle des forces hydrauliques. Ce modèle est aujourd'hui complètement obsolète !

Cette construction est astucieuse, mais n'a pas été prouvée scientifiquement et il est peu probable qu'elle le soit un jour. Cela n'empêche pas que la psychanalyse puisse proposer des formes de thérapies ayant une certaine efficacité (loin derrière les thérapies cognitives) et surtout des observations psychologiques d'une grande finesse. Actuellement des tentatives sont faites pour rapprocher la psychanalyse des neurosciences. 

Pour en terminer sur ces 3 formes de l'inconscient, on peut dire

1- que Freud a été un précurseur dont le mérite est d'avoir attiré l'attention sur le fait que notre vie psychique est largement déterminée par des forces que nous ne soupçonnons pas.

2- que les neurosciences montrent que notre cerveau anticipe nos décisions conscientes (sans cela il n'y aurait pas de survie possible) mais il nous laisse la possibilité d'inhiber consciemment ces choix.

3- que des programmes inconscients, souples et modifiables (en partie) par les cultures orientent les grands domaines de notre vie : l'amour, la guerre, le pouvoir, les relations sociales, etc...

Il nous restera un jour à essayer de mieux cerner ce qu'est la conscience. Vaste, très vaste programme !....

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

L’inconscient légué par l’évolution

 

 

 

 

 

L’évolution nous a dotés de mécanismes de survie que nous partageons avec tous les autres êtres humains et avec certaines espèces animales. Ce ne sont pas exactement des instincts lesquels sont figés et rigides mais plutôt des programmes souples et adaptables qui sont influencés par les cultures, les civilisations, la vie sociale, le vécu personnel. On peut imaginer ces programmes comme des logiciels informatiques. Un traitement de textes comme Word, par exemple, permet d’écrire des textes de toutes sortes et ces textes ont tous des points communs bien que leurs contenus et leur apparence puissent être fort différents ! Ces programmes sont inconscients et orientent nos choix sexuels, nos rapports sociaux, nos préférences, nos goûts et nos dégoûts, l’expression de nos émotions, de l’agressivité… Ils présentent des différences notables suivant les sexes.  Ils forment un trame solide qui est l’objet d’étude de l’éthologie humaine et de la psychologie évolutionniste en particulier. Cet inconscient n’a rien de mystérieux ni de redoutable. Il est le produit de l’évolution de notre espèce. C’est grâce à lui que nous sommes hommes actuellement : homo sapiens. Il nous permet de comprendre pourquoi, bien qu’il ne soit pas raisonnable de faire la guerre, on continue de la faire, mais aussi pourquoi on aime faire l’amour encore plus que la guerre, pourquoi il y a tant de candidats à la candidature pour devenir président(e), pourquoi on se dope pour gagner le tour de France mais aussi une petite course de village, etc… Cet inconscient, en somme, règne sur nos destinées en tant qu’espèce mais il explique assez peu nos destinées individuelles. C’est ce qu’a tenté de faire l’inconscient freudien…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

L’inconscient cognitif est un continent à lui tout seul, les découvertes n’en finissent pas de paraître. En voici quelques unes.

L’amorçage :

Si l’on projette sur un écran, des signes, des mots, des chiffres et que l’on demande au sujet d’en choisir un au hasard, il choisit celui qui a été projeté auparavant d’une manière subliminale. Cet amorçage visuel est devenu maintenant un classique ce qui l’est moins c’est qu’il a son équivalent dans le domaine auditif. Un mot que l’on n’a pas entendu consciemment va amorcer notre attention d’une façon brève mais très efficace. Des expériences relativement sophistiquées ont mis cette capacité en évidence. Une scène de la vie quotidienne : la « situation du cocktail »,  peut nous en donner une idée. Dans cette situation, le brouhaha est tel que l’on ne peut pas suivre les conversations des autres si soi-même l’on est déjà entrain de discuter avec quelqu’un. Or si un mot est prononcé, loin de nous, sur un thème qui nous concerne, automatiquement notre cerveau est mis en alerte. Notre « oreille inconsciente » l’a perçu et à prévenu notre « oreille consciente » l’incitant à devenir attentive !

Un apprentissage inconscient a également été mis en évidence. L’on n’apprend pas en dormant avec un magnétophone sous l’oreiller comme essayait de nous le faire croire certaines pubs des années 70, mais on apprend sans le savoir, c’est ce que l’on appelle l’apprentissage implicite. Cela a été expérimenté avec des patients amnésiques. On a ainsi appris à une patiente à se servir de Word (en vue d’une réinsertion professionnelle). L’apprentissage s’est bien passé, mais chaque matin elle affirmait que c’était la première fois qu’elle utilisait l’ordinateur ! Ces apprentissages implicites sont très nombreux. Ils joueraient un rôle fondamental dans l’apprentissage du langage pour les bébés et dans l’apprentissage de la lecture.

