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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Vous êtes environ 9000 visiteurs uniques à avoir consulté ce site depuis sa création en février 2006.

Il traite de voyages, de poèsie et de culture, de psychologie (la ppp "Petite Psychologie de Poche"), de chroniques d'actualités, de nouvelles (les histoires de Léa) etc...

Pourquoi un blog ? "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément" disait ce vieux Boileau. Ecrire incite à préciser sa pensée, à dépasser le simple ressenti (de ce point de vue, la poésie est l'exercice le plus riche, le plus accompli et le plus complexe. Par ailleurs un blog crée et/ou maintien des liens... c'est aussi une façon moderne de renouer avec l'ancienne pratique du courrier. C'est fou ce que certaines personnes écrivaient autrefois : de la simple carte postale aux longues lettres quotidiennes. Le téléphone avait quasiment fait disparaître cette pratique, les blogs lui redonnent une nouvelle jeunesse !... J'en profite pour vous rappeler que vous pouvez, vous aussi ajouter votre mot, en utilisant le système des "commentaires" (en bas de page) ou en m'envoyant directement un mail.

BONNE ET HEUREUSE NOUVELLE ANNEE 2007 !

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Claude Barré m'envoie ce poème. C'est avec plaisir que je le publie. 

 

 

Tendre   "nous"

Je   tu   nous

Conjuguons au même pas

Notre « à deux » quotidien

Silencieux, confiant, tendrement

Le bonheur au creux de ta main

Qu’effleure ma joue,

L’instant hors du temps….

Tu es autour de moi, en moi

Et valsons dans l’air et sur le sable

D’un afflux de bonheur,

Sur la plage d’amour… 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Vendredi 23 sur la A63, au sud de Bordeaux, un premier accident ! Il est environ 9h et demi. Le brouillard est si épais qu’une deuxième, une troisième voiture rentrent dans la première… Sur l’autre voie, la surprise est telle qu’un autre accident se produit ! Ensuite, suivant une curieuse loi de l’accumulation chaotique des accidents dans le brouillard, une cinquième, une sixième,… une dixième, une vingtième,… une centième,… une deux centième voiture… s’ajoutent au chaos !!! cauchemar dans le brouillard ! Heureusement la vitesse n’étant pas très importante, on dénombre beaucoup de blessés (une soixantaine) mais pas de morts.

 

Je suis arrivé vers 2 heures de l'après-midi. Aucune déviation n’avait encore été installée. Des milliers de voitures étaient bloquées sur l’autoroute. Après deux heures de bouchon : petit brainstorming avec mes voisins de galère. Il y a un Portugais, jeune… il court bien, il va courir sur le bas-côté pour rechercher un panneau nous permettant de savoir où l’on est ! Un vieux conducteur trouve dans son coffre un atlas routier datant des années 80, je trouve une carte de France relativement récente avec les numéros de sortie des autoroutes, un Hollandais désemparé, nous encourage de ses sourires… À quelques centaines de mètres on peut prendre une sortie, s’enfoncer dans les landes et récupérer l’autoroute 30 Km plus bas ! Une heure après nous sommes sur la bretelle de sortie et nous errons sur des petites routes en direction de charmants villages, aux noms pittoresques mais parfaitement inconnus ! Il nous faut une carte ! Ouf,… un Super U ! Dans le magasin, nous rencontrons d’autres rescapés de l’autoroute. Un couple donne à manger à un jeune bébé qui réclame son biberon. Il devait aller chez des amis, à proximité,… cela fait 3 heures qu’ils sont coincés dans le bouchon !

 

Nous reprenons la route et nous arrivons à bon port, sain et sauf, avec 5 ou 6 heures de retard ! Rendus vers la fin de notre périple, nous rencontrons quelques gendarmes qui confirment que nous avons pris un bon itinéraire de déviation…

 

L’autoroute ne sera dégagée qu’en fin d’après-midi.

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Dehors il fait noir

Dans nos cœurs il fait noir

C’est la nuit la plus longue de l’année.