Nos émotions, même quand nous n’en sommes pas conscients, vont influencer nos perceptions et notre façon de raisonner. Une chercheuse a mis en évidence, par exemple, que « lorsque nous sommes joyeux nous traitons les informations de façon moins approfondie que lorsque nous sommes tristes ! ». Mais surtout on a pu montrer que les signes, les mots, les gestes, les attitudes, la plus grande part des comportements non verbaux des autres, sont perçus d’une manière inconsciente et influencent notre humeur et nos réactions. Certains chercheurs estiment que 90 % des activités du cerveau sont inconscientes et destinées à nous adapter au mieux aux situations que nous rencontrons. Le peu qui reste est réservé à la conscience. Malgré son petit 10% elle joue un rôle essentiel : celui d'autoriser ou d'inhiber l'action déjà amorcée par l'inconscient.

Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si notre personnalité, qui joue le rôle de filtre, ne présentait parfois des dysfonctionnement. Si nous avons une personnalité anxieuse par exemple, nous ne sélectionnerons inconsciemment dans la réalité que les perceptions subliminales qui vont dans le sens de notre anxiété et  la confortent. Dans la même situation, d’autres personnes qui ne sont pas anxieuses filtreront des données différentes. 

Une thérapie cognitive consiste souvent à repérer les « filtres » inconscients qui déforment notre perception du monde, des autres, de nous-mêmes et de notre futur, puis à essayer de les rectifier.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Le problème avec l’inconscient, c’est que nous n’en sommes pas conscients aurait dit monsieur de La Palisse ! Ainsi il a fallu attendre la fin du XIX ème siècle pour commencer à suspecter que nous n’agissions pas seulement sous la conduite de la pure raison comme le pensait Descartes mais que ne nombreuses décisions étaient prises en nous « à l’insu de notre plein gré » ! Freud a popularisé sa notion d’inconscient au début du vingtième siècle, la notion d’inconscient instinctif est apparu (ou réapparu) en force dans les années 80 et l’inconscient cognitif a été découvert dans les années 90.

 

L’inconscient cognitif

 

Il a été (faussement) popularisée dans le public sous l’appellation de « perceptions subliminales ». En 1981, par exemple, lors de l’élection de Mitterrand, le générique d’une chaîne comportait un grand nombre d’images qui défilaient à vive allure si bien que l’on avait pas le temps de les identifier. Dans l’une de ces images figurait Mitterrand. On ne pouvait l’identifier qu’en repassant le générique au ralenti. La droite de l’époque a exigé que cette image (que l’on ne voyait pas) soit retirée sous prétexte qu’elle allait influencer le vote des électeurs ! En réalité les images subliminales (qui sont projetées à une vitesse telle que l’on ne les identifie pas) ont une influence qui ne dure que quelques secondes. Une expérience scientifique permet de mieux comprendre ce qu’elles sont. Sur un écran des chiffres apparaissent, s’ils sont inférieurs à 5 vous devez appuyer sur un bouton avec votre main gauche. S’ils sont supérieurs à 5 vous appuyez sur un autre bouton avec votre main droite. On prend très vite le rythme et l’on constate après quelques tâtonnements que notre vitesse de réaction se stabilise (de l’ordre de une demi-seconde). Si l’on projette en subliminal (c'est-à-dire qu’on ne voit rien) sur l’écran un chiffre qui est en contradiction avec celui qui va apparaître juste après, on constate que le temps de réaction a augmenté (il n’est plus de 500 millisecondes mais de 600 millisecondes). Que s’est-il passé ? Notre cerveau « voit » un 4, il donne l’ordre à la main gauche d’appuyer sur le bouton, mais avant que l’ordre soit exécuté nos yeux voient un 7 sur l’écran ! Notre cerveau rectifie alors le tir et donne l’ordre à la main droite d’appuyer sur l'autre bouton. Il y a eu conflit dans notre cerveau et c’est la résolution de ce conflit qui prend 100 millisecondes ! Ces perceptions inconscientes sont constantes dans notre vie. Elles jouent un rôle fondamental qui est de nous préparer à l’action. Quand nous marchons sur un sol accidenté par exemple nous ne passons pas notre temps à analyser consciemment la configuration du terrain, notre vision inconsciente (subliminale) perçoit les obstacles et déclenchent les réactions musculaires adéquates pour nous empêcher de trébucher. Notre cerveau, comme celui des animaux est une machine à analyser l’environnement et à y réagir au mieux pour notre survie et nos besoins de reproduction. Nous en verrons deux autres exemples demain qui montrent comment notre cerveau travaille pour nous sans nous le dire, pour le meilleur et pour le pire ! La conscience, ça prend du temps, c’est un luxe d’espèces privilégiées, telle la nôtre et quelques autres qui nous sont proches !....

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

On ne peut pas dire que Cabrel, le beau romantique à la voix rocailleuse de la chanson française soit habituellement gai, mais quand arrive l’automne cela s’aggrave encore… et cela nous vaut l’une des plus belles chansons nostalgiques de la langue française : « Hors saison ». Paroles et musiques, orchestration sont superbes et le clip vidéo est sublime. Le clip est tourné dans des couleurs un peu éteintes, délavées et glacées. On peut le voir dans l’album DVD « Hors saison »

 

C'est le silence
Qui se remarque le plus
Les volets roulants tous descendus
De l'herbe ancienne
Dans les bacs à fleurs
Sur les balcons
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide et têtue
Pour quelques ombres perdues
Sous des capuchons
On doit être hors-saison

Le vent transperce
Ces trop longues avenues
Quelqu'un cherche une adresse inconnue
Et le courrier déborde
Au seuil des pavillons
On doit être hors-saison

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près
Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

On pourrait tout prendre
Les murs, les jardins, les rues
On pourrait mettre
Aux boîtes aux lettres nos prénoms dessus
Ou bien peut-être un jour
Les gens reviendront
On doit être hors-saison

La mer quand même
Dans ses rouleaux continue
Son même thème
Sa chanson vide "où es-tu ?"
Tout mon courrier déborde
Au seuil de ton pavillon
On doit être hors-saison...

Une ville se fâne
Dans les brouillards salés
La colère océane est trop près

Les tourments la condamnent
Aux écrans de fumée
Personne ne s'éloigne du quai

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

PETIT GLOSSAIRE DES EXPRESSIONS TOUTES FAITES A L'USAGE DES "PSY" ET AUTRES TRAVAILLEURS SOCIAUX.

 On ne fera jamais aussi bien question « langue de bois » que les politiciens mais d’autres professions s’y entendent également à vous bourrer le mou avec de belles paroles creuses. Pour ce qui est de la mienne voici un petit florilège d’expressions toutes faites et de phrases creuses qui parsèment les réunions de travail.

Quand il s'agit d'un cas embarrassant mais que l'on n'a pas envie de passer pour un imbécile, tout en évitant de se mouiller : dire d'un air convaincu, le regard perdu dans le vague : "ça m'interpelle..." ou "ça m'interroge..."

 Si l'on attend de vous que vous teniez un rôle actif dans la résolution du problème, dites plutôt, l'air toujours aussi convaincu, mais le regard moins vague : "ça NOUS interpelle..." ou "ça NOUS interroge..."

 Si un participant du groupe ou un collègue par trop naïf ou trop insistant, vous demande où ça vous interpelle, où ça vous interroge ?...Précisez, avec une certaine condescendance : "quelque part..."

Méfiez-vous cependant des petits imitateurs qui depuis quelque temps copient les "psy" et disent à tout bout de champs : "quelque part ça m'interroge..." ou "ça m'interpelle quelque part..." C'est ainsi que les plus belles formules se dévaluent !

On peut dire aussi : "c'est un questionnement..." et, surtout dans le cas où vous n'avez pas envie de sortir de votre inaction : "c'est un questionnement sur notre pratique..." (Nota Bene : ne dites jamais "c'est un questionnement sur MA pratique...". On ne sait jamais jusqu'où cela pourrait vous mener !)

Pour camoufler votre inaction faites parfois appel à des formules chocs... Gargarisez-vous de temps à autre de : "sur un plan pratico pratique..." ou encore : "positionnons-nous sur la problématique du sujet..."  La "problématique" du sujet est d'ailleurs forcément complexe, et si l'on vous fait le reproche que les problèmes de la personne n'évoluent pas, sachez ramener vos contradicteurs à des considérations moins bassement matérielles. Que savent-ils de "la castration symbolique …? » du "rôle du phallus…» du "jeu du miroir" et du "je du miroir"... Assénez-leur l’estocade finale en déclarant que : "supprimer trop tôt le symptôme ce serait se laisser leurrer par une illusion quasi psychotique de toute puissance" et d'ailleurs "le symptôme, chassé par une porte rentrerait forcément par la fenêtre...", il réapparaîtrait "ailleurs…" où ? "quelque part..." précisément. Et la boucle est bouclée !