La campagne est dénudée

Les prés ont ravalé leurs fleurs Mais dans le noir, bien emmaillotés

Par toutes les pelures de l’été, Gros des prochaines magnificences, graines et bourgeons germent en silence.

 

Dehors il fait noir

La campagne est dénudée

Mais nos cœurs sont tout illuminés

Car un espoir nouveau nous est né.

Certains l’appellent fils de Dieu

D’autres non, qu’importe !

C’est un enfant et c’est la joie qu’il apporte

Et ses petites mains déjà portent

Ce fardeau que seuls,  nous ne pouvions plus porter !

Dehors il fait noir

C’est la nuit la plus longue de l’année

Mais nos cœurs sont tout illuminés

Car un espoir nouveau nous est né.

Bientôt la terre va recracher ses fleurs

Et multiplier ses splendeurs

La joie flambe dans nos cœurs

Comme une bûche dans la cheminée.  

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Tu m’as dit ton amour

Avec des mots de tous les jours

Qui vous transportent et vous entourent

Jusqu’au point de non-retour !...

Pas de détour, pas de glamour

De faux semblant, de doigts tremblants

Ni de serments sous l’abat-jour

De l’émotion à l’état pur

Cristalline comme une épure !...

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Parmi les nombreuses paroles qui ont été prononcées hier pour les obsèques de Jean-Claude je retiens ce beau poème Amérindien.

 

Quand je ne serai plus là, relâchez-moi

 

Laissez-moi partir

 

J’ai tellement de chose à faire et à voir

 

Ne pleurez pas en pensant à moi

 

Soyez reconnaissant pour les belles années

 

Je vous ai donné mon amitié

 

Vous pouvez seulement deviner

 

Le bonheur que vous m’avez apporté.

 

Je vous remercie de l’amour que chacun vous m’avez démontré

 

Maintenant il est temps de voyager seul

 

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine

 

La confiance vous apportera réconfort et consolation

 

Nous serons séparés pour quelque temps

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur…

 

Je ne suis pas loin et la vie continue…

 

Si vous avez besoin, appelez-moi et je viendrai.

 

Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là

 

Et si vous écoutez votre cœur, vous éprouverez clairement

 

La douceur de l’amour que j’apporterai

 

Et quand il sera temps pour vous de partir

 

Je serai là pour vous accueillir

 

…Je serai là.

 

Je suis les mille vents qui soufflent

 

Je suis le scintillement des cristaux de neige

 

Je suis la lumière qui traverse les champs de blé

 

Je suis la douce pluie d’automne

 

Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin

 

Je suis l’étoile qui brille dans la nuit...

 

Adieu Jean-Claude…

 Allez voir également sur le site de Grapheus, les paroles d'adieu que Jacques a prononcé pour Jean-Claude : http://grapheus.hautetfort.com/ 

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Le décès d’un ami me fait penser à ce beau poème de René-Guy CADOU. Il l’a écrit en 1951, l’année de sa mort dans le recueil  « Que la lumière soit »  

 

Seigneur ! me voici peut-être à la veille de te rencontrer !

Il fera nuit ! je serai là debout à la barrière du pré

Tu sais ! comme dans ce tableau de Gauguin où apparaît le peintre

En gros sabots avec sa pèlerine de croquant que les pluies d’automne ont déteinte

Je t’attendrai toi ou ton Ange ou quelqu’un de ton cérémonial

Entre les quatre planches du ciel pareilles à un confessionnal

Ô toi qui viens sur le chemin pour me parler et me confondre

 

Voici que le boîtier de ma vie s’ouvre sur les rouages de la honte

 

Et que tout mon passé dégringole soudain pauvre mur de bibliothèque

 

Livrant ses pages non coupées et nombres de dessins obscènes

 

Plus besoin de dissimuler ô mon Dieu ! plus besoin

 

De se donner des gants trop grands et le tintouin

 

De ressembler à travers soi à quelqu’un d’autre

 

Puisque ta main de sang me soupèse les côtes !

 

René-Guy CADOU

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Parfois quand on s’aime

 

On se contente seulement d’être ensemble…

 

On ne se dit rien

 

Mais on se sent bien

 

On est en confiance

 

Et l’on se repose en silence…

 

Le bonheur semble une évidence

 

Les minutes sont des lutins qui dansent !

 

La vie n’est que grâce et légèreté

 

Tout nous paraît simple et le temps s’est arrêté !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Les dictateurs ont besoin d’un second, d’un admirateur inconditionnel, d’une âme damnée qui exécutera tous leurs ordres sans rechigner, même les plus fous, tout en continuant de chanter les louanges de leur seigneur et maître. L’ego surdimensionné, le narcissisme hypertrophié de ces serial killers que sont les dictateurs est ainsi continuellement entretenu malgré les accidents de parcours que la course vers le pouvoir suprême leur fait immanquablement rencontrer ! Mao pouvait compter sur l’admiration et la soumission inconditionnelle de Chou en Lai, à qui il a fait avaler maintes couleuvres sans que celui-ci ne proteste et qu’il a laissé mourir d’un cancer en interdisant aux médecins de le soigner ! Castro avait le Che, un fidèle-entre-les-fidèles-de-Fidel, consentant aux pires besognes. Sait-on, par exemple qu’il a accepté de devenir « le petit boucher de Cabana », supervisant lui-même l’exécution d’opposants au régime, approuvant aussi l’exécution de certains de ses collègues révolutionnaires jugés trop timorés ou trop démocrates ! Il semble avoir pris du plaisir à exécuter cette tâche où la justice n’était qu’un simulacre, les ordres d’exécution venant souvent directement de Castro avant que le tribunal n’ait siégé !

 

Qu’est-ce qui caractérise une personnalité dépendante ? Elle est marquée par deux grands types de comportements que le manuel de psychiatrie, le DSM IV, présente ainsi :

 

1-     Le besoin constant d’être rassuré et soutenu par les autres :

 

-          La personne ne veut pas prendre de décision seule, elle a besoin d’être confortée dans sa décision par une personne de confiance

 

-          Si elle peut laisser les autres prendre la décision à sa place, elle le fait !

 

-          Elle ne prend pas ou peu d’initiative, elle suit la majorité

 

-          Elle n’aime pas se retrouver seule et faire des choses seules !

 

2-     La crainte de perdre l’affection des autres :

 

-          Elle dit oui, même si elle pense non, par crainte de déplaire !

 

-          Elle est très déstabilisée par les critiques

 

-          Elle accepte de faire le « sale boulot » en pensant que cela la fera apprécier par les autres !

 

-          Les ruptures provoquent un profond abattement en elle !

 

On trouve ainsi de nombreux couples associant une personnalité dépendante avec une autre personnalité autoritaire ou narcissique. En voici quelques exemples. Essayez de trouver lequel est le « dépendant ».

 

-          Don Quichotte et Sancho Panca

 

-          Don Juan et Leporello

 

-          Sherlock Holmes et le docteur Watson

 

-          Tintin et le capitaine Haddock

 

-          Jacques Brel et Lino Ventura dans « l’emmerdeur »

                       -          Etc…

 

Pour en savoir plus sur les turpitudes du Che, l’une des icônes les plus répandues dans le monde et dont les photos hantent les chambres de maints ados, vous pouvez lire le numéro de décembre 2006 de la revue HISTORIA intitulé « CHE GUEVARA, l’autre vérité. », site internet : http://www.historia.fr/data/mag/720/72004201.html

 

 

 

Pour comprendre l’histoire de Cuba en douceur, sans passer par la lourde rhétorique des ouvrages politiques, allez voir le film « Adieu Cuba » ou essayez de vous procurer le DVD. Il est réalisé par Andy Garcia, lui-même d’origine cubaine : http://www.yozone.fr/article.php3?id_article=2613

 