 Il faut dire qu’à entendre certains, « l'analyse n'est jamais terminée… »  il faut donc encore du temps… 1 an, 2 ans, dix ans… « et la guérison viendra par surcroît". C’est simple, il suffit de ne rien faire et d’avoir la foi !

 

 

A quoi sert le jargon ? Chez les psys comme ailleurs, parfois à approfondir la connaissance, mais souvent aussi à camoufler l’incompétence !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

La « tuerie » du cochon rappelle beaucoup de souvenirs aux lecteurs de ce blog. J’ai reçu ce mail qui donne de précieuses informations sur la façon dont cela se passait au pays de la rillette.

 

« La tuerie du cochon se passait une fois l’an et réunissait mes parents, mes grands-parents, le voisin (tueur à ses heures), les enfants de la maison et le cochon ! L’animal était traîné jusqu’à son « peloton d’exécution ». L’arme ? une sorte de pistolet plutôt efficace et sans appel ! Il n’avait pas le temps de dire « ouf » et s’écroulait d’un coup au sol, pesant de tout son poids ! Ensuite c’était le moment de la saignée : des litres et des litres de sang destinés à faire du boudin ("était-il bon l’an passé ? Faut-il y mettre plus ou moins d’oignons, de persil ?...") L’âme du cochon était déjà loin et petit à petit, la confiance revenue, je me rapprochais de ce tas de chair chaude et dégoulinante et j’assistais alors à la mise en morceaux pour la fabrication des rillettes (notre spécialité, en Sarthe ).

 

Je me revois avec la machine à saucisses, tournant la manivelle une, deux ou trois fois avant de faire faire des tourbillons au boyau pour séparer les saucisses qui devaient être toutes bien régulières !...

 

Le meilleur moment : le jour J+1. Mon grand-père était devant un grand chaudron, une cuillère de bois à la main (un bâton d’un bon mètre) qu’il tournait, tournait des heures entières pour ne pas laisser brûler (cela aurait été indigne de la confiance que tout le monde lui accordait !) Oreilles, queue, pattes tourbillonnaient parmi les morceaux de chair coupés en carré réguliers…de longues heures pendant lesquelles les parfums s’exhalaient et s’affirmaient petit à petit… Et l’on arrivait enfin à la dégustation des rillettes encore toutes chaudes sur des morceaux de pain épais car les rillettes, ou plutôt « les rilles », ça dégouline encore plus que les confitures !!!... Et après ces moments fort gouleyant il y avait les jours J+2 et J+3, un peu moins réjouissants, où il fallait finir les dernières particules de chair qui restaient sur les énormes os !

 

Voilà comment ça se passait chez nous, les « cochonnailles ». Je me souviens encore des mains du tueur, toutes fines, étrangement décapées. Il m’intriguait par cette façon presque distinguée de faire son travail. Il me faisait penser à un chirurgien…

 

Un proverbe de cette époque me revient à l’esprit : « Tuerie en novembre, rôtis en décembre ! »

 