 Pour terminer, une jolie phrase de Che Guevara qui était très à la mode en 1968 : « soyons réaliste, demandons l’impossible ! ». C’est d’ailleurs cette idée que Guevara a appliquée à l’économie cubaine. Elle ne s’en est jamais remise !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

« L’existence précède l’essence ». C’est une des phrases les plus célèbres de Sartre. Il veut dire par là que « rien n’est écrit » ni au ciel ni dans nos gènes. C’est une posture volontariste pour nous inciter à prendre notre sort en main ! C’est une pensée « existentielle » ou « existentialiste » (l’existence est opposée à l’essence, c'est à dire à une nature humaine figée) dans le sens où elle fait reposer le poids de ce qui nous arrive sur notre liberté, nos choix libres plutôt que sur un destin religieux, social ou génétique. Sartre a-t-il tort sur ce point comme il a eu tort sur beaucoup d’autres ?

 

-          Pour beaucoup de religions notre destin est déjà écrit (« mektoub » comme disent les musulmans !...). Pour les catholiques le débat sur la prédestination a déjà fait rage à l’époque de Pascal et des jansénistes. Voltaire s’en moque dans ses contes, en particulier dans Candide.

-          Pour Freud et les psychanalystes la part de liberté qui nous reste, notre « moi » conscient est bien mince ! Des forces instinctives, des complexes, des instances diverses grouillent en nous et décident à notre place ! Eros (la vie, l’amour) et Thanatos (la mort, la destruction) sont en lutte et il semble bien qu’entre 1914 et 1918 ce soit Thanatos qui l’ait emporté !... Mais ce que Freud affirme ne vaut-il pas surtout pour les personnes prisonnières de leurs névroses ou de leurs psychoses ?…

 

-          La psychologie évolutionniste, non plus,n’apporte pas d’arguments confortant la position de Sartre. Pour elle, l’homme a une essence, la femme en a une également, sensiblement différente, un certains nombre de choix cruciaux de notre vie sont déjà fortement orientés, en particulier ceux concernant la sexualité et la survie, mais la psychologie évolutionniste ne nie pas qu’une certaine liberté existe en nous. Parmi les forces contradictoires qui nous agitent nous pouvons faire des choix, privilégier l’une au détriment de (ou des) autre(s), nous pouvons également inhiber nos pulsions (plus ou moins).

 

Avec la psychologie évolutionniste et la psychanalyse nous sommes apparemment bien loin de Sartre et de l’existentialisme. Cela est-il si vrai ? Je ne le crois pas, il me semble plutôt que Sartre voit le côté optimiste de la condition humaine : celui de la liberté et du choix. Freud en voit le côté plutôt pessimiste : les pulsions inconscientes qui agissent à notre place tout en nous donnant l’illusion du choix conscient. La Psychologie Evolutionniste met en avant les contraintes « instinctives » de notre nature ce qui ne l'empêche pas d'affirmer, comme Sartre, que des choix libres sont possibles. Mais ce ne sont pas des choix souverains, nous négocions avec nous-mêmes, au coup par coup, entre nos pulsions contradictoires, plutôt que de décider d’une manière impériale !...

 

Optimisme et pessimisme sont deux manières d’être… toujours la vieille histoire de la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine ! Il faut des penseurs des deux bords. Que serait un monde où ne régneraient que les pessimistes ou que les optimistes ? Donc Sartre a bien joué un rôle utile et nécessaire, mais l’on a encore plus besoin de personnes qui cherchent objectivement à comprendre ce qu’il en est. Ces personnes n’atteignent pas, en général, la renommée de Sartre ou de Freud, on les appelle des chercheurs, des scientifiques, leur travail est ardu et rarement spectaculaire, difficilement compréhensible, ils ne font pas la une des médias, ils sont même souvent décriés. Pour moi, ils sont souvent les véritables héros des « temps modernes » !

 

NB : la revue « les temps modernes » a été créée par Sartre et Simone de Beauvoir, en 1945

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