Merci à cette lectrice d’apporter sa contribution à cet évènement qui a rythmé la vie de nos campagnes pendant des siècles. Je remarque au passage que dans certaines régions l’on dit « tuerie » et dans d’autres « tuaison ». Peut-être s’agit-il d’atténuer la brutalité du terme en utilisant une forme moins connotée ? Aujourd’hui, pour des raisons d’hygiène l’abattage à la ferme n’est plus possible. Depuis peu il en va de même pour l’abattage des moutons lors de la fête du sacrifice des musulmans, l’aït el Kébir.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche
Merci à Jacques qui, dans sses commentaires sur les guerres de Vendée me précise que le sujet n'est pas aussi oublié que cela et que sa grand mère évoquait  "sa métairie brûlée" ! Merci également à Jean-Luc qui me précise qu'un livre vient de sortir sur les viols perpétrés par l'armée rouge à Berlin (livre commenté dans télérama). Les estimations rapportées par télérama ramènent à 100 000 le nombre des viols.
Pourquoi tous ces viols ? Rappelons d'abors que jusqu'à très récemment le viol et l'adultère étaient considérés comme des crimes contre le mari, pas contre la femme violée ! La réparation était donc due au mari.
Certaines féministes (et divers mouvements de gauche) ont soutenu que c'était le résultat d'une sorte de lutte des classes et de lutte des genres, d'autres que c'est l'idéologie machiste véhiculée par la société qui est à l'origine du mépris des femmes et des viols, d'autres, que la société a perverti l'homme qui par nature est bon. De nombreuses études en ethnologie et éthologie humaine nous montre que la réalité est plus triviale et beaucoup plus résistante au changement que cela. Il y a une nature humaine propre à l'homme et une nature humaine propre à la femme et chacun obéit à ses propres croyances et à ses propres désirs. Chez nos ancêtres chasseur-ceuilleur, qui n'ont rien à voir avec les "bons sauvages" célébrés par JJ Rousseau, le prestige s'acquiert souvent en se montrant plus violent que les autres. Celui qui a tué le plus grand nombre "d'ennemis" est le plus honoré et c'est lui qui dispose du plus grand nombre d'épouses. Dans les guerres tribales, "les attaquants tuent les hommes, enlèvent les femmes nubiles, les violent en série et se les répartisssent pour en faire des épouses." (observation de l'ethnologue CHAGNON chez les Yanomamö -1996). La Guerre de troie commence par un rapt de femme, la création de Rome, par l'enlèvement des Sabines et si l'on regarde l'histoire plus récente : les armées allemandes ont violé massivement en Belgique pendant la première guerre mondiale et dans l'Europe de l'Est pendant la seconde; les japonais ont violé les chinoises en grand nombre, les pakistanais ont violé les femmes du Bangladesh, les Turcs, les femmes Arméniennes, Les Hutus, etc... Enfin depuis peu le viol est déclaré illégal selon les lois de la guerre...(comme les génocides,...)
Ceci pour dire que les hommes et les femmes ont, par nature des tendances différentes (il y a par exemple très peu de viols causés par des femmes !...) et que la violence est installée au coeur de l'homme en particulier plus qu'au coeur de la femme. Pour des raisons que la psychologie évolutionniste commence à déchiffrer (mais aussi l'éthologie humaine, les neuros-sciences la psychanalyse,...). Les explications par l'influence néfaste de la société ou la luttre entre les classes sont insuffisantes. Les lois, les réglementations, la répression sont donc nécessaires mais la culture l'est encore plus. C'est elle qui nous aide à nous civiliser et à contrôler plus ou moins notre nature.
Post Scriptum : j'entends à la radio l'info suivante qui va dans le sens de cette chronique : "une jeune fille sort avec un garçon, elle se fait tabasser et tondre par son père et son frère. Le jeune homme n'était pas musulman, le père et le frère l'étaient !...)

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

Les guerres de Vendée n'évoquent sûrement pas grand chose aux lecteurs de ce blog pourtant, parmi les guerres civiles qui ont déchiré la France, elles furent parmi les plus meurtrières et les plus sauvages (autour de 300 000 morts). C'était il y a deux siècles et le souvenir est encore vivace. Voici un souvenir de cette époque qui met en scène une jeune paysanne subissant les assauts de soldats qui tentent de la violer. La scène se passe sur les bords de la Sèvre, dans les environs de Mallièvre.

 

 

« Revenant des Chatelliers, les garnissaires de Mallièvre arrivaient près de Saint-Amand-sur-sèvre lorsqu'ils rencontrèrent, seule sur la route, une grande jeune fille de vingt ans, servante chez les Boissinot qui étaient alors, et dont les enfants sont encore fermiers à la Marronnière. Aux grossières plaisanteries qu'ils lui décochèrent au passage la gaillarde répondit par un rire si peu gêné que l’offficier qui commandait le détachement descendit de cheval, la prit par le bras, et laissant ses hommes aller seuls devant, fit route avec elle.

 

En arrivant au pont de Sèvre, l’officier l’embrassait passionnément en lui demandant de le suivre, mais avant qu’il ait eu le temps de se reconnaître, la Vendéenne l’avait enlevé, jeté sur le dos lui posant un pied sur la gorge et, sur le coeur, la pointe de son sabre qu’avec une incroyable prestesse elle avait pu dégainer ! «  Fais ton acte de contrition lui dit-elle, ou dans cinq minutes tu seras chez le diable !... » et pendant ces paroles la pointe de son sabre descendait brusquement dans la poitrine de l’officier…. L’instant d’après, la Sèvre emportait son corps !... »

 

 

A bon entendeur, salut ! Des récits de ce genre étaient faits pour remonter le moral des Vendéens mais également pour prévenir les femmes d’un phénomène universel : le viol en temps de guerre.

 

Rappelons que le viol est encore aujourd'hui, dans les faits et malgré les lois internationales, pour toutes les armées du monde un moyen de conquête. Dernièrement il a été massivement employé par les troupes serbes dans les guerres qui ont ensanglanté l'ancienneYougoslavie et que les libérateurs de la barbarie nazie eux-mêmes, en ont usé et abusé également en France et encore plus en Allemagne (Plus de 300 000 viols en 1945 à Berlin libéré par les russes) !

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